‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 142 sur 542 · FISCHER · texte numérisé non relu

FISCHER

Conservatoire de Leipzig, vit à Brooklyn (New- York); c'est un bon pianiste et un compositeur de talent (quatuor à cordes en mi min. ; morceaux de piano).

Fis (ail.), fa dièse; fisis = fa double dièse. Fischel, Adolf, né à Kônigsberg en 1810. excellent violoniste, élève de Spohr, a composé plusieurs morceaux pour violon, ainsi que des quatuors à cordes, qui dénotent un talent sainement développé. Il est néanmoins depuis de longues années propriétaire d'un commerce de cigares à Berlin.

Fischer, 1. Christian-Friedrich, né à Lubeck le 23 oct. 1698, m. cantor à Kiel en 1752; membre de la « Mizlersche Sozietât » dont Mattheson parle souvent avec éloges, il est l'auteur d'un recueil de chorals à 4 voix, pourvu d'une introduction sur la musique de chambre, ainsi que d'un écrit : Zufdllige Gedanken von 1er Komposition. On ne possède de ces deux ouvrages que des copies. — 2. Johann-Christian, xcellent hautboïste et compositeur pour son nstrument, né à Fribourg en Brisgau en 1733, evint en 1760 membre de la chapelle de la our à Dresde, fit de grands voyages d'études des tournées de concerts en Italie, puis fut ngagé à Londres en 1780, comme musicien de cour. Il mourut le 29 avr. 1800, pendant exécution d'un solo de hautbois, d'une attaque apoplexie. Outre dix concertos pour hautbois ui sont en partie encore joués, il a écrit des oli pour flûte, des duos pour deux flûtes, des uatuors pour flûte et instruments à archet, etc. - 3. Christian- Wilhelm, chanteur scénique 3asse-bouffe),né à Konradsdorf,près Freiberg, 17 sept. 1789, m. à Dresde le 3 oct. 1859; ébuta en 1810 à Dresde, sous la direction econda, fut de 1817 à 1828 basse-bouffe et chef 3s chœurs à Leipzig, puis de 1828 à 1829 à agdebourg. De 1829 à 1832, il remplit les notions de régisseur d'opéra et de chef des îœurs de nouveau à Leipzig, puis à Dresde il prit chaudement parti pour Wagner, arschner a écrit pour F. le rôle de Toms lunt (dans le Yampyre) et celui du frère Tuck ans Templer und Judiri). — 4. Ludwig, très cébre chanteur, doué d'une voix de basse extradinairement étendue (ré1 -la3), né à Mayence 18 août 1745, m. à Berlin le 10 juil. 1825; bord chanteur dans la chapelle étectorale Mayence, il fut engagé ensuite par les scènes Mannheim, (Munich) et Vienne. Il se fit endre avec un succès extraordinaire à Paris, jiis en Italie, et fut engagé à vie à Berlin en 8; il ne fit valoir ses droits à la retraite qu'en 5. Le rôle d'Osmin dans L'Enlèvement au ail, de Mozart, a été écrit pour F. — 5. Miael-Gotthard, maître de musique dans un inaire et chef d'orchestre symphonique, né lach, près Erfurt, le 3 juin 1773, m., organe à Erfurt, le 12 janv. 1829; excellent orga- ;te (élève de Kittel), a composé des œuvres rgue (qui sont encore jouées), des motets, 5 quatuors et un quintette pour instr. à archet, concerto de basson, un concerto de clarite, des [symphonies, etc. — 6. Anton, né à

