‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 149 sur 542 · FRENCH SIXTH · texte numérisé non relu

FRENCH SIXTH

très rapidement et F. devint l'un des compositeurs lyriques les plus remarquables de l'Allemagne, prenant une place à part en unissant, dans ses œuvres, au genre romantique de Schumann, une façon de se servir du contrepoint qui rappelle fréquemment Bach . Il a publié en tout plus de 250 lieder. Malheureusement, déjà en 1841, était survenue une certaine dureté d'oreille qui, accentuée en 1853 par l'approche d'une maladie générale des nerfs , augmenta à tel point qu'il fut forcé en 1868 de se démettre de ses différentes charges. Les soucis matériels qu'allait lui causer l'entretien de sa famille lui furent épargnés grâce à une généreuse donation d'un groupe de personnalités en vue : Freiherr Senfft von Pilsach, J. Schâffer, Otto Dresel, Madame Magnus, Liszt et Joachim (30000 thaler, produit d'une tournée de concerts faite en 1872, au bénéfice de F.). L'un des travaux les plus méritoires de F. fut sa révision des œuvres de Bach et de Hândel, soit, pour Bach: la « Passion selon saint Matthieu », le « Magnificat », 1' « Ode funèbre », dix cantates, ainsi que beaucoup d'airs et de duos ; et pour Hândel : le « Messie, « Jubilate », L'« allegro, il pensieroso ed il moderato », des airs d'opéras et des duos. Il faut en outre citer tout particulièrement des arrangements du « Stabat mater » d'Astorga, et du « Magnificat » de Durante. Notons enfin parmi les compositions de F. : le Psaume cxvn pour double-chœur, un Kyrie pour chœur et soli, ainsi que des chœurs pour voix d'hommes et pour voix mixtes. Il a paru diverses brochures surR. F. par: Ambros, Liszt, A. Saran, J. Schâffer, H.-M. Schuster, et d'autres. — 2. J.-H., pseudonyme du comte Bolko vonHochberg (v. ce nom).

Frédéric II (Le Grand), roi de Prusse, né à Berlin le 24 janv. 1712, m. à Sans-Souci (Potsdam) le 17 août 1786, n'a pas été seulement un zélé amateur de musique et un assez bon flûtiste (v. Quanz, Graun, Ph.-E. Bach), mais aussi un compositeur (soli de flûte, airs, marches, un opéra: 11 re pastore et une ouverture : Acis et Galathèe). Gomme musicien, il a trouvé des biographes en la personne de K.-F. Muller (1847) et de W. Kothe. Une édition, en quatre volumes, de ses concertos et sonates pour flûte a paru chez Breitkopf et Hœrtel.

Fredon, (vieux franc.) roulade très brève, trille

Freiberg, Otto, né à Naumburg, le 26 avr. 1846, où son père était directeur de musique élève du Conservatoire de Leipzig (1860-1863), il entra en 1865 comme violoniste dans l'orchestre de la cour, à Karlsruhe, puis il étudia encore sous la direction de V. Lachner et fut nommé, en 1880, directeur de musique à l'Université de Marburg, puis, en 1887, directeur de musique de l'Université et professeur extraordinaire à Gœttingue.

French horn, (angl.), désignation anglaise du cor naturel.

French sixth (angl. sixte française), nom que les Anglais donnent à l'accord de tierce, quarte et sixte augmentée, ex. la \>. ut. ré. fa $• Cf. ger-

MAN SIXTH et SIXTE NAPOLITAINE.

FRESCHI — FRIENDLAENDER

Freschi, Giovaxni-Domenico, né à Yicence on 1640, m. dans la même ville en 1690, a écrit des Messes de 3 à 6 voix, des psaumes, un oratorio Judith et douze opéras (pour Venise ;

Fresco, (ital.), frais.

