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Hypomixolvdien (= dorien, mi% — mi

Les distinctions, qui ont fait couler des flots d'encre, de thesis (position) et de dynamis (valeur, signification) des sons (Ptolémée, Harmonih IT, 5-11) doivenl être interprétées tout d'abord de la manière suivante : le terme de thésis se rapporte à la hauteur absolue des sons, celui dé dynamis, par contre, est l'équivalent de fonction tonale. Ainsi, le changement de thesis ne fait que transposer une mélodie qui conserve du reste entièrement son caractère primitif : le changement de dynamis est l'équivalent d'une modulation, puisque l'usage que l'on fait du tétracorde conjoint a pour résultat de créer un lien plus étroit entre la médiante la? et rè3<\ n'entre le même Uû et wu"2, et que le rr'2 devient lui-même médiante. Ptolémée peut donc parler de façon toute logique d'un changement tliélique de dynamis, c.-à-d. d'un accord entièrement différent des instruments (par ex.: les deux octaves du système, en mi mineur au lieu de la mineur, mi"2 — miA au lieu de la1 — la3). Toutefois, il serait tout à fait erroné d'admettre la possibilité d'un déplacement de la signification des mots mese, paramese, etc., par lequel on obtiendrait dans chaque mode une autre mese que la mese dorienne. Sur ce point, le chap. \r du deuxième livre de Ptolémée qu'un examen quelque peu attentif rend d'une clarté absolue, a été faussement interprété par West ph al, O. Paul. etc. Sur une cithare accordée en dorien (la mineur), la mese {la2) y.xrà ôi<rm est en même temps la mese xxtx Svvxutv de l'échelle dorienne; la paramese -axtx 3i<riv (c.-à-d. «le l'accord adopté), si-, est la mese Y.XTX Svvx.uiv du mode phrygien, autrement dit le degré sur lequel se trouve la tonique de l'échelle phrygienne transposée (si mineur) ; la mese xxtx Îvvx/ulh du mode lydien (ut dièse) se trouve alors à la place de la trite diezeugmenon tuerai Mw ; mais; comme l'ajoute fort justement Ptolémée, si le fragment du milieu ■"" >">> est accordé dans la seconde octave (lydien), on a non pas ut, mais bien ut dièse. Il résulte logiquement «le ce qui précède que les Bons xutoI 0f«-<v,don1 on ne pourra changer l'ac-

eord, sans porter i atteinte regrettable à la

hauteur absolu., des Bons, sont Les suivants (si,

Bans altération, au système • in «•<• un dièse »

deux dièses ■>

» trois » ,

quatre »

» cinq » »

■ six » ,»

• un bémol »

foi m?!

si * faf

ui%2 sol$

ré$2 ré2

comme le désire Ptolémée, on fait abstraction des tons bémolisés) :

la* si1 mi'2 la2 si2 mi3 la3 c.-à-d. la mese, la paramese, l'hypate meson et leurs octaves, les mêmes qui restent également invariables dans les trois genres (v. plus loin

III. Échelles transposées (véritables tonalités, dans le sens que nous donnons aujourd'hui à ce terme). Si, dans l'octave ré3 — re\ on fait usage du tétracorde conjoint au lieu du tétracorde disjoint, autrement dit du si bémol au lieu du si naturel, on aura non plus le mode phrygien mais le mode hypodorien ; et ceci n'est que naturel, puisque c'est la place des demi-tons dans l'échelle qui caractérise seule le mode (v. le tableau des modes, au paragraphe II). Mais, comme d'autre part le mode hypodorien est considéré comme allant de la mese dorienne au proslambanomène, l'octave ré3 — re2avec un sibémol correspondra à un système hypodorien transposé, dont le proslambanomène sera ré2 au lieu de la1. En réalité, la musique grecque n'était nullement liée, comme l'ancien chant d'église, à l'échelle diatonique et sans altération la1 — la3 ; elle faisait au contraire un usage abondant de tous les degrés chromatiques intermédiaires et d'un certain nombre de degrés plus aigus ou plus graves. De même que nous reproduisons nos gammes majeure et mineure sur douze degrés différents ou plus, de même les Grecs avaient imaginé des transpositions du système décrit plus haut (I), dont le nombre alla finalement jusqu'à quinze. Les plus anciennes de ces échelles transposées portaient les mêmes noms que les sept modes. Gomme on le voit, d'après le tableau que nous donnons plus loin- de la notation grecque, l'échelle fondadentale des Grecs était l'échelle dorienne : mi3 ré? ut3 si2 la? sol*2 fa2 mi2 ; le système laï — la3, sans altération, porte par conséquent le nom de dorien. Les systèmes transposés prennent le nom du mode auquel correspond le fragment mi— mi que l'on en extrait, ainsi: mi3 ré3 ut3 si b2 la"2 sol* fa2 mi2 = mixolydien, le système ré"2 — ré4 avec un bémol s'appellera par conséquent système mixolydien. L'octave — mi2 appartient donc

la3 = dorien mi4 = hypodorien

si3 = phrygien fa%3 — hypophrygien *- lydien =r hypohydien = (hyper) mixolydien — mixolydien.

mx

utfô sol?

réA

GRECQUE

Mais la notation grecque prouve en outre que l'on prenait le son fa (note sensible supérieure) comme point de départ, à l'aigu, de l'échelle dorienne de si (ABr pour fa4 mi3), et la cithare à neuf cordes disposait par conséquent sans changer d'accord, non seulement d'une échelle dorienne (mi3 — mi2), mais aussi d'une échelle hypolydienne : fa3 mt3 ré3 ul3 si2 la2 sol2 fa2, ce qui a engagé Bellermann et Fortlage à considérer cette dernière échelle comme fondamentale du système grec (cf. les notices sur ce

avec 2 bémols, au système sol1 » 3 » » ut2

» 6 » » miy"2

Le système miy2 — mil?4, avec six bémols, est enharmoniquement identique au système, ré$"2 — rétt4, avec six dièses ; tous deux ont reçu le nom d'hypermixolydien, et c'est là que s'arrête l'échelle des quintes. Les noms adoptés pour les sons bémolisés, d'origine évidemment plus récente, se retrouvent plus tard parmi ceux des modes ecclésiastiques dont le nombre fut porté à douze dans le courant du xvie s. (cf. Glarean) ; ce sont les modes ionien et hypoionien, éolien et hypoéolien.

sujet dansles trois premières éditions allemandes de ce dictionnaire). Ce mode hypolydien se transformait, par l'usage du trite synemmenon, en mode lydien (fa2 — /a4, avec un bémol =: hyperlydien ; cf. mi2 — mi^, ayec quatre dièses). D'autres changements d'accord, par déplacement de la synaphe (liaison), donnèrent, malgré les contradictions des anciens théoriciens, pour l'octave fa2 — fa3, les tons bémolisés plus récents ; cette octave appartient

sol3

ut'4 fa3

siy3

miyA

hypoéolien

éolien, ou hyperphrygien

hypoionien

ionien , ou hyperdorien

hyperionien.

IV. Notation musicale. Les Grecs possédaient deux sortes de notations distinctes : l'une, antérieure et, au début, seulement diatonique, se maintint plus tard comme notation instrumentale ; l'autre, plus récente, et dès le début enharmonique-chromatique, fut adoptée comme notation vocale. En voici le tableau complet :

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