‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 245 sur 542 · MANN · texte numérisé non relu

MANN

King, instr. à percussion chinois, composé de lamelles de pierre accordées.

King, 1. Robert, musicien de la chambre du roi Guillaume III d'Angleterre, bachelier es musique de l'Université de Cambridge (1696), a publié : Songs for 1, 2 and 3 voices composed to a thorough-bass for the organ or harpsichord, et des morceaux détachés dans les anthologies anglaises de son temps (Choice ayres, 1684 ; Cornes amoris, 1687-93 ; The banquet of musick , 1688-92 ; The gentleman s journal , 1692-94; Thésaurus * musicus , 1695-96). — 2. Charles, né en 1687, enfant de chœur de l'église

St-Paul, sous la direction de Blow et de Clark, bachelier es musique de l'Université d'Oxford (1707), m. le 17 mars 1748; une fois ses études terminées, il était devenu aumônier et maître de chœur de l'église St-Paul (1707), organiste de St-Bennet-Fink (1708) et, en dernier lieu, vicaire du chœur de l'église St-Paul. K. a composé une quantité de musique d'église, services, anthems, etc., qui parurent soit séparément, soit dans Cathedral music d'Arnold et Harmonia sacra de Page, ou restèrent manuscrits. — 3. Matthew-Peter, né en 1773, m. à Londres en janv. 1823: a écrit toute une série d'opéras anglais, pour le théâtre du « Lyceum », et publié des sonates de piano, des romances, une cantate, etc. Il fit aussi exécuter un oratorio de sa composition : The intercession, puis écrivit des ouvrages théoriques : Gênerai treatise on music (1800 [1809]) et Thorough-bass made easy to every capacily (1796).

King's Chapel (Chapel Royal), v. chapelle.

Kinkel, Johanna, épouse du poète allemand bien connu (née Mogkel, divorcée Matthieux), née à Bonn le 8 juil. 1810, m. à Londres le 15 nov. 1858 ; épousa, en 1832, un libraire du nom de Matthieux qu'elle abandonna au bout de quelques jours à peine, puis fit son éducation musicale à Berlin et épousa, en 1843, Gottfried K. ; elle suivit ce dernier en Angleterre après son évasion des prisons de Spandau. Ses œuvres les plus connues sont la « Cantate des oiseaux» (op. 1) et une opérette, Ottoder Schutz. Elle a écrit, en outre, Acht Brief'e an eine Freundin ûber Klavierunterricht (1852).

Kinnor, ancien instr. à cordes hébreu, de la famille des cithares ou des harpes.

Kipke, Karl, né à Breslau le 20 nov. 1850, fit ses études musicales à Leipzig, où il vécut depuis lors, abstraction faite de quelques années d'activité pratique, comme directeur de musique, à Pilsen; correcteur extraordinairement capable et très occupé, rédacteur de la Sàngerltalle, etc.

Kipper, Hermann, né à Coblentz le 27 août 1826, élève d'Anschùtz et de H. Dorn, maître de musique et critique musical, à Cologne, K. s'est fait connaître par une série d'opérettes humoristiques allemandes , pour voix d'hommes seulement : Der Quacksalber ( Doktor Sâgebein und sein Famulus), Inkognito (Der Fûrst wider Willen), Kellner und Lord.

Kircher, Athanasius, né à Geisa, dans l'ancien évêché de Fulda, le 2 mai 1602, m. à Rome le 28 nov. 1680; savant jésuite, professeur de sciences naturelles à l'Université de Wurzbourg se réfugia en 1635 à Avignon pour fuir les horreurs de la guerre de Trente ans, puis s'établit définitivement à Rome, en 1637. Parmi ses nombreux ouvrages, quelques-uns traitent de la musique et de l'acoustique : Musurgia universalis sive ars magna consoni et dissoni, etc. (1650, 2 vol. [1654?, 1662?, 1690] ; extraits trad. en allemand par Hirsch, 1662) et Phonurgia nova, sive conjugium mechanico-pJiysicum artis et naturœ, etc. (1673; éd. ail., sous le titre : Neu Hall-und Tonkunst, par Agathos Cario). Ces deux traités offrent le mélange le

KIRCHL — KIRKMAN

plus extraordinaire de démonstrations scientifiques et de naïve crédulité, mais ils n'en renferment pas moins d'intéressantes notions d'histoire de la musique et d'acoustique. Enfin, deux autres ouvrages du même auteur contiennent quelques particularités musicales, ce sont : Ars magnetica (1641, plusieurs éditions) et Oedipus Aegyptiacus (1652-1654; 3 vol.).

Kirchl, Adolf, compositeur de chœurs pour voix d'hommes, né à Vienne le 16 juin 1858, vit dans celte ville en qualité de directeur du i Schubertbund » (société chorale d'hommes).

Kirchner, 1. Theodor, né à Neukirchen, près Chemnitz, le 10 déc. 1823, compositeur génial pour le piano et plus particulièrement dans le genre que l'on pourrait désigner sous le nom de « miniature » et qu'il développa d'une façon tout originale. Il arriva en 1838 à Leipzig et, sur le conseil de Mendelssohn, prit des leçons de C.-F. Becker (orgue et théorie) et de J. Knorr (piano). De 1842 à 1843, il travailla l'orgue à Dresde, sous la direction de Joli. Schneider, puis entra, en 1843, au Conservatoire de Leipzig (y fut le premier élève inscrit, mais n'y resta que six mois à peine). K. remplit ensuite, de 1843 à 1862, les fonctions d'organiste à Winterthour, puis, pendant les dix années qui suivirent, celles de directeur de sociétés et maître de musique, à Zurich. lise rendit de là à Meiningen, comme professeur de musique de la princesse Marie (1872-1873) et accepta ensuite le poste de directeur de l'Ecole royale de musique de Wùrzbourg, qu'il conserva jusqu'en 1875. Après un séjour de huit ans à Leipzig, K. s'établit à Dresde, en 1883, et y devint professeur au Conservatoire, mais changea encore de domicile et, en 1890, se retira à Hambourg. K. s'est créé un nom soit par ses morceaux de piano, soit par quelques lieder très connus en Allemagne (Sie sagen, es loâre die Liebe), soit, enfin, par ses transcriptions très adroites, pour le piano, d'une foule de lieder de Brahms, Jensen, etc. Voici une liste complète de ses œuvres originales: op. 1, dix lieder; op. 2, dix morceaux de piano; op. 3, 6 Mœdclienlieder ; op. 4, quatre lieder,* op. 5, Gruss an meine Freunde; op. 6, quatre lieder; op. 7, Albumblœtter; op. 8. Scherzo; op. 9, préludes (2 cahiers); op. lOfZvoei Kœnige (ballade pour baryton): op. 11, Skizzen (8 cahiers); op. 12, Adagio quasi fantasia: op. 13, Lieder ohne Worte; op. 14. Phantasiestùeke (3 cahiers); op. 15, Ein Gedenkblati (sérénade en si maj., pour piano, violon el violoncelle); op. 16, Kleine Lust und TrauerspieU ; op. 11, Neue Davidsbiindleriœnze : op. 18, Legenden ; op. 19, dix morceaux de piano (d'après des lieder de sa composition, 5 cahiers); op. 20, quatuor pour instr. à archet; op. 21, Aquarellen (2 cahiers); op. 22, Romances (2 cahiers); op. 23, valses cl cahiers); op. 24, Stili und bewegi cl cahiers);op. 25, Nachlbilder (2 cahiers); op. 26, album: op. 27, caprices (2 cahiers) : op. 28, nocturnes : op. 29, Ausmeinem Ski*zenbuch (2 cahiers); op. 30, Studien und Stiicke (4 cahiers); op. 31, ïm Zwielicht; op. 32, Austriiben Tagen : op. 33, Idéale : op. 34,