Frescobaldi. Girolamo, d'après les dernières recherches de Haberl (1886), fut baptisé à Ferrare le 9 sept. 1583 (il était donc né peu de jours auparavant) et enterré à Rome le 2 mars 1644. Son maître fut Luzzasco Luzzaschi, à Ferrare. F. doit avoir été, en 1607, organiste à Malines; en tous cas, il paraît avoir séjourné à cette époque dans les Pays-Bas, car il a publié sa première œuvre chez P. Phalèse, à Anvers (Madrigaux à 5 vois, 1608). Il fut nommé ensuite, en 1608, organiste de St-Pierre, à Rome (successeur de Ere. Pasquini) et remplit ces fonctions jusque peu de temps avant sa mort (dans la dernière année de sa vie, il jouait l'orgue de « S.-Lorenzo in montibus »). De 1628 à 1633, il était en congé et remplacé ; il séjourna pendant ce temps à Florence, comme organiste du duc, mais dut finalement fuir la peste et les misères de la guerre qui y sévissaient. La considération dont F. était entouré ressort, entre autres, du fait que Joh.-Jak. Froberger obtint, de 1637 à 1641, un congé de sa place d'organiste de la cour à Vienne, pour venir à Rome, étudier sous la direction de Frescobaldi. F. est, d'après le témoignage de ses contemporains, l'initiateur d'une nouvelle façon de jouer de l'orgue, qui fut généralement adoptée. Gomme organiste, on ne lui connut pas de rivaux; mais, comme compositeur aussi, il fut très considéré, à juste titre du reste. Il a principalement contribué au développement de la fugue. Outre les madrigaux déjà nommés, il a publié : Fantasie a quattro (1008); Ricercari e canzoni francese (1615); Toccate e partite d'intavolatura di cembalo (1615-1616, qui a paru pendant la gra- \iiiv en exemplaires d'étendues diverses [de 58 à 04 pages]; nouvelle éd. 1637); Capricci... ed arie (1624; réimprimé, avec les Ricercarï de 1615, à Venise t-n 1626); II lllibro di Toccate, ('">< zone, etc. (US27); Canzoni à 1-4 voci (1628); Arie nwsicali (1630, 2 vol.) ; Fiori musicali di toccate, etc. (1635, contenant en partie ce qui ;i\;tit déjà été imprimé en 1627): Parmi les œu- \ res posthumes de Frescobaldi, Vincenti a publia un rv volume de Canzoni alla Francese (1645). Des pièces détachées se trouvent dans des anthologies de L'époque (1618-1625). En fait <\r manuscrits, il n'existe qu'une « Lamentation du Jeudi-sainl », et un In te domine speravi pour double chœur. Les volumes n et in des Canzone n'ont, jusqu'à présent, pas encore été retrouvés. I !f. h» monographie de Haberl, placée au commencement de son édition (choix) des œuvres d'orgue de Frescobaldi.

Fretta (ital.), hâte; con /'., frettando, syn. de stringendo.

Freudenberg, Wilhelm, né à Raubacher- Hûtte, près Neuwied, Le 11 mars L838, fut pendant de Longues années chef d'orchestre de théâtre dans différentes villes, alla, en 1865, à

Wiesbaden, comme directeur du « Gascilienverein » et du « Synagogenverein », fonda dans cette ville, en 1870, un conservatoire florissant encore aujourd'hui, et fut en outre directeur de la « Singakademie ». En 1886, il alla s'établir à Berlin où, avec K. Mengewein, il ouvrait une Ecole de musique, dont il laissa la direction à Mengewein seul pour prendre les fonctions de chef d'orchestre des théâtres de Ratisbonne et d'Augsbourg. Il a publié des œuvres pour piano, des lieder, la musique de Roméo et Juliette ; une ouverture : Durch Dunhel zùm Licht: un poème symphonique : Ein Tag in Sorrent, et fait représenter des opéras : Die Pfahlbauer (1877), Die Nebenbuhler (1879), Kleopatra (Magdebourg, 1882), Die Mùhle in Wisperthale (id. 1883), Der St-Katharinentag (Augsbourg, 1889), et Marino Faliero (Ratisbonne, 1889 ).

