FERREIRA DA COSTA — FESTA
violon avec basse. Son frère — 3. Carlo, excel- I, nt violoncelliste, né à Piacenza en 1730, m. à Parme, où il était membre de la chapelle royale, en 1780, paraît avoir été le premier en Italie qui introduisit la position du pouce. Il a publié des soli de violoncelle. — 4. Jacopo-Gotifredo. né à Roveredo(Tyrolméridional)en 1759, m. à Londres endéc. 1842; il reçut sa première éducation musicale dans le couvent de Mariaberg, près de Coire, plus tard, sous la direction de Latilla, à Xaples, où il était venu comme compagnon de voyage du prince Liechtenstein. Campan, le chambellan de Marie-Antoinette, le prit avec lui pour revenir à Paris, où il obtint le poste d'accompagnateur de la reine et plus tard celui de claveciniste au théâtre Feydeau. La révolution le fit fuir et, après de longs voyages, il se fixa à Londres comme maître de musi .[ne. Outre plusieurs œuvres pour piano, chant, harpe, tlùte, quatre opéras, deux ballets, etc., F. a publié une méthode de chant Ireatise of singing (2 vol.), Studio di musica pratica e teorica, et des souvenirs de sa vie (Anedotti, etc., 1830, 5 vol.). — 5. Serafino-Amadeo de F. (Deferrari), né à Gênes en 1824, m. dans cette ville, comme directeur du Conservatoire, le 31 mars 1SSÔ, compositeur italien d'opéras (Don Carlo r185:>], pi pelé [1856], Il menestrello, et d'autres). — 6. Fraxcisca, née à Christiania en 1800, m. à Gross-Salzbrunn (Silésie) le 5 oct. 1828; fut une excellente harpiste. — 7. Cari.otta, née à Lodi, le 27 janv. 1837, élève de Mazzucato au Conservatoire de Milan, s'est acquis en Italie le renom d'un compositeur de talent; elle a écrit des opéras (Uc/o, 1857; Sofia, 1866; Eleonore dWrbocea, 1871), une grande Messe solennelle (1868), une Requiem (1868) et un grand nombre (le mélodies. C'est aussi une poétesse féconde (les textes de ses opéras et de ses mélodies sont d'elle).
Ferreira da Costa, Rodrigo, théoricien portugais, docteur en droit et en mathématiques, el membre de l'Académie de Lisbonne, m. en 1884 (on L837); est l'auteur de : Principios de musica (1820-1824, 2 vol.).
Ferretti. Giovanni, né à Venise vers 1540, a
publié cinq volumes de Canzoni alla Napole-
tana à cinq voix, et deux volumes à six voix,
ainsi qu'un volume de madrigaux à cinq voix
Ferri, Baldassare, célèbre castrat, né à Pérouse 1.' '.i déc. 1610, m. dans la même ville le s sept. 1680; était, à l'âge de onze ans enfant • le chœur du cardinal I lrescenzio,à Orvieto. En 1625,1e prince (plus tard roi) Ladislas (IV) de Pologne s'assuni ses services pour la cour de
Sigism 1 III à Varsovie. Lorsque, en 1655,
Jean-Casimir V eut supprimé la cour de Varsovie, P. entra .-ni service de La cour impériale à Vienne, ou, en plus de son traitement fixe, il reçnt plus lard encore une pension d'honneur considérable, En le;:,, \\ .wint dans sa patrie, été un des plus remarquables artistes de «liant de tous Les temps, car il réunissait à une virtuosité presque incroyable el une respiration ne' grande intensité d'expression.
Ferté, v. Papillon de la F.
Fes (ail.), fa bémol.
