‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 178 sur 542 · GROSS · texte numérisé non relu

GROSS

•dans la même ville le 23 mai 1882 ; était virtuose •de la Chambre royale, concertmeister et membre de la chapelle royale. — 4. Julius-Otto, né à Pernau, en Livonie, le 6 mars 1827 ; étudia la philologie à Dorpat, mais après avoir obtenu son brevet d'instituteur supérieur, entra comme élève au Conservatoire de Leipzig (1851). Il vécut quelque temps à Gœttingue, où il fonda une société de chant. G. est, depuis 1860, directeur du « Csecilienverein » de Munster (Westphalie), et fut nommé, en outre, en 1870, directeur royal de musique à l'Académie de cette ville. Parmi ses compositions, ce sont ses deux suites en forme de canon (pour orchestre à cordes) qui ont rencontré l'accueil le plus symphatique; notons aussi une symphonie (ré min.), •des morceaux pour piano, des lieder, etc.

Grimmer, Christian-Friedrich, né à Mulda, près de Freiberg en Saxe, le 6 févr. 1800, m. en juin 1850, étudia la théologie à Leipzig, mais se voua ensuite à la musique et s'est fait connaître par des lieder et des ballades que Robert Franz jugea dignes, en 1878, d'être réédités.

Grisar, Albert, né à Anvers le 26 déc. 1808, m. à Asnières, près Paris, le 15 juin 1869, était ■d'abord destiné à la carrière commerciale ; mais il se sauva de chez son chef à Liverpool et commença, sous la direction de Reicha.à Paris, -en 1830, des études de composition qu'il dut cependant bientôt abandonner pour revenir à Anvers auprès de ses parents. Il a débuté à Bruxelles en 1833, comme compositeur scéni- •que, avec Le Mariage impossible qui lui valut une bourse de l'Etat, pour la continuation de •ses études à Paris. En 1836, l'Opéra-Comique donnait sa Sarah ; vinrent ensuite : Lan 1000 <1837)-; La Suisse à Trianon (Variétés, 1838,) ; Lady Melvil (Renaissance, 1838) ; L'Eau merveilleuse (id. 1839) ; Les Travestissements (Opéra-Comique, 1839) ; et L'Opéra à la cour (1840, avec Boiëldieu). Malgré ses succès, il résolut de ■continuer ses études sérieuses et se rendit en 1840 à Naples, auprès de Mercadante. Rentré à Paris, en 1848, il donna encore : Gilles ravisseur <1848) ; Les Porcherons (1850) ; Bonsoir, Monsieur Pantalon (1851); Le Carillonneur de Bruges (1852 ; tous à l'Opéra-Comique) ; Les Amours du diable (Théâtre lyrique, 1853) ; Le ■Chien du jardinier (Opéra-Comique, 1855) ; Voyage autour de ma chambre (1859) ; Le ioailler de St-James (id., 1862, remaniement de « Lady Melvil ») ; La chatte merveilleuse (Théâtre lyrique, 1862) ; Bégaiements d'amour (id., 1864), et Douze innocentes (Bouffes parisiens, 1865). Il a en outre laissé onze opéras, dont •quelques-uns seulement esquissés, les autres presque terminés. On lui a érigé, en 1870, une statue, modelée d'après Brackeleer, dans le vestibule du théâtre d'Anvers. G. a aussi publié de nombreuses romances et d'autres petits morceaux de chant.

Grisi, 1. Giuditta, née à Milan le 28 juil. 1805, m. à Crémone le 1er mars 1840, dans la villa de son mari, le comte Barni: excellente cantatrice scénique (mezzo-soprano), a brillé jusqu'en 1834 sur la plupart des scènes italien-

nes et à Paris ; Bellini a écrit pour elle le rôle de « Roméo » et pour sa sœur celui de « Julia » de MontecchieCapuletti. — 2. Giulia, sœur de la précédente, née à Milan le 28 juil. 1811, m. pendant un voyage à Berlin le 29 nov. 1869 ; élève de Giacomelli à Bologne, et, plus tard, de la Pasta et de Marliani,à Milan, fut une cantatrice de tout premier ordre ; elle se fit applaudir depuis 1832 à Paris et fut engagée de 1834 à 1849, comme prima donna, simultanément à Londres et à Paris. G. épousa en 1836 le comte Melcy, et plus tard le ténor Mario, avec lequel elle parcourut, en 1854, l'Amérique.

Groningen, S. van, pianiste, né à Deventer le 23 juin 1851, fut d'abord technicien, mais ensuite élève de Raif et de Kiel, à l'Académie royale de Berlin ; il s'établit d'abord à Zwolle, puis à La Haye comme maître de musique, donnant souvent des concerts, soit dans son pays, soit à l'étranger. Il habite actuellement Leyde et s'est fait apprécier comme compositeur ( quatuor avec piano, suite pour deux pianos, etc.).

Grosheim, Georg-Christoph, né à Cassel le 1er juil. 1764, vécut en cette ville où il occupa des situations fort diverses, et mourut en 1847. Ses compositions sont restées, pour la plupart, manuscrites. On a gravé cependant des préludes pour orgue, des fantaisies pour piano, des variations, etc., des chants d'école, une collection de chants populaires, deux opéras (Titania et Bas heilige Kleeblatt), Hektors Abschied (pour deux voix seules et orchestre), et les « dix commandements » (Die zehn Gebote), de une à quatre voix avec accompagnement d'orgue. Il a en outre publié un recueil de chorals pour les églises réformées de la Hesse ; un journal de musique: Euterpe (1797 à 1798); une réduction pour piano, une traduction allemande de Y Iphigénie en Aulide, de Gluck, et les écrits suivants : Das Leben der Kunstlerin Mara (1823) ; Ueber Pflege und Anwendung der Stimme (1830); Chronologisches Verzeichnis vorzùglichen Bef'Ôrderer und Meister der Tonkunst (1831) ; Fragmente aus der Geschichte der Musik (1832); Ueber den Verfall der Tonkunst (1835); Generalbass-Katechismus. Il a aussi collaboré à diverses revues : « Elégante Zeitung », «Freimïitiger », « Amphion» (hollandais), « Csecilia » et à « l'Universallexicon der Tonkunst » de Schilling.

Grosjean, 1. Jean-Romary, né à Rochesson (Vosges) le 12 janv.1815, m. à St-Diéle 13 févr. 1888; fut en 1837 organiste à. Remiremont, et en 1839 à la cathédrale de St-Dié; excellent virtuose sur l'orgue, s'est rendu utile aux organistes français par la publication de plusieurs collections de morceaux d'orgue des grands maîtres. — 2. Ernest, neveu du précédent, né à Vagney le 18 déc. 1844, organiste à Verdun, a publié de nombreuses compositions pour orgue et pour piano, ainsi qu'une Théorie et pratique d'accompagnement du plain-chant.

Gross, Johann-Benjamin, né à Elbing le 12 sept. 1809, excellent violoncelliste, fit partie, de 1834 à 1835, du quatuor von Liphardt,à Dorpat (v. David), m. comme premier violoncelliste

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