Johann-Serastian (Jean-Sébastien), né
BACH
Eisenach le 21 mars 1685, m. à Leipzig le 28 juil. 1750; l'un des plus grands maîtres de tous les temps, l'un de ceux qui ne peuvent être surpassés, parce qu'ils personnifient en quelque sorte la science et le sentiment musicaux d'une époque (Palestrina, B., Hœndel, Gluck, Haydn, Mozart, Beethoven, Wagner). Cependant B. acquiert en plus une importance spéciale, une grandeur incomparable, parce qu'il sert de point de contact aux styles de deux époques différentes qui, simultanément, parviennent en ses œuvres à leur plus haute expression. Semblable à un phare projetant au loin et en tous sens sa vive clarté, B. représente aussi bien la période antérieure de la musique polyphonique, du style imitatif et contrapontique, que celle de la musique harmonique et du règne de la tonalité. L'activité de B. se manifeste dans une période de transition : tandis que l'ancien style imitatif n'a point encore cessé de vivre, le nouveau style, qui n'en est qu'à ses premiers débuts, porte encore des traces d'imperfection. Mais son génie sut allier d'une façon si magistrale les particularités des deux styles, que l'ensemble ainsi formé doit être considéré comme digne dé servir encore de base aux évolutions d'une période future. Il est donc certain que la musique xde B. ne peut vieillir; tout au plus pourrait-on dire que certaines formules, certaines terminaisons, certains ornements dont B. fait le même usage que ses contemporains, nous rappellent le passé. Par contre, son invention mélodique est d'une abondance et d'une puissance si extraordinaires, ses rythmes d'une variété et d'une vie si intense, ses harmonies si épurées, si audacieuses même, quoique toujours clairement développées, que ses œuvres sont un sujet non seulement d'admiration, mais d'étude approfondie et d'émulation pour les musiciens de nos jours. Elles le seront, sans doute, pour bien des générations encore.
La destinée de B. fut celle d'un homme simple et modeste. Son père, Ambrosius B. (né le 22 févr. 1645, m. le 28 janv. 1695), était musicien de ville, sa mère, Elisabeth', née Lâmmerhirt, venait d'Erfurt. A l'âge de neuf ans, il perdit sa mère et, une année plus tard, son père, en sorte que son éducation fut confiée aux soins de son frère Jean-Christophe (né le 16 juin 1671, m. le 22 févr. 1721), organiste à Ohrdruf. Celui-ci, élève de Pachelbeï, lui donna le premier enseignement musical, mais en 1700 déjà, B. entra (après avoir obtenu une bourse) à l'école Saint-Michel de Lunebourg. Il se rendit plusieurs fois à pied à Hambourg, pour y entendre des organistes de renom, Beinkens et Lubeck. La première place qu'il occupa fut celle de violoniste dans la chapelle privée du prince Jean-Ernest de Saxe, à Weimar (1703), mais il ne la conserva que peu de mois et accepta les fonctions d'organiste du Temple-Neuf d'Arnstadt. C'est alors que, de 1705 à 1706, il fit à pied le voyage d'Arnstadt à Lubeck pour entendre le célèbre organiste Dietrich Buxtehude ; ayant inconsidérément prolongé son congé, il reçut de vives réprimandes du Consis-
toire d'Arnstadt, mais il n'y eut pas encore rupture, on tenait trop aux services de ce jeune homme de génie. Le poste d'organiste de l'église St-Blaise à Muhlhausen devenu vacant en 1706 par la mort de Joh.-A. Ahle, B. l'obtint et vint se fixer à Muhlhausen en 1707, peu après son mariage avec sa cousine Maria- Barbara, fille de Jean-Michel B., de Gehren. Quoique le milieu musical de Mulhausen ne fut pas sans offrir quelques jouissances, plus grandes en tous cas que celui d'Arnstadt, B. n'y resta qu'une année et accepta en 1708 les fonctions d'organiste de la cour et musicien de la chambre du duc régnant, à Weimar, où il devint en outre directeur de l'orchestre ducal (1714). Mais en 1717 déjà, il partait pour Côthen en qualité de maître de chapelle et de directeur de la musique de chambre du prince Léopold d'Anhalt.Il se trouvait ainsi dans une situation toute différente de celles qu'il avait eues jusqu'alors, sans orgue à jouer, ni chœur à diriger, entièrement réduit à l'orchestre et à la musique de chambre. Les diverses fonctions qu'il avait à remplir exercèrent toujours sur B. une influence considérable, donnant une direction spéciale à son activité créatrice, aussi pendant son séjour à Côthen écrivit-il surtout de la musique de chambre. Cependant, c'est à Leipzig seulement, où il fut nommé chantre à l'école Si- Thomas et directeur de musique à l'Université (successeur de Johann Kuhnau) en 1723, que B. déploya sa plus grande activité. [1 mourut après avoir occupé pendant vingt-sept ans ce même poste ; les trois dernières années de sa vie avaient été attristées par une grave ophtalmie qui affaiblit sa vue et finit par l'en priver tout à fait. B. se maria deux fois ; Maria- Barbara était morte en 1720 et, quelque heureuse qu'eût été leur vie commune, B. crut devoir donner une seconde mère à ses enfants et épousa, en 1721, la fille d'un musicien de la chambre, à Weissenfels, Anna-Magdalena Wûlken, qui lui survécut. B. laissa six fils et quatre filles; cinq fils et cinq filles étaient morts avant lui.