Fesca, 1. Friedrich -Ernst, violoniste et compositeur, né à Magdebourg le 15 févr. 1789, m. à Karlsruhe le 24 mai 1826 ; il reçut la première instruction dans sa ville natale, où il débuta aussi de bonne heure comme soliste de concert, puis il étudia encore en 1805, sous la direction de A.-E. Millier, à Leipzig, et y devint violoniste de l'orchestre du théâtre et du « Gewandhaus ». En 1806, il obtint une place dans la chapelle du roi Jérôme, à Cassel. Après la chute de Napoléon et l'abandon du royaume de Westphalie, F. vécut d'abord quelque temps à Vienne, puis il fut engagé comme premier violon dans l'orchestre de la cour de Karlsruhe, où il passa bientôt au rang de concertmeister. Comme compositeur, il s'est fait un renom surtout par des œuvres de musique de chambre (20 quatuors et 5 quintettes, qui ont paru d'abord séparément et plus tard dans une édition complète, à Paris) ; il a en outre écrit 3 symphonies, 4 ouvertures, 2 opéras (Cantemira; Omar und Leila), des psaumes, des lieder, etc.
— 2. Alexander-Ernst, fils du précédent, né à Karlsruhe le 22 mai 1820, m. à Brunswick le 22 févr. 1849; il fit son éducation musicale à Berlin, sous la direction des meilleurs maîtres (Bungenhagen, J. Schneider et Taubert), entreprit avec succès des tournées de concerts, comme pianiste, mais succomba bientôt à la suite des fatigues d'une vie trop irrégulière. Quatre opéras : Martetta, Die Franzosen in Spanien, Der Iroubadour, Ulrich von Hutten (1849), représentés à Karlsruhe et Brunswick, dénotent, bien qu'écrits dans un style léger, un très grand talent. Ses lieder (dont 48 ont paru, sous le titre de F. — Album) sont très appréciés dans le grand public.
Festa, Costanzo, contrapuntiste remarquable, engagé en 1517 comme chanteur de la chapelle pontificale, m. le 10 avr. 1545; peut être appelé le précurseur de Palestrina, avec le style duquel ses œuvres présentent beaucoup d'analogie. C'est le premier contrapuntiste italien de mérite et il fait pressentir les beautés qui devaient jaillir de la fusion de l'art néerlandais avec le goût italien. On a conservé parmi ses œuvres : des motets à 3 voix (1543), des madrigaux à 3 voix (1556), des litanies (1583), ainsi qu'un grand nombre de motets et de madrigaux détachés dans diverses anthologies : dans les Motetti délia, Corona (1519) entre autres ; il' y a encore de lui un Tedewn à 4 voix et un Credo à 5 voix, manuscrits (Abb. Santini). Le Tedeum est encore exécuté aujourd'hui au Vatican, dans les grandes solennités. — 2. Guiseppe-Maria, né à Trani (Naples) en 1771, m. à Naples le 7 avr. 1839, comme chef d'orchestre du Théâtre San-Carlo et chef d'orchestre de la cour royale de Naples. F. était un violoniste remarquable, et s'est fait entendre à Paris; on a de lui quelques œuvres pour violon (quatuors). Sa sœur :
— 3. Francesca, née à Naples en 1778, m. à St- Pétersbourg en 1836, élève d'Aprile, fut une cantatrice très choyée, d'abord en Italie, puis
FESTING
FETIS
de 1809 à 1811 à Paris. Après son mariage, elle continua à chanter, sous le nom de Signora F.- Maffei, de nouveau en Italie, puis à partir de 1829 à St-Pétersbourg.
Festing, Michael-Christian, célèbre violoniste, né à Londres, m. le 24 juil. 1752 (fils du flûtiste F., célèbre aussi sous Hândel [1727]); élève de R. Jones et de Geminiani, puis musicien de la chambre royale, devint en 1742 chef d'orchestre au « Ranelagh Garden », et fonda (avec Greene) la Society of Musicians de Londres, pour secourir les musiciens et leur famille tombés dans le besoin. Ses compositions comprennent surtout des morceaux de violon (soli, sonates, concertos), mais aussi quelques odes et cantates.
Festivo (ital.), solennel.
