‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 104 sur 542 · CUZZONI · texte numérisé non relu

CUZZONI

oratorio Gideon, de quelques ouvertures, d'un concerto de piano, etc.

Cuzzoni. Francesca, cantatrice distinguée, née à Parme eu 1700, m. en 1770; élève de

Lanzi, s.' lit entendre à Londres, de 1722 à 1726, sous la direction de Haendel. Elle remporta des succès considérables, mais à la suite d'une dispute avec le maître, t'ai remplacée par Faustina Bonloni. qui devinl pins lard l'épouse de Hasse

(v. ce h. Pendanl un.' année entière, G. ayant

.'•tr engagée au théâtre subventionné par les .•un, mis de Haendel, les deux cantatrices rivalisèrent avec acharnement En 1727, G. épousa le pianiste-compositeur Sandoni, accepta un engagement à Vienne rentra plus tard en Italie, mais lit de mauvaises affaires et fut emprisonnée pour dettes en Hollande. Elle essaya de nouveau en 1748 de se créer une situation à Londres, mais ne put attirer l'attention sur elle. < 1. mourut en Italie, dans la plus profonde misère; elle gagnail son pain, dans les dernières années, en fabriquant des boutons de soie.

Cylindre, v. pistons.

Cymbales (ilal. Piatti ; ail. Becken), instr. à percussion dont le son, invariable et indéfinissable, esl particulièrement métallique et se prolonge longtemps après le choc en sorte de hou r< Ion lien îei il à la fois grêle et bruyant. Lorsque les c. doivenl seulement marquer le rythme de coups secs ou très courts, l'instrumentiste esl obligé d'arrêter les vibrations en appuyant l'instrument sur sa poitrine. Les c. sont des plaques de métal en tonne d'assiettes, dont les bords Larges e1 plais forment la partie sonore de l'instrument, tandis que le milieu concave et percé de trous, dans lesquels passent les lanières de cuir qui servent de poignées, ne vibre pas du tout. ( les plaques sont toujours utilisées par paires el frappées (forte) ou légèrement frottées (piano ) l'une contre l'autre. Il est cert.nn que les c. lurent à l'origine un instrument de musique militaire, ce qu'elles sont du reste le plus soua eut encore ,1e nos jours; elles furent Introduites plus tard dans l'orchestre de théâtre et même dans l'orchestre symphonique. La partie de c. esl souvenl exécutée par le même musicien que celle de grosse caisse, l'une des c. est attachée dans ce cas sur la grosse caisse et cutant tient d'une main La mailloche, de l'autre la seconde c. Lorsque la grosse caisse el lesc ne font que marquer on rythme très ace nlii,'-, ce svslèine peut suffire, ni;iis l'exécution artistique 'l'une partie de c. exige que L'instrumentiste tienne une c. dans chaque main.

Cymbalumdal. cembal; ail. Cymbal). 1. Chez irecs el cbe/ les Romains, sorte de cym-

(instr. à percussion), d'où le nom luimême de cymbales e1 son correspond;) nt italien •'. Sorte de petite cloche que les moii \n' b. accordaient el dont ils fondaient toute mi^' série (échelle de huit ou oeuf sons) de manière ;'i en former un jeu de clochettes (Glochenspiel). Un certain uombre de renseignements sur ce genre de fabrication sont parvenus jusqu'à nous ici'. Gerbert, Scrii)- ■ >. (Appelé aussi tympanon [v. ce

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