‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 11 sur 542 · ALL° - ALTÉRATION · texte numérisé non relu

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All°,abr. pour Allegro ; Alltt0 pour Allegretto. Almeida, Fernando d', né à Lisbonne vers 1618, m. le 21 mars 1660 ; entra en 1638 dans l'ordre du Christ, au couvent de Thomar, et devint, en 1556, visiteur de l'ordre. A., l'un des meilleurs élèves de Duarte Lobo, était très apprécié par le roi Jean IV. Il ne reste de ses œuvres qu'un volume in-folio, manuscrit : Lamentaçoes, responsorios e misereres dos très officios da IV, Ve VI feria da semana santa. Almenràder, Karl, né à Ronsdorf, près Dusseldorf, le 3 oct. 1786, m. à Biebrich s/R. le 14 sept. 1843 ; devint, à force de travail et sans avoir reçu d'enseignement proprement, dit, un excellent virtuose sur le basson. Il fut successivement maître de basson à l'école de musique de Cologne (1810), basson de l'orchestre du théâtre à Francfort-s/M. (1812), maître de musique au 3me régiment de landwehr, pendant la seconde campagne française (1815), puis au 34me régiment de ligne, à Mayence (1816), où il abandonna la carrière militaire. Il était, dans cette dernière ville, en relations très suivies avec Gottfried Weber. En 1820, A. fonda à Cologne une fabrique d'instruments à vent qu'il abandonna en 1822 déjà; il entra alors dans la chapelle du duc de Nassau, à Biebrich, surveillant en même temps la fabrication des bassons dans la maison Schott, de Mayence. A. a sensiblement perfectionné la construction du basson, au sujet de laquelle il a même publié une brochure ; de plus, il est l'auteur d'une méthode de basson,'de plusieurs concertos, fantaisies, etc. pour basson et instr. à cordes, ainsi lue d'œuvres vocales, parmi lesquelles une )allade, Des Hauses letzte Stunde, eut son heure le popularité.

Aloi, alliage métallique résultant du mélange l'une partie de cuivre avec 99 d'étain, et employé •our la fabrication de certains tuyaux d'orgue. Alphabet musical, v. Lettres.

Alpharabius, v. Alfarabi.

Alphorn, instrument à vent assez primitif, 'origine reculée, dont les bergers se servent [ans les Alpes ; le tube droit, conique, long de à 6 pieds, est fait d'écorces fraîches avec une |tnbouchure de bois dur.

|Mquen,PETER-CoRNELius- Johann d', né à Arns-

rg (Westphalie) en 1795, m. à Mulheim s/R.

27 nov.1863; étudia simultanément à Berlin

médecine et la musique, sous la direction

Klein et de Zelter, et, lorsqu'il fut médecin

atiquant à Mulheim, s'occupa beaucoup de

imposition. Ses lieder l'ont rendu populaire.

Son frère cadet, Friedrich.-A.-E.-A., né en

10, m. à Londres le 18 juin 1887, se destinait

barreau (D' jur.), mais devint un excel-

t violoniste en travaillant avecFerd. Ries. En

!7j il se fixait à Bruxelles comme professeur

musique, puis, en 1830, à Londres, où il était

estimé et où il publia quelques œuvres

r violon et pour piano.

lschalabi, Mahomet, Arabe espagnol, du

~mencement du xve s., a laissé un ouvrage

j^les instruments de musique de son temps ;

anuscrit en est conservé à l'Escurial.

Alsleben, Julius, né à Berlin le 24 mars 1832, m. dans la même ville le 8 déc. 1894 ; il avait étudié d'abord les sciences orientales et pris ses grades à l'université de Kiel, mais il se voua ensuite entièrement à la musique. Leuclitenberg et Zech dirigèrent ses études de piano, S. Dehn celles de théorie, et, après avoir fait valoir dans quelques concerts son talent de pianiste, il déploya une grande activité comme professeur de piano et directeur de plusieurs sociétés ; il fut nommé, en 1865, président du « Berliner Tonkunstlerverein »; en 1879, membre fondateur et président de l'Association des maîtres de musique, et reçut, en 1872, le titre de professeur. A. collabora à plusieurs revues musicales, rédigea pendant un certain nombre d'années (à partir de 1874) l'Harmonie, publia un Abriss der Musikgeschichte (douze leçons, 1862), et Licht-und Wendepunhte in der Enticickelung der Musik (1880).

Alstedt, Joh.-Heinrigh, né à Herborn (Nassau) en 1588, professeur de théologie et de philologie en cette ville, puis à Weissenbourg (Siebenbùrgen), où il mourut en 1638; s'occupa, à diverses reprises, de musique, dans son Ena/klopâdie der gesammten Wissenschaften (1610), édita en 1611 un Elementale mathematicum, dont une partie, Elementale musicum, parut séparément en anglais (1644, trad. par J. Birchensha); enfin, la 8me partie de ses Admiranda mathematica (1613) traite de la musique.

Altenburg. 1. MicHAEL,né à Alach,près Erfurt, le 27 mai 1584, fils d'un forgeron aisé, maître d'école à partir de 1600, pasteur à Trôchtelborn en 1611, à Gross-Sômmerda en 1621, se réfugia pendant la guerre à Erfurt, y devint diacre en 1637, et mourut le 12 févr. 1640. A. fut un compositeur de musique d'église, fécond et des plus estimés ; il faut citer, entre autres, des chants pour l'église et pour la famille, des chants de fête et des Intraden pour violon, luth, etc. avec un choral comme « cantus flrmus ». — 2. Joh.-Ernst, né à Weissenfels en 1734, m. en 1796, comme organiste à Bitterfeld ; célèbre virtuose sur la trompette, et trompette de bataillon dans la guerre de sept ans. Il publia une méthode d'instrumentation pour trompettes et timbales, intitulée : Anleitung zur heroisch-musikalischen Trompeter- und Pa><ker-Kunst (1795).

Altération. 1. Dans la notation proportionnelle (v. ce mot), le redoublement de valeur de la seconde de deux notes égales (deux brèves ou deux semi-brèves); ce redoublement se faisait toutes les fois qu'était indiquée une mesure ternaire, de la valeur immédiatement supérieure à celle de la note en question, lorsque les deux notes se trouvaient entre d'autres notes plus longues (par ex. .deux brèves entre deux longues), ou étaient séparées des suivantes, égales ou plus courtes, par un point (punctum divisionis). C'est ainsi que, avec l'indication >ln temps parfait (O), la succession ^{aaI — [ devra être interprétée (toutes les valeurs réduites de moitié, en notation moderne) :

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