LARGA
Larga (lat.), large, terme que l'on rencontre dans les traités de musique proportionnelle du xrvc au xve s., pour désigner une durée de note encore supérieure à celle de la maxime, mais qui ne passa jamais dans la pratique. Le signe qui représente la 1. diffère de celui de la maxime par le fait que la tête de la note est pourvue de plusieurs caudœ (traits verticaux), ainsi : ^ ou "^^, etc.
Largando ((slargando, allargando ; ital.), en élargissant le mouvement (le L est généralement allié à un crescendo).
Larghetto (ital., dim. de largo [v. ce mot]), autrement dit «un peu large», indication de mouvement tenant le milieu entre largo et andante, par conséquent à peu près identique à andantïno, mais un peu plus lent peut-être. L'indication L. sert fréquemment de litre à la partie lente d'une symphonie, d'une sonate, etc.; on donne alors le nom de L. à la partie en question tout entière.
Largo (ital. large), indication du mouvement le plus lent, ne pouvant plus être accentuée que par molto L qui, au fond, signifie à peu de chose près le même mouvement. On rencontre rarement des parties entières d'œuvres portant l'indication /. Par contre les introducductions de symphonies sont fréquemment écrites en L Ceci provient simplement du fait que la lourdeur d'allure qui caractérise le 1., et que n'atténue même pas la figuratio'h ne saurait convenir à un morceau d'une certaine étendue, tandis qu'elle peut produire un excellent effet sur une échelle restreinte. L'indication poco largo, que l'on rencontre même dans l 'allegro, lorsqu'il s'agit de « modérer le mouvement », est assez vague et peut être avantageusement remplacée.
Larigot, dénomination vieille, dans l'orgue, du jeu mixte de 1 i/3, qui porte aussi le nom de « petit nasard ». Le terme de 1. désignait primitivement une sorte de flageolet (petite flûte à bec).
Laroche, Hermann-Augustovitch, né à St- Pétersbourg en 1845 ; devint, en 1862, élève du Conservatoire de sa ville natale et fut appelé, en 1866, à la chaire de professeur d'histoire de la musique, au Conservatoire de Moscou. L. est un critique musical très apprécié (article sur Glinka): il a aussi écrit quelques œuvres vocales el instrumentales.
La Rue, Pikkuk nr. (Larue, , H rue, Petrus
Platensia Mans Glarean], Pierchon, Pierson, Pierazzon), l'un des plus illustres contrapontistesdes Pays-Bas, au xv-wi^ s., contemporain de Josquin et, comme lui, élève d'Okeghem. La date de sa naissance et celle de sa mort sont toutes deux Inconnues, mais on sait qu'il fut, de 1492 a 1510, chantre de la Chapelle de la Cour de Bourgogne et qu'il obtint, en 1501, à Courtray, Le bénéfice d'une prébende. L. n'a peutêtre pas d'égal dans l'art (lu contrepoint en imitations, poussé jusqu'à ses plus extrêmes limites, mais sis œuvres ne sont pas pour cela dénuérs (le tout sentiment, ni de toute grandeur. /