FORMES MUSICALES
vanciers, pour l'histoire du moins (Hawkins et Bamey). Ses écrits sont les suivants: Ueber die Théorie der Musih, sofern sie Liebhabern Kennern derselben notwendig und nûtzlich ist (1774): M " sikalisch-Kritische Bibiiothék (1778- 79, 3 vol.); Ueber die beste Einrichtung offenth'cher Konzerte (1779); Genauere Beslimmung einiger musikalischer Begriffe (1780); Musihalischer Almanach fur Deutschland (pour les années 1782, 83,84 et 89); Allgemeine Geschichte der Musih (1788 à 1801, 2 vol.;malheureusement cet ouvrage ne va que jusqu'en 1550 environ. F. a laissé pour la suite des matériaux qui sont devenus la propriété de l'éditeur SchwickertJ); Allgemeine Litteratur der Musih udcr Anleitung zur Kenntnis musïkalischer Bûcher (1792; cet ouvrage fait époque, c'était le premier de son genre) ,• Ueber Johann Sébastian Bachs Leben, Kunst und Kunsticerhe (1803; trad. anglaise, 1820: trad. française, par F. Grenier, 1874). Un admirable travail de F., unique en son genre, consiste dans la transcription en partition moderne des Missœ XIII de Graphàus (1539) et du Liber XV missarum de Petrejus (1538) contenant ensemble des Messes d'Okeghein, Obrecht, Josquin, H. Isaac, Brumel, Pierre de la Rue, etc. Cette transcription était destinée à l'impression, elle était même déjà gravée et les épreuves se trouvaient entre les mains de F.; les Français qui, après la bataille d'Iéna, entrèrent dans Leipzig, tirent fondre toutes les planches pour en faire des balles. L'épreuve, soigneusement corrigée par F., est déposée à la Ribliothèque de Berlin. Ses compositions sont aujourd'hui oubliées (gravées : sonates pour piano, variations, lieder suides paroles de Gleim;un oratorio, Hishias ; des cantates, Die Macht des Gesangs et Die ffirten ><n der l\ri/>j>e zu Bethlehem; des trios; des symphonies; des chœurs; etc.).
Forlane (du Frioul), ancienne danse italienne, tombée en désuétude, d'allure vive et joyeuse, à ".',, ou à (i/s-
Formes musicales. Aucun art ne peut se pas- Ber '!«' la forme, qui n'est pas autre chose que la fusion des différentes parties de l'œuvre d'ari en un tout homogène; mais cette fusion, à moins d'être purement extérieure et par con- Béquenl insuffisante, n'est possible que si les divers éléments ont entre eux des rapports inliin.'s. L'unité esl donc la condition première de tout.' forme, «'lie l'est aussi de la forme musical.': toutefois elle n'atleint la plénitude de sa râleur esthétique que lorsqu'elle est basée BUT des oppositions, .1rs contrastes, des contradictions on conflits. L'unité, au point de vue musical, Be manifeste de laçons fort diverses : accord COnsonant, tonalité bien établie, maintien d'une même mesure et d'un même rythme, retour périodique «le motifs rythmiques et mélodiques, formation et retour de thèmes complets: l,s oppositions et les contradictions: changements d'harmonie, dissonance, modulation, alternance de rythmes et de motifs dirert, opposition de thèmes de caractère différent. Les oppositions doivenl Be fondre en une
unité d'ordre supérieur, les contradictions se résoudre, autrement dit : les enchaînements d'accords doivent donner une impression tonale précise, la modulation doit se mouvoir autour d'une tonalité principale et y ramener, la dissonance se résoudre, les thèmes réapparaître clairement après l'enchevêtrement des parties de développement, etc. On voit ainsi que les lois de la forme musicale proprement dite découlent tout naturellement de lois esthétiques générales. Cependant une quantité de formations diverses sont réalisables, dans les limites prescrites plus haut. Les f. m. les plus fréquentes, classées d'après le groupement des thèmes, sont l'es suivantes :
1. Morceaux basés sur un seul thème (plutôt rares, mais admis pour les études, bagatelles, feuillets d'album, chants sans paroles);
2. Morceaux basés sur deux thèmes (A r= premier thème ; B = second thème) :
A — B — A — B (B étant la seconde fois,
dans le ton de A).
A — B — ^ — A — B (comme le précédent,
mais avec une partie de développement au milieu).
||: A — B :|| — ^ — A — B (B étant a la fin
dans le ton de A).
A — B — A (dans le ton de B) — B (dans le ton de A) — A.