valses (2 cahiers) ; op. 35, Spielsachen ; op. 36, Phantasien am Klavier (2 cahiers); op. 37, quatre élégies; op. 38, douze études; op. 39, horfgeschichten ; op. 40, trois lieder (poèmes de Fr. von Holstein): op. 41, Yerwehte Blœtler ; op. 42, mazurkas (2 cahiers) ; op. 43, quatre polonaises ; op. 44, Blumen zum Strauss ; op. 45, six morceaux de piano ; op. 46, 30 Kinderund Kûnstlertœnze ; op. 47, Federzeichnungen; op. 48, Humoresken ; op. 49, Neue Albumblœtter (2 cahiers); op. 50, six lieder,* op. 51, An Stephen Bélier ; op. 52, Ein neues Klavier buch (3 cahiers); op. 53, Florestan und Eusebius ; op. 54, Scherzo ; op. 55, Neue Kinderszenen ; op. 56, In stillen Stunden ; op. 57, douze morceaux pour une seule main ; op. 58, trios enfantins (pour piano, violon et violoncelle) ; op. 59, Novelettes pour trio ; op. 60, Plaudereien am Klavier ; op. 61 , six morceaux caractéristiques (3 cahiers); op. 62, Miniaturen; op. 63, romance et berceuse pour piano et violon ; op. 64, gavottes, menuets et morceaux lyriques; op. 65, soixante préludes; -(op. 66, manque); op. 67 ;Liebeserwachen (mélodie); op. 68, Nœhe des Geliebten (id.) ; op. 69, quatre poèmes de Goethe, mis en musique pour quatre voix d'hommes ; op. 70, cinq sonatines ; op. 71, cent petites études; op. 72, Stille Lieder und Tœnze (2 cahiers); op. 73, Romantische Gesckicliten' (k cahiers); op. 74, Alte Erinnerungen ; op. 75, neuf morceaux de piano ; op. 76, Réflexe (six valses); op. 77, polonaise, valse et lândler ; op. 78, Les mois de l'année (édition illustrée) ; op. 79, huit morceaux pour violoncelle et piano ; op. 80, neuf feuillets d'album ; op. 81, six lieder ; op. 82, Gedenkblœtter (pour l'inauguration du nouveau Conservatoire de Leipzig) ; op. 83, Bunle Blœtler (douze trios) ; op. 84, quatuor avec piano ; op. 85, variations pour deux pianos. Quelques autres œuvres ont paru sans numéro d'opus, ce sont : une seconde sérénade pour trio (v. op. 15) en mi maj., une polonaise pour deux pianos, deux études détachées (ut majeur et ré mineur ; la dernière dans la « Méthode de piano », de Lebert et Stark), Lieblinge der Jugend (30 petites études ), Alte Bekannte im neuen Gewande (à quatre mains) et quelques lieder, plus les transcriptions citées plus haut et de date récente. Cf. A. Niggli, Th. Kirchner (1880). — 2. Fritz, né à Potsdam le 3 nov. 1840, élève de l'Académie Kullak (Kullak, Wuerst, Seyffart), devint luimême professeur de cet établissement, en 1864, et y resta jusqu'à sa dissolution, en automne 1889. ( '.ompositeur zélé de morceaux de piano et de chant, plus particulièrement écrits en vue de l'enseignement. — 3. Hermann, né à Wôlfis (ïhuringe) le 23 janv. 1861, chanteur de concert (ténor) et compositeur, à Berlin.

Kirkman, 1. Jakob (de son vrai nom Kirchmann), fondateur de la fabrique de pianos « K. and Sons», de Londres, était d'origine allemande et arriva à Londres vers 1740. Il entra comme ouvrier dans l'atelier de Tabel, où travaillait aussi Shudi (Tschudi), le fondateur de la maison Broadwood. K. épousa la veuve de Tabel

KIRNBERGER — KISTNER

et laissa à sa mort, en 1778, une grande fortune. Ses pianos à queue (« harpsicbords ») étaient très renommés. K. n'ayant pas d'enfant, ce fut son neveu Abraham K. qui hérita le commerce de pianos, dirigé aujourd'hui encore par un descendant de ce dernier, Joseph K. Le « mélopiano», inventé par Caldera, et consistant en une percussion des cordes répétée à intervalles très rapprochés au moyen de petits marteaux spéciaux, fut employé avec succès par K. et fut l'une des solutions les plus ingénieuses du problème de la prolongation du son, au piano. — 2. Johann, natif de la Hollande, devint, en 1782, organiste de l'Eglise luthérienne, à Londres, m. en 1799 : a laissé des trios, des sonates pour violon et pour piano, des pièces d'orgue, etc.

Kirnberger, Johann-Philipp, né à Saalfeld, en Thuringe, le 24 avr. 1721, m. à Berlin le 27 juil. 1783, l'un des théoriciens les plus estimés du siècle passé, dont le nom doit être placé à côté de ceux de Rameau et de Tartini, mais dont les mérites sont cependant souvent méconnus. K. fut élève de Kellner (père) à Grâfenroda, de Gerber (père) à Sondershausen et, quelque temps aussi, de J.-S. Bach, à Leipzig; il remplit, de 1741 à 1750, les fonctions de maître de musique et de directeur de musique chez divers nobles Polonais , puis au Couvent des nonnes de Lemberg. Rentré en Allemagne en 1751, il se mit encore à étudier le violon, à Dresde, entra comme violoniste dans la chapelle de la Cour, à Berlin, puis devint, en 1754 professeur de composition et maître de chapelle de la princesse Amalie (v. ce nom), situation qui lui permit de vouer de nombreux loisirs à des travaux imporlants. Les compositions de K. sont aujourd'hui complètement oubliées (exercices, morceaux, suites, fugues, etc., pour piano et pour orgue ; douze menuets pour deux violons, deux hautbois, deux flûtes, deux cors et « continuo »; morceaux pour flûte; trios pour deux violons et basse; lieder; odes; motets, etc.). L'ouvrage le plus connu et le plus important de l'auteur est intitulé : Die Kunst des reinen Satzes (1774-1779; 2 vol.), mais sa première publication théorique avait été : Konstruktion der gleichschwebenden Temperatur (1760, cf. tempérament) et un autre ouvrage : Wahre Grundsœtze zum Gebrauch der Harmonie, parut en 1773 sous son nom (cf. toutefois J.-A.- P. Schulz). Les accords fondamentaux sont, d'après K. : l'ace, parfait majeur, l'ace, parfait mineur, l'ace, de quinte diminuée, l'ace, majeur avec septième majeure et avec septième mineure, ï'acc. mineur avec quinte diminuée et septième mineure; l'affirmation par K. de l'existence de « deux » accords fondamentaux seulement (ace. de trois sons, ace. de septième) ne peut par conséquent être interprétée que cum cjrano salis. K. a écrit en outre : Grundsœtze des Generalbasses als erste Linien der Kornposition (1781 ; plusieurs éditions) ; Gedanken uber die verschiedenen. Lehrarten der Komposition als Yorbereitung zur Fugenkenntniss (1782) ; Anteitung zur Singkomposition (1782).

Quant au petit ouvrage intitulé : Der Allzeit fertige Menuetten-und Polonaisenkomponist (1757), il faut le considérer plutôt comme une plaisanterie musicale, sorte, de précurseur des jeux de dés musicaux connus de nos jours. K. a collaboré à la Iheorie der schônen Kùnste, de Sulzer, et publié de nombreuses œuvres vocales de Hasler et de Graun. Cf., au sujet des i de K., l'art, i.

