‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 224 sur 542 · FH CD · texte numérisé non relu

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HOFFMEISTER — HOFMEISTER

destitué plus tard, en 1842, et banni à cause de ses opinions politiques subversives, puis devint en dernier lieu bibliothécaire du prince de Lippe, à Korvei. H. a publié : Gescfrichte des deutschen Kirchenliedes (1832; 2me éd. 1854); Scltlesische Volkslieder mit Melodien (1842); Deutsche Gesellschaf'tslieder des XVI. u. X Vil. Jahrlmnderts (1844) ; Kinderlieder (1843). — L JiioHARD, pianiste, né à Manchester le 24 mai 1831. arriva à Xew-York en 1847, y débuta avec la fantaisie sur la « Somnambule », de Thalberg, el se fit entendre fréquemment dès lors dans les concerts philharmoniques. Il est estimé comme pédagogue et a publié des morceaux de piano, dans un style de salon distingué.

Hoffmeister, Franz-Anton, né à Rotenbourg s Nfeckar en 1754, m. à Vienne le 9 févr. 1812 ; maître de chapelle d'église et marchand de musique, à Vienne, fonda en 1800, avecKûhnel, le Bureau de musique (actuellement C.-F.Peters), mais quitta l'association et retourna à Vienne. H. a écrit: 9 opéras (Telemach); plusieurs centaines d'œuvres pour flûte (concertos, duos, trios, quatuors, quintettes); 42 quatuors pour instr. à archet ;5 quatuors avec piano; 11 trios avec piano; 18 trios pour instr. à archet ; 12 sonates pour piano ; des symphonies ; des sérénades ; un « Notre Père », etc. Ses œuvres, écrites avec facilité, mais sans originalité et sans profondeur, eurent un moment de grande vogue. Gf.Riehl, Musikalische Cliarakterkbpfe, i, 249 et suiv.

Hofhaimer (IIofheimer,Hofheymer), Paulus (von), né à Radstadt (Salzbourg) le 25 janv. 145'.). fut nommé en 1480 organiste de l'archiduc Sigismond, à Innsbruck," puis, à partir de 1490, alors que l'empereur Maximilien Ier eut annexé le pays, organiste de l'empereur, qui L'anoblit, mourut à Salzbourg en 1537. H. passait en Allemagne pour être un organiste sans rival cl jouissait également d'une grande renommée comme compositeur; il est en effet l'un des anciens compositeurs allemands les plus remarquables. On a conservé de lui : Harmonies jioeticœ (odes d'Horace et d'autres poètes latins, mises en musique à quatre voix, par H. [a3] et par L. Senti [11], 1539; nouvelle édition, par Achtleitner, 1868) ; des lieder allemands, à quatre voix, très gracieux pour l'époque et évidemment écrits dans l'esprit des tonalités modernes, dans les anthologies de Erh. Oeglin (1512), Chr. Egenolff, (Gassenhawerlin, \~>:\'>; l^witcrliedlein, 1535) et G. Forster (Auszug, etc, lre part., 1539). On n'a découyerl que quelques-uns de ses morceaux d'orgue, dans un manuscrit de Kleber, datant de 1515 environ (Bibl. royale de Rerlin) ; l'un d'eux a été publié dans un supplément (das rfr.'tsche Lied, vol. n, p. 171) des « Monatshefte fur Musik-Geschichte ».

Hofmann, 1. Christian, cantor à Krossen ver8l668,a publié: Mu sien synoptica (traité de l'art du chant, L670 el dès lors plusieurs f-.is réédité, avec «!«• légères modifications du titre). —2 | h iMu< H-K Aia.-.lniiANN, né à Berlin

