GRUPPETTO
Musik (1783, ouvrage bien inférieur a celui, du même nom, de Forkel), Beitrdge zur Litteratur der Musik (1785), et Biographien einiger Tonhùnstler (1786).
Grûn, Friederike, excellente cantatrice scènique (soprano), née à Mannheim le 14 juin 1836, commença sa carrière théâtrale en cetteville comme choriste, chanta d'abord à Francfort les parties de solo, puis fut engagée à Cassel (1863), et à Berlin (1866-1869), où elle fut. fort appréciée. En 1869, elle épousait un Russe,, le baron de Sadler. Après avoir continué avec succès à travailler auprès de Lamperti, à Milan, elle chanta à Bologne le rôle d'Eisa, dans « Lohengrin » et joua encore sur diverses scènes avec grand succès.
Grûnberg, Paul-Emile-Max, violoniste de talent, né à Berlin le 5 déc. 1852, fut membre de la chapelle de la cour à Meiningen, puis concertmeister à Sondershausen et plus tard au « Landestheater » de Prague ; il est actuellement maître de musique à Berlin.
Grûnberger, Ludwig, né à Prague le 24 avr. 1839, pianiste-compositeur, m. à Prague le 12 déc. 1896, d'abord élève de Franz Skroup et de Jos. Kisch, puis, en 1855, de Rietz et do Reichel, a publié de nombreuses compositions t des morceaux de piano à deux et à quatre mains,, des lieder, des chœurs, deux quatuors pour instr. à -archet, une suite pour violon et violoncelle, une Nordische Suite et une Humoresque pour orchestre.
Grund, Friedrich- Wilhelm, né à Hambourg; le 7 oct. 1791, m. dans la même ville le 24 nov. 1874 ; excellent musicien et pédagogue estimé,, fonda en 1819 la « Singakademie » de Hambourg, et dirigea, de 1828 à 1862, les Concerts philharmoniques de cette ville. G. a écrit des symphonies, des quatuors, des sonates pour piano et violoncelle ou violon, un quatuor pour piano et. instr. à vent, une Messe à huit voix,, plusieurs opéras, des études pour piano (recommandées par Schumann), etc.
Grùnfeld, 1. Alfred, pianiste notable, né à Prague le 4 juil. 1852, élève du Conservatoire de Prague, et de Kullak, à Berlin ; vit comme virtuose de la chambre impériale, à Vienne. — 2. Heinrigh, frère du précédent, excellent violoncelliste, né à Prague le 21 avr. 1855, élève du Conservatoire de Prague, vit depuis 1876 à Berlin, où il a enseigné pendant huit ans à l'Académie Kullak et où il a donné des soirées de musique de chambre (trios), avec X. Scharwenka et G. Holhender (plus tard avec Sauret). Il fut nommé, en 1886, violoncelliste de la cour impériale.
Gruppetto (ital.; franc, doublé, ail. Doppel* schlag, ang. turn), ornement (v. ce mot) bien connu, indiqué par le signe ^° placé sur la note et composé d'une appogiature double, supérieure ou inférieure, d'où son nom de « doublé», et en allemand de «Doppelschlag». Les sons secondaires dont on entoure le son écrit sont les secondes supérieure et inférieure, tellesqu'elles se trouvent dans la gamme du ton dans lequel on est ; si l'un des sons secondai-
GRUPPETTO — GRTJTZMACHER
res doit être altéré chromatiquement, on l'indique au moyen d'un J, (7, h, etc., placé au-dessus ou au-dessous du signe, suivant que l'altération se rapporte au son supérieur ou au son inférieur, ainsi :
os
TT
signifie :
Dans le cas où le signe du g. ne serait pas placé de façon à indiquer clairement la partie à laquelle il se rapporte, on se rappellera que les ornements sont presque toujours adaptés à la voix qui a la mélodie. Lorsque le signe os est placé sur la note, le g. s'exécute au commencement de sa valeur dont le reste, s'il y a lieu, est simplement tenu :
La formule suivante, qui apparaît dans les mesures à 3/8, 6/8 et autres semblables, à la place du rythme pointé, doit se résoudre d'une façon analogue (ex. Mozart, sonate en ré maj., rondo) :
os
ou :
ngrTPs^fF
Le g. additionné d'un mordant renversé s'exécute dans l'ordre suivant : le mordant puis le g. ordinaire, ainsi (Mozart, sonate en fa maj.) :
j-ij-Ulj-U-i:
os
ainsi
ou :
SSl
ou fréquemment simplifié comme suit
Seulement lorsque la note qui porte le g. est précédée d'une note identique, celui-ci s'exécute avant le temps, autrement dit, il est ajouté à la note précédente :
os
Le g. renversé (ang. black turri) était autrefois d'un usage rare, il est aujourd'hui tout à fait oublié. On se servait, pour l'indiquer, du signe primitif dressé g ou renversé io ; lorsque cette formule se présente de nos jours, on la note entièrement, soit en petites notes, soit avec les valeurs exactes
Lorsque le signe du g. se trouve après la note, l'ornement ne s'exécute que vers la fin de la valeur de celle-ci :
Lorsqu'un rythme pointé ! ^ est orné d'un g. (après la première note), on peut ou bien conserver à la seconde note sa valeur pleine (a), ou bien, pour ne pas effacer entièrement le caractère du rvthme primitif, la réduire de moitié (à):
Toutefois, l'interprétation suivante sera souvent plus gracieuse et préférable :
t£te£±îE
J.-Nep. Hummel fit, dans sa méthode de piano, la tentative blâmable et du reste manquée, d'échanger la signification des deux signes ^ et o'-» ; Spohreut la malheureuse idée de l'imiter, dans sa méthode de violon.
Grùtzmacher, 1. Friederich-Wilhelm-Ludwig, né à Dessau le 1er mars 1832 ; son père était musicien de la chambre ducale et lui enseigna les premières notions de théorie musicale, tandis que Karl Drechsler lui donnait des leçons de violoncelle et que, plus tard, Fr. Schneider lui enseigna la composition. Il partit en 1848 pour Leipzig, comme membre d'un petit orchestre; c'est là qu'il fut «découvert» par David et nommé, en 1849, comme successeur de Cossmann, premier violoncelliste de l'orchestre du Ge\vandhaus,en même temps que maître de violoncelle au Conservatoire. Il conserva ces deux postes jusqu'au moment où, en 1860, Rietz l'attira à Dresde. Il y vit encore aujourd'hui, avec le titre de virtuose de la chambre royale, et l'une des gloires de l'orchestre de la cour. G. n'est pas seulement l'un des plus remarquables virtuoses du violoncelle, c'est aussi un compositeur fécond et estimé pour son instrument, et un pédagogue très distingué; parmi ses élèves citons entre autres son frère Léopold (v. ce nom), F. Hilpert, E. Hegar, W
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