KREBS
Sanctus et Benedictus pour soli, chœurs et orchestre; enfin, deux opéras. — 5. Emil, également pianiste-pédagogue estimé, né à Hambourg en 1840, élève du Conservatoire de Leipzig (Hauptmann, Rietz, Moscheles, Plaidy, Richter), vit depuis 1860 à Hambourg, en qualité de professeur de piano et de théorie. Il remplit, en outre, depuis 1864, les fonctions de critique musical et, depuis 1885, celles de professeur au Conservatoire. Il faut noter surtout, parmi ses publications : Beitràge zur Technik des Klavierspiels (op. 38 et 57; le dernier opus., sous le titre : Grundlage der hoheren pianistischen Ausbildung) et Aufgabenbuch fur die Harmonielehre; mais il a écrit aussi de la musique de chambre, trois cantates, un Ave Maria pour double chœur de femmes à six voix, des lieder, etc. — 6. Edouard, né à Swinemûnde le 15 mars 1837, m. à Berlin le 28 mars 1892; prit son doctorat es sciences, tout en travaillant le piano et la théorie, auprès de Kroll et de Hauptmann, à Leipzig, puis s'établit en 1862 à Stettin où son activité de pianiste, compositeur et pédagogue porta d'heureux fruits. K. remplit ensuite pendant nombre d'années les fonctions de professeur de piano, au Conservatoire de Genève, puis se retira pour raisons de santé. Il s'est fait connaître, en outre, par plusieurs essais philosophico-musicaux. — 7. Martin, né à Lobstâdt (Silésie) le 17 juin 1853 ; fréquenta le séminaire d'instituteurs, puis le Conservatoire royal (1874-1876) de Leipzig et s'établit en Suisse puis à Brème, comme pianiste et professeur de piano. En 1882, K. élut domicile à Leipzig et y fonda, trois ans plus tard, avec Friedheim, Siloti, Nikisch, Dayas, F. Stade, Fritzsch, etc., le Liszt-Ver ein qui devint, sous son énergique impulsion, l'un des facteurs les plus importants de la vie musicale de Leipzig. Il sut en outre se créer une situation très en vue, soit comme pédagogue (d'après les principes de Liszt, que K. s'était appropriés par une longue intimité avec le maître), soit comme critique musical progressiste. Le duc d'Anhalt lui a conféré, en témoignage de reconnaissance pour les services rendus surtout à la cause de Liszt, le titre de professeur et la croix de première classe de chevalier de l'ordre d'Aïbrecht. Kraushaar, Otto, né à Cassel le 31 mai 1812, m. dans la même ville le 23 nov. 1866; élève de M. Hauptmann, dont il reprit et développa l'idée de l'opposition des consonnances majeure et mineure, avant la publication de «Natur derHarmonik und der Metrik» de Hauptmann, dans un petit ouvrage intitulé : Der akkordische Gegensatz und die Begriindung der Skala (1852). Le développement qu'il donna à cette idée fondamentale est bien plus logique que celui de l'auteur lui-même, en ce sens que K. établit en opposition à la gamme majeure, la gamme mineure pure, en sorte que le reproche de plagiaire que Hauptmann lui adresse dans la préface de l'œuvre sus-mentionnée n'est nullement mérité. K. a fourni de nombreux articles à diverses revues musicales allemandes et écrit en outre: Die Konstrukïion der
gleichschwebenden Temperatur oltne Scheiblersche Slimmgabeln (1838); il a publié quelques recueils de lieder et de romances sans paroles.
Krauss, Garrielle-Marie, cantatrice scénique (soprano), née à Vienne le 24 mars 1842, élève, au Conservatoire de Vienne, de Mme Marchesi, débuta à l'Opéra de la Cour, en 1860 (rôle de Mathilde, de «Guillaume Tell»), passa plusieurs années en Italie, puis se fit entendre, en 1868, au Théâtre-Italien, à Paris. Elle débuta ensuite à l'Opéra dont elle fut, jusqu'en 1887, l'une des cantatrices les plus renommées (y créa, entre autres: «Polyeucte», «Aida», «Le tribut de Zamora», «Henri VIII», «Patrie»). Elle s'est vouée depuis lors à l'enseignement et a formé toute une série d'élèves remarquables. Mme K. reçut, en 1870, le titre de membre honoraire de la Société des Concerts et, en 1880, celui d'officier d'Académie.