Le nombre des œuvres de J.-S. Bach est très considérable. Il faut citer en premier lieu les Cantates d'église, dont il écrivit cinq séries annuelles complètes (pour tous les dimanches et jours de fête), mais qui sont loin d'être toutes conservées. De même, sur cinq Passions, deux seulement nous sont parvenues, celle selon St-Matthieu (une œuvre géante) et celle selon St-Jean (l'authenticité d'une troisième, selon St-Luc, est fortement mise en doute). A ces deux œuvres de très grandes dimensions vient s'adjoindre dignement la Messe en si mineur qui est, avec quatre Messes plus courtes, le seul reste d'un beaucoup plus grand nombre de Messes du maître. Le grand Magnificat à cinq voix est aussi l'une de ses œuvres les plus importantes, et Y Oratorio de Noël (Weinachtsoratoriiïm),cei\i de Y Ascension et de Pâques ont quelque analogie avec les Passions. Quant aux <euvres instrumentales, leur nombre est peut-être plus imposant encore, sur-
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tout pour piano, orgue, ou pour piano et un autre instrument : préludes et fugues, fantaisies, sonates, toccatas, parties, suites, concertos, variations, préludes pour des chorals, etc. Mentionnons surtout : Bas icohltemperierte Klavier (« Le clavecin bien tempéré » ; 48 préludes et fugues, deux dans chaque tonalité majeure et mineure, une oeuvre qui devrait servir de vade mecum à chaque pianiste), et Die Kunst der Fuge (« L'art de la fugue » ; 15 fugues et 4 canons sur un même thème). Pour violon seul : 3 parties et 3 sonates, dont on chercherait en vain l'équivalent dans la littérature musicale; à elle seule, la grande chaconne de la partie en ré mineur suffit pour donner une idée de l'immense savoir de J.-S. B. En outre, celui-ci écrivit plusieurs œuvres pour des instruments aujourd'hui hors d'usage : 3 sonates pour la gambe,3 parties pour le luth et une suite pour la viola pomposa, instrument qu'il avait lui-même imaginé et construit. Quelques œuvres seulement parurent pendant la vie de leur auteur : Klavieriibung (Exercices de clavecin), Das musikalisc/ie Opfer (L'offrande musicale), les Goldbergsche Variationen (Variations de Goldberg), des Chorals, etc. La publication de l'« Art de la fugue » commencée dans la dernière année de la vie de J.-S. B., fut achevée par Ph.-E. B. en 1752. Tombées dans l'oubli pendant près de cinquante ans, les œuvres de B. furent ensuite de plus en plus estimées à leur juste valeur, quelques-unes d'entre elles furent imprimées ou réimprimées. Mais c'est à Mendelssohn que l'on doit d'avoir ressuscité l'œuvre de B. dans toute sa grandeur, par une exécution de la Passion selon St-Matthieu, à Berlin, en 1821). Dès lors un courant se forma, contribuant à la diffusion rapide des œuvres de B., en sorte que l'éditeur Peters entreprit, en 1837, une édition complète des œuvres instrumentales, auxquelles s'adjoignirent plus tard les œuvres vocales. De plus, en 1851, la Bach-Gesellschaft, fondée l'année auparavant à Leipzig par les deux Haertel, K.-F. Becker, M. Hauptmann, O. Jahn etBobert Schumann, commença la publication d'une édition critique complète, vraiment monumentale. Cette Société publie chaque auuée un fort volume in-folio, que chacun des membres reçoit contre une souscription annuelle de 15 marks. Des Bacft-Vcreine (« Associations Bach ») se donnant tout spécialement pour tâche l'étude et l'exécution des œuvres du maître, existent à Berlin, Leipzig, Londres, Kônigsberg, etc. Un monument fut élevé à la mémoire de B. dans sa ville natale, Eisenach, le 28 sept. 1884; c'est le seul jusqu'à présent avec le buste que fit ériger Mendelssohn ;'» Leipzig. Il existe un assez grand nombre de biographies de J.