‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 125 sur 542 · EBERHARD · texte numérisé non relu

EBERHARD

sent avec une force élémentaire, à laquelle il est impossible de se soustraire ; le fortissimo produit une impression de grandeur, de puissance, de noblesse, il élève, à moins que, formidable et surhumain, il n'écrase, n'angoisse et n'épouvante. Le pianissimo, par contre, produit une impression analogue à celle que nous ressentons en examinant la nature au microscope, découvrant la vie organique jusque dans les moindres molécules. Le pianissimo est le svnibole de tout ce qui est hors de la portée naturelle des sens de l'homme; c'est pourquoi, entre autres, l'apparition d'esprits est toujours évoquée musicalement par un pianissimo, une fois seulement l'illusion bien établie, on peut faire usage du forte. Le forte est, de même que le majeur, l'image du jour; le piano, de même que le mineur, l'image de la nuit; tous les nocturnes se meuvent en majeure partie dans le piano. Cf. Riemann, Musikalische Bynamih tmd Ayoyih (1884).

E, nom du cinquième son de l'échelle fondamentale (v. <•»• mot) des Allemands, des Anglais, etc. 11 correspond au mi actuel des Français, des Italiens, des Espagnols, etc. Voir, pour la syllabe de solmisation correspondante, le mot

Ml VNCES.

e (ital ), devant une voyelle ed = et; È (ital.), = est.

Eastcott. Richard, prêtre anglican, m. à la lin de 1828, alors qu'il était chapelain à Li- \ti-y Dali- (Devonshire), a publié Shetches of the origin, progress and effects of music, with an account of the ancien bards and minstrels (1793).

Ebeling, 1. Johann-Georg, né à Lunebourg \<rs 1620, m. à Stettin en 1676; devint en 1662 directeur de musique de la « Hauptkirche el de la collégiale de Saint-Nicolas, à Berlin, puis, en L668, professeur au « Gymnasiuui Garolinum », à Stettin. Son principal ouvrage: Pauli (ierhardi geistliche Andachten, hend in 120 Liedem auf aile Sonntage, etc., (à quatre voix, avec accompagnement de deux violons et de contrebasse), parut d'abord (in-folio), en deux parties, à Berlin, en 1666 et puis deux ans plus tard en réduction pour l"' piano el enfin (in-octavo) à Nuremberg, en pourvu d'une préfacede Peuerlein, Le prédicateur d.' la i Liebfrauenkirche ». C'est ce fait qui a Induit Fétia en erreur, en lui faisant admettre L'existence de deui écrivains du nom de I'"-, dont l'un aurait été professeur au i Gymnasium Garolinum »,é Nuremberg, institution qui n'a du.reste jamais existé. On connaît parmi les Buvrea d'E Archaeologiœ orphicae

sive antiquitates musicce (1676, sans importance) et un concerto pour plusieurs instruments. — 2. Christoph-Daniel, né à Garnissen près Hildesheim, m. le 30 juin 1817; étudia à Gœttingue la théologie et les sciences, devint en 1769 professeur à l'Académie de commerce de Hambourg et traduisit en allemand le « Voyage en Allemagne » de Burney, l'ouvrage de Chasteaux, sur « l'union de la musique et de la poésie, et, en collaboration avec Klopstock, le « Messie » de Haendel. En 1784, il fut nommé professeur au Gymnase de Hambourg et bibliothécaire de la ville. E. a fourni à différents journaux de Hambourg et au « Magazin » de Hanovre, des travaux bibliographiques et historiques de valeur (Ueber die Oper; Versuch einer auserlesenen musikalisclien Bibliolhek).

Ebell, Heinrich-Karl, né àNeuruppin, le 80 déc. 1775, m. à Oppeln, où il était conseiller gouvernemental, le 12 mars 1824 ; était en même temps que juriste un musicien de talent et interrompit même, de 1801 à 1804, s;: carrière juridique pour fonctionner connu chef d'orchestre au théâtre de JBreslau. E. es' l'auteur de dix opéras et opéras-comiques d'un oratorio et d'une série d'airs, de lieder e d'eeuvres instrumentales.

Eberhard, Johann- August, né à Halberstad le :îl août 1739, m. à Halle, où il était pro fesseur de philosophie, le 6 janvier 1809 écrivit, outre une série de travaux sur d'autre! sujets : Théorie der schonen Kûnste (1783 3"« éd. 1790) ; Handbuck der Aesthetik (180! 1805 ; 4 vol.), ainsi que quelques essais d moindre importance (dans ses Gemischt

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