Friberth, Karl, né à Wullersdorf (Basse Autriche) le 7 juin 1736, m. le 6 août 1816 ; devint, en 1759, ténor de la chapelle de l'église des Jésuites et de celle des Frères mineurs à Vienne. Il a laissé de la musique d'église (Messes, offertoires, graduels, etc.).

Fricassé, nom plaisant, en usage au xvie s., pour des compositions à plusieurs voix et avec divers textes pour chaque voix.

Frick (Frike)v Philipp-Joseph, né à Wùrzbourg le 27 mai 1740, m. le 15 juin 1798; organiste de la cour à Baden-Baden, plus tare voyageant comme virtuose sur l'harmonica de verre de Franklin, s'établit en 1780 à Londres, et tenta d'améliorer l'harmonica. Outre des morceaux pour piano, il a publié Ausweichungstabelle fur Klavier und Orgelspieler (1772; en anglais, The art of musical modulation, 1780 ; en français, L'art de moduler en musique, s. date) ; A treatise of thorough-basse (1786), et A guide in harmony (1793).

Fricke, August-Gottfried-Ludwig, excellent chanteur scénique (basse), né à Brunswick le 24 mars 1829, élève du baryton Meinhardt dans cette ville, débuta à Brunswick en 1851, dans le rôle de Sarastro. Il a chanté plus tard, à Brème, Kônigsberg et Stettin et fut, de 1856 à 1886, première basse à l'Opéra royal de Berlin, où il était fort apprécié.

Friedheim, Arthur, pianiste, né de parents allemands à St-Pétersbourg, le 26 oct. 1859, se forma de bonne heure pour la carrière de virtuose, mais termina cependant son gymnase. Après avoir pendant plusieurs années dirigé de petits orchestres de théâtres, il fut admis par Liszt, comme élève. F. s'est fait une spécialité de l'interprétation des œuvres de Liszt.

Friedlaender, Max, chanteur de concert (basse) et musicographe, né à Brieg (Silésie) le 12 oct. 1852, élève de Manuel Garcia, à Lon •! dres, et de J. Stockhausen, à Francfort s/M. débuta en 1880 dans les « Monday Populai Concerts » de Londres, et acquit bientôt la re nommée d'un chanteur plein de goût et d< talent. De 1881 à 1883, il a habité Francfort s/M puis Berlin, où, sous la direction de Spitta, il

FRIEDERIGI — FRŒLICH

s'est peu à peu adonné à des études historiques et a dit adieu à la carrière de chanteur. En 1887, il prit à Rostock le grade de Dr phil. F. a rédigé une nouvelle édition complète des lieder de Schubert (Ed. Peters), et, en préparant une biographie de ce maître, a fait de très intéressantes trouvailles ; outre une série de lieder de Schubert, encore inédits jusqu'alors, il a publié des révisions de textes des lieder de Schubert, de Schumann et de Mendelssohn, ■des mélodies écossaises de Beethoven, une révision critique du Kommersbuch, etc. Il a collaboré à la Gesangstechnih de Stockhausen, et donné un assez grand nombre de petites monographies : Musikerbriefe (« Gœthe-Jahrbuch », 1890), Beitràge zur Biographie Franz Schuberts ; Fdlschungen in Schuberts Liedem, Mozarts Wiegenlied, et Ein Brief Mendelssohns {dans la « Vierteljahrsschrift fur Mus.-Wissenschaft », 1889 et 1893), Die Entstehung der Mùllerlieder (« Deutsche Rundschau », 1892), Die Gedichte Gœthes in Komposition semer Zeitgenossen (« Gœthe-Jahrbuch », 1897).

Friederici (Friderigi), Daniel, cantor primarius à Rostock de 1614 à 1656, époque pendant laquelle ont paru son traité Musica figuralis (enseignement de l'art du chant, 1614; réédité plusieurs fois), ainsi qu'une quantité d'excellentes compositions vocales (concertos pour 3 jusqu'à 5 voix, Liedlein nach Vilanellen- Art, Bicinien, etc.).

