‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 255 sur 542 · LA.PORTE · texte numérisé non relu

LA.PORTE

kônigliche Hochschule fur Musik in Berlin (1873), Musikgeschichte in zwolf Vortrâgen (1878; éd. hoï. par E. de Hartog, 1885), et une continuation adroitement compilée de l'Histoire de la musique d'Ambros, sous le titre : Die Geschichte der Musik des XVII. XV 111. und XIX. Jahrhunderts (1882-1886; 2 vol.), un ouvrage qui peut rendre de notables services. L. était membre d'honneur des académies musicales de Florence (Ac. philharmonique, 1878) et de Rome (Ste-Cécile, 1887). Il avait épousé, en 1858, Luise Japha (v. ce nom). Leur fils, Julius, né à Hambourg en 1862, vil depuis 1886 à Sydney (Australie) où il est très estimé comme maître de musique.

Langlé, Honoré-François-Marie, né à Monaco en 1741, m. à Villiers-le-Bel, près Paris, le 20 sept. 1807 ; élève de Gafaro, au Conservatoire « délia Pietà », à Naples, fut d'abord quelque temps directeur de musique à Gênes, puis arriva en 1768 à Paris, et s'y fit connaître en présentant une œuvre vocale de grandes dimensions. Nommé, en 1784, professeur de chant à « l'Ecole royale de chant et de déclamation », il conserva ce poste jusqu'à la suppression de l'école, en 1791 ; mais trois ans plus tard, lors de la fondation du Conservatoire, il fut appelé aux fonctions de bibliothécaire et de professeur d'une classe d'harmonie, classe qui fut supprimée du reste, en 1802, lorsqu'on décida de réduire le nombre des membres du corps enseignant. Les compositions de L. n'ont aucune valeur (plusieurs opéras, cantates, etc.), mais il convient de noter ses ouvrages théoriques : Traité d'harmonie et de modulation (1797 : reposant sur le principe de la formation des accords par superposition de tierces) ; Traité de la basse sous le chant (1798), Nouvelle méthode pour chiffrer les accords (1801), Traité de la fugue (1805).

Langsam (ail.), lentement.

Languendo, languente (ital.), languissant, abattu, ou encore langoureusement.

Lanière, Nigholas, né à Londres vers 1590, m. dans la même ville entre 1665 et 1670; fils d'un musicien italien qui avait émigré en Angleterre environ vingt ans auparavant, était un homme fort bien doué pour diverses branches de l'art: compositeur, chanteur, peintre et graveur d'estampes. C'est à lui que revient le mérite d'avoir, dans ses Masques (mascarades, petites pièces scéniques reposant sur une donnée allégorique), introduit en Angleterre le « Stilo rappresentativo ». L. devint, en 1626. directeur de musique de la Cour du roi Charles Ier; il perdit sa place pendant la révolution, mais y fut réintégré par Charles II, après la mort de Cromwell. On a conservé de lui quelques pièces de circonstance (Hymne funèbre sur la mort de Charles Ier, Chants de nouvelle année, etc.), et des airs détachés, dans les anthologies suivantes : Airs and dialogues (1653, 1659), The musical companion (1667), The treasury of music (1669), Choice airs and sonqs (vol. IV, 1685).

Lanner, Joseph-Franz-Karl, célèbre compo-

siteur de danses, né à Oberdôbling, près Vienne, le 11 avril 1801, m. dans la même ville le 14 avril 1843. Il étudia sans maître, le violon et la composition, et débuta dans la carrière musicale comme premier violon d'un quatuor d'amateurs (avec Joh. Strauss à la partie d'alto) pour lequel il arrangeait des pots-pourris sur des airs d'opéras et composait des danses; mais peu à peu le quatuor se transforma en un orchestre complet. L'orchestre Lanner ne tarda pas à exercer sur le public une attraction extraordinaire, et les lândler, valses, galops, etc. de L., devinrent rapidement populaires. L. a fait de la valse viennoise la reine des danses, et l'a dotée d'un caractère tout spécial, grâce aux contours largement et agréablement ondoyants de ses mélodies (avant lui [Beethoven, Clementi, Schubert], la valse était un court morceau de musique avec une ou deux reprises et un trio). Joli. Strauss, l'aîné, marcha sur ses traces, mais ajouta au style de L. un élément nouveau de pittoresque et de raffinement instrumental ; enfin J. Strauss le cadet réalisa l'heureuse fusion des éléments divers qui caractérisaient ses précurseurs. L. ne dépassa pas, avec son orchestre, les frontières de l'Autriche. Ch. H. Sachs, J. Lanner (1889), et à titre de curiosité, Oettinger, Meister Strauss und seine Zeitgenossen (roman comique, 1862). — Le fils de L., August- Joseph, né le 23 janv. 1834, était fort bien doué, mais mourut peu d'années après son père, le 27 sept. 1885.

Lans, Mighael-J.-A., né à Harlem le 18 juil. 1845, prêtre catholique, fut d'abord professeur au séminaire de prêtres de Voorhout, près Leyde (1869), puis, à partir de 1887, prêtre à Schiedam. L. a fondé, en 1876, le Gregoriusblad, organe de musique d'église catholique, puis, en 1878, l'association Gregorius. Il a publié un traité de contrepoint (sévère), en 1889, et composé lui-même des cantates, une Messe, etc.

Lapicida, Erasmus, compositeur très connu de son temps (xvi° s.), ainsi que l'indique le fait qu'il est fréquemment désigné simplement sous le nom de « Rasmo » ou par ses deux initiales E. L. Nous ne possédons aucun renseignement quelconque sur sa carrière ; son nom paraît évidemment latinisé (Steinschneider). On trouve des compositions de L. dans les anthologies de Petrucci : Motetti B (1503), Frottole (livre VIII, 1507), livre IV des motets à quatre voix (1507), livre II des lamentations (1506); de Petrejus : Aus\ug guter alter und neuer deutscher Liedlein (1539) ,* de G. Rhaw : Symphoniœ jucundœ (1538), etc.

Laporte, Joseph de, Père jésuite, et plus tard abbé, né à Béfort en 1713, m. à Paris le 19 déc. 1779 ; auteur de : Anecdotes dramatiques (1775,4 vol.; énumération de pièces scéniques de tous genres), Dictionnaire dramatique (1776, 3 vol) et Almanach des spectacles de Paris, ou Calendrier historique de l'Opéra, des comédies française et italienne et des foires (1750-1794,1799-1800, 1804; 48 vol.; continué par Duchesne, etc.).

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