Ried (Souabe)en 1777, mort à Vienne le 1er déc. 1808; il avait été d'abord chef d'orchestre dans cette dernière ville, au « JosephstâdterTheater», plus tard (en 1800) au théâtre « an der Wien » (sous Schikaneder). F. a écrit de nombreuses opérettes, une pantomime, une opérette pour enfants; il a réédité et retravaillé Raoul, la Barbe-bleue et Les deux Avares, de Grétry, pour leur nouvelle mise en scène à Vienne. — 7. Gottfried-Emil, né à Berlin le 28 nov. 1791, m. en cette ville le 14 févr. 1841, fils d'un maître de physique au « Graue Kloster » . Ernst-Gottfried F. (né à Hoheneiche, près Saalfeld, le 17 juil. 1754, m. à Berlin le 21 janv. 1831, auteur d'une dissertation sur les vibrations des cordes tendues), a été de 1817 à 1825 professeur de mathématiques à l'école royale de la guerre et, de 1818 jusqu'à sa mort, maître de chant au « Graue Kloster » de Berlin. Il a composé des motets, des chorals, des lieder, des chants d'école, des mélodies pour le Minnesànger de v. d. Hagen. Il a collaboré en outre à 1' « Allgemeine Musikalische Zeitung » et a écrit un petit ouvrage : Ueber Gesang und Gesangunterricht (1831). — 8. Karl-Ludwig, excellent violoniste et chef d'orchestre, né à Kaiserslautern en 1816, m. à Hanovre le 15 août 1877, a été chef d'orchestre de théâtre à Trêves, Cologne, Aixla-Chapelle, Nuremberg, Wùrzbourg, Mayence (1847-1852) et Hanovre où il fut nommé, en 1852, deuxième (avec Marschner), puis, en 1859, premier chef d'orchestre. Il a composé diverses œuvres vocales, des chœurs pour voix d'hommes, etc. — 9. Adolf, né à Uckermûnde le 23 juin 1827, devint en 1844, choriste à l'Opéra royal de Berlin, fréquenta à partir de l'année suivante les cours de l'Institut royal de musique d'église (A.-W. Bach, Grell), puis fut nommé en

1847 organiste de l'église de la Trinité, et en

1848 de l'église St-Jean, à Berlin. Plus tard encore il devint l'élève de Grell et de Rungenhagen à l'Académie. En 1851, il fut appelé au poste de cantor et d'organiste au « Gr. Friedrichs- Waisenhaus », puis en 1853 à celui d'organiste des deux principales églises de Francfort s/O., et de directeur de la « Singakademie ». En 1864, F. reçut le titre de directeur de musique, puis devint en 1870 premier organiste de l'église Ste-Elisabeth, à Breslau, où il fonda, en 1880,1e Conservatoire silésien et reçut, en 1891,1e titre de « professeur ». F. est l'un des organistes contemporains les plus remarquables ; il s'est fait connaître aussi comme compositeur d'œuvres orchestrales et vocales fort réussies. — 10. Karl-August. né à Ebersdorf, près Chemnitz, le 25 juil. 1828, m. à Dresde le 25 déc. 1892 ; d'abord organiste à l'église anglaise et à l'église Ste-Anne, puis à l'église des Trois-Rois, à Dresde, était un organiste de valeur. Citons parmi ses compositions : quatre symphonies pour orgue et orchestre, trois concertos pour orgue (Noël, Pâques et Pentecôte), une grande Messe solennelle, un opéra, Loreley (texte de Geibel), deux suites d'orchestre, ainsi que des morceaux pour violon et orgue, et pour violoncelle et orgue. — 11. Franz, violoncelliste et

FISCHHOF — FLAUTATO

chef d'orchestre, né à Munich le 29 juil. 1849, élève de Hippolyte Miiller, était, en 1870, violoncelle-solo du Théâtre national de Pestli sous la direction de Hans Richter, puis à Munich et Bayreuth sous celle de Wagner. En 1876, il obtint le poste de chef des chœurs à Bayreuth, fut ensuite, de 1877 à 1879, chef d'orchestre de la cour à Mannheim, et depuis à Munich où il occupe une situation très en vue. F. s'est fait une spécialité de l'interprétation au piano des œuvres de Wagner. — 12. Paul, né à Zwickau le 7 déc. 1834; nommé en 1862 cantor à Zittau, collabore depuis de longues années à la « Neue Zeitschrift fur Musik », et a publié une Liedersammlung fur hôhere Lehranstalten. — 13. Adolphe, excellent violoncelliste, né à Bruxelles le 22 novembre 1847, m. dans la même ville le 18 mars 1891, dans un hospice d'aliénés, reçut la première éducation musicale de son père qui tint lui-même une place honorable comme directeur de sociétés de chant et d'orchestre, il travailla ensuite avec Servais, au Conservatoire de Bruxelles. A partir de 1868, il vécut à Paris d'où il entreprit de lointaines tournées de concerts. — 14. Ignaz, né en 1828, m. à Vienne le 7 juil. 1877, a été pendant longtemps chef d'orchestre de la cour dans cette ville. — 15. Joseph, né en 1828, auteur du lied allemand bien connu: « Hoch Deutschland, herrliche Siegesbraut », a été musicien de la chambre à Stuttgart, où il est mort le 27 sept. 1885.