Frike, v. Frigk.

Frimmel, Theodor, né à Amstetten (Basse- Autriche), le 15 déc. 1853, étudia la médecine et obtint, en 1879, le grade de Dr med., à Vienne, mais s'occupa, à côté de cela, d'une manière approfondie de beaux-arts et de musique; il fit •de grands voyages au cours desquels il s'attacha surtout à l'étude de l'histoire de l'art. F. est conservateur-adjoint à la Bibliothèque royale et impériale de Vienne, et privat-docent d'histoire de l'art à l'Université. Il a écrit des études sur les peintres K.-F. Lessing (1881) et Jos.- Antoine Koch (1884) ; son premier ouvrage sur , l'histoire de la musique a pour sujet Beethoven j et Goethe (1883), mais le plus intéressant est sans contredit la Neue Beethoveniana (1887, avec neuf portraits authentiques de Beethoven, | et une très fidèle étude de Beethoven en tant i qu'homme ; 2e édit. augm. 1889). F. a donné en loutre des études plus ou moins importantes, dans diverses revues ; nous noterons seulement celles surJosef'Danhauser und Beethoven (1892) et sur les Portraits et caricatures de Beethoven ( « Riv. mus. italiana », IV, fasc. 1).

friska (Fris), la partie principale, rapide, de la czardas (v. ce mot).

Fritze, Wilhelm, pianiste et compositeur de talent, mais qui mourut jeune ; né à Brème le 17 févr. 1842, m. à Stuttgart le 7 oct. 1881. Il suivit le gymnase à Brème, et fut, pour la musijque, élève d'E. Sobolewski ; il entra en 1858 au Conservatoire de Leipzig, puis, sur les conseils de Liszt, étudia encore à Berlin auprès de H. de Bùlow et de Weitzmann. Après plusieurs jvoyages en Italie et en France, il s'établit en

1866 à Glogau, et en 1867 à Liegnitz, où il dirigea de 1867 à 1877 la « Singakademie » ; puis il retourna à Berlin, pour travailler encore auprès de Kiel. En 1879, il s'établit à Stuttgart (sans situation officielle). F. a écrit des œuvres de tous genres (une symphonie : Die Jahreszeiten; des oratorios : Fingal et David; un concerto pour violon et un pour piano, la musique de Faust, etc.); il a aussi beaucoup publié (sonate de piano, op. 2; Sanctus, Benedictus et Agnus pour chœur mixte, soli et orchestre; des morceaux de piano à 2 et à 4 mains; des lieder, des chœurs). Cf. R. Musiol, W. Fr. (1882).

Fritzsch, Ernst- Wilhelm, né à Lùtzen le 24 août 1840, élève du Conservatoire de Leipzig, fonda, en 1866, une maison d'édition de musique (œuvres de Rheinberger, Svendsen, Grieg, Herzogenberg, Cornélius; œuvres littéraires complètes de Wagner), et rédige avec une très grande compétence le Musikalisches Wochenblatt qu'il a fondé en 1870. A partir de 1883, F. a dirigé pendant plusieurs années, avec Fischer, l'inventeur de l'adiaphone (v. ce mot), une fabrique d'adiaphones et de pianos.