Kist, Florent-Corneille, né à Arnhem le 28 janv. 1796, m. à Utrecht le 23 mars 1863, musicien hollandais de mérite. Il avait étudié la médecine, qu'il pratiqua même à la Haye jusqu'en 1825, mais fut de tout temps grand amateur de musique, excellent flûtiste et corniste, et travailla le chant et la composition. En 1821 déjà, nous trouvons K. parmi les fondateurs de la société de musique « Diligentia », à La Haye, et lorsqu'il eut abandonné la médecine, pour se vouer entièrement à la musique, il déploya une activité inouïe d'organisateur, fondant à Delft une association chorale et une succursale de la « Maatschappij tôt bevordering van Toonkunst»,à la Haye la société « Cœcilia», et présidant le « Collegium musicum » de Delft en même temps que 1' «Harmonie » de La Haye. Plus tard, en 1841, K.élut domicile à Utrecht, rédigea pendant trois ans la Nederlandschmuzihaal Tydschrift, puis fonda la Cœcilia qui est aujourd'hui encore la revue musicale la plus importante de la Hollande. K. fit aussi partie, pendant plusieurs années,de la société de concerts d'Utrecht (« Collegium musicum Ultrajectinum »), fonda des concerts d'amateurs ( « Symphonie ») et une société chorale «Dulce Apolline ». K. a fourni de nombreux articles, non seulement aux revues qu'il rédigea, mais encore à divers périodiques allemands (« Signale »;« Teutonia» « Zeitschrift fur Dilettanten », de Gassner); de plus, il a écrit : De tœstand van Uet protestantsche herkgesang in Neederland (1840), Levensgeschidenis van Orlando de Lassus (1841), et une trad. hollandaise des « Grundzùge der Geschichte der Musik », de Brendel (1851). On a gravé de lui des compositions vocales (à une et plusieurs voix) et un recueil de variations pour flûte; des cantates et d'autres ouvrages de grandes dimensions sont restés manuscrits.

Kistler, Cvrill, né à Gross-Aitingen, près Augsbourg, le 12 mars 1848, fut d'abord régent, de 1867 à 1876, puis travailla la musique à Munich (Rheinberger) et fut nommé, en 1883, professeur au Conservatoire de Sondershausen. Il vit, depuis 1885, à Kissingen, en qualité de maître de musique. Un opéra romantique de sa composition, Kunihild, a été représenté à Sondershausen (1884), un opéra - comique, Eulenspiegel, à Wurzbourg (1889), tandis que deux autres sont restés manuscrits. K. est l'auteur d'un traité de théorie élémentaire de la musique et d'un traité d'harmonie; il publie, sous le titre Musikalisclie Tagesf'ragen, des feuilles volantes contenant des notices critiques, des petites nouvelles, etc.

Kistner, Friedrich, né à Leipzig le 3 mars 1797, m. dans la même ville le 21 déc. 1844 ;

KIT — KLA.USER

prit en 1831 la succession du commerce de musique Probst, auquel, en 1836, il donna son nom. La maison d'édition se développa rapidement sous sa direction et sous celle de son fils Julius (m. le 13 mai 1868), mais surtout encore sous celle de K.-F.-L. Gurckhaus (né le 17 janv. L821, m. à Leipzig le 22 mai 1884), qui reprit le commerce, pour son propre compte, en 1866.

Kit (angl.), nom que les Anglais donnent à l'ancienne «pochette» (v. ce mot).

Kitchener, William, riche médecin anglais et célèbre gourmet, mais aussi amateur de musique, possédant de réelles connaissances techniques, m. à l'âge de cinquante ans, le 26 févr. 1827. K. a écrit : Observation on vocal-music (1821) et rédigé plusieurs anthologies : The loyal and national songs of England (1823), Thesea songs of England (1823), et A collection of the vocal-music in Shakspere's plays.. Il a composé en outre une opérette : Lowe among the roses, or tlœ master Key.

Kittel, Johann-Christian, né à Erfurt le 18 févr. 1732, m. dans la même ville le 9 mai 1809; dernier élève de J.-S. Bach, fut d'abord organiste à Langensalza, puis, à partir de 1756, à la «Predigerkirche » d'Erfurt. Ses honoraires étaient si maigres qu'il n'échappa à la misère que grâce à une allocation du prince-primat \ on Dalberg et aux recettes de quelques tournées de concerts, dont la dernière, en 1800, le conduisit à Hambourg et à Altona, où il séjourna une année entière. K. jouissait d'une excellente réputation, non seulement comme organiste, mais aussi comme compositeur, théoricien et pédagogue : son élève le plus célèbre fut K.- H. Rinck. Quelques œuvres de K. seulement ont été gravées, notons ici : Der angehende praktïsche Organist, oder Anweisung zum zwechmœssigen Gebrauch der Orgel beim Gotiesdienst (1801-1808, 3 parties; nouv. éd., 1831); Neues Choralbuch (pour la principauté de Schleswig-Holstein, 1803); Grosse Prœludien, pour oigne; deux chorals variés, pour orgue, six sonates pour clavecin (op. 1); vingt-quatre chorals (pourvus chacun de huit basses chiffrées); Hymne an das Jahrhundert (1801, à quatre voix); enfin, un recueil de variations pour clavecin.

Kittl. Johann -Friedrich, né au château de Worlik (Bohême) le 8 mai 1809, m. à Lissa, de Pologne, le 80 juil. 1868; fils d'un officier de justice, étudia le droit, mais s'occupa, avec une prédilection toute spéciale, de musique, sous la direction de Tomascheck, à Prague. Il se voua, en 1840, entièrement à la musique, et obtint, à la mort de Dionys Weber, le poste dedirecteur du Conservatoire de Prague. Après une activité très méritoire de vingt années, K. se retira, en L8B5, à Lissa. K. s'est l'ail un nom grâce à plusieurs opéras de sa composition, représentés à Prague : Daphnis' Grab , Die Franzosen oor "Nizza {=zBianca und Giuseppe, texte de Richard Wagner!), Waldblume,e\ J)ir Bildersturmer : il a écril en outre un brio (op. 28), nn septuor (piano, instr. à venl et contrebasse), des Lieder, plusieurs symphonies, etc.

Kitzler, Otto, né à Dresde le 16 mars 1834, élève de J. Otto, Job. Schneider et F.-A. Kummer (violoncelle), puis, après un court stage à Eutin, comme directeur de musique, de Servais, au Conservatoire de Bruxelles. Il fut violoncelliste des orchestres de théâtre de Strasbourg et de Lyon, puis chef d'orchestre d'opéra à Troyes, Linz, Konigsberg, Temesvar, Hermannstadt et Brûnn. Enfin il est, depuis 1868,. directeur de la « Société de musique » de Briinn et de l'Ecole de musique qui en dépend, ainsi que de la société chorale d'hommes. K. a publié des pièces pour piano et pour orchestre, et des lieder qui révèlent un musicien de bonne école. Kjerulf, Halfdan, compositeur norvégien, né en 1818, m. à Christiania le 11 août 1868. Ses mélodies et ses chœurs sont devenus populaires dans sa patrie et se sont un peu répandus à l'étranger, en même temps que de charmantes pièces pour piano (publiées par H. Hofmann et Arno Kleffel). Un monument lui a été élevé à Christiania.

Klafsky, Katharina, cantatrice scénique remarquable (soprano dramatique), née à St- Jean, dans le Comitat de Wieselburg (Hongrie),, le 19 sept. 1855, m. à Hambourg le 22 sept. 1896; fille d'un cordonnier qui, de même que sa femme, était assez bien doué pour la musique pour pouvoir prendre part aux exécutions de musique d'église, perdit sa mère de bonne heure et. lorsque son père se remaria, quitta la maison paternelle et se rendit à (Edenbourg,puis à Vienne. Sa voix y fut bien vite remarquée et, grâce à l'intervention de Hellmesberger, la jeune fille put obtenir des leçons gratuites de Mme Marchesi. Elle débuta, en 1875, à Salzbourg, dans de petits rôles> mais épousa l'année suivante déjà un commerçant de Leipzig et rentra dans la vie privée. Des revers de fortune l'obligèrent à reprendre la carrière théâtrale, à Leipzig, d'abord, dans des rôles secondaires, puis avec un succès toujours croissant dans la troupe wagnérienne itinérante d'Angelo Neumann, où elle succéda à Hedwige Reicher-Kindermann. Elle parvint ainsi au faîte de sa gloire, fut engagée à Brème, par Neumann, puis à partir de 1885, à Hambourg. Elle épousa, en secondes noces, en 1887, le baryton du théâtre de Hambourg, Franz Grève , qui mourut à Hambourg, le 12 mai 1892., et en troisièmes noces, K. Lohse, chef d'orchestre à Hambourg. Mme K. était remarquable surtout dans le rôle de «Fidelio».

Klang (ail.), son, harmonie ; Klangfarbey timbre ; Klang folge, marche (enchaînement); KlangscJilùssel, clef harmonique ; Klangvertretung, interprétation harmonique. V. tous les mots français.