-S. Bach. La plus ancienne est celle de Ch.-Ph.-Einanuel B. et J.-Fr. Agricola, parue dans la Musikaiische Bibliothék de Mizler, vol. iv, 1 (1754); viennent ensuite celles de Forkel (Ueber J.-S. Bac fis Leben, Kunst uml Ktmstvoerke, 1802: traduite en français par Félix Grenier, Paris 1874), Hilgenfel.lt (1850), Bitter (J.-S. Bach,
2e éd. 1881, 4 vol.), Ernest David (La vie et les œuvres de J.-S. Bach, Paris 1882). Ph. Spitta a publié une biographie détaillée, très documentée et digne du maître, sous le titre J.-S. Bach (1873-1880, 2 vol.). Signalons enfin, en français, une remarquable étude du Dr William Cart (Un maître deux fois centenaire, Paris 1885). — 4. Wilhelm-Friedemann (Guillaume-Friedemann; appelé souvent « B. de Halle »), fils aîné du précédent, né à Weimar le 22 nov. 1710, m. à Berlin le 1er juil. 1784; était le favori de son père, grâce à son talent exceptionnel, mais ne réalisa guère les espérances qu'on avait cru pouvoir fonder sur lui ; il menait un genre de vie des plus dissolus qui ne lui laissait que rarement la capacité de s'adonner à un travail sérieux. Il fut organiste de l'église Ste-Sophie à Dresde (1733-1747), puis de l'église Ste-Marie à Halle, jusqu'en 1764. Ses extravagances de tout genre l'ayant obligé à abandonner ses fonctions, il vécut dès lors sans poste fixe, tantôt ici, tantôt là (Leipzig, Berlin, Brunswick, Gôttingue, etc.) et mourut, lui, homme de génie, dans un état de dégénérescence et de pauvreté complètes. Les manuscrits de ses œuvres se trouvent en assez grand nombre à la Bibliothèque de Berlin ; l'auteur de ce dictionnaire a publié un choix d'œuvres (concertos, sonates, fantaisies, une suite, etc. pour piano) dignes du plus vif intérêt. C'est sans doute par la faute de Guillaume-Friedemann B. qu'une grande partie des œuvres de son père fut perdue ; car, pour autant qu'on le sait aujourd'hui, les manuscrits échus à Gh.-Ph.-Emanuel, lors du partage entre les deux fils aînés, nous sont seuls parvenus. — 5. Karl-Philipp-Emanuel (Charles- Philippe -Emanuel; appelé souvent « B. de Berlin » ou « B. de Hambourg »), le second des fils de J.-S. Bach, qui survécurent à leur père, né à Weimar le 8 mars 1714, m. à Hambourg le 14 déc. 1788; devait primitivement se vouer à l'étude du droit, ce qui expli que pourquoi son père le laissa donner libre carrière à ses dispositions musicales pour le genre léger, le style « galant ». C'est du reste cette tendance particulière qui fit toute sa grandeur, car il devint ainsi le père de la mu sique instrumentale moderne, le précurseur de Haydn, Mozart et Beethoven dans le domaine de la sonate, de la symphonie, etc., auxquelles il donna des apparences plus attrayantes, plus modernes. La carrière de Ch.-Ph.-Emanuel B est assez uniforme. Il alla à Francfort-s/ l'Oder dans l'intention d'y étudier le droit, mais il changea d'idée et fonda en cette ville une société de chant. En 1738, il se rendit à Berlin, où il fut nommé deux ans plus tard musicien de chambre de Frédéric-le-Grand ; on sait ce que valait comme musicien cet amateur roy et combien il tortura souvent le pauvre B., lorsqu'il jouait de la flûte et que celui-ci devait \ l'accompagner au clavecin. La guerre de sept ans refroidit sensiblement le zèle artistique du roi, aussi B. demanda-t-il son congé en 1767, pour accepter la succession de Telemann, à Hambourg, comme directeur de musique
