FRANCK E — FRANKE
op. 'm. 3 id. op. 44 ; 40 [grands] morceaux de piano op. 43, etc.).
Francke, August-Hermann, fonda en 1865, à Leipzig, une fabrique de pianos devenue très florissante.
Francon, (Franko. Franco), jouit dans l'histoire de la musique proportionnelle d'une excellente renommée, car c'est sous son nom que nous sont parvenus plusieurs des traités les plus célèbres sur le déchant; il règne une grande incertitude sur l'époque de la vie, le lieu de naissance, et la situation qu'occupa F. ( ta a cherché à le faire passer pour un écolàtre de Liège, au xie s., hypothèse absolument inadmissible, car sa théorie de la musique proportionnelle est déjà trop développée pour cette époque. Un passage d'un traité anonyme appartenant à la première moitié du xme s. et reproduit dans les Script. 1 de Coussemaker (Anonymus k), nous donne cependant quelques lumières à ce sujet. Le voici, en entier : « Remarquons que maître (magister) Léonin avait la réputation d'un excellent compositeur (organistaj et a écrit une grande œuvre dans le Btyle do l'organum et basée sur le graduel et L'antiphonaire, pour donner quelque variété au Ben if»- divin. Cette œuvre a été en usage jusqu'au temps du grand Pérotin qui en fit un extrait et y ajouta lui-même beaucoup de compositiona meilleures, car il s'entendait excelîemmenl et mieux que Léonin en l'art du déchant. Maître Pérotin, lui-même, a fait d'exceLentes compositions à 3 et à 4 voix (sur le Cantus planus), ainsi que des conduits à trois, deux et une voix. Le livre ou les livres de maître Pérotin étaient en usage dans le chœur de l'église Notre-Dame à Paris, jusqu'à l'époque de Iîobert de Sahilon, et depuis celui-ci, de la même façon, jusqu'à ces derniers temps où survinrent des hommes comme Petrus, un excellent compositeur (notator), et Jean-le- Grand [Primarvus), et d'une manière générale jusqu'à L'époque de maître Francon I'aîné, et de L'autre, maître Fr.ANcoNDECoLOGNEjesquels ont introduit et) partie dans leurs œuvres une notation transformée, et ont établi des règles qui étaienl spécialement adaptées à leurs œuvras i. I] ressorl avec évidence de cette citation, qu'il y .ut deux F., c.-à-d. F. de Paris •t !•'. de Cologne, don! le premier est plus âgé qae Le second, mais qui étaient à peu près contemporains el apparemment fonctionnèrent tous deux .•..nini" maîtres du chœur à Notre- Dame. Il Berail toutefois possible que F. de Cologne n'ait pus \,Vu à Paris, mais y ait été célèbre de son vivant et l'on pourrait alors admettre que celui des deux F. qui était né à Dortmundet était en 1190 prieur de l'abbaye des Bénédictins de Cologne, l'ut l'auteur du traité commençant par Ego Franco de Colonia ■ (reproduil par Gerbert, Script. II, et isemaker. Script, h. Les moines, en effet, nommaient pas d'après leur Lien de naissance, niais d'après le couvent où ils séjournai.ni. Par contre, c'esl de F. de Paris que provient Letraitédont Johann Ballox a donné
un abrégé (Cf. Coussemaker, Histoire de l'harmonie, etc. N° V et Script. I, p. 292,).
Francœur, 1. François, violoniste, né à Paris le 28 sept. 1698, m. dans la même ville le 6 août 1787, entra en 1710 à l'orchestre de l'Opéra, où il fit la connaissance de François Rebel avec lequel il fut lié toute sa vie d'une étroite amitié. Peu à peu il monta en grade, il devint membre des « 24 violons du Roi », compositeur de la chambre, inspecteur, puis directeur de l'Opéra, et enfin premier intendant royal de la musique. F. a écrit deux volumes de sonates pour violon et, avec Fr. Rebel, dix opéras.— 2. Louis- Joseph, neveu du précédent, né à Paris le 8 oct. 1738, m. dans la même ville le 10 mars 1804 ; violoniste également, parcourut la même carrière que son oncle, mais perdit par la Révolution ses places de directeur de l'Opéra, et de premier intendant de la musique du roi. Il a aussi écrit plusieurs opéras (dont un seul a été représenté), ainsi qu'un bon essai sur les instruments à vent.
