‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 181 sur 542 · GUARNERIUS · texte numérisé non relu

GUARNERIUS

GUERRIERO

Fitzenhagen, O. Briickner. En plus de ses concertos, morceaux divers et études pour violoncelle, G. a écrit de la musique symphonique et de la musique de chambre, des morceaux pour piano et des lieder. — 2. Léopold, frère du précédent, né à Dessau le 4 sept. 1885, reçut aussi des leçons de K. Drechsler pour le violoncelle et de Fr. Schneider pour la théorie, continua ses études à Leipzig, auprès de son frère, fut quelque temps membre de l'orchestre du théâtre et du Gewandhaus à Leipzig, devint ensuite premier violoncelliste de la chapelle de la cour à Schwerin, puis au « Landeslheater » de Prague d'où il fut appelé, après le départ des jeunes frères Mûller, comme membre de la chapelle de la cour, à Meiningen. Depuis 1876, G. est premier violoncelliste à Weimar, avec le titre de virtuose de la chambre; ii est, lui aussi, un compositeur zélé pour son instrument. — 3. Friedrich jun., fils de Léopold G., violoncelliste de talent, élève de son père et de son oncle, fut quelque temps premier violoncelliste de la chapelle de la cour, à Sondershausen, d'où il partit en 1890 pour Budapest, comme membre de l'orchestre du théâtre et comme maître au Conservatoire de cette ville.

Guarnerius, (Guarneki) nom de l'une des trois plus célèbres familles de luthiers de Crémone (v. Amati et Stradivarius). 1. Andréa, élève de Nicolo Amati, travailla de 1650 à 1695 environs ; ses intruments sont très inférieurs à ceux de son neveu (v. plus loin). — 2. Giuseppe, fils du précédent, travailla entre 1690 et 1730; ses instruments, imités en partie de ceux de Stradivarius, en partie de ceux de son cousin du même nom, sont généralement appréciés. — 3. Pietro, frère du précédent, travailla entre 1690 et 1725, d'abord à Crémone, plus tard à Mantoue; il manque à ses instruments, qui d'ailleurs sont assez appréciés, un peu de brillant. — 4. Pietro, fils de Giuseppe G., petit-fils d'Andréa G., travailla entre 1725 et 1740; il construisait absolument d'après les données de son père. — 5. Giuseppe- Antonio, neveu d'Andréa G., surnommé G. del Gesu, parce que sa marque porte souvent le signe J.-H.-S., né à Crémone le 8 juin 1683, est le plus célèbre delà famille. Les instruments provenant de la bonne période (1735) de son activité peuvent lutter avec les meilleurs Stradivarius (il travailla de 1725 a 1745), tandis que ceux de la fin de sa carrière sont de moindre valeur, ce qu'on cherche à expliquer par toutes sortes de légendes sur sa rie. 11 mena, dit-on, une vie désordonnée et, après avoir payé son tribut à l'ivrognerie, mourut en prison. Ses plus mauvais instruments dateraient du temps qu'il passa en prison, OÙ l'on ne lui procurait naturellement pas les meilleurs matériaux!

Gudehus, Hkinkicu, excellent chanteur de théâtre (ténor), né à Aitenhagen, près de Celle (Hanovre), le 80 mars 1845, fils d'un régent de village, choisit d'abord aussi la carrière pédagogique el fui successivement nommé à l'Ecole des jeunes ailes de EOeinlehnen, aux Ecoles supérieures déjeunes filles de Celle, puisa celles

de Goslar, où il remplit, en même temps, les fonctions d'organiste à la « Marktkirche ». De Goslar, G. se rendait à Brunswick, pour y prendre des leçons de chant de Mme Schnorr de Karolsfeld, laquelle reconnut bientôt sa remarquable voix; elle le recommanda à l'intendant général von Hulsen, qui engagea G. immédiatement pour trois ans, à partir du 1er sept. 1870, pour l'Opéra de la cour. C'est en janv. 1871 qu'il débuta avec succès dans le rôle de Nadori (Jessonda), mais il abandonna la scène au bout de six mois, pour continuer ses études auprès de Louise Ress, à Dresde. En 1875 seulement, G. reparut sur les planches et chanta dès lors successivement à Riga, Lùbçck, Fribourg en B., Brème (1878) ; il fut de 1880 à 1890 à l'Opéra de la cour de Dresde (chanteur de la chambre royale) et devint ensuite l'un des membres les plus appréciés de l'Opéra de la cour, à Berlin. Il a chanté, pendant l'hiver 1890-1891 à l'Opéra allemand, à New- York. G. a créé Parsifal à Bayreuth (1882) et a pris part depuis lors à toutes les séries de représentations wagnériennes.

Guénin, Marie-Alexandre, né à Maubeuge (Nord) le 20 févr. 1744, m. en 1814 ; arriva en 1760 à Paris où il fut élève de Çapron (violon) et de Gossec (composition). G. devint en 1777 intendant de musique du prince de Condé, en 1778 membre de la chapelle royale; il fut de 1780 à 1800, violon-solo de l'orcheste de l'Opéra, et vécut depuis lors dans une situation précaire. Il a donné un grand nombre de compositions instrumentales qui, lorsqu'elles parurent, furent placées sur le même pied que celles de Haydn ; erreur du reste assez tôt reconnue, car G. possédait bien du talent et de la routine, mais point de génie. G. a écrit: 14 symphonies (2 violons, alto, basse, 2 hautbois, 2 cors ; les premières ont paru en 1770), 6 quatuors pour instr . à archet, 18 duos pour violons, 6 sonates pour violon et un second violon accompagnateur, un concerto pour alto, 3 duos pour violoncelles et 3 sonates pour piano et violon.

Guérin, Emmanuel, né à Versailles en 1779, pendant de longues années violoncelliste au théâtre Feydeau, fut pensionné en 1824 ; il a publié des sonates, des duos, des variations, etc. pour violoncelle.

Guerrero, Francisco, né à Séville en 1528, fut quelque temps élève du célèbre Morales, devint en 1546 maître de chapelle de la cathédrale de Jaen, en 1550 chantre de la chapelle de la cathédrale de Séville, où il mourut en 1600 environ. G. a publié : Psalmorum 4 voc. liber 1, accedit Missa defunctorum 4 voc. (1559 ; 2me éd. avec titre en italien, 1584) ; Caniicum beatœ Mariœ quod magnificat nuncupatur per octo musicœ modos variatum (1563) ; Liber I missarum (1566) ; Libre- di motti (t) a 4, 5, 6, et 8 voc. Eslava a édité en outre, dans la Lira Sacro-Hispana, deux Passions à cinq voix, de G. En 1588, G. avait fait à Jérusalem un pèlerinage qu'il a raconté dans El viage de Jérusalem que hi\a Francesco G. etc. (1611).

Guerriero, (ital.), guerrier.

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