Klappe (ail.), clef (v. ce mot. 3).

Klauser, 1. Karl, né à St-Pétersbourg le 24 août 1823, partit en 1850 pour New- York, puis vécut à partir de 1855 à Farmington (Etats- Unis) où il se fit estimer comme professeur de musique. K.doit son renom aux nombreuses transcriptions qu'il fit pour le piano d'œuvres d'orchestre classiques et romantiques et aux

KLAUWELL — KLEIN

éditions, très soigneusement rédigées, qu'il donna des œuvres classiques du piano, chez Schuberth&Cie. Son fils et son élève — 2. Julius, né à New-York le 5 juil. 1854, fut élève en outre du Conservatoire de Leipzig (Wenzel, 1871- 1874), puis élut domicile à Milwaukee et y professe la musique. Il a publié, sous le titre The Septonate and the Centralization of the Tonal System (1890), un traité d'harmonie de tendances très modernes.

Klauwell, 1. Adolf, né à Langensalza (Thuringe) le 31 déc. 1818, fut pendant nombre d'années maître de la troisième, puis de la quatrième école municipale de Leipzig, où il mourut le 21 nov. 1879 ; pédagogue et auteur de manuels élémentaires bien connu, a publié des morceaux de piano destinés à l'enseignement, entre autres un Goldenes Melodien- Album très répandu en Allemagne. Sa fille, Marie (Lang-K.), née le 27 janv. 1853, fut très estimée comme cantatrice de concerts (soprano). — 2. Otto, compositeur et musicographe, né à Langensalza le 7 avr. 1851, neveu du précédent, suivit les cours du Gymnase de Schulpforta, puis après avoir fait la guerre de 1870-1871, entra à l'Université de Leipzig, avec l'intention d'y faire des mathématiques; cependant, en 1872, il mit à l'exécution le projet longtemps caressé de se vouer à la musique et entra au Conservatoire de Leipzig pour y travailler la théorie etla composition, sous la direction de Richter et de Reinecke. De plus, en 1874, il prit son grade de Br phil. à l'Université de Leipzig. L'année suivante, K. fut engagé par la direction du Conservatoire de Cologne, en qualité de professeur de piano, de théorie et d'histoire de la musique. Il fut en outre chargé, en 1884, dé la direction du séminaire organisé par AVùllner, à l'usage des futurs maîtres de piano. K. est un compositeur de talent, et nous pouvons citer de lui : des ouvertures, de la musique de chambre, des pièces pour piano, des lieder, un opéra : (Bas Mœdchen vom See, Cologne, 1889), etc. Il convient de noter aussi ses écrits : Bie historische Entwickelung des musikalischen Kanons (1874, dissertation ) , Musikalische Gesichtspunkte (aphorismes, 1881 ), Ber Vortrag in der Musik (1882), Ber Fingersatz des Klavierspiels (1882). Klavier (ail.), piano.

Klee, Ludwig, né à Schwerin le 13 avr. 1846, élève (1864-1868) et ensuite maître (1868-1875) à l'Académie Kullak, à Berlin. Il a fondé ensuite lui-même une « Ecole de musique », à Berlin, et publié toute une série d'ouvrages pédagogiques pour le piano, parmi lesquels il faut mentionner : Bie Ornamentik der klassischen Klaviermusik.

Kleeberg, Clotilde, née à Paris le 27 juin 1866, élève du Conservatoire de cette ville (Mmes Rétyet Massart),sefit entendre en public, pour la première fois, au courant de l'hiver 1878; elle débutait aux Concerts populaires de Pasdeloup en jouant le concerto en ut mineur de Beethoven. Depuis lors sa réputation de pianiste à la technique délicate, au goût distingué, s'est répandue à travers toute l'Europe, qu'elle

a parcourue dans de nombreuses tournées de concerts.

Kleemann, Karl, né à Rudolstadt (Thuringe) le 9 sept. 1842, était destiné à la carrière de libraire, mais travailla la musique à Rudolstadt auprès du maître de chapelle de la cour Millier et débuta dans la carrière de musicien, comme directeur d'une société chorale, en Westphalie. En 1878, K. se rendit en Italie ou il passa plusieurs années et se voua tout entier à la composition ; il fut nommé, à son retour, second chef à l'Opéra et directeur de musique de la Cour ducale, à Dessau. Il convient de mentionner, parmi ses œuvres : la musique pour Ber Traum ein Leben, de Grillparzer, une fantaisie symphonique : Bes Meeres und der Liebe Wellen, deux symphonies, des lieder, de la musique chorale, des pièces pour piano, etc.

Kleffel, Arno, né à Pôssneck (Thuringe) le 4 sept. 1840, suivit pendant quelque temps les cours du Conservatoire de Leipzig, mais fut surtout élève particulier de M. Hauptmann. Il dirigea, de 1863 à 1867 la « Société de musique » de Riga, puis fut successivement chef d'orchestre de théâtre à Cologne, Amsterdam, Gœrlitz, Breslau, Stettin, etc. De 1873 à 1880, il remplit les mêmes fonctions au théâtre de Eriedrich- Wilhelmstadt, à Berlin, passa ensuite à Augsbourg, à Magdebourg et à Cologne (1886-1892). Il accepta alors une place de professeur de théorie au Conservatoire Stern, à Berlin, mais rentra en 1895 de nouveau au théâtre de Cologne. K. est l'auteur d'un opéra : Bes Meervnanns Harf'e, représenté à Riga en 1865 ; il a écrit en outre la musique d'une féerie de Noël : Bie Wichtelmœnnchen, du Faust de Gœthe, et des ouvertures, des œuvres chorales, des lieder, des morceaux de piano, un quatuor pour instr. à archet, etc.

Klein, 1. Johann-Joseph, né à Arnstadt le 24 août 1740, m. à Kahla, près Iéna le 25 juin 1823 ; avocat à Eisenberg (Altenbourg), a écrit : Lehrbuch der praktischen Musik (1783), Lehrbuch der theoretischen Musik (1801), Neues vollstœndiges Choralbuch (1785, avec une préface sur la musique du choral), et divers articles parus dans F« Allg. musikalische Zeitung» (1799-1800). — 2. Bernhard, né à Cologne le 6 mars 1793, m. à Berlin le 9 sept. 1832 ; compositeur remarquable de musique d'église, fit sa première éducation musicale à Cologne, où son père était contrebassiste, puis partit, en 1812, pour Paris, y travailla quelque temps sous la direction de Cherubini et profita largement des ressources que lui offrait la Bibl. du Conservatoire. Il fut nommé à son retour directeur de musique du Dôme de Cologne, mais appelé en 1818 à Berlin, par le ministère des Beaux-Arts, qui le chargea d'y étudier le fonctionnement des institutions musicales, il se fixa définitivement dans cette ville. K. professa la composition, à partir de 1820, à l'Institut de musique religieuse qui venait d'être fondé et accepta en même temps les fonctions de directeur de musique et professeur de chant à l'Université. Les

KLEINE OKTAVE — KLINDWORTH

œuvres capitales de K. sont : des oratorios : Jephtah, David, Hiob ; une Messe; un Pater noster à huit voix: un Magnificat à six voix (avec triple fugue) ; des répons à six voix ; puis huit recueils de psaumes, hymnes et motets pour voix d'hommes (très répandus et estimés); des sonates de piano; des variations, des lieder, et des ballades ( Erlkonig) ; une cantate: Worte des Glaubens (Schiller) ; deux opéras : Dido (1823) et Ariadne (22 janv. 1825), et deux actes d'un troisième opéra, Irène, resté inachevé; la musique de ErdennacJit, de Raupach, etc. — 3. Joseph, frère cadet du précédent, né à Cologne en 1802. m. dans la même ville en 1862 ; également compositeur, vécut à Berlin et à Cologne. — 4. Bruno-Oskar, né à Osnabrûck le 6 janv. 1856, élève de son père, le directeur de musique Cari. K., et de l'Ecole de musique, à Munich. Il fut nommé, en 1879, organiste de l'église St-François-Xavier, à New- York, et se fit connaître comme compositeur, par des pièces orchestrales, une sonate de violon, une suite pour piano et violon, etc.