Fétis, 1. François-Joseph, célèbre musicographe, né à Mons (Belgique) le 25 mars 1784, m. à Bruxelles le 26 mars 1871, homme doué remarquablement pour la musique, d'un zèle énorme et de capacités presque sans précédentes, auquel la science de la musique au point de vue historique, théorique et philosophique doit énormément. Fils d'un organiste, il avait déjà composé des œuvres de grandes dimensions à l'âge de dix ans à peine, puis devint organiste à son tour dans sa ville natale et provoquait l'admiration par sa soif d'apprendre et de produire. Peu après la fin de ses études spéciales, au Conservatoire de Paris (où, de 1800 à 1803, Rey, Boïeldieu et Pradher furent ses maîtres), il s'engagea dans la voie dans laquelle il devait récolter les plus beaux lauriers, celle des recherches historiques. Son premier grand travail fut une histoire du chant grégorien, écrite sur la demande d'un éditeur parisien (Ballard) qui, après le rétablissement du culte catholique suspendu par la révolution, songeait à une réédition des chants du rituel et avait chargé F. de sa préparation ; les études préparatoires en prirent de si grandes proportions que l'on n'arriva pas à la publication. Un autre terrain sur lequel F. fut conduit de bonne heure, ce fut celui de l'harmonie : ses travaux avaient déjà commencé au Conservatoire, lorsque Catel s'éleva contre le système de Rameau, F. qui avait attentivement étudié les langues anciennes et nouvelles compara les ouvrages de Sabbatini et de Kirnberger et travailla à affermir ses opininions personnelles. C'est à ses méditations que nous devons la notion moderne de la « tonalité » (v. ce mot). Les œuvres qui alors régnaient sur la scène, celles d'un Cimarosa, d'un Paisiello, d'un Guglielmi, la gloire éclatante des maîtres allemands (Haydn, Mozart, Beethoven), la manière sévère de Cherubini qui reportait au temps des anciens maîtres italiens, l'engagèrent à faire une étude pratique de la littérature musicale et mûrirent chez lui une manière de voir exempte de l'esprit de son temps, indispensable à tout historien et, qui 1 laisse à chaque style ce qui lui appartient légitimement. En 1806, il se mariait avec une perj sonne fortunée (v. plus loin), mais perdait déjà au bout de quelques années toute sa fortune dans
la banqueroute d'une maison de banque parisienne; il se retira alors, en 1811, dans les Ardennes, à la campagne, composant avec d'autant plus de zèle et méditant sur le côté philosophique de la musique. En 1813, il devient organiste de l'église St-Pierre,à Douai, et professeur d'harmonie et de chant à l'école de musique de cette ville; c'est à cette époque que remonte la préparation d'une méthode élémentaire de chant, qui a paru plus tard, et d'un système d'harmonie qu'il présenta à l'Académie. En 1817, il retournait à Paris et fut nommé en 1821 professeur de composition au Conservatoire. En 1826, F. fondait la Revue musicale, journal de musique aux tendances scientifiques, comme il n'en avait jusqu'alors point existé et comme il n'en a jusqu'à présent point reparu ; il rédigea cette revue lui-même pendant cinq ans, jusqu'à ce qu'on l'appelât à Bruxelles. En outre il était critique musical du Temps et du National. Il devint bibliothécaire du Conservatoire de Paris, organisa en 1832 des concerts et des cours historiques; cependant, en 1833 déjà, il prenait la direction du Conservatoire de Bruxelles à la tète duquel il resta jusqu'à sa mort (pendant 39 ans); il fonctionna en outre comme chef d'orchestre de la cour et comme membre de l'Académie de Bruxelles. Le grand mérite de F. n'est pas dans ses compositions, bien qu'il en eût luimême une très haute opinion. Il a publié des œuvres pour piano (variations, fantaisies, sonates, etc. à 2 et 4 mains), une sonate de violon, trois quintettes pour piano et quatuor à archet, un sextuor pour piano à 4 mains et quatuor à cordes, deux symphonies, une fantaisie symphonique pour orchestre et orgue, une ouverture de concert, un Requiem, des romances, etc. Six opéras furent exécutés de 1820 à 1832, un septième est resté non exécuté (Phidias); beaucoup de musique d'église est restée à l'état de manuscrit (des Messes, des Tedeum, etc.). Les plus importants de ses écrits sont : Méthode élémentaire et abrégée d'harmonie et d'accompagnement (1824, traité d'harmonie pratique, réédité plusieurs fois et fort répandu en Belgique et en France ; traduit aussi en italien et en anglais); Traité de la fugue et du contrepoint (1825, 1846; œuvre importante); Traité de l'accompagnement de la partition (1829); Solfèges progressifs (1827, réédité plusieurs fois); un Mémoire sur les services des Néerlandais (1829, v. Kiesewetter) ; La musique mise à la portée de tout le monde (18.30, réédité et traduit plusieurs fois ; en allemand par Blum, 1830) ; Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de tomtmV/we(1835-1844,8vol.; 2e éd. de 1860 à 1865; un supplément de 2 vol. a été ajouté par A. Pougin de 1878 à 1880: — c'est le plus vaste ouvrage de ce genre ; il contient, il est vrai, quelques fautes inévitables étant donnée l'énorme étendue du sujet; il est cependant encore aujourd'hui la meilleure source de renseignements pour l'histoire de la musique du moyen âge et celle de la musique en Italie, en France et dans les Pays-Bas: c'est aussi l'un des ouvrages qui ont été le plus fré-
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quemment pillés): Manuel des principes de musique (1887); Traité du chant en chœur (1837); Manuel des jeunes compositeurs, des chefs de musique militaire et des directeurs d'orchestre (1837); Méthode des méthodes de piano (1831, analyse des meilleures méthodes de piano, traduit en italien [deux fois], 1841); Méthode des méthodes de chant; Esquisse de l'histoire de V harmonie (1840, seulement 50 exemplaires); Méthode élémentaire du plainchani | 1848); Traité complet de la théorie et de ta pratique de l'harmonie (1844,'plusieurs fois réédité, traduit en italien [deux fois, par Mazzucatoet Gambale, 1849], en espagnol par Gil, ete.; malheureusement F. était, en matière de théorie, une sorte de dictateur qui ne souffrait pas de contradiction); Notice biographique de Nicole Paganini (1851, avec un abrégé de l'histoire du violon); Antoine StradivaH (1856, avec des recherches sur le développement des instruments à archet); Exposition universelle de Paris ■ " 1855 I 1856, compte-rendu sur les instruments de musique); Exposition universelle de Paris en Î867 (même sujet); un certain nombre de dissertations importantes dans sa Revue musicale et celle qui lui succéda, la Revue et Gazette musicale de Paris, ainsi que dans les comptes rendus de 1' « Académie de Bruxelles • (â partir du vol. xi), enfin Y Histoire raie de la musique (1869-1875, 5 vol.; n'atteint que le xv° s.). Beaucoup de grands ouvrages sont restés inachevés, à l'état de manuscrits. 2. Sa femme, Adélaïde- Louise-Cathei.im . née â Paris le 23 sept. 1792, m. à Bruxelles ; 8 juin 1866; étail la tille du rédacteur du ■ Mercure national », P.-F.-J. Robert (l'ami de Danton) el de M11* de Keralio, bien connue comme l'amie de Robespierre. Mme F. a traduit en français la Hislory of music de Stafford ( 1832). Les deux lils de F. furent également musiciens: — Eîdouabd-Loois-François, né à Bouvignes, près Dinant, le 16 mai 1812, prit part a la rédaction de la « Bévue musicale » de sou père et la dirigea lui-même de 1833 à 1835; il BUivil ensuite sun père à Bruxelles et se chargea 'le la rédaction du feuilleton musical plus lard en général du feuilleton artistique de ['Indépendant (maintenant: « Indépendance belge •). Il entra enfin, d'abord comme employé subalterne, dans l'administration de la Bibliothèque de Bruxelles; il est depuis une quinzaine d'années bibliothécaire en titre, membre de l'Académie, etc. H a donné an ouvrage sur iiciens belges d-S'iS, 2 vol.). Le fils cadet 'i. Adolphk-Loi [8-Eoqên] . né à Paris le "l 1820, m. dans la même ville le 20 1873, élève de son père et, pour le piano, de Henri Herz, a composé diverses pièces pour piano, harmonium, etc., ainsi qu'un opéra, qui pas grand Buccès. 11 vécul à Bruxelles, à Anvers, et, depuis 1856, â Paris, comme maître de musique.
Feurich, Ji lids, facteur de pianos, né à Leipzig le 19 mars [821, s'établit en L851 dans sa ville natale, après avoir travaillé chez de bons maîtres, entre autres chez Pleyel, Wolflfel 0,à
- FICHNA
Paris. Il acquit une renommée spéciale avec ses pianos droits.
