LA SALETTE
ses l'un à l'autre et légèrement rapprochés à leur extrémité supérieure. De nombreux muscles régissent le degré de tension générale ou partielle des cordes vocales qui forment en quelque sorte les lèvres de la glotte (v. ce mot) et, par le fait de leur dilatation ou de leur contraction (s'opérantdans les bords surtout), permettent de changer les rapports de profondeur et de largeur du 1. Mais toute action consciente et réfléchie sur ou tel de ces muscles étant impossible, l'étude de la physiologie du 1. et la recherche des conditions dans lesquelles se produit telle ou telle modification de la voix n'ont aucune valeur pour l'étude pratique du chant ; elles sont par contre d'un réel intérêt scientifique, quoique les résultats obtenus jusqu'ici ne soient encore que très relatifs. Le laryngoscope a fait faire en son temps, dans ce domaine, des progrès déjà considérables. Peut-être l'application des rayons Rœntgen, récemment tentée, amènera-t-elle, à son tour, de nouveaux éclaircissements. Cf. Gougenheim et Larmoyer, Physiologie de la voix et du chant, Dr Castex, Hygiène de la voix parlée et chantée (1894) et en allemand, Merkel, Anthropophonik (1857).
La Salette, Joubert de, né à Grenoble en 1762, officier, puis général de brigade dans l'armée française, m. à Grenoble en 1832 ; théoricien et historien musical passionné, est l'auteur de : Sténographie musicale (1805, tentative d'adaptation nouvelle, pour la France, de la tablature allemande [v.cemot] ; Considérations sur les divers systèmes de la musique ancienne et moderne (1810); De la notation musicale en général et en particulier de celle du système grec (1817); De la fixité et de l'invariabilité des sons musicaux (1824); etc.
Lasner, Ignaz, né à Drosau (Bohême) le 8 août 1815, m. à Vienne le 18 août 1883 ; élève de Goltermann, à Prague, de Merk et de Servais, à Vienne, fut un violoncelliste de mérite, et fit partie des orchestres de Vienne et d'Arad. Il a écrit des morceaux estimables pour violoncelle et piano. Son fils et élève. Karl, né à Vienne le 11 sept. 1865, fréquenta aussi les classes du Conservatoire de Vienne et fait partie de l'orchestre philharmonique de Laibach.
Lassen, Eduard, né à Copenhague le 13 avr. 1830 ; son père , qui, deux ans plus tard, avait élu domicile à Bruxelles, le fit inscrire à l'âge de douze ans au Conservatoire royal de cette ville. Le jeune musicien obtint alors successivement le prix de piano (1844), celui de fugue (1847), et enfin celui de composition (1851 ; prix de Rome) ; puis il fit le traditionnel voyage d'études à travers l'Allemagne, s'arrêtant à Cassel, Leipzig, Dresde, Berlin, Weimar et en Italie, où il séjourna longtemps à Rome. Un opéra de sa composition, Landgraf Ludwigs Brautfahrt, fut représenté à Weimar, en 1857, grâce à la protection de Liszt, et lui fit octroyer l'année suivante la place de directeur de musique de la Cour grand-ducale. En 1861, après que Liszt se fut retiré, L. fut nommé chef d'orchestre delà Cour et occupa ces fonctions pendant plus de trente ans ; il se retira ensuite, avec le titre