le 13 janv. 1842, élève du Conservatoire Kullak. et plus particulièrement de Grell, Dehn et. Wuerst, l'un des compositeurs allemands les. plus en vue. Il se voua à l'enseignement jusqu'en 1873, mais donne depuis lors tout son temps à la composition. Ses premiers succès, réels datent de l'apparition de sa « Suite hongroise » et de sa « Symphonie de Frilhjof ». Ses œuvres très nombreuses font preuve, sinon d'une grande originalité, du moins d'un sens, délicat des sonorités, toujours agréables et bien équilibrées ; nous noterons ici des morceaux pour piano à quatre mains : ltalienische Liebesnovelle (aussi pour piano et violon), Liebesfrûhling, Trompeter von Sœckingen, Ecke- Jtard, Steppenbilder ; Aus meinem Tagebuch, etc. ; des œuvres chorales avec orchestre t Nornengesang, Die schone Melusine, Asdtenbrœdei, Editka (1890), Prometheus, Festgesang (op. 74), JSornengesang (pour solo, chœur defemmes et orchestre), Lieder RaoïUs le Preux an Jolanthe von Navarra (baryton et orchestre), Cantate (alto solo, chœur et orchestre,, op. 64), Jolianna von Orléans (soli, chœurs et orchestre), Harold (chœur d'hommes et orchestre), etc. ; des chœurs pour voix mixtes et pour voix d'hommes ; des morceaux de piano ; des lieder; des duos; un concerto de violoncelle; un trio et un quatuor avec piano; un quatuor -et un octette (op. 80) pour instr. à archet ; 1m Schlosshof ( suite pour orchestre,, op. 78) ; Sérénade (pour orchestre à cordes et flûte, op. 65) ; Sérénade (orchestre à cordes, op. 72) ; Concertstilck (pour flûte, op. 98) ; Irrlichter und Kobolde (scherzo pour orchestre, op. 94); une sonate pour violon (op. 67); une sérénade pour violoncelle (op. 63), etc. Dans le domaine de la musique scénique, H. a débuté par Cartouche (1869), suivi bientôt de :. Der Matador (1872), Armin (1872), Aennchen von Tharau (1878), Wilhelm von Oranieu (1882) et Donna Diana (1886). — 3. Richard, néà Delitzsch le 30 avr. 1844, élève de son père,, qui était directeur de musique de la ville, puisde Dreyschock et de Jadassohn, vit à Leipzig en qualité de professeur de musique. Il a. écrit toute une série de méthodes pour les divers instruments de l'orchestre, un traitéabrégé d'instrumentation et un traité d'orchestration, puis une quantité de morceaux instructifs pour le piano et pour des instr. à archet el à vent.

Hofmeister, Friedrich, né à Strehlen s/Elbe le 24 janv. 1782, m. à Reudnitz, près Leipzig, le 30 sept. 1864, fonda à Leipzig, en 1807, unemaison d'édition musicale qui porte son nom et publia, à partir de 1830, un organe mensuel,, contenant le catalogue de toutes les œuvresmusicales parues en Allemagne pendant le mois écoulé : Musihalisch-litterarischer Monatsbericht. Son fils et successeur, Adolf H. (m. le 26 mai 1870), a fourni une nouvelleédition du Handbuch der musikalischen Litteratur (allant jusqu'en 1845 ; contenant les. œuvres musicales proprement dites, les écrits sur la musique, les revues musicales, les por-

HOGARTH — HOLL^NDER

traits, etc.), pour lequel il a depuis lors publié toute une série de suppléments, compilés d'après plusieurs années des Monatsbericide. Cette entreprise est du reste continuée par les propriétaires actuels de la maison d'édition qui, à partir de 1852, publia également des bulletins annuels (Jalcresberichte). Le chef actuel de ce commerce important est : Albert Rôthtng, né à Leipzig le 4 janv. 1845.

Hogarth, George, né à Londres en 1783, m. le 12 févr. 1870 ; fut d'abord employé au tribunal d'Edimbourg et simple amateur de musique, mais se voua plus tard à la critique et à l'histoire musicales. Collaborateur dès 1830 de l' Harmonicon , il devint successivement à Londres, en 1834, rédacteur et critique musical au Morning Chronicle, de 1846 à 1866 critique musical du Daily News, en 1850 secrétaire de la Société philharmonique. H. a écrit : Musical liistory, biograpliy and criticism (1835 ; 2me éd. 1838, 2 vol.) ; Memoirs of the musical drama (1838 ; 2me éd. sous le titre : Memoirs of the opéra) ; The philharmonie society of London, 1813-1862 (1862). Il a aussi composé quelques glees et autres pièces vocales.