Fevin, 1. Antonius de, célèbre contrapuntiste (probablement néerlandais) contemporain et rival de Josquin, mais sur la vie duquel nous n'avons aucune donnée certaine (les Espagnols le tiennent pour un Espagnol, les Français pour un Français). On a conservé de lui : trois Messes, dans les Missœ Antonii de F., de Petrucci (1515) ; trois autres dans le Liber XV missarum d'Antiquis (1516) ; des Messes manuscrites, à Munich et à Vienne; des motets, dans les Motetti délia Corona (1514), de Petrucci et dans d'autres recueils postérieurs. — 2. Bobertus, né à Cambrai, fut maître de chapelle du duc de Savoie. Les Missœ Antonii de F., de Petrucci, en contiennent une de Bobertus de F. sur « Le vilain jaloux » ; une autre sur « La sol fa ré mi » se trouve, manuscrite, à la Bibliothèque de Munich. Le rapprochement des deux F., soit chez Petrucci, soit dans les manuscrits de Munich, semble indiquer une parenté entre ces deux auteurs.
Févre, Le, y. Lefèvre.
Fiacco (ital.), sans énergie, mou, flasque.
Fiasco (ital.), en réalité « bouteille » (fiascho), a pris le sens de «insuccès»; faire fiasco.
Fiato (ital.) souffle. Strumenti da fiato, instr. à vent.
Fibich, Zdenko, compositeur, né à Seborschitz, près Tschaslau, le 21 déc. 1850, fit son] éducation à Prague, au Conservatoire de Leipzig (1865), et auprès de Vincenz Lachner. Il futnommé, en 1876, deuxième chef d'orchestre au théâtre national de Prague, et, en 1878, directeur du chœur de l'église russe. F. est un des plus remarquables compositeurs jeunes-tchè-' ques; il faut citer, parmi ses œuvres, des opéras tchèques : Bukowin (1870), Blanîk (1881), La Fiancée de Messine (1884), la trilogie intitulée Hippodamia (1. La demande de Pélops, 1890; 2. Les Fils de Tantale, 1891 ; 3. La mort oVHim podamie, 1891); Scènes de noces, La Fiancée du Vent et Romance pr intanière (pour chœur et orchestre); des ouvertures: Othello, Le Juif de Prague, L'Orage, Nuit sur le Karlstein : des poèmes symphoniques : Toman et la nymphm Printemps, Zaboj, Slavoj, Vesna ; des mélodrames : Le porteur d'eau, La vengeance des fleurs; deux symphonies sans programme; deuxquatuors pour instr. à archet; des chœurs; un quatuor avec piano (mi min., op. 11); des romances sans paroles pour piano, et des morceaux de piano. Il a aussi écrit une méthode de piano.
Fiby, Heinrtgh, né à Vienne le 15 mai 1834, élève du Conservatoire de cette ville, fut d'abord directeur et violon-solo au théâtre de Laibach. Il devint en 1857 directeur de musique de la ville de Znaim. où il fonda une école de musique et une société de musique qui sont devenues très florissantes sous sa direction. F. s'est fait connaître surtout comme compositeur de chœurs pour voix d'hommes, mais il a aussi écrit trois opérettes.
Fichna, Ida, professeur de chant, née à Vienne
FICHTNER
FINGK
en 1853, élève de J.-N. Fuchs et de G. Holzl, exerce sa profession avec succès à Vienne. Fichtner, Pauline, v. Erdmannsdôrffer.
Fidel (ail.), équivalent de « viole » ou de « gigue » (v. ces mots).
