‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 188 sur 542 · HAGER · texte numérisé non relu

HAGER

HALEVY

1867 à Riga, puis se retira à Wiesbaden où il mourut le 13 août 1870. Son fils — 3. Adolf, né à Brème le 4 sept. 1851, entra en 1866 comme violoniste dans la chapelle du Théâtre royal de Wiesbaden, fut, de 1871 à 1876, directeur de musique à Danzig et à Brème, de 1877 à 1879, chef d'orchestre au Théâtre municipal de Fribourg en Brisgau, et de 1879 à 1882, à côté de Sucher, au Théâtre municipal de Hambourg. Il fit ensuite une saison au Théâtre de Riga d'où il fut appelé, en 1883, à Dresde, comme maître de chapelle de la' cour; en 1884, il succédait à Wûllner comme directeur artistique du Conservatoire. H. a écrit un opéra-comique : Zwei Komponisten (Hambourg) et une opérette en un acte : Schwarznàschen. — 4. Theodor, né à Hambourg le 15 avr. 1823, m. à New- York le 21 déc. 1871 ,• compromis dans la révolution de 1848, il vécut d'abord en Suisse, puis à Londres et depuis 1854 à New- York, comme maître de musique et critique. Il fut en dernier lieu rédacteur de la New-York iceehly review. Il a fait paraître des lieder, et deux ouvrages (sous le pseudonyme Joachim Fels) : Zivilisation und Musik (1845) et Musihalische Novellen (1848).

Hager, Johannes, pseudonyme du conseiller aulique Joh. v. Hasslinger - Hasstngen , à Vienne, né à Vienne le 24 févr. 1822, et qui publia sous ce nom une série d'excellentes œuvres de musique de chambre, des opéras : Jolantha (Vienne, 1849), Marfa (Vienne, 1886; mais écrit longtemps auparavant) et un oratorio : Johannes der Tduf'er.

Hahn, 1. Bernhard, né à Leubus (Silésie) le 17 déc. 1780, m. comme maître de chapelle de la cathédrale de Breslau, en 1852 ; a composé des œuvres de chant sacré et des chants d'école, et publié : Handbuch zum Unterricht im Gesang fur Schiller auf Gymnasien und Bûrgerschiden (1829 , puis plusieurs fois) et des Gesânge zum Gebrauch beim sonn-und wochentdgigen Gottesdienst auf hatholischen Gymnasien (1820). — 2. Albert, né à Thorn le 29 sept. 1828, m. à Lindenau, près Leipzig, le 14 juil. 1880; dirigea, de 1867 à 1870, le «Musikverein » et la « Liedertafel » de Bielefeld, vécut ensuite alternativement à Berlin et à Kœnigsberg, et fonda en 1876 une revue musicale : Die Tonkunst, dans laquelle il prit parti pour le mouvement connu sous le nom de « réforme chromatique ».

Hainl, François-George, né à Issoire (Puy de Dôme) le 19 nov. 1807, m. à Paris le 2 juin 1873 ; élève, en 1829, du Conservatoire de Paris (Norblin),il prit, en 1840, après avoir longtemps voyagé comme violoncelliste-virtuose, la place de chef d'orchestre du Grand-Théâtre de Lyon, puis en 1863 celle de premier chef d'orchestre de l'Opéra, à Paris (avec Gevaert comme second chef d'orchestre). H. dirigea aussi momentanément les concerts du Conservatoire ; puis, avec le titre de chef d'orchestre de l'empereur, les concerts de la cour et, enfin, les représentations de gala de l'Exposition universelle de Paris, en 1867. Il a écrit quelques pièces pour violoncelle,

ainsi qu'un essai historique : De la musique à Lyon depuis 1713 jusqu'à 1852 (1852).

Haizinger, Anton, excellent ténor d'opéra, né à Wilfersdorf (Lichtenstein) le 14 mars 1796, m. à Vienne le 31 déc. 1869 ; fut d'abord maître à Vienne, puis engagé, en 1821, par le comte Palffy au théâtre « An der Wien » et quelques années plus tard, à vie, au Théâtre de la cour, à Karlsruhe. Il chanta aussi en représentations, avec grand succès, à Paris et à Londres. H. avait fait son éducation artistique pendant son engagement à Vienne, sous la direction de Salieiï. En 1850, il se retira à Vienne.

