‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 209 sur 542 · HILLER · texte numérisé non relu

HILLER

— 2. Thomas-Henry- Weist, violoniste, né à Londres le 3 janv. 1828, m. dans la même ville le 26 déc 1891, fut directeur de l'école de musique de « Guildhall ». — 3. Karl, excellent chanteur de théâtre et de concert (baryton) né à Idstein (Nassau) en 1831, m. dans l'asile d'aliénés de Sachsenberg (Mecklembourg) le 21 janv. 1893, fut primitivement employé postal, mais en 1868 il passa à la scène et fit dès lors partie du personnel du Théâtre de la cour, à Schwerin. H. a chanté le rôle d'Alberich, à Bayreuth, en 1876. — 4. Wiliielm, pianiste et compositeur, né à Fulda le 28 mars 1838, vit depuis 1854 à Francfort s/M. (élève de H. Henkel et de Hauff). Son opéra Alona remporta en 1882, au concours pour l'inauguration du nouvel opéra de Francfort, un deuxième prix (le premier échut à Kàtchen von Heilbronn, de Rheinthaler). Parmi les œuvres gravées de H., nous citerons: les sonates de violon op. 20 et 28, les trios op. 12 et 43, un quatuor avec piano (op. 44), des lieder, des morceaux pour piano, etc.

Hille, Eduard, né à Wahlhausen (dans la province de Hanovre) le 16 mai 1822, m. à Gœttingue le 18 déc. 1891; étudia de 1840 à 1842 à Gœttingue la philosophie, et la musique sous la direction du directeur académique de musique Heinroth. Il embrassa ensuite tout à fait la carrière musicale et vécut plusieurs années, comme maître de musique, à Hanovre, où il fonda la « Neue Singakademie » et dirigea une société chorale d'hommes. H. entra là en relations avec Marschner entre autres, et fut aussi en correspondance avec M. Hauptmann. Nommé en 1855 directeur de musique à Gœttingue, il y fonda, après un long voyage d'études à Berlin, Leipzig, Prague, Vienne, etc., la « Singakademie » et ressuscita les Concerts académiques. Comme compositeur, H. s'est surtout fait connaître par des lieder et des chœurs pleins de sentiment. Cf. Allg. Mus. Zeitung, 1879.

Hiller, 1. Johann-Adam (Hùller), né à Wendisch-Ossig, près Gœrlitz, le 25 déc. 1728 (son père y était cantor), m. à Leipzig le 16 juin 1804 ; peu après la perte prématurée de son père, il obtint, grâce à sa jolie voix de soprano, une bourse au Gymnase de Gœrlitz et, plus tard, à la « Kreuzschule », à Dresde, où il étudia le piano et la basse chiffrée, sous la direction de Homilius. Il entra en 1751 à l'Université de Leipzig et gagna son pain en donnant des leçons de musique; il prêtait aussi son concours, tantôt comme flûtiste, tantôt comme chanteur dans les «Grands Concerts », sous la direction de Doles. En 1754, il devint précepteur chez le comte Brùhl, à Dresde, accompagna en 1758 son élève à Leipzig et fixa dès lors son domicile en cette ville, refusant même des offres tentantes du dehors. En 1763, H. fit revivre, à ses risques et périls, les concerts d'abonnement qui avaient été entravés par la guerre de Sept ans. et les dirigea sous les noms de « Liebhaberkonzerte » et de « Concerts spirituels » (sur le modèle de ceux de Paris) jusqu'en 1781. K.-W Muelle.r fonda alors la «Konzertgesellschaft»

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