I. A — B — G — A — B (dans le ton de A). IL A — B — G-B — A
A — B— A— G— A — B — A(les deux
A intermédiaires dans d'autres tonalités).
A — B — G — B — G — A (le dernier G
dans le ton de A).
Etc., etc.
On a donné des noms spéciaux à certaines de ces combinaisons : 2 I — forme de lied, 2 IV- V = forme de sonate, 2 VI (3 III) = forme de rondo; mais c'est une erreur de considérer ces trois formes comme seules autorisées. La pratique serait en complet désaccord avec ces préten-| fions, puisqu'elle admet — soit pour les mor-l ceaux en un mouvement, soit pour chacune desF subdivisions des morceaux en plusieurs mouvements — non seulement les combinaisons indiquées plus haut, mais encore une foule d'autres non moins justifiables au point de vue esthétique. Par des considérations analogues,! les œuvres en plusieurs mouvements (formes! cycliques) se composent de plusieurs morceaux! de tonalité, de mesure et de caractère diffé-l rents, par ex. (L = lent ; R = rapide) :
On n'a pas coutume de terminer une ceuvr* de ce genre par un mouvement lent, toutefois I
FORMES — FORTLA.GE
Beethoven par ex. a obtenu de la sorte un effet remarquable (sonate en mi maj., op. 109) :
L'adaption de ces formes abstraites (en un ou plusieurs mouvements) aux divers genres de musique, déterminés par le nombre et l'espèce des instruments employés, par le but et le style de l'œuvre ou par les autres arts qui concourent à l'ensemble artistique, donne naissance à un grand nombre de formes concrètes. Le nom de chacune de celles-ci en donne une image suffisamment claire ; ce sont : A, Musique instrumentale pure : étude, prélude, fantaisie, chant sans paroles, air, thème varié, etc., airs de danses (allemande, bourrée, branle, canarie, cebell, chaconne, czardas, gaillarde, galop, gavotte, gigue, hornpipe, lsendler, loure, mazurka, menuet, passecaille, passamezzo, passepied, pavane, polka, polonaise, rigaudon, sarabande, saltarelle, sicilienne, schottisch, tambourin, valse, etc.), marches (funèbre, triomphale, etc.), fugue, toccata, suite, partie, sonate, duo, trio, quatuor (quartette, quintette (quintuor), sextuor (sextette), septuor (septette), octette (octuor), nonette, divertissement, sérénade, cassation, concerto, ouverture, symphonie. B, Musique vocale : mélodie (lied), romance, ballade, légende, chanson (canzone), madrigal, ode, bicinium, tricinium, duo (duetto), trio, quatuor, etc., antienne, psalmodie, séquence, hymne, choral, motet, messe, requiem, etc. G, Musique
VOCALE ACCOMPAGNÉE , SCÉNIQUE OU NON : récitatif, arioso, cavatine, air, cantate, oratorio, opéra, passion, etc. V. pour chacun de ces noms les articles spéciaux. Cf. en outre les traités de composition de Marx, Sechter, Lobe, Jadassohn, Prout et le Katechismus der Kompositionslehre (lre partie : Formenlehre; 2e partie : Angewandte Formenlehre) de Riemann, où l'on trouvera surtout des renseignements précis sur les détails de structure de l'œuvre musicale.
Formes, nom de deux frères qui se sont illustrés comme chanteurs scéniques : 1. Karl- Johann (basse), né à Mûlheim S/Rhin le 7 août 1816, m. à New-York le 15 déc. 1889, débuta en 1841 à Cologne, dans le rôle de Sarastro et fut engagé en 1843 à Mannheim, où il a été fort apprécié, mais d'où il dut fuir en 1848, pour avoir participé à la Révolution. De 1852 à 1857, il fit partie du personnel de l'opéra italien de Londres, puis il partagea son temps entre l'Amérique et l'Europe. En 1874, il remportait encore de grands succès à Berlin. — 2. Theodor (ténor), né à Mulheim le 24 juin 1826, m. à Endenich près Bonn le 15 oct. 1874 ; débuta en 1846 à Budapesth, puis fut engagé à Vienne, Mannheim (1848) et à l'Opéra de la cour de Berlin (1851-1866). Il parcourut ensuite, avec son frère, toute l'Amérique. Après avoir été, durant un certain temps, absolument aphone, il se produisit de nouveau avec un brillant succès à Berlin et fut réengagé à l'Opéra; mais il perdit la raison et dut être interné dans un hospice. Taubert et Dorn ont écrit des rôles
pour lui. — Un autre membre de cette famille, le baryton Wilhelm F., né à Mulheim le 31 janv. 1824, mourut à New-York le 12 mars 1884.
Formschneider, v. grapileus.