Halb (ail.), v. demi.

Halbe Taknote (ail.), blanche.

Halbschluss (ail.), demi-cadence.

Halbton (ail.), demi-ton.

Hâle (Halle), v. Adam de la H.

Halévy, Jacques-Fromental-Elie, né à Paris le 27 mai 1799, m. dans la même ville le 17 mars 1862 ; fut élève, au Conservatoire de Paris, de Cazot (classe élémentaire, 1809), Lambert (piano, 1810), Berton (harmonie, 1811), et Cherubini (composition). Admis en 1816, pour la mière fois, au concours pour le prix de Rome, il obtint, en 1819, le grand prix (pour sa cantate Herminïe) et passa, selon la règle, près de trois ans à Rome. Déjà auparavant il avait été chargé de la composition, sur le texte hébraïque, du De profundis pour la cérémonie funèbre du duc de Berry (œuvre gravée). A son retour d'Italie, il essaya de faire représenter un opéra ; mais ses trois premiers ouvrages : Les Bohémiennes, Pygmalion, et Les deux pavillons, furent refusés. Enfin, en 1827, un opéra-comique en un acte, L'artisan, voyait le feu de la rampe (Théâtre Feydeau), suivi, en 1828, (au même théâtre) d'une pièce de circonstance : Le roi et le batelier (en l'honneur de Charles X et en collaboration avec Rifaut). Le premier succès notable qu'il remporta date de Clari (Théâtre italien, 1829) ; puis vint la même année Le dilettante d'Avignon (Opéra-Comique) qui se maintint en répertoire, et, en 1830, Attendre et courir, ainsi qu'à l'Opéra : le ballet Manon Lescaut. Yelva, écrit pour l'Opéra-Comique, fut abandonné par suite de la faillite de ce théâtre. Il donna ensuite : La langue musicale (Opéra- Comique, 1831), La tentation (opéra-ballet, à l'Opéra, en collaboration avec Gide), Les souvenirs de Labeur ( Opéra-Comique, 1834, pièce de circonstance), Ludovic ( 1834, un opéra-comique laissé inachevé par Hérold et que H. termina), enfin La Juive, son chef-d'œuvre, (Opéra, 23 févr. 1835). H. était porté par sa nature même au genre sévère, poussé parfois même jusqu'à l'àpreté ; il aime aussi les contrastes vifs, les transports passionnés. Dans la « Juive », il se donna tout entier, tel qu'il était; de là, sans doute, son succès. Il est donc d'autant plus étonnant de le voir créer, à peine six mois plus tard, une œuvre d'un tout autre genre un opéra- comique frais, joyeux et élégant: L'éclair. Sa réputation de compositeur grandit extraordinairement après ces deux œuvres ; l'année suivante, il était élu membre de l'Aca-