Kleine Oktave (ail.), deuxième octave (ut2 — ut:i) de l'échelle tonale ; v. le tableau de cette échelle à l'art, la.

Kleinmichel, Richard, compositeur et pianiste, né à Posen le 31 déc. 1846, reçut les premières leçons de piano de son père, qui était chef de musique militaire, et, de Posen, fut transféré à Potsdam, puis à Hambourg, où K. continua à travailler sérieusement. Il fut, de 1863 à 1866, élève du Conservatoire de Leipzig, puis s'établit à Hambourg comme maître de musique; en 1876, il se rendit de nouveau à Leipzig et y fut nommé, six ans plus tard, directeur de musique au Théâtre municipal. Il passa ensuite au Théâtre de Magdebonrg et vit depuis quelques années à Berlin. Son épouse, Klara Monhadpt, est cantatrice de concert. K. remporta quelques succès comme pianiste, mais il a surtout fait parler de lui, récemment, comme compositeur; il a écrit différentes pièces pour piano (d'excellentes études), des lieder, de la musique de chambre, deux symphonies et deux opéras: M non (ou iSchloss de Lorme, Hambourg, 1883) et Der Pfeifer von Dusenbach (ibid., 1891). K. .si m outre l'auteur des réductions «facilitées», pour piano, des grands drames wagnériens, réductions qui, malheureusement, ne valent pas davantage (pie les fantaisies sur des motifs wagnériens, du même auteur.

Klengel, 1. An a st-Alexander, né à Dresde le ■>'< janv. L788, m. dans la même ville le 22 aov. L852; tils du paysagiste K. .élève deMilchmayer el de démenti (1808), qu'il accompagna jusqu'à St-Pétersbourg où il resta jusqu'en 1*11. Après un séjour de deux ans à Paris, il rentra à Dresde qu'il ne quitta plus, si l'on fait abstraction d'un voyage, l'année suivante, à Londres. En 1816, K. lui nommé organiste de la Cour, à Dresde. K. est surtout connu comme un maître dans farl de l'écriture canonique : il lit paraître . dans les dernières .uide sa vie, smus 1,. titre : Les avant-cou-

reurs, une série de vingt-quatre canons, mais l'ouvrage auquel ils servaient en quelque sorte d'introduction ne fut publié qu'après la mort de l'auteur, par M. Hauptmann (Kanons und Fugen, 1854: l'auteur cherche à surpasser, dans son genre, le «Clavecin bien tempéré», mais la tentative est d'autant plus condamnable que ces pièces sont toutes d'une pédanterie et d'une pauvreté d'invention inconcevables). K. avait écrit auparavant : deux concertos de piano ; une polonaise de concert pour piano, flûte, clarinette, alto, violoncelle et contrebasse; un trio ; une fantaisie pour piano à quatre mains ; plusieurs sonates et diverses pièces de piano. Un concerto et un quintette sont restés manuscrits. Les deux musiciens suivants, sans être des descendants directs, ont une parenté éloignée avec K. : — 2. Paul, né à Leipzig le 13 mai 1854, violoniste et pianiste de talent, auteur de lieder charmants, prit son grade de Drphil. (dissertation : Zur Aesthetik der Tonkunst) à l'Université de Leipzig, puis dirigea, de 1881 à 1886, les concerts de la société « Euterpe». Il occupa ensuite, pendant quelques années, le poste de second chef d'orchestre de la Cour, à Stuttgart, mais dirige, depuis 1893, la société chorale académique «Arion », à Leipzig, ainsi que la « Sing-Akademie » (société chorale mixte) et la « Liedertafel » (société chorale d'hommes). — 3. Julius, frère du précédent, né à Leipzig le 24 sept 1859, violoncelliste de tout premier ordre, violoncelle-solo de l'orchestre du « Gewandhaus » et professeur au Conservatoire de Leipzig (concerto op. 10, concertino op. 7, quatuor pour instr. à archet [sol maj.], suite pour deux violoncelles et divers morceaux pour violoncelle).

Kliebert, Karl, né à Prague le 13 déc. 1849, fit son droit à l'Université de Vienne où il fut promu Dr ;'ur., mais se voua ensuite entièrement à la musique ejt travailla à Munich, sous la direction de Rheinberger et de Wùllner. Après avoir séjourné quelque temps à Augsbourg, comme chef d'orchestre de théâtre, il fut appelé, en 1875, à Wûrzbourg, avec charge d'y réorganiser l'Ecole royale de musique. Il succéda l'année suivante à Kirchner, comme directeur de cette institution, qui prospère d'une manière très réjouissante depuis sa nomination.

Klindworth, Karl, né à Hanovre le 15 sept. 1830 : pianiste distingué, élève de Liszt, à Weimar, vécut de 1854 à 1868 à Londres et s'y lit un nom tant comme pédagogue que comme exécutant ; il y organisa aussi, de 1861 à 1862, des concerts de musique de chambre et d'orchestre qu'il dut malheureusement interrompre à cause d'un déficit considérable. De 1868 à 1884, K. fut professeur de piano au Conservatoire de Moscou, puis il alla s'établir à Berlin, où il dirigea, avec Joachim et Wùllner, les Concerts philharmoniques. Il fonda à Berlin une Ecole de piano, dont les débuts furent brillants, grâce à la collaboration de Bùlovr (un mois par an), mais qui, en 1893, fut réunie au Conservatoire Scharwenka. K. a dirigé

KLTNG

KXECHT

aussi pendant quelques années les concerts du « Wagner- Verein »; il vit actuellement à Potsdam. En tant que compositeur, K. ne s'est fait connaître que par quelques morceaux de piano et quelques lieder agréables ; par contre ses réductions pour piano de la Tétralogie de Wagner sont excellentes, ainsi que ses éditions de Chopin, des sonates de Beethoven, etc.

Kling, Henri, né à Paris le 17 févr. 1841, de parents allemands ; corniste distingué, actuellement maître de musique à l'Ecole secondaire •déjeunes filles, professeur de théorie élémentaire et de cor, au Conservatoire de Genève, a été précédemment aussi chef de musique militaire. K. a écrit des opéras-comiques (représentés à l'ancien théâtre de Genève), une quantité considérable d'œuvres instrumentales et vocales populaires et de facture légère, des méthodes élémentaires pour tous les instruments imaginables, mais surtout une très bonne Méthode de cor et des études pour le même instrument. K. est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation, tels qu'un traité d'instrumentation, un traité de direction, etc.

Klingenberg, Friedrich- Wilhelm, né à Sulau (Silésie) le 6 juin 1809, m. à Gôrlitz le 2 janv. 1888 ; étudiait la théologie à Breslau, lorsqu'il se décida à embrasser la carrière musicale. Il prit la direction de la Société académique de musique, puis celle de l'Association artistique, à Breslau, et fut appelé, en 1840, au poste de cantor de l'église St-Pierre, à Gôrlitz. Il reçut, en 1844, le titre de « directeur royal de musique ». En 1885, il fut obligé, à la suite d'une blessure grave au pied, d'abandonner ses fonctions de directeur. K. a rendu, soit comme cantor , soit aussi comme directeur d'une importante société chorale ( « Gôrlitzer Musikverein »), des services signalés à la cause de la musique à Gôrlitz. Il a publié un certain nombre d'oeuvres chorales profanes et religieuses.

Klitzsch, Karl-Emanuel, né à Schônhaide <Erzgebirg saxon), m. à Zwickau le 5 mars 1889 ; prit son doctorat en philologie à Leipzig, puis fut nommé professeur au Gymnase de Zwickau. Il fit valoir, en 1886, ses droits à la retraite. Mais K. s'était développé aussi au point de vue musical et avait, en majeure partie par lui-même, sérieusement travaillé ; il put donc remplir le poste de directeur de musique des deux églises principales de Zwickau et prendre également la direction des concerts de la Société de musique et de la Société chorale «a cappella ». K. a collaboré activement, pendant nombre d'années, à la «Neue Zeitschrift fur Musik » ; il publia en outre, sous le nom d'EMANUEL Kronach, des lieder, le psaume xcvi, etc.