Forster, 1. Georg, médecin à Nuremberg et éditeur de collections de lieder et de motets, né à Amberg, entra le 15 oct. 1534 à l'Université de Wittenberg, et pratiqua d'abord à Amberg puis à Wùrzburg. Il fut appelé comme médecin à Heidelberg, par le duc de Bavière et fit avec lui les campagnes de France. A partir de 1544, il s'établit à Nuremberg, où il mourut le 12 nov. 1568. Son plus grand mérite consiste en ce qu'il a rassemblé et publié, en cinq parties, des lieder profanes à plusieurs voix, qui ont paru à Nuremberg, de 1539 à 1556, et sont une source presque inépuisable de charmantes mélodies (chansons populaires). — 2. Georg, pendant quelque temps, et en remplacement, maître de chapelle de la cour de Saxe, à Dresde, devint en 1556, après Walther, cantor à Zwickau puis, en 1564, à Annaberg. En 1568 il entra comme contrebassiste dans la chapelle royale de Dresde, devint en 1581 vice-maître de chapelle, et obtint en 1586, après le départ de Pinelli, la place de maître de chapelle ; il mourut le 16 oct. 1587. F. n'avait jusqu'à présent trouvé place dans les dictionnaires que par suite d'une confusion avec le médecin précité (v. « Monatshefte fur Musikgeschichte » I, 1 et suiv.). — 3. Nicolaus (Fortius), contrapuntiste remarquable du xvie s., à la cour de Joachim Ier de Brandenbourg.Onne connaît plus de lui, et encore seulement de nom, qu'une Messe à 10 voix. — 4. Kaspar (dont le nom s'écrit aussi Fœrster), né à Danzig en 1617, m. dans le couvent Oliva, près de Danzig, le lor mars 1673; maître de chapelle à Copenhague, pendant de longues années, il a vécu aussi un certain temps à Venise. F. eut quelque célébrité soit comme compositeur, soit comme théoricien, mais aucune de ses œuvres n'a été conservée.
Forte, (ital.). indication de nuance, en abrégé /. = fort; fortissimo (ff), très fort; mezzoforte (mf), mi-fort; fortepiano (fp), fort, puis immédiatement doucement : pf veut dire ou bien poco forte, peu fort (dans ce sens [un degré plus faible que mf], très fréquent par ex. chez J.-W. Hâssler), ou le plus souvent maintenant più forte, plus fort (gradation à partir de mf, ou même /*); en aucun cas pf. ne doit se traduire comme piano forte. Cf. sforzato.
Fortepiano, v. piano.
Fortlage, Karl, esthéticien, né à Osnabruck le 12 juin 1806, m. à léna le 8 nov. 1881 : devenu privat-docent de philosophie en 1829, à Heidelberg, en 1845 à Berlin, et à partir de 1846, professeur de philosophie à léna, a publié, outre plusieurs remarquables ouvrages de philosophie : Das musihalische System der Griechen in seiner Urgestalt (1847), recherches sur l'ancien système musical grec, sur la théorie de la formation des gammes, etc. Cet ouvrage se range à côté de ce qui a été écrit de mieux sur le sujet, mais il passa presque inaperçu à cause de celui de F. Bellermann (Die Tonleitern
FOHTSCHREITUNG — FRANCK
und Musiknoten der Gn'echen) qui parut en même temps et aux résultats duquel il aboutit presque exactement.
Fortschreitung (ail.), v. marche 2.
Forza, (ital.), force.
Forzato, syn. de sforzato, v. ce mot.
Fouque. Pierre-Octave, né à Pau (Basses- Pyrénées) le 12 nov. 1844. m. dans la même ville en avr. 1883: arriva très jeune à Paris, où il l'ut élè\.' df Reinhold Becker (harmonie) et de Ghauvet (contrepoint), puis fut admis en 1869 au Conservatoire, dans la classe de composition d'A. Thomas. Comme compositeur, F. a donné d.s . ruvres de piano et des lieder, et de petites opérettes. Gomme écrivain, son activité a davantage d'importance; il a publié des études : De la musique en Angleterre avant Hândel; J.-F. Lesueur, le précurseur de Berlioz, et M.-J. GUnha (biographie), ainsi qu'une Histoire <!" Théâtre Ventadour (1881). F. était bibliothécaire du Conservatoire, chroniqueur musical de la « République française », collaborateur du « Ménestrel » et de la « Revue et ( Ja/.ette musicale »,
Fourchu. On appelait « doigtés fourchus » certains doigtés au moyen desquels on obtenait, sur l'ancienne flûte allemande (en ré), les sons /a3, solï'K si?:K ut'1 qui manquaient à son échelle naturelle (le miy3 était obtenu par un trou spécial, pourvu d'une clef); ainsi lorsque, tout en ouvrant le trou de /'«$3, on fermait celui de mi'-\ on produisait un son d'une justesse douteuse, niais se rapprochant de fa3.
