‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 260 sur 542 · HEURES CANONIALES · texte numérisé non relu

HEURES CANONIALES

Lauf , Lveufer (ail.), passage, roulade.

Laurencin (d'Armond), Ferdinand-Pierre, •comte, né à Kremsier (Moravie) le 15 oct. 1819, m. à Vienne le 5 févr. 1890; prit son grade de Dr phil. à l'Université de Prague, fit en même temps des études musicales, sous la direction de Tomaschek et de Pitsch, puis vécut à Vienne où il se fit un nom comme musicographe. On •connaît de lui les petits ouvrages suivants, écrits par un adepte des tendances de l'école néo-allemande : Zur Geschichte der Kirchenmusik (1856); Das Paradies und die Péri von R. Schumann (1859) ; Dr Hanslicks Lehre vom Musikalisch-Schonen (1859); Die Harmonih der Neuzeit (1861, ouvrage couronné, mais malheureusement d'allure seulement négative); enfin, de nombreux articles dans la «Neue Zeitschrift fur Musik ». Cf. dans la même revue, le nécrologe de J. Schucht (1890).

Laurenti, 1. Bartolomeo- Girolamo, né à Bologne en 1644, m. dans la même ville, comme premier violon de l'église Ste-Pétrone, le 18 janv. 1726 ; il a publié : op. 1, Sonate per caméra a violino e violoncello (1691) et op. 2, Sei concerti à 3 cioè violino, violoncello ed organo <1720). Son fils — 2. Girolamo-Nicolo, m. à Bologne le 26 déc. 1752, fut également violoniste

de St-Pétrone, après avoir travaillé auprès de Torelli et de Vitali; il a publié aussi six concertos pour trois violons, alto, violoncelle et orgue.

Lauska, Franz-Seraphinus, pianiste distingué, né à Brùnn le 13 janv. 1764, m. à Berlin le 18 avril 1825, élève d'Abrechtsberger, à Vienne, fut d'abord au service d'un duc italien, puis devint musicien de la chambre du duc à Munich, et s'établit enfin, en 1798, à Berlin, où il acquit, comme professeur de piano, une situation en vue, soit à la Cour, soit dans les cercles privés. Ses compositions, dont le style rappelle celui de Clementi, sont : seize sonates pour piano à deux mains, une à quatre mains, une pour violoncelle, des rondos, des variations, etc., une méthode de piano, quelques quatuors pour voix d'hommes et des lieder.

Laute (ail.), luth.

Lauterbach, Johann -Christoph, violoniste virtuose remarquable, né à Culmbach le 24 juil. 1832; élève du gymnase et de l'école de musique de Wurzbourg, travailla ensuite sous la direction de Bériot et de Fétis, avec un succès tel, qu'il put au bout de deux ans déjà suppléer Léonard, dans son enseignement au Conservatoire. Il fut appelé à Munich en 1853, en qualité de concertmeister et de professeur de violon au Conservatoire, mais il accepta plus tard, en 1861, le poste de concertmeister de l'orchestre de la Cour, à Dresde, en même temps que celui de professeur de violon au Conservatoire royal; il donna sa démission de professeur en 1877 et prit sa retraite de l'orchestre en 1889. Notons, parmi les compositions de L. : polonaise de concert, rêverie, tarentelle et morceaux de concert pour violon.

Lavigna, Vincenzo, compositeur d'opéras, né à Naples en 1777, élève du Conservatoire « délia Pietà », à Naples, fut pendant de longues années professeur de chant et accompagnateur à la Scala, à Milan où il mourut en 1837. Son premier ouvrage : La muta per amore {Il medico per forza), écrit en 1802 pour la Scala, grâce à la recommandation de Paësiello, fut son meilleur succès. Il écrivit encore dix opéras et deux ballets.