Frank, 1. César, v. Franck, 3. — 2. Ernst, excellent chef d'orchestre et compositeur, né à. Munich le 7 févr. 1847, m. à Oberdôbling, près de Vienne, (dans une maison de santé) le 17 août 1889, fit son gymnase au couvent de Metten et entra à l'Université de Munich ; mais bientôt l'étude du piano avec Mortier de Fontaine, et de la composition avec Franz Lachner, devinrent pour lui l'essentiel, et F. fit résolument le premier pas dans la carrière musicale, comme organiste de la cour et second répétiteur à l'Opéra de la cour. En 1868, il devint maître de chapelle à Wûrzburg, l'année suivante chef des chœurs à l'Opéra de Vienne, et plus tard directeur du « Singverein » et de Y « Akademischer Gesangverein » ; de 1872 à 1877, il remplit d'une manière remarquable les fonctions de chef d'orchestre de la cour, à Mannheim, où il monta la première représentation de la « Mégère apprivoisée » de Gœtz (1874), ainsi que celle de « Francesca da Rimini » (1877), l'opéra posthume (achevé par F.) du même auteur. Il fut alors, en 1877, appelé comme premier chef d'orchestre du Théâtre de Francfort s/M., où une nouvelle ère artistique allait commencer sous l'intendance d'Otto Devrient. Malheureusement ces bonnes dispositions ne tinrent pas, et lorsque Devrient, devenu gênant par ses efforts sérieux, eût été éloigné, F. donna sa démission. A la fin de 1879, il reçut en compensation un engagement à Hanovre, comme successeur de Bûlow. Parmi les compositions de F., celles qui sont le plus connues sont ses lieder et ses chœurs (Duettinos pour deux voix de femmes, extraits du Am Fenster de Kate Greenaway et les Rattenfânger lieder, extraits du Singuf de Wolff, avec violon obligé) ; il a, de plus, écrit, trois opéras : Adam de la Halle (Karlsruhe, 1880), Hero (Berlin, 1884), Der Sturm (d'après Shakespeare, Hanovre, 1887) et traduit en allemand Le prophète voilé et Savonarola de Stanford , ainsi que Colomba de Mackenzie.
Franke, Hermann, né à Neusalz s/O. le
FRANKENBERGER
9 févr. 1834, élève de Marx, fut d'abord cantor à Grossen, et remplit depuis 1869 les mêmes fonctions à la cathédrale de Sorau (Silésie). Il a reçu, en 1883, le titre de « directeur royal de musique ». F. a composé beaucoup d'œuvres vocales religieuses et profanes (un oratorio: Isaaks Opferung) dont un certain nombre ont obtenu des prix. Il est aussi l'auteur d'un manuel de musique (1867).
Frankenberger, Heinrich, né à Wùmbach, duché de Schwarzburg - Sondershausen , le 20 août 1824, mort à Sondershausen, le 22 novembre 1885 ; fit son éducation musicale à Sondershausen chez le Stadtmusikus Bartel (instruments d'orchestre) et chez son fils Ernst (théorie), chez l'organiste Birnstein (orgue) et le maître de chapelle G. Hermann (piano), puis plus tard à Leipzig, où il eut pour maîtres : L. Plaidy, K.-F. Becker et M. Hauptmannn. Il fut engagé en 1847, comme violoniste dans la chapelle princière de Sondershausen, en 1852 comme maître de musique au séminaire des instituteurs, et plus tard comme second directeur de la chapelle de la cour. F. était un excellent harpiste. Pendant ses vacances annuelles, il fonctionnait comme chef d'orchestre de théâtre à Erfurt, Halle, Francfort s/O. Trois opéras de F. ont été représentés avec succès : Die Hochzeit zu Yenedig, Yineta, Der Giinstling ; quelques fragments en furent même gravés. De plus il a paru de lui : Anleitung zur Instrumentierung, un traité d'harmonie, une méthode d'orgue, des préludes etpostludes, un livre de chorals, des morceaux de piano, des lieder, etc.
Franz, 1. Bobert (de son vrai nom Knauth, nom que son père changea en 1847, avec l'autorisation du roi, en celui de Franz), né à Halle s/S. le 28 juin 1815, m. dans la même ville le 24 oct. 1892; l'un des compositeurs de lieder les plus délicats, et d'une manière générale, l'un des meilleurs musiciens de notre époque, rencontra d'abord chez ses parents de l'opposition à son penchant pour la musique, mais obtint finalement de pouvoir aller à Dessau compléter auprès de Friedrich Schneider, son éducation musicale. Il y resta deux ans, et fit des études approfondies du contrepoint, bien que l'enseignement peu attrayant de Schneider ne lui convînt guère. En 1837, il rentra à Halle, et, comme il ne réussissait ni à obtenir un emploi, ni à trouver un éditeur pour ses compositions, il voua tout son temps à l'étude de Bach et de Hândel dont il devait plus tard, par une magistrale révision de toute la partie instrumentale, rendre les œuvres plus accessibles à notre époque. Enfin, après de longues années d'attente, il fut nommé d'abord organiste à l'église St-Ulrich (orgue de Forner), puis directeur de la « Singakademie », et enfin directeur de musique de l'Université. En 1843 paraissait son premier recueil de lieder, qui ne fut apprécié que par un nombre restreint de connaisseurs, parmi lesquels se trouvaient, il est vrai, les musiciens les plus éminents (Schumann, Liszt). D'autres recueils se succédèrent