‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 126 sur 542 · EBERHARD · texte numérisé non relu

EBERHARD

EGGLES

Schriften, 1784-1788, et dans le Musikalisches Wochenblatt [1805] de Berlin).

Eberhard de Freisingen, moine bénédictin du xime s., auteur de deux traités reproduits par Gerbert (Scriptores, 1), sur la perce des tuyaux d'orgue et sur la fabrication des jeux de timbres (Nolae), V. Tintinnabula.

Eberl, Anton, né à Vienne le 13 juin 1766, m. dans la même ville le 11 mars 1807; excellent pianiste et compositeur de talent. Il eut de 1796 à 1800 une situation à St-Pétersbourg, mais vécut le reste du temps à Vienne, d'où il entreprit à diverses reprises des tournées de concerts; il fut lié d'amitié avec Mozart et éveilla, tout enfant, l'attention de Gluck. E. a écrit, outre cinq opéras, toute une série d'oeuvres instrumentales (symphonies, concertos musique de chambre, variations pour piano, etc.). Quelques-uns de ses thèmes variés parurent en premier lieu sous le nom de Mozart.

Eberlin, 1. Daniel, né à Nuremberg, vers 1630, m. après une vie changeante et aventureuse, à Gassel, où il était capitaine de la milice, en 1692. Il fut un compositeur renommé de son vivant, mais on ne connaît plus guère de lui que des sonates pour trois violons (1675). — 2. Johann-Ernst (Eberle), né à Jettingen (Souabe) le 27 mars 1702; m. à Salzbourg, où il était maître de chapelle de l'archevêque, le 21 juin 1762 ; fut un compositeur des plus féconds, mais dont les œuvres n'en occupent pas moins un rang fort honorable. On ne possède que peu de choses gravées de sa composition: neuf toccatas et fugues pour orgue (1747), dont une fugue passa longtemps pour être de J.-S. Bach (Ed. Griepenkerl, cah. 9, n° 13) ; quelques sonates ; des motets ; des morceaux d'orgue; et, plus récemment,des fugues et des toccatas) dans la Musica sacra de Gommer). La Bibliothèque Proske, à Ratisbonne, possède les autographes de treize oratorios, celle de Berlin un offertoire et un Miserere, l'Institut royal de musique d'église, à Berlin, un recueil de morceaux d'orgue.

Ebers, Karl-Friedrich, né à Gassel le 25 mars 1770, m. à Berlin, dans une situation très précaire, le 9 sept. 1836; chef d'orchestre des théâtres de Schwerin, Budapesth, Magdebourg, etc., connu surtout par ses réductions pour piano. Ses compositions originales (quatre opéras, marches, danses, rondos, sonates, variations, etc.) sont de peu de valeur.

Ebert, Ludwig, violoncelliste, né à Kladrau (Bohême) le 13 avr. 1734 ; élève du Conservatoire de Prague, entra en 1852 dans l'orchestre du théâtre à Temesvar, fut de 1854 à 1874 premier violoncelliste et concertmeister de la cour à Oldenbourg, puis jusqu'en 1888, professeur au Conservatoire de Cologne. Il fonda l'année suivante, avec K. Henbner, le Conservatoire de Coblence. E. a composé une quantité d'oeuvres pour son instrument. Il fit partie, de 1875 à 1878, du quatuor Heckmann.

Eberwein, 1. Traugott-Maximilian, né à Weimar le 27 oct. 1775, m. à Rudolstadt, où il remplissait les fonctions de chef d'orchestre du

prince régnant, le 2 déc. 1831 ; compositeur très estimé par ses contemporains, mais dont les œuvres (onze opéras, musique d'église et de chambre, musique symphonique) n'ont pas de valeur durable. — 2. Karl, frère du précédent, né à Weimar le 10 nov. 1786, m. dans la même ville, où il était virtuose violoniste de la chambre du grand-duc, le 2 mars 1868. Gœthe cite souvent son nom dans ses ouvrages, à propos de la musique de Faust. La plus connue de ses œuvres est la musique qu'il écrivit pour la Léonore d'Holtei ; il a composé en outre trois opéras, des cantates, un concerto pour flûte, des quatuors pour instr. à archet, etc.

Eccard. Johannes, né à Mùhlhausen, en Thuringe, en 1553, m. à Kônigsberg, en 1611 ; élève d'Orlandus Lassus, à Munich (1571-1574), il eu! d'abord, en 1578, une place auprès de Jakob Fugger, à Augsbourg. Le duc de Prusse l'appela à Kœnigsberg, vers 1579, comme second maître de chapelle (sous Riccio), puis, en 1588, le fit avancer au rang de premier maître de chapelle; enfin, en 1608, E. fut nommé maître de chapelle du prince-électeur, à Berlin, mais le prince mourut avant que E. fut entré en activité, en sorte que celui-ci ne quitta même pas Kœnigsberg. E. est l'un des plus remarquables compositeurs de l'Allemagne d'alors,mais ce ne fut que K. von Winterfelcl (Der evangelische Kirchengesang, etc.) qui, le premier, attira l'attention sur lui ; à partir de ce moment, ses chorals furent remis au jour par Mosewius, Teschner, Neithardt et la « Société Riedel », à Leipzig. E. a publié, d'abord en collaboration avec Joachim de Burck : Odae sacrae, vingt cantiques sacrés (1754) et Crepundia sacra, christliche Liedlein mit vier Stimmen (2 parties, 1578 [1589-1596], deux recueils sur des textes du diacre Helmbold, de Mùhlhausen ; puis, seul : Newe deutsche Lieder mit 4 und 5 Stimmen (1578 ; dédié à Fugger, 24 numéros); Newe Lieder mit 5 und 4 Stimmen (1589 ; 14 numéros, parmi lesquels le quolibet Zanni e Magnifco, que Winterfeld considère comme une scène sur la place Saint-Marc, à Venise): Geistliche Lieder auf dem Choral mit 5 Stimmen (1597; 2 parties contenant 51 lieder; nouv. édition par Teschner. Stobaeus, qui publia ce même recueil en 1634, y ajouta six autres morceaux du même auteur et quarante-quatre de sa propre composition). Stobaeus a encore publié, également après la mort de l'auteur, les Preussische Festlieder auf das ganze Jahr fur 5-8 Stimmen (1642; 2de partie, 1644), que Teschner a réédités, en 1858, transcrits en partition moderne. (Cf. Stobaeus). E. a composé une quantité d'oeuvres de circonstance.

Ecoles, John, né à Londres vers 1650, m. en janv. 1735; élève de son père, Salomon E., qui était un remarquable professeur de piano et d'alto. Il a écrit la musique d'un grand nombre (46) de drames anglais et, en collaboration avec H. Purcell, un opéra intitulé Don Quichotte (1694). Le recueil de chant qu'il publia en 1710, se compose en partie de fragments de ses œuvres antérieures. — Ses deux, frères,

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