Froberger, Johann-Jakor, célèbre organiste et compositeur, sur le lieu et la date de naissance duquel on ne sait rien. F. étudia de 1637 à 1641, sous la direction de Frescobaldi, à Rome, mais il avait déjà été, auparavant (septembre 1637), organiste de la cour, à Vienne, et le fut de nouveau de 1641 à 1645, et de 1653 à 1657. La cour lui facilita son voyage d'études en Italie par un don de deux cents florins. En 1649, il paraît aussi avoir séjourné à Vienne. Il mourut le 7 mai 1667, à Héricourt, près Montbéliard, dans le château de la duchesse Sibylle de Wurtemberg, où il s'était probablement déjà rendu en 1657. Cf. « Monatshefte fur Musikgeschichte » xvn, 10. On a conservé, parmi ses œuvres : Diverse ingegnosissime e rarissime partite di toccate, canzoni, ricercari, capricci, etc. (1693 et 1696, 2 parties ; la première partie réimprimée telle quelle en 1695 et en 1714) ; Suites de clavecin (s. date). Des manuscrits des œuvres de Froberger se trouvent dans les bibliothèques de Berlin (autographes de 1649 et 1656) et de Vienne. E. Schebek a publié deux lettres que la duchesse Sybille adressait à Ch. Huygens au sujet de F. (1874). F. est une personnalité de la plus haute importance, dans l'histoire de la musique d'orgue et de piano ; allemand de caractère et dans le fond de ses œuvres, il se rapproche de son maître italien dans la facture. Franz Beier a fourni une monographie sur F., « Samml. mus. Vortràge » de Waldersee, n08 59-60.

Frœlich, Joseph, né à Wûrzbourg le 28 mai 1780, m. dans la même ville le 5 janv. 1862. Il suivit, à Wûrzbourg, les cours du gymnase et de l'Université, devint en 1801 membre de la chapelle de la cour princière, fonda une société chorale et instrumentale d'étudiants ( «Akademische Bande ») qui fut reconnue, en 1804, comme Institut académique de musique, et devint en même temps privat-docent pour la musique et directeur de musique de l'Univer-

DIGTIONNAIRE DE MUSIQUE. — 17.

FROMM — FUGHS

site. Peu à peu, l'institution fut agrandie par l'entrée d'élèves du gymnase et d'autres jeunes gens doués pour la musique ; les séminaristes furent obligés d'en suivre les cours, et l'institution primitive donna naissance à l'Ecole royale de musique. F. devenait pendant ce temps professeur extraordinaire d'esthétique et plus tard aussi de pédagogie et de didactique. En 1820, on adjoignit à l'établissement une école générale de chant. En 1844, F. quitta la direction des exercices d'orchestre et des exécutions, en 1854 le professorat à l'Université, et abandonna finalement, en 1858, la direction de l'établissement. Gomme compositeur, F. a donné des Messes, un Requiem, des symphonies, un opéra: Scipio, des sonates, des chœurs, etc.; comme écrivain, on a de lui des articles dans la « Gaecilia», dans l'Encyclopédie d'Ersch et Gruber, et dans la « Mnemosyme » (supplément de la « Neue Wûrzburger Zeitung »), ainsi qu'une biographie de l'abbé Vogler. Il est, en outre, l'auteur d'une Musiklehre mit Anweisungen fûrs Spiel aller gebrâuchlichen Instrumente (en 4 parties), de méthodes séparées pour tous les-instruments d'orchestre, du violon au serpent et d'une méthode de chant.

Fromm, Emil, né à Spremberg (Basse-Lusace) le 29 janv. 1835; élève de Grell, Bach et Schneider, à Berlin, fut nommé, en 1859, cantor à Kottbus, puis, en 1869, organiste à Flensbourg. Il reçut en 1866 le titre de « directeur royal de musique ». F. a fondé un chœur mixte, et écrit quelques compositions (cantates de la passion, morceaux d'orgue, chœurs pour voix d'hommes).

Frosch (ail.), talon (de l'archet); am Frosch = au talon. V. talon.

Froschauer, Johann, imprimeur à Augsbourg à la fin du xve s., connu parce qu'il fut le premier qui imprima les notes de musique (exemples) au moyen de caractères mobiles, par exemple dans le Lilium musicae planae (1498, grossières notes chorales) de Michael Keinspeck. Dans tous les ouvrages antérieurs (missels, etc.), les lignes étaient imprimées puis les noirs écrites à la main. Gf. aussi Burtius.