Krebs, 1. Johann-Ludwig, né à Buttelstâdt, près Weimar, le 10 févr. 1713, m. à Altenbourg dans les premiers jours de janv. 1780; son père Joh.-Tobias Krebs (né en 1690, élève de Bach, à Weimar), cantor et. organiste à Buttelstâdt, l'envoya à l'école St-Thomas, de Leipzig (1726- 1735, élève de Bach). Il fut ensuite organiste successivement à Zwickau (1737), Zeitz (1744) et Altenbourg (1746). Bach déclarait que K. était son meilleur élève pour l'orgue. Ses œuvres comprennent: Klavierubungen (1743-1749), sonates pour clavecin et flûte, trios pour flûtes, concerto et préludes pour clavecin ; une édition complète de ses œuvres, qui se distinguent par la pureté absolue du style, a paru chez Heinrichshofen, à Magdebourg.— 2.Karl- August, né à Nuremberg le 16 janv. 1804, m. à Dresde le 16 mai 1880 ; chef d'orchestre, compositeur et pianiste de talent, s'appelait de son vrai nom Miedgke, mais prit celui de son père adoptif, J.-B. Krebs, qui était chanteur scénique et lui inculqua une bonne partie de ses connaissances musicales. Après une année d'études auprès de Seyfried, il débuta, en 1826, dans la carrière de chef d'orchestre, comme troisième chef de l'Opéra de la Cour, à Vienne; mais l'année suivante déjà, il passa au Théâtre municipal de Hambourg, et contribua puissamment au développement de la vie musicale de cette ville. Engagé en 1850 à Dresde, comme chef d'orchestre de la Cour, il déploya aussi dans ses nouvelles fonctions une activité fructueuse, jusqu'au jour où, en 1872, il prit sa retraite. Des lieder de sa composition eurent un temps de vogue; il fit aussi représenter des opéras (Silva, 1830 ; Agnes Bernauer, 1835 et, entièrement refondu, 1858) et écrivit un Te Deum, des Messes, des pièces pour piano, etc. Sa femme — 3. Aloysia-K.-Mighalesi (née à Prague le 29 août 1826, mariée à K. en 1850), fut une cantatrice scénique très fêtée (Hambourg, Dresde). Leur fille — 4. Mary (Mme Brenning), née à Dresde le 5 déc. 1851, pianiste distinguée, élève de son père, débuta en 1865 déjà, dans un concert du Gewandhaus, à Leipzig. Elle fit ensuite de longues tournées de concerts, puis
KREBSKANON — KRETSGHMER
B'établit à Dresde où elle reçut le titre de virtuose de la chambre du roi. — 5. Karl, musicographe, né à Hanseberg, près Kœnigsberg (Westphalie), le 5 févr. 1857; élève du Gymnase de Kœnigsberg, commença ensuite des études de Bciences naturelles, mais entra bientôt à l'Académie royale de musique, à Berlin, tout en suivant des cours de philosophie et de sciences musicales (Spitta) à l'Université. Il obtint peu après le grade de DT phil. de l'Université de Rostock, avec son étude sur Girolamo Dirutas Transsilvano, puis, rentré à Berlin, se chargea peu à peu de la chronique musicale de plusieurs journaux («Vossisehe Zeitung»; «Moderne Kunst»; «Deutsche Rundschau», de Rodenberg). Il succéda en outre à Ph. Spitta, comme professeur d'histoire de la musique, à l'Académie royale de Musique. K. a publié jusqu'à présent dé très précieuses études d'histoire musicale, dans : « Vierteljahresschrift fur M.-YV. »; « Preussische Jahrbùcher » et «Vossisehe Zeitung» (supplément consacré aux arts et aux sciences).
Krebskanon (ail.), canon rétrograde, lat. canon cancricans. V. canon.
Krehl, Stephan, né à Leipzig le 5 juil. 1864 ; élève des conservatoires de Leipzig et de Dresde, a été nommé, en 1889, maître de piano et de théorie, au Conservatoire de Carlsruhe. Il est l'auteur de quelques œuvres charmantes (morceaux pour piano, lieder, etc.).
Kreipl, Joseph, auteur d'un chant devenu populaire dans toute l'Allemagne {Mailiif'terl, texte de A. von Klesheim), né à Vienne en 1805, m. dans la même ville en mai 1866.
Kreisler, Johann es, v. Hoffmann 2.
Kreiszle von Hellborn, Heinrich, biographe méritoire de Schubert, né à Vienne en 1812, m. dans la même ville, où il était employé au ministère des finances, le 6 avril 1869; membre du comité de direction de la « Société des amis de la musique». Ses deux ouvrages sont : F. Schubert, eine biographische Shizze (1861), et. quelques années plus tard, la biographie détaillée : Franz Schubert (1865; trad. angl. par Albert Duke Coleridge, 1869; extrait, par Wilberforce, 1866).
