ALTERE
— 2. Signes d'élévation, (rabaissement ou de rétablissement des sons primitifs de l'échelle
tonale (v. ce mot); ce sont :(? (bémol), Jf (dièse),
$ (bécarre), ?i? (double b.), X ou zfj: (double d.),
'?, *£• *£• '•'' simple!? abaisse la note d'un demi-ton, le $ la hausse d'un demi-ton, le fcj lui rend sa hauteur normale. Le pyzij l:~ double-bémol (Rabaisse la note ifeztef:
de deux demi-tons, par ex. : */ ~~r~
si- joue au piano sur la même touche que la, mais s'appelle si M?. Même si le bémol a déjà paru ou t'ait partie de l'armure, la note doublement bémolisée {si double-bémol, mi doublebémol, etc.) exige l'emploi, du j?)?. Le signe jj[t? l'ait d'une note doublement bémolisée, une note (simplement) bémolisée; le h ^rétablit le son doublement bémolisé à sa hauteur normale. Le double-diése (X) hausse la note de deux demi-tons.
:xtd
est représenté au piano
parla même touche que sol (/«$$). Si le dièse l'ait partie de l'armure, on se servira également du X pour la note doublement diésée. Le signe 5 £ fait d'une note doublement diésée une note (simplement) diésée ; le ^ rétablit le son doublement diésé à sa hauteur normale. Un grand nombre de compositeurs se servent dans tous les différents cas du simple § pour détruire l'effet du t7, du 1? {?, du $ et du $ $; de même ils emploient le £ sans fcj après le {?, et vice-versa, lorsque ré £ et ré j?, par ex., se suivent de près. Pour la sighilication des a. placées au commencement d'un morceau, d'une partie, d'une ligne ■ ni après une double barre, cf. Armure.
b et £ étaient à l'origine des signes identiques (v. B), le t?J? et le X sont d'origine beaucoup plus récente et n'apparaissent guère que vers 1700. Tout le système d'à. (Canlus transposons, transformatus ; Musica ficta, falsa) s'esl développé petit à petit, issu de deux formes primitives de la lettre B, deuxième son de l'échelle tonale, lettre qui, déjà au xe s., était tantôt arrondie (B. rot undum, molle [1?]), tantôt angulaire {B. quadratum, durum [ h 1); elle correspondait alors, dans le premier cas à notre st'p(B), dans le second à noire si naturel (H), la lettre h oe fut, du reste, introduite comme nom <!<• noie chez certains peuples que dans le courant du xvr s., à la suite d'une confusion entre le signe; el cette lettré (cf. Tablature). Pendant le xnr s. déjà, le [: avail pris, parle rail de récriture courante, les deux formes £ el Z qui, par simple analogie, devinrent pour d'autres degrés que le B, (E A), le signe de la plus élevée de deux notes portant le même nom : le
V, par contre, indiquait la plus basse des deux. Ainsi 7 devint signe d'abaissement et jl signe d'élévation, de telle sorte que J devant fa signifiai fa dièse el :> devanl fa, non pas fa bémol,
niais simplement fa naturel, par opposition à fa dièse. Jusque fort avant dans le \vni-' s., le
p Bervait à annuler le jj,e1 lejj ou j à annuler le