KUPFER-BERGER — KYRIE
dent (K. 2), né à Lubeck le 24 sept. 1761, m. à Copenhague le 28 janv. 1817; fréquenta l'école de Hambourg et l'Université de Kiel, puis partit en 1787 pour Copenhague, où, deux ans plus tard, son premier opéra : Holger Danske (Obéron), fit sensation. Il se rendit ensuite à Berlin et y publia, avec Reichardt, deux périodiques : Musikalisches Wochenblatt (1791) et Musikalische Monatsschrift (1792), fat pendant quelque temps chef d'orchestre de théâtre, à Francfort s/M et à Prague, puis fut appelé enfin, en 1795, au poste de chef d'orchestre de la Cour, à Copenhague. K. a écrit, en plus de l'opéra cité plus haut, douze autres opéras danois et allemands - (Holger Danske et Das Winzerfest ont paru en réduction pour le piano), de la musique pour des drames, des ouvertures, des oratorios, des cantates, des sonates, etc.
Kupfer-Berger, Ludmilla., cantatrice scénique (soprano), née à Vienne en 1850; fille d'un industriel, Berger, élève du Conservatoire de Vienne, débuta à Linz, en 1868, dans le rôle de Marguerite de «Faust» (Gounod), et fut engagée la même année à Berlin, pour remplacer Mme Harriers-Wippern qui donnait sa démission. Elle épousa à Berlin un riche commerçant, nommé Kupfer, mais échangea bientôt l'Opéra de la Cour de Berlin contre celui de Vienne, où elle a partagé les succès de Mmo Materna, dans les rôles de soprano dramatique.
Kurpinski, Karl-Kasimir, compositeur d'opéras polonais, né à Luschwitz, près Fraustadt (Posen), le 5 mars 1785, m. à Varsovie le 18 sept. 1857; fils d'un organiste, il fut d'abord second, puis, de 1825 à 1841, premier chef d'orchestre (successeur d'Elsner), au Théâtre national de Varsovie. Il portait en même temps, depuis 1819, le titre de chef d'orchestre de la Cour impériale de Russie. K. n'a pas écrit, de 1811 à 1826, moins de vingt-six opéras polonais, pour le théâtre de Varsovie.
Kurschmann, v. Curschmann.
Kurze Oktave (ail.), v. petite octave.
Kusser (Cousser), Johann-Siegmund, né à Pressbourg vers 1657, m. à Dublin en 1727; maître de chapelle remarquablement doué et compositeur scénique apprécié, auquel revientv en réalité la gloire de l'Opéra de Hambourg. Il était, au dire de Walther (« Musikalisches Lexikon »), un être inquiet, instable, et qui, à force de voyager, était parvenu à une réputation quasi européenne. K. vécut six ans à Paris, dans la plus complète intimilé avec Lully, fut ensuite maître de chapelle à la Cour de Brunswick-Wolfenbûttel, puis loua à Schott, en 1693, et après s'être associé à Jacob Kremberg, l'Opéra de Hambourg. Il dirigea l'entreprise, financièrement et artistiquement, jusqu'en 1695, avec une telle distinction, que Mattheson le cite, dans son « Vollkommener Kapellmeister », comme le modèle du chef d'orchestre. Après avoir été, de 1698 à 1704, maître de chapelle de l'Opéra de Stuttgart, il se rendit en Angleterre et y devint maître de chapelle du vice-roi d'Ir-
lande. On a conservé de K. les opéras suivants: Erindo (1693), Porus (1694), Pyramus und Tkisbe (non représenté), Scipio Africanus (1694), Jason. K. lui-même a publié : Apollon enjoué (1700 ; six ouvertures et quelques airs) ; Helikonische Musenlust (1700; morceaux extraits d'un opéra, Ariadne) ; une sérénade pour l'anniversaire de naissance du roi Georges Ier (1724) ; une ode funèbre, à la mémoire de Miss Arab ella Hunt. Chrysander a signalé en outre («Allg. musikalische Zeitung», 1879, 26) la découverte d'un manuscrit: Serenata teatrale, écrite en l'honneur de la reine Anne.
Kûster, Hermann, né à Templin (Marche Ukraine) le 14 juil. 1817, m. à Herford (Westphalie) le 17 mars 1878; élève de A.-W. Bach, L. Berger, Rungenhagen et Marx, à l'Institut royal de musique d'église et dans les classes de composition de l'Académie royale de Berlin. Il fut, de 1845 à 1852, directeur de musique à Saarbrûcken, et vécut depuis lors à Berlin, où il fonda «l'Association des musiciens berlinois », devint, en 1857, organiste de la Cour et du Dôme, reçut en même temps le titre de « directeur royal de musique » et, en 1874, celui de «professeur». K. a composé des oratorios et d'autres œuvres vocales et instrumentales, mais ces écrits leur sont de beaucoup supérieurs : Popiilâre Vortràge iiber Bildung und Begriindung eïnes musikalischen Urteils (1870- 1877 ; 4 vol.; ouvrage de grande valeur); Ueber Hœndeïs Israël in Aegypten (1854) et une foule d'articles détachés, dans les revues musicales de Berlin. K. a publié aussi, en 1872, une méthode de chant pour les écoles supérieures.
Kwast, James, pianiste distingué, né à Nijkerk (Hollande) le 23 nov. 1852, élève de son père et de Ferd. Bôhme (lui-même élève de M. Hauptmann), reçut, de 1869 à 1874, une bourse delà « Maatschappij tôt bevorderingvanToonkunst» et plus tard une autre de la cassette royale, qui lui permit d'aller travailler à Leipzig (Reinecke,Richter),Berlin (Kullak, Wuerst), et Bruxelles (L. Brassin, Gevaert), Il succéda d'abord à Gernsheim, en 1874, comme professeur au Conservatoire de Cologne, et professe actuellement le piano, depuis oct. 1883, au Conservatoire Hoch, à Francfort s/ M. Il avait épousé, en 1877, la fille de Ferd. Hiller. K. s'est aussi fait connaître comme compositeur, on a de lui: un trio (datant du temps de ses études à Leipzig), une ouverture (couronnée dans un concours organisé en Hollande, sous le patronage du roi), un concerto de piano en fa maj. (joué à diverses reprises par l'auteur, avec succès), et quelques pièces pour piano seul.
Kyrie (gr.), nom que l'on donne à la première partie de la Messe (v. ce mot), succédant immédiatement à l'Introït. Le texte se compose d'une triple exclamation : K. eleison! Christe eleison! K. eleison !; c'est pourquoi l'on parle souvent d'un « premier K. » (avant le Christe eleison) et d'un * second K. » (après le Christe eleison).