Hohlfeld, Otto, violoniste distingué, né à Zeulenroda (Vogtland) le 10 mars 1854, m. à Darmstadt le 10 mai 1895; reçut les premières leçons de musique du cantor Solle, dans sa ville natale, puis d'Urban et de Regener au séminaire de Greiz, et fréquenta enfin, pendant trois ans, le Conservatoire de Dresd,e (Rietz, Lauterbach, Kretschmer). Il fit partie pendant quelque temps de l'orchestre de la cour, à Dresde, puis accepta en 1877 le poste de concertmeister de la cour, à Darmstadt ; il a fait de là de nombreuses mais courtes tournées de concerts. H. a publié un quintette pour instr. à archet (op. 1), des lieder, des morceaux pour violon, des fantaisies pour cor et piano et des morceaux pour piano (Zigeunerklànge) .

Hol, Richard, né à Amsterdam le 23 juil. 1825, reçut dès l'âge de cinq ans des leçons de musique d'abord de l'organiste Martens, puis à l'Ecole royale de musique . Après avoir voyagé pendant quelques années, il se fixa à Amsterdam comme maître de piano et fut nommé en 1856 directeur de 1' « Amstels Mannenkoor » et de la société chorale mixte de la « Maatschappy tôt bevordering van Toonkunst». Enfin, en 1863, H. fut appelé à succéder à J.-H. Kufferath, en qualité de directeur de musique de la ville, organiste de la cathédrale et directeur de l'Ecole de musique d'Utrecht, il prenait en même temps la direction des concerts delà « Diligentia », à la Haye et des concerts classiques du « Palais du peuple », à Amsterdam. H. a été décoré et comblé d'honneurs de tous genres, il fut même nommé, en 1878, membre correspondant de l'Institut de France. Il est non seulement l'un des chefs d'orchestre et pédagogues les plus remarquables de la Hollande,mais aussi un compositeur dont le nom s'est répandu en dehors des frontières de son pays natal et dont les œuvres ont même des tendances modernes assez accen-

tuées. H. a publié plus de 125 œuvres, parmi lesquelles : deux symphonies (une troisième est encore manuscrite), plusieurs ballades pour soli, chœur mixte et orchestre (entre autres : Le Hollandais volant, op. 70), un oratorio : David (op. 81), un opéra : Floris V (représenté à Amsterdam), des Messes, Une quantité de lieder (la plupart sur des textes hollandais, d'autres en allemand), de la musique de chambre, des morceaux pour piano, etc. H. a également acquis un certain renom comme musicographe, soit par ses articles de critique dans la Cecilia (revue musicale hollandaise), soit par une monographie sur J.-P. Sweelinck : Swelinç/h, jaarbœkje aan de toonkunst in Nederland gewijd (1859-1860), etc.

Holder, William, né dans le Nottinghamshire en 1614, m. à Londres le 24 janv. 1696; était Dr theol., chanoine de l'église St-Elie et résident de l'église St-Paul. Il a écrit un ouvrage sur la physiologie du langage (Eléments of speach, 1669) et une théorie d'harmonie (A treatise of the natural grounds and principles of Jtarmony, 1694 ; 2me éd. 1701 ; 3me éd. [avec les Rules for playing a thorough bass, de Gottfr. Keller] 1731) ; ce dernier ouvrage contient entre autres la plus ancienne démonstration du fait que la division de l'octave en 53 fragments permet la représentation la plus claire de tous les rapports musicaux. CL Riemann, Katechismus der Akustik, p. 58.

Hollaender, 1. Alexis, pianiste, né à Ratibor (Silésie) le 25 févr. 1840, entra, après avoir terminé à Breslau ses études secondaires, dans les classes de composition de l'Académie^ royale de Berlin, prit en même temps des leçons particulières de H. Bœhmer et fut nommé, en 1861, maître au Conservatoire Kullak. En 1864, H. prit la direction d'une société chorale, puis en 1870 celle de la « Caecilia » (grandes œuvres chorales avec orchestre). Il a fait paraître une cinquantaine d'œuvres, parmi lesquelles un quintette avec piano, desmorceaux pour piano, des lieder, des chœurs, (à cinq voix, «a cappella »). On peut noter en outre ses exercices d'intonation, comme préparation au chant en chœur (2me cahier : exercices méthodiques pour la tenue de parties, graves!) et une édition instructive des œuvres pour piano de Schumann (Schlesinger). H. reçut en 1888 le titre de « professeur ». — 2. Gustav, violoniste de mérite, né à Leobschutz (Haute-Silésie) le 15 févr. 1855, fut d'abord élève de son père, un médecin mélomane, et parut en public alors qu'il était encore enfant. Il fréquenta ensuite le Conservatoire de Leipzig (David; 1867-1869), puis l'Académie royale de musique de Berlin ( Joachim et Kiel ; 1869- 1874) et fut nommé en 1874 membre de l'orchestre de la cour, avec le titre de musicien de la chambre du roi, en même temps que premierprofesseur de violon, au Conservatoire Kullak. Cette même année, H. fit une tournée de concerts en Autriche, avec Carlotta Patti, puis, de 1878 à 1881, il organisa avec X. Scharwenka et H. Grûnfeld des séances de musique de cham-