HALIR — HALLEN

demie, en remplacement de Reicha. A côté de l'activité déployée à la scène, H. fonctionnait déjà depuis plusieurs années comme maître au Conservatoire. En 1816, alors qu'il était encore élève, il avait été nommé répétiteur : en 1827, il devinl « Maestro al cembalo » (accompagnateur) au Théâtre italien, puis, à la place de Daussoigne, maître d'harmonie et d'accompagnement au Conservatoire. De 1830 à 1845, H. remplit les fonctions de chef de chant à l'Opéra ; il obtint, au départ de Fétis pour Bruxelles, la place de professeur «le contrepoint et de fugue, puis, en 1840, de composition, au Conservatoire. De simple membre qu'il était, il devint en 1854 secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux- Arts. Les opéras qui suivirent passèrent un peu inaperçus, en face du succès croissant de Meyerbeer qui donnait l'année suivante les « Huguenots ». H. lui-même ne pouvait résister à la tentation d'imiter Meyerbeer. Il écrivit encore une quantité d'œuvres, mais, à l'exception de la Reine de Chypre, aucune n'eut un succès comparable à celui de la « Juive » ; ce furent : Guido et Ginevra (« La Peste à Florence», Opéra, 1838); Le shèriff (ibid. 1839); Les treize (Opéra - Comique, 1839); Le drapier (Opéra, 1840) ; La reine de Chypre (ibid. 1841) ; Le guitarero (Opéra - Comique, 1841),- Charles VI (Opéra, 1843): Le lazzarone ('ibid. 1844); Les mousip ici 'cires de la reine (Opéra -Comique, 1846); Les premiers pas (pour l'ouverture de i L'Opéra national », en collaboration avec Adam. Auber et Carafa) ; Le val d'Andorre (< >péra-< lomique, 1848) ; La fée aux roses (ibid. 1849); La dame de pique (ibid. 1850) ; La lempesta (opéra italien, pour Londres, 1850) ; Le Juif errant (Opéra, 1852) ; Le Nabab (Opéra- Gomique, 1853); Jaquarita (Théâtre lyrique, 1855); L'inconsolable (ibid. 1855, sous le pseudonyme Alberti); Valentine d'Aubigny (Opéra- I lomique, \*~)ti), et Lamagicienne (Opéra,Î857). H. a laissé deux grands opéras presque termi- Vanina oVOrnano (achevé par Bizet) et "Soi ("il i Le Déluge»). Citons encore : des Sa nés du Prométhée déchaîné (1849, aux concerts «lu Conservatoire), des cantates : Les pliages du X il et Italie (Opéra-Comique, 1859), ainsi que des chœurs d'hommes, des romances, des nocturnes, une sonate pour piano à4mains, etc. Ses Leçonsde lecture musicale (18ol) furent introduites dans Les écoles de la ville de Paris, pour l'enseignement du «liant. Comme secrétaire <!•• L'Académie, il eul à prononcer plusieurs fois Les éloges consacrés à des membres décédés << >ii-l.»w . Adam, etc.); ces discours ont paru réunis, -mis les titres : Souvenirs et portraits (1861) et Dent iers souvenirs et portraits (1863). • I- esl Le véritable auteur du Cours de contrei>oi,it ri de fugue mis m circulation sous le nom de Gherubini. Divers ailleurs ont fuit paraître des biographies de II. : Bon frère Lé. m Halévy L862), E. Monnaie (1868) et A. Pougûi (1865).

Halir, Kaki., violoniste remarquable, né à

Hohenelbe (Bohême) le l« févr. L859; élève du

ervatoire «le Prague (Bennewitz), puis, de

L876,de Joachim, il joua d'abord quelque

temps le premier violon à l'orchestre Bilse, puis il fut appelé à Weimar, comme premier concertmeister de l'orchestre de la cour et maître à l'Ecole de musique. Il a succédé en 1893 à De Aima, en qualité de concertmeister à l'Opéra royal et. de professeur à l'Académie royale de musique, à Berlin. Sa femme, Thérèse Zerhst, née à Berlin le 6 nov. 1859, mariée à H. depuis 1888, est une excellente cantatrice de concerts (soprano); elle avait été élève d'Otto Eichberg.

Halle, 1. Johann-Samuel, né à Bartenstein en Prusse, en 1730, m. à Berlin comme professeur d'histoire à l'Ecole des cadets, le 9 janv. 1810; outre beaucoup d'écrits n'ayant pas trait à la musique, on a de lui : Theoretische und praktische Kunst des Orgelbaus (1779 ; paru aussi comme sixième volume de Werkstâtte der Kilnste, 1799). — 2. Karl, v. Halle.