Lavignac, Alexandre -Jean -Albert, né à Paris le 21 janv. 1846; élève de Marmontel, Bazin, Benoist et Ambroise Thomas, au Conservatoire de Paris, fut nommé lui-même, en 1882, professeur de solfège et plus tard d'harmonie, au Conservatoire. Il est actuellement le doyen du corps enseignant de l'établissement. L. a publié surtout des ouvrages didactiques: Solfèges manuscrits (6 vol.), Cours complet théorique et pratique de dictée musicale (1882, ouvrage qui suggéra à tous les grands conservatoires l'idée d'introduire dans leurs cours la dictée musicale), Cinquante leçons d'harmonie, L'école de la pédale (à l'usage des pianistes), vingt-cinq pièces pour piano à quatre mains, dix préludes et une quantité de pièces détachées pour piano et pour divers instruments. Il a écrit, de plus, deux ouvrages littéraires : La musique et les musiciens (1895), Le voyage artistique à Bayreuth (1897).

Lavigne. 1. Jacques-Emile, ténor français qui eut mi temps de grande vogue, né à Pau en 178-2, lit parti.', de ISO'.) à 1825, du personnel de l'Opéra de Paris, se retira ensuite à Pau et y mourut en 1855. L. que sa forte voix avait fait, surnommer « l'Hercule du chant », doublait Nourrit dans tous ses rôles ou chantait ceux que ce dernier consentait à lui laisser. Il remporta, soit à Paris, soit à l'étranger où il alla en représentations, des succès inouïs; mais des intrigues finirent par le dégoûter de la scène. — 2. Antoine-Joseph, célèbre hautboïste, né à Besançon le 23 mars 1816, élève du Conservatoire de Paiis. vécut à partir de 1841 en Angleterre, comme membre de l'orchestre des Concerts-promenades de Drurylane, puis de l'orchestre Halle, à Manchester. L. adapta au mécanisme du hautbois une partie du système à anneaux de Bo.'hm.

Lavoix, Henri-Marie-François, dit L. fils (pour le distinguer de son père [m. à Paris en oct. 1892] qui portait le même prénom et. fut conservateur du cabinet des monnaies à la Bibl. nationale), né à Paris le 26 avril 1846; suivit les cours de la Sorbonne et prit le grade de bachelier, tout en étudiant avec Henry Cohen l'harmonie et le contrepoint. Il occupe depuis 1865. un poste de bibliothécaire à la Bibl. nationale. L. s'est fait connaître par un certain nombre d'ouvrages attrayants sur l'histoire de la musique: Les traducteurs de Shakespeare en musique (1869); La musique dans la nature (1873); La musique dans V imagerie du moyen âge (1875): Histoire de l'instrumentation (1878; couronné en 1875 par l'Académie); Les principes et l'histoire du chant (en collaboration avec Th. Lemaire); La musique au siècle de saint Louis; Histoire de la musique; Histoire de la musique française. De plus, L. a écrit des feuilletons musicaux pour le «Globe» et collabora activement à la « Revue et Gazette musicale » elà diverses autres revues musicales. Cf. Lemairb 2.

Lawes, 1 . William, élève de Coperario, chantre du chœur de la cathédrale de Chichester, puis membre de « Ghapel Royal », à Londres (1608), et plus tard encore musicien de la chambre du roi Charles I«, tomba sur les rangs comme soldai de l'armée royaliste, au siège de Chester (1645). On trouve des anthems et d'autres œuy^es vocales, religieuses ou. profanes, de sa composition, dans Cathedral music, de Boyce, el dans d'autres anthologies anglaises de la môme àpoquefCatch thaï catch can, 1652; > ci musical ayres and dialogues, 1653 et 1658; The treasury of music, 1669, etc.). — 2. Ili m:v. frère du précédent, né à la tin de déc. 1595, m. :i Londres le 21 oct. 1662; élève de Coperario aussi, entra en L625 dans « Chapel al », â Londres, occupa égalemenl une situation à la Cour el fut, comme son frère, un bon royaliste; la chute de Charles iL'r lui coûta, non pas la vie, mais sa situation, qui lui fut du reste rendue en 1660, par Charles II. L. a écril de la musique pour plusieurs Masques et publié: .1 paraphrase upon thepsalmes of Don,/

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