HOLLANDER — HOLMES

bre par abonnement. En 1881, H. accepta la succession d'O. von Kôniglow, comme concertmeister des concerts du Gûrzenich et professeur au Conservatoire de Cologne ; trois ans plus tard, il était en outre nommé premier concertmeister au Théâtre municipal. Lors de la retraite de Japha, H. prit la direction du <> Professoren-Slreichquartett » dont il avait du reste fait partie auparavant, en alternant au pupitre de premier violon avec Japha lui-même. Enfin, en 1895, H. acheta le Conservatoire Stern, à Berlin, et en prit la direction. Il a fait de nombreuses tournées de concerts en Belgique, en Hollande et en Allemagne, et publié toute une série d'œuvres pour le violon (concerto, suite, etc.). — 3. Viktor, né à Leobschùtz le 20 avr. 1866, élève de Kullak, compositeur de genre léger (opérettes, morceaux pour piano, etc.).

Hollander, 1. Jans (de Hollandere), nommé aussi Jean de Hollande, contrapontiste dont on trouve des chansons de quatre à six voix, dans les livres i et xn de l'anthologie de chansons publiée par Tylman Susato (1543 et 1558). — 2. Christian-Janszone, fils du précédent, était chantre delà chapelle de Ste-Walburge, à Audenarde (1549-1557), puis devint chantre de la chapelle de l'empereur Ferdinand Ier (1559-1564), mais après la mort de ce dernier toute trace de H. disparaît. L'assertion de Lipowski, d'après laquelle il serait alors devenu maître de chapelle à Munich, est erronée. Son ami J. Pùhler, à Schwandorf (Bavière), a publié des recueils de ses œuvres et parle en 1570 de l'auteur défunt ;ces recueils ont pour titres : Neue teutsche geistlicheund iceltliche Liedlein (de quatre à huit voix, 1570; 2me éd. 1575) et Tricinia (1573). Les anthologies du xvie s. renferment en tout quarante motets du même auteur ; Commer en a réédité un certain nombre ainsi que des lieder.

Holly, Franz- Andréas, l'un des plus anciens et des plus favoris parmi les compositeurs allemands de « Singspiele »,né à Luba (Bohême) en 1^'iT, fut directeur de musique chez Brunian, à Prague, chez Koch à Leipzig et enfin chez Wœser à Breslau,où il mourut le 4 mai 1783. Il a mis en musique toute une série (15) des textes de « Singspiele » le plus en vogue à cette époque : Der Bassa von Tunis (Berlin, 1774), Die Jagd, Bas Gespenst, Der Waarenliœndlervon Smyrna,Der lusligeSchuster, etc.

Holmes, 1. Edward, né en 1797, m. le 28 août 1859; maître de musique à Londres et rédacteur musical du journal The Atlas, fut un musicographe de mérite, dont la biographie de Mozart était aux yeux d'O. Jahn la meilleure qui eût paru avant la sienne. Il a écrit : The life of Mozart (1845; 2™ éd. par Eb. Prout, 1N7S) : A ramble among the musicians of Germany (18*28, compte rendu d'un voyage d'études rU Allemagne) ; une biographie de Purcell, pour la Sacred music de Novello; un catalogue analytique et thématique des œuvres pour h' piano, de Mozart; enfin une quantité d'essais divers, parus dans Le Musical Times et dans