Fiedler, Aug.-Max, pianiste compositeur, né à Zittau le 81 déc. 1859, élève, pour le piano, de son père (Karl-August F., professeur de musique dans cette même ville) et, pour la théorie I -et l'orgue, de G. Albrecht. Il fut ensuite, de 1877 à 1880, élève du Conservatoire de Leipzig, avec une bourse de la « Fondation Holstein ». En 1882, il fut appelé à un poste de professeur au •Conservatoire de Hambourg. Il se produisit avec succès comme pianiste et a écrit un quintette avec piano, un quatuor pour instr. à archet, une symphonie en ré min. (exécutée en 1886, à Hambourg), des lieds, des morceaux de piano. Field, John, un des types de pianistes les plus originaux, né à Dublin le 16 juil. 1782, m. |à Moscou le 11 janv. 1837; d'une famille d'excellents musiciens, mais lui-même d'une nature ensible et faible, il fut de bonne heure élève de démenti, avec lequel il alla en 1802 à Paris et e là à St-Pétersbourg. C'est dans cette dernière ville qu'il s'établit comme maître et acquit une brillante renommée. Après de longues années de séjour à St-Pétersbourg, il revint en 1832 à Londres, où il donna des concerts avec rand succès, puis parcourut la Belgique, la France, l'Italie, etc. Sa santé, ébranlée par une vie trop irrégulière, le força à s'aliter à Naples i'où une famille russe le ramena à Moscou. La gloire de Field réside tout entière dans ses Nocturnes, qui ont servi de modèles à Chopin des vingt morceaux intitulés aujourd'hui «Nocurnes », il n'y en a que douze auxquels Field ait ui-même donné ce nom) ; mais il a encore écrit )Our piano : sept concertos, quatre sonates, un uintette, deux divertissements (piano, deux iolons, flûte, alto et basse), des variations à leux et à quatre mains, des rondos, etc. Filar il tuono (ital.), v. affllar il tuono. Filippi, 1. Giuseppe de', né à Milan le 12 mai 825, m. à Neuilly, près Paris, le 23 juin 1887, ls du médecin de ce nom qui est mort en 1856 luteur d'un Saggio sull 'esletica musicale, 1847), écut à partir de 1846 à Paris, comme écrivain. I fut collaborateur de Pougin pour le suppléîent de la Biographie universelle, de Fétis, et ublia un Guide dans les théâtres (1857, en ommun avec l'architecte Chaudet), ainsi que : *arallèle des théâtres modernes de l'Europe 860). — 2. Filippo, né à Vicence le 13 janv. 333, m. à Milan le 25 juin 1887; il étudia le roit et prit ses grades à Padoue, mais se voua ientôt entièrement à la critique musicale. Il it, en 1858, après plusieurs années de collaration, la rédaction de la Gazette musicale Milan, et fut aussi chroniqueur musical de Perseveranza. lia publié à part et sous le titre usica e musicisti une série de travaux de itique (1876). F. était disciple de Wagner; son vrage : Richard Wagner. Eine musikalische eise in das Reich der Zukunft a paru, en duction allemande, en 1876.
Fillmore, John-Comfort, né dans le New London County (Connecticut), élève du Conservatoire de Leipzig (1866 et suiv.), musicien estimé en Amérique, actuellement directeur d'une école de musique qu'il a fondée lui-même à Milwaukee. Il a écrit : History of Pianoforte Music (1883), Les sons on musical history, New tessons of harmony {On the value of certain modem théories; sur le système de Oettingen et Riemann),eta donné une traduction anglaise de la méthode de piano et de Natur der Harmonïk, de Pùemann.
Filtsch, Karl, né à Hermannstadt (Siebenbùrgen) le 8 juil. 1830, pianiste précoce et absolument extraordinaire, élève de Chopin et de Liszt, en 1842, à Paris, a donné l'année suivante une série de concerts à Londres, Paris, etc. Il mourut déjà le 11 mai 1845, à Vienne. i
Fin'al ou fino al (ital.), jusqu'à.
Finale, 1. ou Final, est la dernière partie des compositions en plusieurs mouvements, surtout de la sonate et des œuvres composées sur le même modèle (trios, quatuors, etc.) et lorsqu'elle n'a pas le caractère gai du rondo, mais une allure plus sérieuse et plus passionnée, ou encore si elle se rapproche davantage, comme facture, du premier mouvement. Le dernier mouvement d'une symphonie s'appelle toujours F. Dans un opéra, on appelle F. la scène terminant un acte, c'est généralement un ensemble (le plus souvent avec chœur), v. opéra. — 2. (lat. finalis ; se. nota ou clavis) note servant de terminaison, tonique, principalement dans la théorie des modes ecclésiastiques. Les f. (finales) des huit modes ecclésiastiques sont les suivants : ré (1er et 2d), mi (3me et 4me), fa (5me et 6me), sol (7me et 8me).