Klosé, Hyacinthe -Eléonore, célèbre clarinettiste, né dans l'île de Corfou le 11 oct. 1808, m. à Paris le 29 août 1880 ; vint très jeune en France et fit d'abord partie d'une musique de régiment. Il succéda, en 1839, à son maître Berr, comme professeur de clarinette au Conservatoire de Paris, et fit valoir, en 1868, ses

droits à la retraite. K. est d'autant plus connu que ce fut lui qui, le premier, adapta à la clarinette (1843) le système de clefs à anneaux mobiles inventé par Bôhm. Il a aussi écrit des morceaux de concerts et des ouvrages pédagogiques pour la clarinette (soli, duos, fantaisies, études, et surtout une : Grande 'méthode pour la clarinette à anneaux mobiles), des marches et des morceaux de parade pour musique militaire, et trois méthodes pour les diverses sortes de saxophones.

Klotz, (Clotz), nom de famille de toute une série de luthiers estimés, de Mittenwald (Alpes bavaroises) ; le plus ancien représentant de cette famille paraît être ^Egidius K., dont le fils, Matthias, créa, de 1668 à 1696 environ, la réputation de ce nom. Deux fils de ce dernier ont à leur tour pratiqué la lutherie : Serastian et Joseph ; quant à Georg, Karl, Michael et tEgidius K. (au xvme s.), ce sont des descendants directs ou indirects de cette même famille. Un grand nombre de violons de K. passent, dans le commerce, pour des Stainer.

Klughardt, August-Friedrich-Martin, né à Côthen le 30 nov. 1847 ; suivit les cours du gymnase de Dessau puis devint élève de Blassmann et d'Ad. Beichel, à Dresde. Il débuta dans la carrière musicale à l'âge de vingt ans, comme chef d'orchestre de théâtre à Posen (une saison), puis à Liibeck (une saison) et à Weimar (quatre ans) où il reçut le titre de directeur de musique grand-ducal. Il devint ensuite chef d'orchestre de la Cour à Neustrelitz (1873), puis à Dessau (1882). Son séjour à Weimar et les rapports qu'il y eut avec Liszt eurent une heureuse influence sur le développement des facultés créatrices de K. et lui firent adopter les tendances de l'école néo-allemande, ce que prouve, entre autre, sa symphonie de Leonore. Il faut citer parmi ses œuvres, outre cette symphonie : des ouvertures : Im Frùhling, Sophonisbe, Siepesouvertiire , Festouvertiire ; des symphonies : Waldleben et op. 37 (ré maj.) ; une suite d'orchestre (op. 40, la min., 6 parties); un concerto de hautbois; de la musique de chambre : quintette avec piano (op. 43, so^min.), trio (op. 47, si bémol maj.), un sextuor et deux quatuors (en fa et ré maj.) pour instr. à archet, Schilflieder (fantaisies d'après Lenau, pour piano, hautbois et alto) ; huit recueils de lieder ; un oratorio : Die Grablegung Christi; des opéras : Mirjam (Weimar, 1871), Iwein (Neustrelitz, 1879), Gudrun (ibid. 1882) et Die Hochzeit des Monchs (Dessau, 1886 ; donné en 1888 à Prague, sous le titre : Astorre).

Knecht, Justin -Heinrich, né à Biberach (Wurtemberg) le 30 sept. 1752, m. dans la même localité le 1er déc. 1817; fut nommé en 1792 organiste et directeur de concerts, dans sa ville natale, puis, en 1807, chef d'orchestre de la Cour à Stuttgart. Mais, au bout de deux ans déjà, il quitta ce poste que des intrigues lui rendaient intolérable et rentra à Biberach. K. jouissait, comme organiste, d'une très grande renommée et Vogler seul passait pour lui être supérieur. Ses compositions n'ont pas eu de

KXIESE

valeur durable, contentons-nous de noter : une symphonie : Tongemàlde der Natur (dont le programme est identique à celui de la « pastorale » de Beethoven ; K. reprit du reste encore le même sujet dans une sonate d'orgue : Die unterbrochene Hirteniconne), un duo de concert: Mirjam und Deborah (extrait du « Messie », de Klopstock), des psaumes, un Te Beum pour double chœur, des Messes, plusieurs opéras et petits opéras-comiques, un mélodrame : Bas Lied von der Glocke (Schiller), des pièces d'orgue, des variations et des sonatines de piano, des duos pour ilûtes, des airs, des hymnes, deux recueils de chorals (pour le Wurtemberg et pour la Bavière protestante), etc. Comme théoricien, K. représente les tendances, poussées à leur extrême limite, du système de construction des accords par superposition de tierces; il va jusqu'à la formation d'ace, de douzième, sur tous les degrés de la

gamme (!). Il a écrit : Erhlàrung einiger

nichtverstandenen Grundsàtze aus der Voglerschen Tlœorie (1785); Gemeinniltzliches Elementancerk der Harmonie und des Gêneraibasses (1792-1798 ; quatre parties) ; Kleines alphabetisches Worterbuch der vorneJtmsten und interessantesten Artikel aus der musikalischen Iheorie (1795); Vollstândige Orgelschulefùr Anfànger und Geûbtere (1795-1798, trois parties; J.-P.-E. Martini a publié à Paris un plagiat de cet ouvrage) ; Theoretisch-praktische Generalbasschule (s. date); Kleine Klaviersclmle fur die ersten Anfànger (1800 et 1802, deux parties ; 2me éd., sous le titre : Beicàhrtes Methodenbuch , etc.); Allgemeiner musikalischer Katechismus (1803, plusieurs éditions): Lulhers Verdienst um Musik und Poésie (1817). K. a publié en outre des articles théoriques, dans les premières années de l'« Allg. musikalische Zeitung », de Leipzig, et dans la « Musikalische Realzeitung » de Speier.

Kniese, Julius, né à Roda (Altenbourg) le •>\ déc. 1848, alla à l'école à Altenbourg, où W. Stade lui enseigna la musique, puis, de 1868 à 1870, continua ses études musicales sous la direction de Brendel et de Riedel, à Leipzig. Après s'être fait connaître, dans diverses touraéea de concerts, comme pianiste et organiste, il dirigea La ■ Singakademie » de Glogau (1871- L876), puis la « Société de chant Riihl » et r Association Wagner » de Francfort s. /M. (1876-1884) et accepta ensuite la place de directeur de musique de la ville (successeur de Breunung), à Aix-la-Chapelle. Il vit depuis 1889 â Bayreutn, où il était depuis 1882 déjà chef chœurs du Théâtre Wagner, et y dirige, en même temps que la Société chorale mixte' 1' « Ecole pour la formation de chanteurs wagoériens •. K. a publié quatre recueils de lieder el l'ail exécuter un poème symphonique : Frithfof et Le prélude d'un opéra : Konig Wittichis (Festival des musiciens allemands, à Wiesbaden, 1879), ions deux manuscrite.

Knight, John-Phiupp, né ;'i Bradford s./Avon le -y, juii. ixi-2, ,„. à Greal-Yarmonth Le 1er juin

KNYVETT

1887; élève de l'organiste Gorfe, à Bristol, auteur de mélodies populaires anglaises, vécut de 1839 à 1841 dans l'Amérique du Nord, remplit ensuite, pendant deux ans, les fonctions de pasteur à St-Agnès, dans les îles Scilly, mais rentra aussitôt après en Angleterre. Il a publié plus de deux cents mélodies, duos, trios, etc., qui jouissent d'une grande popularité (entre autres Last rose). De plus, K. a écrit un oratorio : Jephtas Tochter.