d'autres revues spéciales. — 2. William-Henry, né à Sudbury (Derbyshire) le 8 janv. 1812, m. à Londres le 23 avr. 1885, l'un des premiers élèves de la « Boyal Academy of music », fit des études de pianiste, fut nommé en 1826 maître suppléant, plus tard professeur titulaire de piano et enfin « senior » du personnel enseignant de l'Académie. Bennett, les frères Macfarren et Davison furent ses élèves. H. est l'auteur d'une foule d'œuvres instrumentales et vocales : symphonies, concertos, sonates, un opéra, des mélodies, etc. ; mais très peu d'entre elles sont publiées. — 3. Les frères Alfred, né à Londres le 9 nov. 1837, m. à Paris le 4 mars 1876, et Henry, né à Londres le 7 nov. 1839, violonistes virtuoses, eurent uniquement des leçons de leur père, fort bien doué pour la musique qu'il avait apprise par lui-même, d'abord d'après la méthode de violon de Spohr, puis d'après les recueils d'études de Rode, Baillot et R. Kreutzer. Ils se firent entendre pour la première fois , en juil. 1847, au théâtre de Haymarket , mais ne reparurent en public qu'en 1853, après avoir continué à travailler avec zèle. En 1855, ils quittaient Londres tous deux et se dirigeaient sur Bruxelles. Après un séjour prolongé dans cette ville, où. leurs concerts remportèrent un grand succès, ils entreprirent en 1856 une tournée de concerts en Allemagne, poussèrent jusqu'à Vienne, puis allèrent s'établir successivement, en Suède (deux ans), à Copenhague (1860), à Amsterdam (1861) et finalement à Paris (1864). Alfred se fixa ensuite définitivement à Paris, où il revenait après chaque tournée de concerts ; notons, parmi ses compositions, des symphonies : Jeanne d'Arc, La Jeunesse de Shakespeare, Robin Hood, Le Siège de Paris, Charles XII et Roméo et Juliette ; des ouvertures : Le Cid (1874) et Les Muses; un opéra : Inès de Castro. Son frère Henry quitta Paris en 1865 et, après une nouvelle tournée de concerts en Suède et en Norvège, rentra à Londres. Il y fut nommé plus tard professeur de violon au « Royal Collège of music » (1883) et jouit d'une grande réputation, tant comme soliste que comme quartettiste. Il a écrit : cinq symphonies, une ouverture de concert, un concerto de violon, deux quintettes pour instr. à archet, des soli pour violon, deux cantates (Praise ye the Lord ; Christmas) et des mélodies. En outre, H. a publié les sonates pour violon de Corelli, Tartini, Bach et Hœndel. — 4. Augusta-Mary-Anne (connue aussi comme compositeur, sous le pseudonyme Hermann Zenta), née à Paris, de parents irlandais, le 16 déc. 1847, se fit entendre de bonne heure comme pianiste (enfant prodige) et travailla avec zèle la composition, sous la direction de Lambert, Klosé et César Franck. De plus, elle fit preuve dès sa jeunesse d'un remarquable talent poétique et écrivit ellemême les poèmes de la plupart de ses œuvres. H. a beaucoup composé et son talent, très viril, s'est manifesté surtout dans des ouvrages de grandes dimensions, nous citerons parmi eux: Hero et Lêandre (opéra), un psaume : In exitu