Finck, 1. Heinrich, un des plus remarquables contrapuntistes allemands, fit son éducation, selon ce que rapporte son petit neveu Hermann F., en Pologne (Cracovie), et fut plus tard à la cour royale de Pologne, au service de Jean I (1492), d'Alexandre (1501), et de Sigismond (1506). Les dates de sa naissance et de sa mort sont inconnues. On ne connaît plus de ses œuvres que : Schone auserlesene Lieder des hochberuhmten Heinrich Finckens, etc. (1536), ainsi que des pièces détachées dans le Concentus 8, 6, 5 et 4 vocum, de Salblinger (1545), et le Sacrorum hymnorum liber I, de Rhaw (1542). Une série de lieder, hymnes et motets ont été de nouveau édités dans le 8me vol. des publications de la « Gesellschaft fur Musikforschung » (chez Breitkopf & Haertel). Il existe à la Bibliothèque de Munich deux exemplaires manuscrits, signés H. F., d'une Missa dominicalis, à quatre voix, qui .est probablement de Heinrich F. — 2. Hermann, né à Pirna (Saxe) le 21 mars 1527, petit-neveu de Heinrich F., étudia en 1545 à Wittemberg, puis remplit l'office d'organiste, mais mourut déjà le 28 déc. 1558 à Wittemberg, ce qui fit dire à l'un de ses contemporains : er kam plotzlich elendiglich ums Leben. Son ouvrage théorique, Pratica musica (1556), le met au rang des premiers musicographes de son temps, et le peu de com-
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positions qu'il a laissées dénote un talent sérieux et très remarquable (comp. dans la publication susnommée, p. 84 et suiv.).
Fincke. Fritz, pianiste, violoniste et maître de chant, né à Wismar le 1er mai 1836, élève du Conservatoire de Leipzig, fut quelque temps violoniste au théâtre de Francfort s/M., puis organiste à Wismar, et devint, en 1879, maître d( "chant au Conservatoire « Peabody», à Baltimore. Outre des compositions pour piano, F. a publié un petit ouvrage pédagogique : Anschlagselemente (1871).
Fine, (ital. : fin). Ce mot se trouve souvent à ta lin d'un morceau, mais surtout dans des compositions avec un d. g. {da capo), pour marquer l'endroit jusqu'où la répétition doit se faire, c.-à-d. pour marquer la fin du morceau au milieu de la notation.
Fingering (angl.), doigté.
Fingersatz (ail.), doigté.
Fink, 1. Gottfried-Wilhklm, né à Suiza (Thuringe) le 7 mars 1783, m. le 27 août 1846; il étudia, à partir de 1804, la théologie à Leipzig, el fonctionna en cette ville à partir de 1809, comme pasteur suppléant; de 1812 à 1827, il dirigea une maison d'éducation qu'il avait fondée lui-même. Depuis son enfance, il s'était beaucoup occupé de musique, avait augmenté ses connaissances à Leipzig, et composé une quantité d'œuvres. En 1808 parut son premier travail: Ueber Takt,Taktarten,etc, dans «l'Allgemeine Nfusikalische Zeitung», dont il a été depuis lors l'un des plus actifs collaborateurs ; en 1827, il en prit lui-même la rédaction et la consena jusqu'en 1841. L'année suivante, il fut nommé directeur de musique de l'Université, donna des conférences et reçut le titre de Docleur en philosophie « honoris causa ». Pendant un voyage d'agrément, la mort l'atteignit à Halle. Ses compositions sont : des morceaux pour piano et violon, des lieder, trios et quatuors pour voix d'hommes, des Hàusliche Andachten; il a aussi donné une collection de 1000 chants, intitulée: Musikalischer Hausschatz der Deut- SChen (1843). 11 a écrit en outre : Erste Wanderung der dltesten Tonkunst (1821); Musikalische Grammatik (1836): Wesen und Geschichte der Oper (1838); Der neumusikcdische Lehriammer (1842, contre Marx): Si/stem der musikalischen Harmonielehre (1846) et (posthume) Musikalische Kornpositionslehre (1847). F. a collaboré à Y Universallexikon der Tonkunst, ailling, à Y Encyclopédie de Ersch et Gru- • t au Conversationslexikon deBrockhaus.