Halle, Charles, (de son vrai nom Karl Halle), né à Hagen (Westphalie) le 11 avr. 1819, m. à Manchester le 25 oct. 1895 : excellent pianiste et bon chef d'orchestre. 11 reçut sa première instruction musicale de son père, qui était maître de chapelle, puis, en 1835, de Rinck à Darmstadt; il alla, en 1836, à Paris où il fit la connaissance de Cherubini, Chopin, Liszt, Berton, Kalkbrenner, etc., et fut très recherché depuis comme maître de piano. En 1846, H. fondait avec Alard et Franchomme les soirées de musique de chambre du Conservatoire, qui acquirent une grande réputation. Lorsqu'éclata la révolution de 1848, il alla à Londres, et attirait sur lui, en mai 1848 déjà, l'attention du monde musical, par l'exécution du concerto en mi bémol maj. de Beethoven , dans un concert de « Coventgarden ».ll sut acquérir aussi à Londres une grande renommée comme professeur, et prit, en 1850, la direction des Gentlemen' s Concerts, de Manchester. En 1857, il fonda à Manchester des concerts d'abonnement, avec un orchestre particulier (Charles Hallé's Orchestra) qui passe pour avoir été l'un des meilleurs du monde. L'Université d'Edimbourg lui a conféré, en 1884, le titre de Dr mus. ; de plus, en 1888, H. fut anobli (Sir). C'est cette même année qu'il épousait Mrae Neruda (v. ce nom). H. , malgré ses occupations à Manchester , comptait toujours parmi les plus importantes notabilités musicales de Londres, où, depuis 1861, il donnait annuellement à St-James'Hall une série d'auditions de piano (piano-recilals) pour lesquelles il a inauguré la mode des programmes analytiques (v. analyse, 2). Il prenait part assez régulièrement aussi aux concerts populaires du samedi et du lundi (musique de chambre).

Hallén, Andréas, né à Gotenburg le 22 déc. 1846, élève de Reinecke, au Conservatoire de Leipzig (1866-1868), de Rheinberger à Munich (1869) et de Rietz à Dresde (1870-1871), a dirigé les concerts du « Musikverein » de Gotenburg de 1872 à 1878, et de nouveau de 1883 à 1884, vivant entre temps généralement à Berlin. H. dirige depuis 1884 les concerts philharmoniques de Stockholm, où il est en outre, depuis 1892 chef d'orchestre de l'Opéra royal. 11 a publié

HALLER — HAMERIK

jusqu'à présent : un opéra, Harald der Wihing < texte de H. Herrig, représenté en 1881 à Leipzig et en 1884 à Stockholm) ; deux Rhapsodies suédoises (op. 17 et 23); des ballades pour •chœur, solo et orchestre : Vont Pagen und der Konigstochter, Traurnkonig und sein Lieb, Das Schloss ïm Meer, Styrbjôrn Starke, Bas JEhrenfeld (voix de femmes et piano) ; des poèmes symphoniques : Sien Sture, et Aus der Waldemarsage ; Vineta (chœur et piano) ; une romance pour violon et orchestre ; plusieurs recueils de lieder allemands et suédois.

Haller, Michael, né à Neusaat (Haut Palatinat bavarois) le 13 janv. 1840, fit son éducation gymnasiale au couvent de Metten, où il fit en même temps des études musicales sérieuses, puis entra au séminaire de prêtres de Ratisbonne. Ordonné prêtre en 1864, il fut d'abord préfet de la prébende de la cathédrale (institut -d'enfants de chœur) à Ratisbonne, et se livra en même temps, sous la direction de Schrems, à des études approfondies dans le domaine de la musique d'église. Il succéda en 1866 à Wesselack, en qualité d'inspecteur de l'Institut réal «et de maître de chapelle de 1' « ancienne Chapelle ; » il remplit en outre les fonctions de professeur de contrepoint et de composition vocale à l'Institut de musique religieuse. H. est un compositeur respectable de musique sacrée, il a •écrit entre autres, avec beaucoup de savoir-' faire, le troisième chœur égaré de six compositions à 12 voix de Palestrina (vol. xxxi, de l'édition complète). En fait d'oeuvres originales, il faut citer quatorze Messes (2 à 6 voix, avec ou sans instruments ou orgue), plusieurs volumes •de motets de 3 à 8 voix, des psaumes, des litanies, un Te deum, ainsi que des mélodrames, des quatuor pour instr. à archet, etc. H. a aussi •donné, comme écrivain et pédagogue, des articles dans les Kirchenmusikalische Jahr bûcher, de Haberl, une Kompositionslehre fur den polyphonen Kirchengesang, et Modulationen in den Kirchentonarten.

Halling, danse populaire norvégienne à 2/4 et •d'un mouvement modéré, accompagnée dans la règle par la vielle de Hardang (sorte de viole •d'amour tendue de huit cordes, dont quatre ne résonnent que sympa Iniquement).