HOLSÏEIN

HOMILIUS

<1873), Orlando furioso, Lutèce (3me prix de la Ville de Paris, 1878), Les Argonautes (mention honorable de la Ville de Paris, 1880), Irlande et Pologne (poèmes symphoniques), Ludus pro patria (choeurs et orchestre, 1888), Ode triomphale (chœurs, soli et orch., 1889), Hymne à la Paix (id., Florence, 1890), une suite symphoni- ■que : Au Pays bleu (1891), La Montagne noire (Opéra, 1895), un cycle de mélodies : Les Sept ivresses, enfin des mélodies diverses, etc. Cf. H. Imbert, Nouveaux pro fils de musiciens (1892). Holstein, Franz von, né à Brunswick le 16 févr. 1826, m. à Leipzig le 22 mai 1878; fils •d'un officier supérieur et destiné lui-même à la carrière militaire, il suivit les cours de l'Ecole des cadets de Brunswick mais trouva •en même temps, en la personne de K. Richter, un excellent professeur de théorie musicale. En 1845 déjà, tout jeune lieutenant, il donna dans un cercle privé un petit opéra de sa composition : Zicei Nâchte in Venedig. De Seesen, où il avait été transféré comme adjudant, il adressa la partition d'un grand opéra, Wa- ■verley (d'après W. Scott), à M. Hauptmann •qui l'encouragea à se vouer aussitôt à la musique. H. quitta l'armée en 1853 et se rendit à Leipzig, où il entra dans les classes de Hauptmann, au Conservatoire. Après de longs voyages et des séjours à Rome (1856), Berlin (1858) •et Paris (1859), il se fixa définitivement à Leipzig, pour s'y adonner tout entier à la composition. Sa santé précaire lui imposa la nécessité de ménager ses forces, et, malgré tous les soins, la maladie l'enleva à l'âge de cinquantetrois ans à peine. La fondation qu'il a instituée, par un legs important en faveur des jeunes musiciens pauvres, est le monument le plus ■digne qu'ait pu s'élever cet aimable artiste. Les •œuvres de H. ne sont pas dépourvues d'originalité, mais la part n'en est guère suffisante pour leur permettre de résister aux attaques du temps. Trois opéras semblent avoir fait pénétrer son nom un peu partout: Der Haideschacht •(Dresde, 1868); Der Erbe von Morley (Leipzig, 1872) et Die Hochlânder (Mannheim, 1876); H. écrivit toujours lui-même les poèmes de ses •œuvres, il était du reste non seulement bon poète, mais aussi dessinateur habile. Notons en outre -deux ouvertures : Lorelei et Frau Aventiure •(posthume) ; une scène pour une voix seule, extraite de la « Fiancée de Messine » , de Schiller: Béatrice (soprano et orchestre); une quantité de lieder (Waldlieder,op. 1 et 9, etc.); des chœurs pour voix d'hommes et voix mixtes ; de la musique de chambre (trio); quelques morceaux pour piano (sonate). H. a laissé en tout ■environ cinquante œuvres ; des « Poèmes posthumes » ont para en 1880.

Holten, Karl von, né à Hambourg le 26 juil. 1836, pianiste-compositeur, élève de J. Schmitt, Avé Lallemant, Grœdener puis, de 1854 à 1855, •de Moscheles, Plaidy et Rietz,au Conservatoire ■de Leipzig ; vit à Altona, comme professeur de musique estimé, et professe en même temps, •depuis 1874, au Conservatoire de Hambourg. H. a publié une sonate de violon, un trio, un

concerto de piano, une symphonie enfantine, des morceaux pour piano, des lieder, etc.

Holzbauer, Ignaz, né à Vienne en 1711, m. à Mannheim le 7 avr. 1783; devait étudier le droit, mais fit en secret de sérieuses études musicales et obtint d'abord la place de maître de chapelle du comte Rottal, en Moravie. Il fut nommé en 1745 directeur de musique du théâtre de la cour, à Vienne (où sa femme était également engagée, comme cantatrice), parcourut en 1747 toute l'Italie, accepta en 1750 le poste de maître de chapelle de la cour à Stuttgart, puis en 1753 le même poste à Mannheim. H., avec Cannabich (père) comme concertmeister, fit faire des progrès considérables à l'orchestre de cette ville et se créa ainsi une grande renommée ; de Mannheim, il se rendit à diverses reprises en Italie et y fit représenter des opéras de sa composition. Il devint, pendant les dernières années de sa vie, absolument sourd. Mozart le prise très haut comme compositeur. Ses œuvres principales sont: toute une série d'opéras italiens (le premier, Il figlio délia selve, fut donné en 1776 au théâtre de la cour de Schwetizingen) ; un opéra allemand, GiintJ ter von Schwarzburg (Mannheim, 1776); 196 symphonies instrumentales; 18 quatuors pour instr. à archet ; 13 concertos pour divers instruments; 5 oratorios; 26 Messes à quatre voix, avec orchestre (dont une en allemand); des motets, etc.

Holzblasinstrument (ail.), instrument à vent en bois.