Knorr, 1. Julius, pianiste-pédagogue illustre, né à Leipzig le 22 sept. 1807, m. dans la même ville le 17 juin 1861 ; fit en premier lieu desétudes de philologie, à Leipzig, mais se voua bientôt entièrement à la musique et débuta comme pianiste, en 1831, dans un concert du Gewandhaus. Il remporta un réel succès et resta à Leipzig, comme professeur de piano ; il était lié d'amitié avec Schumann et rédigea la première année de la Neue Zeitschrif't fur Musik. Les ouvrages de K, concernant la pédagogie du piano, sont les suivants : Neue Piano forteschule in 184 Uebungen (1835 ; 2me éd. sous le titre : Die Pianof'orteschule der neuesten Zeit; ein Supplément zu den Werhen von Cramer, Czerng, Herz, Hummel, Hûnteny Kalkbrenner, Moscheles, etc., 1841); Bas Klavierspiel in 280 Uebungen (Materialien zur Entwickelung der Fingertechnih) ; puis: Materialien fur das mechanische Klavierspiel (1844); Methodischer Leitf'aden fur Klavierlehrer (1849 ; plusieurs éditions) ; Wegweiser fur den Klavierspieler ira ersten Stadium (méthode élémentaire, vers 1853); Ausfuhrliche Klavier méthode (lre part. : Méthode, 1859 ; 2me part. : ScJtule der Mechanik, 1860, Leipzig, Kahnt) ; Fiihrer auf dem Felde der KlaviericnterriclUslilleratur (1861 ; les éditions subséquentes ont moins de valeur) ; Erhldrendes Verzeichnis der haupts'àcldischten Musihkunstworter (1854). Il a rédigé en outre de nouvelles éditions des méthodes de J.-G. Werner (1830) et de A.-E. Muller (1848). K. fut le premier pédagogue qui considérât les « exercices techniques préparatoires » comme une partie importante de l'enseignement qui, depuis lors, se répartit en trois catégories d'oeuvres : exercices techniques, études, morceaux. — 2. I\vAN,né à Mewe (Prusse occidentale) le 3 janv. 1853 ; élève du Conservatoire de Leipzig (Reinecke, Richter), devint, en 1874, maître de musique dans un institut privé à Charcow (Russie méridionale) et fut chargé quatre ans plus tard de la direction de l'enseignement théorique à la succursale de la Société impériale russe de musique, dans la même ville. Il passa plus tard, en 1883, au Conservatoire Hoch, à Francfort s. /M., comme professeur de théorie et de composition. K. a publié des œuvres symphoniques, de la musique de chambre et des Ukrainische Liebeslieder pour quatre voix mixtes et piano.

Knyvett, 1. Charles, m. à Londres, où il était organiste de « Chapel Royal », en 1822 ; avait été dans sa jeunesse (1780-1790) un chanteur de concert réputé (ténor) et avait fondé,

KOBELIUS

KŒHLER

avec S. Harrison, les Vocal Concerts (1791- 1794). Son fils aîné — 2. Charles, né en 1773, m. à Londres le 2 nov. 1852 ; élève de Webbe, réorganisa en 1801 les Vocal Concerts, en collaboration avec Greatorex, Bartleman et son frère William (v. plus bas), et publia un choix de mélodies de psaumes (1823). Il fut pendant longtemps organiste de l'église St-George, à Londres, et très estimé comme professeur de piano et de théorie. — 3. William, frère du précédent auquel il est du reste de beaucoup supérieur, né le 21 avr. 1779, m.- à Londres le 17 nov. 1856; obtint en 1797 déjà une place de gentleman (chantre à solde) à « Ghapel Royal » et succéda, en 1802, à Arnold comme compositeur de cette chapelle. Il fut, pendant nombre d'années, le meilleur chanteur de concert (ténor) de Londres, dirigea les Concerts of ancient music (1832-1840), les festivals de musique de Birmingham (1834-1843) et un festival d'York (1835). Il ne se fit connaître en somme, comme compositeur, que par quelques glees et les anthems des couronnements de George IV et de la reine Victoria.

Kobelius, Johann-Augustin, né à Wâhlitz, près Halle, le 21 févr. 1674, m. à Weissenfels le 17 août 1731, élève de Schiefferdecker et de J.-Phil. Krieger, musicien de la chambre à Weissenfels, puis organiste et maître de chapelle à Sangerhausen et à Querfurt et, en dernier lieu, maître de chapelle du duc de Weissenfels. Il a écrit, de 1716 à 1729, vingt opéras pour la Cour de Weissenfels, la plupart sur des sujets antiques et mythologiques.

Kobsa, instrument primitif, analogue au luth, de la Petite-Russie ; il sert à accompagner la dumka (v. ce nom).

Koch, 1. Heinrigh-Christoph, né à Rudolstadt le 10 oct. 1749, m. dans la même ville le 12 mars 1816 ; -son père était membre de l'orchestre princier et put, grâce à une allocation du prince, faire étudier la musique à K. qui travailla d'abord à Rudolstadt, puis à Weimar, sous la direction de Gœpfert. Il entra en 1768, comme violoniste, dans l'orchestre de Rudolstadt et fut nommé, en 1777, musicien de la chambre. Les compositions de K. (cantates pour les festivités de la Cour, recueil de chorals pour musique d'harmonie, etc.) n'ont aucune valeur, ses ouvrages théoriques, par contre, sont réellement importants. Il a publié: MusikaliscJtes Leœikon (1802, deux parties; œuvre de mérite • un extrait, par K. lui-même, en a paru en 1807, sous le titre : Kurzgefasstes Handworterbuch der Musik; un autre extrait de main étrangère, date de 1828 et, enfin, Arrey von Dominer en a publié en 1865 une nouvelle édition excellente) ; Versuck einer Anleilung zur Koraposition (1782-1793, trois parties ; un ouvrage également remarquable mais qui semble avoir passé inaperçu de son temps) ;Handbuch bei dem Studium der Harmonie (1811) : Versuch aus der harten und weiclœn Tonart jeder Slufe der dialonisch - chromatischen Leiter vermittelst des enharmonischen Tonwechsels in die Dur-und Molltonart der iibri-

gen auszuweichen (1812). Ressaya de publier, en 1795j un Journal der Tonkunst, mais dut l'abandonner au bout de peu de temps. On trouve en outre des articles théoriques de sa plume dans les revues suivantes : « Musikalische Realzeitung », de Speier (1788-1791), « Allg. musikalische Zeitung » de Leipzig et « Jenaer Litteraturzeitung ». — 2. Eduard- Emil, hymnologue, né dans le château Solitude, près Stuttgart, le 20 janv. 1809, m. à Stuttgart le 27 avr. 1871, fut d'abord pasteur à Gross- Aspach (1837), pasteur de la ville (1847) puis superintendant (1853) à Heilbronn, et se retira en 1864, pour se vouer exclusivement à ses études historiques. Son ouvrage capital, auquel il travailla toute sa vie, est intitulé : Geschichte des Kirchenliedes und Kirchengesanges, insbesondere der deutschen evangelischen Kirche (1847 ; 3me éd. [huit vol.] 1866-1876, le dernier volume publié par R. Lauxmann).

Kocher, Konrad, né à Ditzingen, près Stuttgart, le 16 déc. 1786, m. à Stuttgart le :2 mars 1872; travailla à St-Pétersbourg le piano (Klengel, Berger) et la composition (J.-H. Muller), fit un voyage en Italie, en 1819, pour y étudier la musique vocale a cappella, et fonda à son retour à Stuttgart une société de musique vocale religieuse.il fut nommé, en 1827, directeur de musique de la Collégiale de Stuttgart et reçut, en 1852, de l'Université de Tubingue, le titre de DT pkil. 'non. c. K. a écrit : Die Tonkunst in der Kirche (1823), publié un recueil de chorals de tous les temps : Zionsharfe, et composé deux opéras, un oratorio, etc.

Kœchel, LuD\viG(plus tardRiTTER von), né à Stein sur le Danube (Basse-Autriche) le 14 jan. 1800, m. à Vienne le 3 juin 1877 ; fit son droit puis devint précepteur des princes impériaux (1829-1842), fut nommé conseiller impérial (1832), reçut ses lettres de noblesse (1842) et remplit, de 1850 à 1852, les fonctions de conseiller de l'instruction publique, à Salzbourg. Il vécut ensuite, et jusqu'à sa mort, à Vienne. K. était botaniste et minéralogiste passionné, mais il possédait en outre une culture musicale sérieuse et sut enrichir la littérature musicale d'ouvrages de valeur : Ueber den Umfang der musikalischen Produktion W.-A. Mozarts (1868), sorte de préambule à un catalogue important : Chronologisch-thematisches Verzeichnis sàmmtlicher Tonwerke W.-.A. Mozarts (1862: v. les suppléments par K. lui-même, dans 1' « Allg. musikalische Zeitung », 1864) ; puis : Die kaiserliche Hofmusikkapelle zu Wien von 1543 bis 1867 (1868) et Johann- Josepli Fux (1872).