Fischhof, Joseph, né à Butschowitz (Moravie) le 4 avr. 1804, m. le 28 juin 1857, étudia la médecine à Vienne, mais lit en même temps de la musique avec zèle (il travailla la composition auprès d'I. v. Seyfried). Plus tard, il se tourna tout à fait vers la musique, et après s'être voué plusieurs années à l'enseignement particulier, il fut engagé, en 1833, comme professeur de piano au Conservatoire de la « Société des amis de la musique », à Vienne. Outre diverses œuvres pour piano et de la musique de chambre, F. a écrit: Versuch einer Geschichte des Klavierbaues (1853) ; une description, dans les Mitteilunyen aus Wien (1835), des collections musicales d'Aloys Fuchs, et une série d'« Etudes classiques pour le piano » (des xvn° et xvme s.).

Fistula (lat.), roseau, d'où tuyau, le terme généralement employé parles écrivains latins du moyen âge pour désigner les tuyaux d'orgue {JiêUdœ organicœ). Il en résulte qu'il est peu probable que la F. des Romains fut un instr. à anche (ce qu'élait par contre certainement le calamuê). Cf. Instr, a vent.

Flight, Benjamin, facteur d'orgues, a participé a la construction «1.- VApollonicon (v. ce mot) et mourut a Handsworth (près Londres) le 31 niai 1890, à l'âge de quatre-vingt-dix ans.

Fitzenhagen, Wiluei.m-Kahl-Friedrigh, né à Seesn, (Brunswick) le 15 sept. 1848, m à Moscou Le 13 déc 1880, se ût connaître avantageusement comme violoncelliste; il a aussi publié un grand nombre .roMivres pour son instrument F. était violoncelle-solo de la So-

ciété impériale russe de musique, à Moscou, et professeur au Conservatoire de cette ville.

FI., abr. pour «flûte» (ital. Flauto, allem. Flote, angl. flûte).

Flageolet. 1. Petit instr. à vent, dernier représentant de la flûte à bec (v. flûte), encore employé à présent en Belgique et en France, dans des orchestres de second ordre. Le f. a, à peu près, la même étendue que le piccolo, c'està-dire qu'il est accordé une octave plus haut que la flûte ordinaire (flûte traversière). — 2. Petit jeu d'orgue (2' et 1'), jeu de flûte à diapason plutôt étroit. — 3. Désignation des sons produits sur les instr. à archet par une vibration partielle des cordes, et qui ont un son étrange et perçant, quoique doux et éthéré. Ce» sons sont exempts du frottement de la corde qui accompagne les autres sons de ces instruments. Ils sont employés surtout pour les notes élevées, souvent même à cause de la facilité avec laquelle ils se produisent, sauf dans le registre suraigu. On obtient le f. en touchant légère^ ment du bout du doigt le point de la corde qui en est exactement à la moitié, au tiers, aui quart, etc.; celle-ci ne vibre alors plus dans] toute sa longueur mais en deux, trois, quatre! etc. parties, dont chacune rend d'elle-même 1(1 son élevé qui lui est propre. D'autres sons qu<J les harmoniques naturelles des cordes peuvenl se produire en f., quand la corde est sufïisamj ment raccourcie au moyen d'un doigt fortemenl appuyé, pour que la note cherchée se trouvl dans la série harmonique du son ainsi obtenu! par ex : ut dièse sur la corde de sol, en prenani la et touchant légèrement la place de l'ut dièsn (Vs). Chaque méthode d'instrument s'étend plul longuement sur ce sujet. Les sons en flageolet! sortent mieux sur les grosses cordes (contnr basse, violoncelle), que sur les fines, mais plul mal sur les cordes filées, que sur les autre.j Dans la notation, l'on indique le f. des cord(j à vide simplement par un 0 placé au-dessus cl la note que l'on doit entendre (a); le f. des cof des raccourcies par le doigt, est indiqué pq contre au moyen de la note fondamentale, de note à effleurer seulement et de celle qui dc| sonner (b).