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d'église. C'est en cette ville qu'il mourut, d'une maladie de poitrine, entouré de l'estime générale. B. écrivit un traité sur le jeu du clavecin, dont l'importance est grande encore de nos jours: Versuch ûber die wahre Art, das Klavier zu spielen (1753-1762, 2 parties); ce traité est la principale source de renseignements sur l'exécution des ornements musicaux et de certains effets spéciaux, au siècle passé. Le nombre de ses œuvres est considérable, pour piano surtout (210 morceaux divers, 52 concertos, une quantité de sonates, etc.) ; il fut moins remarquable, mais très fécond aussi dans le domaine de la musique religieuse (22 Passions, nombre de cantates, 2 oratorios, etc.). La vie des fils de J.-S. Bach a été décrite par K.-H. Bitter : K.-Ph.-Emanuel B. und Wilhelm-Friedemann B. und deren Brûder (1868, 2 vol. ; 2e éd. en 1880). H. de Bûlowet H.-M. Schletterer ont réédité chacun 6 sonates pour piano de Ch.-Ph.- Emanuel B., et G. -F. Baumgart toute la collection des Sonaten fur Kenner und Liebhaber. Le Dr Hugo Biemann, a publié un grand choix de concertos, de sonates, etc. du même auteur. — 6. Johann -Ghrisïoph- Friedrich (appelé aussi « B. de Buckebourg »), le troisième des fils de J.-S. Bach qui se vouèrent à la musique, né à Leipzig le 21 juin 1732, étudia aussi d'abord le droit puis devint finalement musicien et fut, à partir de 1756, maître de chapelle du comte de Lippe, à Buckebourg, où il mourut le 26 janv. 1795. Il fut un compositeur zélé, sans atteindre toutefois l'importance d'un Gh.-Ph.-Emanuel ou d'un Guillaume-Friedemann (œuvres de musique d'église et de musique de chambre; une cantate, Pi/gmalion; un opéra, Die Amerikanerin; une sonate pour piano à 4 mains, des variations pour piano, etc.). — 7. Johann- Christian (appelé aussi « B. de Milan » ou « B. d'Angleterre »), le cadet des fils de J.-S. Bach, né à Leipzig (baptisé le 7 sept.) en 1735, m. à Londres le 1er janv. 1782; était, de même que Friedemann, plein de talent, mais d'un caractère très léger. Après la mort de son père, il lit son éducation auprès de Ch.-Ph.-Emanuel, puis devint, en 1755, organiste à Milan, où il se créa une renommée comme compositeur d'opéras. Il accepta, en 1759, une place de chef d'orchestre de théâtre à Londres, et toute une série d'opéras italiens de sa composition remportèrent des succès aussi grands qu'éphémères. Ses œuvres pour piano ont plus de valeur (sonates, concertos, etc.). — 8. Wilhelm-Friedrich-Ernst, petit-fils et dernier descendant homme de J.-S. Bach, fils du B. de Buckebourg (6), né à Buckebourg le 27 mai 1759, m. à Berlin le 25 déc. 1845; élève de son père et du B. d'Angleterre (7) auprès duquel il s'était rendu à Londres, devint excellent organiste et claveciniste. Il était très recherché comme professeur à Londres, alla, après la mort de son oncle, donner des concerts à Paris, puis se fixa à Minden. En 1792, B. se rendit à Berlin, où il fut nommé claveciniste de la reine, avec le titre de maître de chapelle ; il devint plus tard claveciniste de la reine Louise et maître de
musique des princes royaux, mais fut pensionné après la mort de la reine. Dès lors il vécut dans la retraite la plus complète. Quelquesunes seulement de ses compositions furent imprimées (morceaux pour piano et pour chant).