Kœhler, 1. Ernst, né à Langenbielau (Silésie) le 28 mai 1799, m. à Breslau le 26 mai 1847; était depuis 1827 premier organiste de l'église Ste-Elisabeth, à Breslau. K. fut un organiste et un pianiste de grand talent et ses œuvres, gravées, pour l'orgue et pour le piano, ne sont pas connues comme elles mériteraient de l'être; il a écrit aussi douze cantates d'église, douze grandes œuvres vocales avec orchestre, neuf ouvertures, deux symphonies, etc. — 2. Cm:.-

KŒMPEL — KŒSELITZ

Louis-Heixkich, né à Brunswick le 5 sept. 18:20, m. à Ëœnigsberg, en Prusse, le 16 févr. 1886; fat d'abord élève d'A. Sonnemann (piano;, de Ghr. Zinkeisen sen., J.-A. Leibrock (théorie) et de ( !hr. Zinkeisen jun. (violon) à Brunswick, puis alla se perfectionner, de 1839 à 1843, à Vienne, sous la direction de S. Sechter, J. v. Seyfried (théorie, composition) et K.-M. von Bocklet (piano) auquel il avait été recommandé par Gzerny. Après avoir rempli, pendant quelque temps, les fonctions de chef d'orchestre de théâtre à Marienbourg, Elbing et Kœnigsberg, K. s'établil définitivement, en 1847, à Kœnigsberg et, tout en se vouant à l'enseignement et à la critique musicale, prit la direction de la « Société des chanteurs » et d'une école de piano et de théorie. Il reçut, en 1880, le titre de professeur. Les œuvres de K. ont joui de quelque estime, en Allemagne : musique pour Y Hélène d'Euripide, trois opéras {Prinz und M aler ; Marin Bolores [Brunswick, 1844] et Gil Blas), un ballet (Der Zauberkomponist, Brunswick, 1846), un « Notre père » pour quatre voix de femmes et quatre voix d'hommes (op. 100), etc. ; mais ses ouvrages destinés à l'enseignement ont incontestablement plus de valeur etK. est, après Gzerny, l'un des pédagogues les plus zélés de notre époque. Sa méthode : Si/stematiscJie Lehrmethode fur Klavierspiel und Musik (lr6 part. : Die Mechanik als Grundlage der lechnih, 1856 ; 2me éd. 1872; 3me éd., révisée par Biemann, 1888; 2me part. : Tonschrif'L'wesen, Harmonik, Metrik, 1858) était très répandue en Allemagne, ainsi que ses nombreuses éludes pour tous les degrés de L'enseignement technique, mais ces derniers ont été abandonnés de nos jours par la plupart des professeurs, à cause de leur trop grande aridité : le Ftihrer durck den Klaviervmterricht (1858 e1 plus tard fréquemment) n'a qu'un tort, celui de réserver une trop grande place aux œuvres de son auteur. Notons encore les ouvrages suivants, de K. : Der Klavierfingersatz (1862); Der Klavierunterricht, Sludien, Erfahrungen und Ratschlâge (1860 et plusieurs éditions) ; Die neue Richiung in der Musik (1864) : Leichlfassliche Harmonie- und Generalbasslehre (3e éd. 1880); Brahms und seine Stellung in der neuern Klavierlitteratur (1880); Der Klavierpedalzug (1882) ; Allgemeine Musiklehre (1883). K. fut aussi un collaborateur assidu de diverses revues; v. entre antres ses articles intéressants pour l'histoire de la littérature du piano, dans la « Neue Zeitschrifl fur M. . 1867, 1869, 187-2. 1875, 1878 et dans];. .. Neue Berliner Musik-Zeitung », 1871 1875, 1876.

Kœmpel. August, violoniste de talent, né à Bruckenau lr L5aoû1 1831, m. àWeimarle7 avr. 1891 : élève de l'Ecole de musique deWûrzbourg H plus tard de Spohr, David et Joachim, entra en 1844, comme violoniste, dans l'orchestredela Gour,àGassel,fi1 pariir.de I852à 1861, de •■•■lai d< Hanovre, puis, après de longues tournées de concerts, lui nommé, «a, L868,concertmeisterà Weimar.nfui pensionnéen 1884.

Kœnen, Friedrich, né à Rheinbach, près Bonn, le 30 avr. 1829, m. à Cologne le 6 juil. 1887; fils d'un régent, fut ordonné prêtre en 1854, fut élève de Haberl, de 1862 à 1863, à Ratisbonne et fut nommé, en 1863, maître de chapelle du dôme et professeur de musique au Séminaire de prêtres de l'archevêché de Cologne. Il fonda, en 1869, une association de Ste-Cécile, pour son diocèse, et en resta président jusqu'à sa mort. K. reçut, en 1880, en récompense des services qu'il avait rendus à la musique d'église, le titre de chanoine honoraire de Palestrina. Ses œuvres (au nombre de 58) comprennent des Messes, des motets, des psaumes, des litanies, un Te deum, des préludes d'orgue, deux cantates religieuses et vingt-cinq lieder pour une voix avec accompagnement de piano.

Kœnigslœw, 1. Joh.-Wilh. -Cornélius von, né à Hambourg le 16 mars 1745, m. à Lùbeck le 14 mai 1833 ; était, depuis 1773, organiste de l'église Ste-Marie, dans cette dernière ville, et compositeur zélé de « Abendmusiken » (v. Buxtehude). — 2. Otto - Friedrich von, né à Hambourg le 13 nov. 1824, violoniste virtuose de mérite; fut d'abord élève de son père qui nlétait cependant pas musicien de profession, puis quelque temps de Fr. Pacius et de Karl Hafner-et fut enfin, de 1844 à 1846, élève de David (violon) et de Hauptmann (théorie), au Conservatoire de Leipzig. De 1846 à 1858, K. fit de nombreuses tournées de concerts, puis il fut, de 1858 à 1881, à la fois concertmeister du Giirzenich, professeur de violon et sous-directeur du Conservatoire, à Cologne. Il reçut le titre de « professeur royal » et vit actuellement retiré, à Bronn.

Koerner, 1. Christian-Gottfried, né à Leipzig le 2 juil. 1756, m. à Berlin, comme grand conseiller aulique intime, le 13 mai 1831; le père du poète allemand, Th. Kœrner. Il entretenait à Dresde, où il fut longtemps fonctionnaire supérieur, une société de chant privée, pour laquelle il composa un certain nombre d'œuvres; de plus, il fit paraître, dans les « Horen » de 1775, une étude intitulée : Ueber den Charakter der Toneoder iiber Charakterdarslellung in der Musik. — 2. Gotthilf- Wilhelm, né à Teicha, près Halle s/S, le 3 juin 1809, m. à Erfurt le 3 janv. 1865; élève du Séminaire d'Erfurt, fut ensuite instituteur, pendant plusieurs années, et fonda en 1838, dans la même ville, la maison d'édition musicale qui porte son nom. Son fonds, particulièrement riche en œuvres d'orgue, a passé en 1886 aux mains de la maison C.-F. Peters. K. fonda erf outre, en 1844, une revue musicale, Urania, qui subsiste encore aujourd'hui (destinée aux amis de l'orgue, rédacteur: Gottschalg).

Kœselitz, Heinrich, né à Annaberg (Saxe) en 1854, élève du Conservatoire de Leipzig (Richter), se rendit en 1875 à Bàle, auprès de Nietzsche, et vécut depuis lors le plus souvent eï Italie. K. est un compositeur d'opéras fort bien doué, mais on n'a donné de lui, jusqu'à présent, que Die heimliche El te (Danzig, 1891 ; sous le

KŒSTLIN

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