La dernière manière de noter le f. peut il turellement aussi être employée pour les c<| des à vide (c).

Flautato, flautando (à la façon d'une flût désignation, pour les instruments à archet, coup d'archet près de la touche (à peu près milieu de la corde). La formation des sons hl moniques pairs est ainsi empêchée ; le e| prend de la sorte un timbre analogue à ce\

FLAUTINO

de la flûte ou mieux encore de la clarinette. Le mot f. est aussi quelquefois employé pour indiquer le « flageolet ».

Flautino, c.-à-d. petite flûte (piccolo) ou flageolet.

Flauto (ital.), flûte.

Flaxland, Gustave -Alexandre, né à Strasbourg, élève du Conservatoire de Paris, luimême maître de musique pendant plusieurs années, fonda en 1847 une maison d'édition de musique qui devint bientôt l'une des plus renommées de Paris, surtout depuis que F. eut acquis la propriété pour la France des œuvres de Schumann et de Wagner, entreprise alors assez osée. En 1870, il vendit sa maison à « Durand et Schônewerk » et établit avec son fils une fabrique de piano.

Flebile (ital. pleurnicheur), mélancolique.

Flessibile (ital. souple, flexible), glissant, coulant.

Fleischer. 1. Oskar, Dr Phil., musicographe dont la Vierteljahresschrift fur Musikwissenschaft a donné en 1886 une précieuse monographie sur le joueur de luth Denis Gaultier (les années suivantes contiennent des critiques de F. sur des ouvrages d'histoire musicale), et qui prit récemment le poste de conservateur du musée instrumental de Berlin. — 2. Reinhold, né à Dahsau, près Herrnstâdt (Silésie), le 12 avr. 1842, élève de l'Institut royal de musique d'église et de l'Académie royale, à Berlin, devint, en 1870, organiste de la cathédrale et directeur de la « Singakademie » de Gôrlitz, et reçut, en 1885, le titre de « directeur royal de musique ». Il a composé des pièces pour orgue, des lieder, des motets, et une cantate intitulée Holda.

Flemming, Friedr.-Ferdinand, né à Neuhausen, en Saxe, le 28 févr. 1778, m. à Berlin le 27 mai 1813, comme médecin praticien et membre de la « Zeltersche Liedertafel ». Il a mis en musique, pour voix d'hommes, YInteger vitae d'Horace.

Florentin. 1. Quatuor florentin, v. Becker 8. — 2. Réforme florentine, nom que l'on a donné au mouvement musical qui, se manifes- | tant à la fois dans la théorie et la pratique, amena vers l'an 1600 la création d'un nouveau I style. Par opposition aux raffinements exagérés j du contrepoint, ce style prit pour base la décla- : mation simple et l'expression naturelle d'une [ partie de chant solo à laquelle on adaptait un j accompagnement instrumental. L'opéra, l'oratorio, la cantate et le style instrumental homoiphone, résultant de l'imitation des trois premières formes, en un mot toute notre musique actuelle a pris naissance dans le cercle d'esthètes que réunissaient chez eux les nobles florentins Bardi et Gorsi. Cf. opéra, Caccini, Cava- I lieri, etc.

Florimo, Frangesco, un des historiens de la 'musique les plus méritants de l'Italie, né à San Giorgio Morgetto, près de Reggio, le 12 oct. J1800, m. à Naples le 18 déc. 1888; élève en 1817 Idu « Real Gollegio di musica » à Naples, où il leut comme maître Furno, Elia, Zingarelli et

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