Fournier, Pierre-Simon, fondeur de caractères pour l'impression musicale, né à Paris le 15 sept. 1712, m. dans la même ville le 8 oct. 1768: introduisit à la place des caractères musicaux créés par Pierre Hautin (v. ce nom) et dont Ballard avait acquis la patente 225 ans auparavant, des caractères d'une forme concordant avec celle des notes soit écrites, soit gravées (tètes rondes). Cf. Breitkopf. F. a décrit cette amélioration dans un Essai d'un nouveau caractère de fonte pour V impression de la musique (1756) ; il a aussi publié un Traité historique et critique sur l'origine et les progrès des caractères de fonte pour l' impression de la musique { 1765).
Fourniture, jeu d'orgue, syn. de mixture ou de plein-jeu (v. ce mot).
Fraenzl , [gnaz, violoniste éminent, né à Mannheim le 3 juin 1734, m. en 1803; il devint en L750 membre de la célèbre chapelle de la cour du prince-électeur Charles-Théodore, plus Lard concertmeister, et enfin maître de chapelle à Munich (après h- transfert de la chapelle en cette ville, en 1778). A partir de 1784, il voyagea pendant plusieurs années avec son lils el prit, en 1?.H). la direction de l'orchestre du théâtre de Mannheim. On a gravé, parmi ses «eux rea des concertos de violon, des trios, des quatuors,etc 2. Ferdinand, fils du précédent, né à Schwetzingen (Palatinat) le 24 mai 1770, m. à Mannheim en no\ . 1888 ; élève de son père qu'il surpassa comme violoniste et comme compositeur, donna avec lui des concerts à Munich
Vienne et en Italie, étudia la composition à Bologne auprès du Père Martini, puis fut nommé en 1791 concermeister à Francfort s/M et en 1794 maître de la chapelle privée de Bernard, à Offenbach. En 1803, il lit un voyage en Russie , puis succéda en 1806 à Cannabich, comme maître de chapelle de la cour et directeur de l'Opéra allemand à Munich, d'où il fit encore plusieurs voyages. Pensionné en 1827,. il se relira d'abord à Genève, puis à Mannheim. Il a composé neuf concertos de violon, un double concerto pour deux violons, des duos et des trios pour violon, des ouvertures, une symphonie , plusieurs opérettes : Bas Reich der Tone (pour soli de chant, solo de violon, chœur et orchestre), etc.
Francesco cieco , (ital., l'aveugle) , appelé aussi F. degli organi, v. Landino..
Franchetti, Alrerto, baron, né de parents fortunés, à Turin, le 18 sept. 1860; élève du Gonservatoire de Munich, auteur d'œuvres de musique de chambre, de musique symphonique et de plusieurs opéras : Asraele (représenté à Reggio d'Emilia, en 1888, ainsi qu'en Allemagne [Hambourg, etc.]) ; Il Signor di Pourceaugnac (Milan, 1897).
Franchinus, v. Gafori.
Franchi-Verney , Giuseppe-Ippolito , Conte della Valetta, né à Turin le 17 févr. 1848, musicographe et critique, étudia le droit à Turin, prit ses grades en 1867 et entra au service de l'Etat; mais en 1874, de violentes céphalagies l'obligèrent à abandonner la jurisprudence. Il se voua peu après à la littérature musicale et commença par approfondir ses connaissances musicales, sous la direction de bons maîtres (Marchisio, Stefano Tempia;. En 1872, déjà, il s'était vivement intéressé à la fondation de Concerts populaires, à Turin. Il fondait, en 1875, avec plusieurs amis une société de quatuor pour l'exécution d'œuvres peu connues, et, en 1876, avec son maître, Tempia, 1' « Accademia di canto corale ». L'activité de F. comme critique musical est fort méritoire (1875-1877), pour la « Gazetta del Popolo » , depuis lors pour le « Risorgïmento », etc.). F. a épousé, il y a quelques années, Teresina Tua (v. ce nom).
Franchomme, Auguste, né à Lille le 10 avr. 1808, m. à Paris le 21 janv. 1884 ; élève du Gonservatoire de Paris (Levasseur et Norblin) en 1825, il obtint déjà l'année suivante le premier prix de la classe de violoncelle et entra comme violoncelliste, dans l'orchestre de l'Ambigu comique, puis, en 1827, dans celui du Théâtre italien. Il entreprit avec D. Alard et Gh. Halle des soirées de musique de chambre et fut intimement lié avec Chopin. En 1846, il fut engagé au Conservatoire, comme professeur de son instrument. A la mort de Duport, F. acheta le Stradivarius de ce dernier, pour la somme de 25,000 francs. F. était considéré comme un des plus éminents violoncellistes virtuoses de notre siècle. Il n'a composé que peu de morceaux, tous pour violoncelle (un concerto, des adagios, des variations, etc.).
Franck, 1. Melchior, compositeur de mu-