Homeyer, Paul-Joseph-Maria, organiste virtuose des plus remarquables, né à Osterode, dans le Harz, le 26 oct 1853 (fils de Heinrich H., organiste à Lamspringe, né en 1832, m. le 31 déc. 1891, et petit-fils de Joh.-Just.-Adam H., auteur d'un livre de choral catholique : Cantus gregorianus), suivit les classes du gymnase « Josephinum », à Hildesheim, puis les cours du Conservatoire et de l'Université de Leipzig. Il se fit entendre avec grand succès dans cette ville, mais se livra encore à de sérieuses études, auprès de son oncle J.-M. Homeyer, à Duderstadt; il parcourut ensuite l'Italie et l'Autriche, donnant un peu partout des concerts, puis, à son retour, fut nommé organiste du Gewandhaus et professeur d'orgue et d'harmonie, au Conservatoire de Leipzig.

Homilius, Gottfried-August, né à Rosenthal (Saxe) le 2 févr. 1714, m. à Dresde, le 2 juin 1785; élève de J.-S. Bach et maître de J.-A. Hiller, avait été nommé en 1742 organiste de la « Frauenkirche », à Dresde, puis en 1755 cantor de l'Ecole de la Croix et directeur de la musique des trois principales églises de la même ville. Il fut très estimé de son temps, comme compositeur de musique d'église, et ses œuvres ne sont même pas entièrement oubliées. Il a publié : une cantate de la Passion (1775), un oratorio de Noël (Die Freude der Hirten, etc., lS11),Sedis deutsche A n'en (1786); on a conservé les manuscrits suivants : une Passion selon St-Marc, une série annuelle de musique d'église, une quantité de motets, des cantates, des cho-

HOMOPHONE

rais fugues, une méthode de basse chiffrée, un recueil de chorals, etc. La plupart de ces maauscrits sont déposés à la Bibl. royale de Berlin.

Homophone (gr.), nom que l'on donne souvent à la faclurc d'une («'livre dans laquelle une seule voix l'ait entendre distinctement la mélodie, tandis que les autres sont abaissées au simple rôle d'accompagnatrices ; h. est donc l'opposé de polyphone. Cet emploi du terme h. est du reste faux, au poinl de vue étymologigue, puisque h. signifie en réalité « qui donne le même son» et ne déviait s'appliquer par conséquent qu'à la musique de l'antiquité ou des premiers siècles de l'ère chrétienne qui, comme on le sait, ne comportait que des successions d'unissons ou d'octaves. La musique dite de nos jours h. devrait s'appeler de préférence i musique accompagnée ». Helmholtz, dans sa «Théorie physiologique de la musique», distingue avec beaucoup de raison les trois périodes homophone, polyphone et harmonique de la musique.

Hongrois, musique et style h. Etant donnée la quantité considérable d'oeuvres instrumentales de toutes dimensions qui. de nos jours, >ont écrites en style h., il nous paraît nécessaire de définir approximativement au moins ce style. Une définition exacte serait du reste d'autanl plus risquée que la musique est soumis.' en Hongrie, comme partout ailleurs, à l'influence continue d'éléments étrangers. On peut admettre d'une manière générale, dans le style h.. le> traits caractéristiques suivants: liberté très grande et polymorphie du rythme ; ornementation raffinée de la mélodie au moyen d'appogiatures, de mordants, coulés, gruppetti, ports de voix, etc.; harmonisation résultant d'un mélange d'éléments majeurs et mineurs, plus compliquée encore que le mode mineur moderne (tel que le représenté la gamme mineure dite harmonique). 11 tant croire que la musique h. n'est le résultat, dans la libre configuration, ni de la réflexion, ni du simple caprice, mais qu'elle est au contraire l'achèvement d'une évolution naturelle; peut-être nous donne-t-elle une image de ce que furent la musique grecque antique, la musique arabe, etc. à l'époque île leur floraison. La musique des Hongrois, presque identique à celle des bohémiens, est, de par sa nature et au sens propre du mot, homophone ; elle a. pour le moins, conservé jusqu'à présent le caractère de musique «accompagnée» dan- laquelle une seule partie mélodique domine, tandis que les autres se bornent à accompagner. G'esl à ce fait qu'il faut attribuer la fréquence des basses peu mélodiques et sous forme de pédales, du trémolo comme seul soutirii d'un.' mélodie aux courbes changeantes. L'évolution rythmique de La musique h. ne fut atravée, comme celle de la musique artistique occidentale, par un amas de règles et de combinaisons Bcolastiques (contrepoint), pas plus du reste que ne le fut Bon évolution mélodique par L'adoption d'un dogme étroil (modes ecclésiastiques). Tandis que notre musique instru-

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