Hallstrœm, Ivar, né à Stockolm en 1826, étudia le droit, fut bibliothécaire privé du prince héritier, le roi de Suède actuel, et prit, en 1861, la direction dé l'Ecole de musique qu'avait eue jusqu'alors Lindblad. H., dans ses compositions, poursuit des tendances nationales, aussi bien dans le choix de ses sujets que dans le travail harmonique et rythmique ; •son premier opéra, Le duc Magnus (Stockholm, 1867), reçut un accueil assez froid, et Le ■chat enchanté (1869) ne réussit guère mieux; par contre Le roi de la montagne (1874) eut un plein succès, que partagèrent aussi les opéras suivants : La fiancée du gnome (1875), Le voyage de Wiking (1877), Nyaga (1885) et Fer Swinaherde (1887). Son idylle pour soli, chœurs et orchestre : Les Fleurs, a été honorée d'un prix en 1860, par la Société de musique de Stockholm.

Hais (ail.), manche (d'un instr. à cordes pincées ou à archet).

Hamel, 1. Marie-Pierre, né à Auneuil (Oise) le 24 févr. 1786. m. après 1870, conseiller municipal de Reauvais, plus tard membre de la Commission des arts et des monuments, fonctions dans lesquelles il devait faire un rapport au ministre des cultes, sur toutes les orgues nouvelles ou restaurées aux frais de l'Etat. H. avait appris uniquement par lui-même la facture des orgues ; il restaurait déjà, à l'âge de quatorze ans, l'orgue de son village et construisit plus tard l'orgue de la cathédrale de Reauvais (64 jeux). Il ne fut cependant jamais facteur d'orgues de profession. Son Nouveau manuel complet du facteur d'orgues (1849, 3 vol. et des planches, avec, comme introduction, une histoire de l'orgue et des biographies des principaux facteurs d'orgues) est un excellent ouvrage qui redresse nombre d'erreurs de celui, bien connu, de Dom Redos. H. est aussi fondateur de la Société philharmonique de Reauvais, une des premières, en France, qui exécuta des symphonies de Reethoven. — 2. Eduard, né à Hambourg en 1811, longtemps violoniste à l'Opéra de Paris, depuis 1846 maître de musique et critique estimé à Hambourg, a publié des œuvres de musique de chambre, des morceaux de piano et des lieder, et a aussi écrit un opéra: Malvina. Sa fille, Julie, est un compositeur de talent (lieder, improvisations symphoniques sur un thème original, etc.). — 3. Margarethe, v. Schick.

Hamerik, Asger, né à Copenhague le 8 avr. 1843, fils d'un professeur de théologie qui d'abord ne se montra pas favorable au penchant du jeune garçon pour la musique, arriva par son travail personnel assez loin pour composer, à l'âge de quinze ans, une cantate qui attira sur son talent l'attention de Gade et de Hartmann. Il reçut alors des leçons de Matthison-Hansen, de Gade et de Haberbier. En 1862, il partit pour Rerlin, pour se perfectionner dans l'étude du piano, sous la direction de H. de Rùlow, et s'y adonna en même temps à de sérieuses études musicales. Il se rendit ensuite, en 1864, à Paris, auprès de Rerlioz qui l'accueillit avec bienveillance, fit avec lui, en 1866-67, un voyage à Vienne, et obtint l'année suivante qu'il fut nommé membre du jury de musique de l'Exposition universelle de Paris. H. remporta à cette époque une médaille d'or, pour son Hymne de Faix qui fut exécuté avec un chœur très nombreux, orchestre, deux orgues, quatorze harpes et quatre cloches (!). 11 écrivit encore à Paris des opéras: Tovelille et Hjalmar et Ingeborg, ainsi que la Trilogie juive (œuvre chorale) qui est plus connue, et, pendant un court séjour qu'il fit alors à Stockholm, une cantate pour fêter l'avènement de la nouvelle constitution de Suède (1866). En 1869, H., au cours d'un voyage en Italie, fit représenter à Milan un opéra italien : La vendetta (1870). Depuis 1871, il est directeur de la section musicale de l'institut Peabody, à Raltimore ; il a puissamment contribué à déve-

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