‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 2 sur 542 · ABD EL MU MIN — ABREVIATIONS · texte numérisé non relu

ABD EL MU MIN — ABREVIATIONS

ouvrages conserves jusqu'à ce jour: Le Collectionneur des mélodies, Les buts des mélodies dans la composition des tons et des mesures et Le trésor des mélodies dans la science des cycles musicaux. Cf. Kiesewettbr, Die Musik der Araber (18V2) p. 33.

Abd el Mumin (Abdolmumin). ( If. Ssaffeeddin.

Abeille, J.-Gh.-Ludwig, né à Bayreulh le 20 févr. 1761, m. à Stuttgart le S mars 1838, fut directeur de musique el organiste de la cour, excellent pianiste et organiste, compositeur fécond (opéras, musique de chambre, etc.). Des chants de sa composition sont encore en usage dans les écoles allemandes.

Abel, 1. Glamor-Hbinrich, musicien de la cour ducale de Hanovre, publia, de 1674 à 1677, trois recueils de musique instrumentale : Erstlinge musikalischer Blumen (Allemandes, Gourantes, Sarabandes, etc.) qui furent réédités en 1687, sous le titre de: 3 Opéra Musica. — 2. I iEOP.-ÀUGUST, né en 1720 à Gœthen, excellent violoniste, élève de Benda, (it partie de l'orchestre des cours de Brunswick, Sondershausen (1758), Schvvedt et Schwerin (1770) et publia six concertos de violon. — 3. Karl-Friedrich, frère du précédent, né en 1725, m. à Londres le 20 juin 1787; le dernier virtuose sur la gambe, compositeur très estimé de ses contemporains. De 1748 à 1758 il fut membre de l'orchestre royal de Dresde, puis il lit des tournées de concerts et séjourna de 1750 à 1782 à Londres, où il était très fêté et où il vint mourir après un court séjour en Allemagne. Notons, parmi ses œuvres, de nombreuses sonates, des concertos pour piano et instr. à archet, des quatuors, des ouvertures, des symphonies.

Abela, i. Karl-Gottlob, né à Borna (Saxe) le 29 avr. 1803, in. à Halle le 22 avr. 1841, étant alors cantor à la fondation Francke; a publié un recueil de chants pour les écoles et une quantité de chœurs d'hommes. — 2. Dom Placido, prieur du couvent du mont Gassin, m. le 6 juil. 1876, organiste de renom et compositeur de musique d'église. — 3. Pedro de, professeur de chant renommé, le maître de Tamberlick, m. à Barcelone en mars 1877.

Abell, John, célèbre castrat anglais, né vers 1660, probablement à Londres où il était, en 1670 déjà, membre de la chapelle vocale de la cour, m. après 1716, année dans le courant de laquelle il donna encore des concerts. La révolution de 16SS lui Ut perdre son poste (et son gage de 740 livres), mais, après de longs voyages sur le conlintul, il revint en 1700 à Londres où il remporta •le nouveaux triomphes. A. publia deux recueils de chants.

Abenheim, Joseph, né à Worms en 1804, membre dévoué de l'orchestre de la cour à Stuttgart (violoniste), nommé directeur de musique en L854, a écrit un grand nombre d'entr^actes, d'ouvertures, etc.; d'agréables morceaux de piano cl de chant ont seuls été édités.

Abert, Johann -J( >seph, né à Koclx > wi I z ( 1 iohème) le 21 sept. 1832, apprit les éléments de la musique comme enfant de chœur à Gastdorf etaucouvenl deLeipa, mais s'enfuit du cou-

vent et devint, grâce à la protection d'un parent,, élève de Kittl et Tomaczek au Conservatoire de Prague. Engagé en 1852 comme contrebasse dans l'orchestre de la cour à Stuttgart, il remplaça Eckert, en 1867, comme chef d'orchestre,, et se retira, pensionné, en 1888. A. s'est créé une bonne réputation par sa symphonie en ut min. (1852), son poème symphonique Colomb (1864),, ainsi que ses opéras : Anna von Landskrony Kœnig Enzio, Astorga (éd. française par V. Wilder), Ekkehard, die Almohaden (1886) et plusieurs ouvertures, quatuors, lieder, etc.

Abesser, Edmund, né à Margœlitz (Saxe) le 13 janv. 1837, m. à Vienne le 15 juil. 1889, fécond compositeur de salon; opéra : Die liebliche Fee.

Abos, Girolamo (aussi Avos, Avossa), compositeur de l'école napolitaine, né au commencement du xviii0 s. à Malte, m. à Naples vers 1786; élève de Léo et Durante, il écrivit, de 1740 à 1758, pour les théâtres de Naples, Venise, Rome et Londres, des opéras très estimés par les contemporains, ainsi que, après sa nomination comme professeur au conservatoire délia Pietà de' Turchini à Naples (1758), un grand nombre d'œuvres religieuses (7 Messes, des litanies, etc.). Son élève le plus célèbre fut Aprilc. .

Abraham, 1. Cf. Braham. — 2. Dr. Max. Cf. Peters.

Abrégés. Parties du mécanisme de l'orgue qui agissent par traction, par opposition à celles qui agissent par pression.

Abréviations. Les a. sont employées en grand nombre, soit dans la notation, soit dans les'l indications de nuances et de mouvements. Les a. les plus usuelles dans la notation sont :

1. L'emploi du. signe de reprise (v. ce mot), au lieu de noter deux fois un même passage ou une même partie ; ou encore, à sa place, surtout lorsqu'il s'agit de quelques mesures seule- 1 ment, l'indication bis ou due volte (deux fois).l

2. En cas de répétition d'une même figure, courte, le signe /, ou •/• > ou 7/' '■

3. Lors de la répétition d'une même note de courte durée, l'emploi d'une valeur de note] supérieure, avec indication de la manière dont elle doit être divisée :

ABREVIATIONS — ABT

4. Un silence prolongé pendant plusieurs mesures s'indique au moyen du chiffre correspondant au nombre des mesures, placé audessus de traits horizontaux :

im- \

5. U arpeggio, indiquant que l'accord devant lequel il est placé doit être brisé de la même façon que les précédents :

(Bach)

-^pE^iÈA

~te;

6. Uoctava, évitant l'emploi d'un trop grand nombre de lignes supplémentaires, pour les notes très aiguës ou très graves :

8va

Après quoi, le retour à la signification habituelle des notes est indiqué par le mot loco. 7. L'indication c. 8va... (au-dessus ou au-dessous d'une soûle note, simplement 8), c.-à-d. con (coll) ottava ou con ottava bassa, au lieu de suites d'octaves notées:

con 8va bassa~^~~

8. Dans les partitions, lorsque divers instrunents jouent le même passage, l'annotation ol basso (« avec la contrebasse », c.-à-d. les nêmes notes que celle-ci), col violino, etc. :

Fiauti -Ç-*- m - c. Viol.

Violini <* 0

au lieu d'écrire deux fois les mêmes notes. De même autrefois, clans les œuvres pour piano, lorsque les deux mains exécutaient le même passage à une certaine distance l'une de l'autre, une fois cette distance fixée, on se contentait de noter le passage pour une main et l'on remplaçait l'autre par alV uni sono ou simplement unisono :

ail' unisono

9. L'articulation même n'est souvent pas écrite d'une manière continue, lorsqu'elle reste la même dans une série de ligures analogues ; on remplace alors l'ensemble des signes par simile ou segue :

ytimile

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