Frottole (ital., petit fruit), sorte de chants populaires italiens, élevés, au xve etauxvres., presque au rang de musique artistique, tenant i. milieu entre le madrigal plein d'artifices et les villanelles et villotes par trop simplement harmonisées, note contre note; le texte des f. traitait généralement de l'amour. La poésie a un refrain <!»• quatre lignes dans l'ordre a b b a, pour les rimes, »'t donl la première ou la seconde moitié revient après chaque strophe de cinq Lignes (ordre «1rs rimes dans les strophes: <> h a c e; mesure du rers : quatre trochées par ligne). Petrucci a publié, de 1604 à 1509, dix livres <!<• t. Rud. Schwartz a écrit une intéressante étude sur les f., dans la « Vierteljahres- Bchrifl fur MuBikwissensehafl •• <lo«sr», rv« fasc.) où l'on trouvera L'indication d'autres recueils de froitole, dn commencement du xvie s.

Fuchs. 1. Gborg-Friedrich, né à Mayencele Sdéc 1753; m. à Paris Le9oct. 1821; /'lève de

Gannabich, à Mannheim ; fut d'abord maître de musique militaire à Zweibrûcken. Il partit, en 1784, pour Paris, où il fut engagé, en 1795, lors de la fondation du Conservatoire, comme professeur de clarinette ; il a composé un grand nombre d'œuvres pour instr. à vent. — 2. Aloys, né à Raase (Silésie autrichienne) le 6 juin 1799, m. à Vienne le 20 mars 1853, comme adjoint au conseil de guerre de la cour, fut un connaisseur de musique remarquable et un collectionneur acharné de manuscrits musicaux et de portraits de musiciens. Il a communiqué lui-même les résultats de ses recherches à diverses revues spéciales de Vienne et de Berlin. Ses collections, uniques en leur genre, furent,, après sa mort, dispersées par la vente. — 3. Karl-Dorius-Johann, pianiste génial et spirituel musicographe, né à Postdam le 22 oct 1838, second fils de G.-L.-D.F., maître de musique et organiste à l'école des cadets, qui surveilla sévèrement le talent de son fils. F. perdit de bonne heure sa mère et dut, déjà comme élève du gymnase, donner beaucoup de leçons particulières de piano. En 1859, il entra dans la faculté de théologie de l'Université de Berlin, mais fut en même temps élève particulier de Hans de Bùlow qui, lorsque les ressources pécuniaires lui manquèrent, au bout d'une année, lui donna encore pendant quatre ans des leçons gratuites. Après avoir longtemps hésité entre la théologie et la philosophie, F. se tourna enfin tout à fait du côté de la musique et étudia l'harmonie avec K.-F. Weitzmann, et la composition avec Fr. Kiel, devant cependant toujours lutter pour subvenir à son existence. Pendant deux ans, il remplit les fonctions de précepteur dans le domaine d'Osdorf, près de Berlin, et pendant six mois chez le peintre Steffeck, travaillant en outre d'autant plus ardemment à son développement musical. Son premier travail littéraire fut Betrachtungen mit und gegen Arthur Schopenhauer , dans la « Neue Berliner Musikzeitung ». En 1868, il entrait comme maître à l'Académie Kullak,mais se maria en 1869 et prit le poste d'organiste de l'église St Nicolas, à Stralsund. En 1868, il i publia Ungleiche Verwandle unter den Neudeutschen (pour la défense de Tappert), et Bel- 1 las (morceaux de piano sur des thèmes grecs j modernes); en 1869, Virtuos und Dilettanti (idées sur l'enseignement du piano), opuscule I qui fit sensation; en 1870, F. prenait le grade de Dr phil. et sa thèse Pràliminarien zu einerl Kritih der Tonhunst comportait une analyse très philosophique de la jouissance artistique| de la musique, que sa conception par trop philosophique empêcha de se propager : une nou-J velle rédaction, en style plus simple, le prouverait aisément. En 1871, il rentrait à Berlin où il se produisit plusieurs fois comme pianiste ; il a| écrit différentes choses pour le « Musikalisches Wochenblatt». Un grand ouvrage d'études techniques pour le piano, composé auparavant,] est resté manuscrit. En 1875, une tournée de concerts le fit échouer à Hirschberg, en Silésie, oùj il fonda une Société de musique et eut du suc-

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