Krejùi, Joseph, né à Milostin (Bohême) le 6 févr. 1822, m. à Prague le 19 oct. 1881 ; organiste distingué, élève de Witassek et de Proksch, à Prague, devint successivement organiste de l'église des i Kreuzherren» (1844), directeur du chœur de l'église des Minorités (1848), directeur du chœur de l'église des «Kreuzherren» (1858), directeur de l'Ecole d'organistes (1858), et enfin du Conservatoire de Prague (1865). K. a écrit des pièces d'orgue, des Messes et diverses (i'u\ res instrumentales et vocales.
Krempelsetzer, Georg, né à Vilsbiburg (Basse-Bavière) Le 20 avril L827, m. dans la même Localité Le 9 juin 1871 ; était, depuis nombre d'années déjà, fabricani de draps, lorsqu'il résolut de se vouer à la musique vers laquelle L'attiraient à La lois ses goûts et son talent. F. Lachner devinl son maître, ei.au bout de peu de temps, k. tut un compositeur d'opéret-
tes à succès (Der Onkel aus der Lombardei; Der Vetter auf Besuch; Die Kreuzfalirer; Bas Orakel in Delphi; Die Geister des Weins; Der Rotmantel). Il remplit pendant un certain temps les fonctions de chef d'orchestre au Théâtre par actions, de Munich (1865), et plus tard à Gœrlitz (1868), puis à Kœnigsberg (1870).
Kremser, Eduard, né à Vienne le 10 avril 1838; fut nommé, en 1869, directeur du « Wiener Mânnergesangverein», auteur de pièces pour piano, de lieder, de chœurs et d'opérettes qui, toutes, furent représentées à Vienne: Eine Opérette (1874), Der Botschafter , Der Schlosserhonig, Der kritiscJie Tag (1891).
Krenn, Franz, né à Dross (Basse-Autriche), le 26 févr. 1816, m. à Vienne le 18 juin 1897; organiste et compositeur, élève de Seyfried, occupa divers postes d'organiste à Vienne, puis devint maître de chapelle de l'église St-Micliel (1862), et professeur d'harmonie au Conservatoire de la « Société des amis de la musique » (1869). Ses œuvres comprennent surtout de la musique vocale, profane et religieuse : quinze Messes, un Te Deum, un Salve Regina, plusieurs Requiem, cantates, oratorios (Bonifacius ; Die vier letzten Dinge), des chœurs et des lieder; mais il a aussi écrit des pièces d'orgue et de piano, des quatuors, une symphonie, une méthode d'orgue et une méthode de chant à l'usage des écoles.
Kretschmann (Krecman), Theorald, né à Vinoè, près Prague, en 1850 ; violoncelle solo de l'orchestre de l'Opéra de la Cour, à Vienne, directeur des concerts de la chambre et de la société chorale de la « Votivkirche».
Kretschmer, Edmund, né à Ostritz (Haute- Lusace saxonne) le 31 août 1830; son père, qui était directeur d'une école réale, l'envoya à Dresde où K. fut l'élève de Jul. Otto et J. Schneider et se développa beaucoup, grâce à son travail personnel. Il fut nommé, à Dresde, organiste de l'église catholique de la Cour (1854), puis organiste delà Cour (1863); de plus, il dirigea, de 1850 à 1870, un certain nombre de sociétés chorales, fonda la société Ste-Cécile (dissoute depuis lors), et conduisit jusqu'en 1893 le « Lehrergesangverein». K. est un compositeur notable et très avantageusement connu ; il reçut plusieurs distinctions, fut primé en 1865 pour sa Geisterschlacltt (jury : Rietz, Abt et J. Otto), en 1868 à Bruxelles (concours international) pour une Messe, puis fut honoré en 1892, par le roi de Saxe, du titre de «professeur ». En plus des deux œuvres mentionnées, K. a écrit: trois Messes; Pilgerfahrt, pour chœurs, soli et orchestre ; Festgesang, pour chœur et orchestre; Musihalische Dorfgeschichten, pour orchestre; et surtout des opéras : Die Folkunger (Dresde, 1874), Heinrich der Lowe (poème et musique; Leipzig, 1877), qui tirent le tour de toutes les scènes importantes de l'Allemagne, et un opéra-comique: Der Fliichtling (Ulm, 1881). Ses dernières œuvres sont : Schôn Rolhraut (opéra romantique; Dresde, 1891), et Sieg im Gesang (chœurs, soli et orchestre). J. Rietz, qui apprécia immédiatement à leur
KRETZSGHMAR