Un Handbuch der alhjemeinen Geschichte der Tonkunst, etc., est resté manuscrit. F. a été un travailleur acharné, mais il manque à ses œuvres des idées personnelles.-- 2. Christian, né ;i Dettingen (Wurtemberg) le 9 août 1831, suivit les cours du séminaire d'Esslingen (sous la direction de Fivcli), puis devint instituteur primaire à Stuttgarl et, en 1849, maître suppléanl de musique au séminaire d'Esslingen. Il poursuivit Bea études d'orgue et de composition au Conservatoire de Leipzig et chez Joh. Schneider, à Dresde; puis il vécul à Leipzig, très
- FIQUE
estimé comme organiste et comme maître. Rappelé à Esslingen en 1860, il fut nommé professeur supérieur de musique au séminaire, ainsi que directeur de musique et organiste de la cathédrale. En 1862, il recevait le titre de « professeur ». F. a publié un grand nombre d'œuvres excellentes pour orgue (sonates, fugues, trios, exercices, préludes, etc.), ainsi que des chants d'église (psaumes, motets, etc.), des compositions pour piano (quatre sonates) et des lieder. Fino, v. Fin'al.
Fioravanti, 1. Valentino, né à Rome le 11 sept. 1769, m. pendant un voyage à Capoue,. le 16 juin 1837; élève particulier de Sala, à Naples, débuta comme compositeur d'opéras avec. GU inganni fortunati (Naples, 1788) et Con i matti il savio la perde (Florence, 1791) qui furent suivis d'une série d'opéras-comiques écrits pour les théâtres de Turin, Milan, Naples, Lisbonne, ainsi que d'un autre pour Paris 1 virluosi ambulant? '(1807). En 1816, il fut nommé, en remplacement de Jannaconi, maître de la chapelle pontificale, à l'église St-Pierre de Rome, poste qui l'amena à composer un certain nombre d'œuvres de musique d'église, des cantates, etc. Celles-ci cependant sont loin de valoir ses opéras (plus de 50), qui ne manquent ni d'humour, ni de fraîcheur. — 2. Vincenzo, fils du précédent, né à Rome le 5 avr. 1799, m. à Naples le 28 mars 1877 ; devint en 1833 maître de chapelle d'une église de Naples, puis directeur de musique à « l'Albergo dei poveri » de la même ville. F. était aussi un compositeur d'opérascomiques considéré dans sa patrie ; il débuta en 1819 par le Pulcinella molinaro, au petit théâtre Carlo, de Naples ; il a écrit près de 40 opéras, la plupart pour le « Teatro nuovo » de Naples.
Fiorillo, Ignazio, né à Naples le 11 mai 1715, m. à Fritzlar en juin 1787 ; élève de Léo et de i Durante, débuta à Venise comme compositeur d'opéras, en 1736, avec le grand opéra Mandane qui fut suivi de quelques autres. Il fut appelF en 1754, comme maître de chapelle de la cour à. Brunswick, et en 1762 à Cassel, puis il se retira en 1780, jouissant d'une pension de retraite, à Fritzlar. Outre huit grands opéras, il a aussi écrit un Requiem, trois le Deum, un oratorio : Isacco, etc. — 2. Federigo, fils du précédent, né à Brunswick, en 1753, excellent violoniste et compositeur; nommé en 1783 chef d'orchestre à Riga, il se produisit à Paris en 1785, alla 1788 à Londres où il semble s'être voué de préférence au jeu de l'alto, car il tenait cette partie dans le quatuor Salomon et se produisit aussi comme soliste sur cet instrument dans un des « Ancient Concerts » (1794). L'année de sa mort est inconnue. On a conservé de lui beaucoup de compositions pour violon et de musique d'en semble; ses 36 caprices (une œuvre classique) ont été réédités par Spohr (avec accompagnement d'un deuxième violon) et plus récemment par Ferd. David.
Fioritures (ital. fioriture), syn. d'ornements (v. ce mot).
Fiqué, Carl, né à Brème en 1861, élève du