Bach. Parmi les musiciens n'appartenant pas à la famille de J.-S. Bach, ou peut-être apparentés à un degré quelconque, il faut citer : 1. Âugust-Wilhelm, né à Berlin le 4 oct. 1796, m. le 15 avr. 1869; fils d'un secrétaire d'administration, Gottfried B., qui remplissait en même temps les fonctions d'organiste de la Trinité ; il fut lui-même organiste de diverses églises de Berlin, maître à l'Institut royal de musique religieuse (1822) et succéda à Zelter comme directeur de ce même institut (1832). Il avait été élu membre de l'Académie et reçut le titre de « professeur » en 1858. B. publia des œuvres de musique d'église, des morceaux de piano et des lieder; Mendelssohn fut son élève pour l'orgue. — 2. Otto, né à Vienne, où son père était avocat, le 9 févr. 1833, m. en cette ville le 3 juil. 1893, élève de Sechter à Vienne, de Marx à Berlin et de Hauptmann à Leipzig ; fut d'abord chef d'orchestre de quelques théâtres allemands, puis, en 1868, directeur artistique du « Mozarteum » et maître de chapelle de la cathédrale à Salzbourg,et enfin à partir du 1er avr. 1880 maître de chapelle de la « Votivkirche », à Vienne. Il faut mentionner parmi ses œuvres : les opéras Die Liebesprobe (ou Der LÔwe von Salamanka, 1867), Leonore (1874), Die Argonauten, Medea, Sardanapal; un Bequiem, 4 symphonies, une ballade pour chœur et orchestre Der Blumen Radie, une ouverture Elektra, des œuvres de musique de chambre, des chœurs, des Messes, un TeDeum, etc., dont un grand nombre furent imprimées. — 3. Leonhard-Emil, né à Posen le 11 mars 1849, pianiste, élève de Kullak (piano), de Wûerst et de Kiel (théorie); fut pendant quelques années professeur à l'Académie dirigée par Kullak, à Berlin.
Bâche, 1. Francis-Edouard, né à Birmingham le 14 sept. 1833, m. en cette ville le 24 août 1858 ; élève de A. Mellon à Birmingham pour le violon, puis de Bennet pour la composition, et enfin de Hauptmann et Plaidy au Conservatoire de Leipzig (1853-1855). B. était un compositeur plein de talent; atteint malheureusement de phtisie, il vécut de 1855 à 1856 à Alger et en Italie, passa l'été de 1856 à Leipzig et à Vienne, et rentra en Angleterre vers le milieu de 1857. Un certain nombre de morceaux de piano, des lieder, un trio et des romances pour violon furent gravés; un concerto de piano et deux opéras (Rubezahl; Which is which) sont restés manuscrits. — 2. Walter, né à Birmingham le 19 juin 1842, m. à Londres le 26 mars 1888 ; élève de l'organiste Stimpson à Birmingham, puis de Plaidy, Moschelès, Hauptmann et Bichter au Conservatoire de Leipzig (1858-1861) où il avait comme collègues ses compatriotes Sullivan, Dannreuther, C. Bosa, Fr. Taylor, etc. Après un court séjour à Milan et à Florence, il alla en 1862 à Borne, où il se lia d'amitié avec
l'.ACHELIER
G. Sgambati el travailla pendant trois ans sous la direction de Liszt. Rentré en Angleterre en 1865, il vécut dès lors à Londres, comme directeur et maître de musique. B. était grand admirateur de Liszt: il dirigea à Londres des exécutions de la plupart des « Poèmes symphoniques », de la « Légende de Ste-Elisabeth » et du «Psaume XIII », et joua les deux concertos de piano en. mi bémol maj. et en la maj.
Bachelier (ail. Bakkalaureus ou aussi Baccalarius; angl. Bachelor). grade universitaire d'un usage autrefois général, n'est plus conféré que par les universités anglaises et quelques universités françaises et allemandes. Ce grade, inférieur à celui de « docteur », doit aussi dans la règle être obtenu avant ce dernier. Cf. Docteur es mustoue.
Bachmann, 1. Anton, musicien de la cour et luthier à Berlin, né en 1716, m. le 8 mars 1800. Son tils el successeur Karl-Ludwio, né en 1743, ni. en 1800, était un bon altiste et faisait, comme tel, partie de la chapelle royale. Sa femme ( aiARLOTTE-KARomNE- Wilhelmine, née Stœwe, née à Berlin le 2 nov. 1757, m. le 19 août 1817. était une bonne cantatrice, membre dévouée de la Singakademie, sous la direction de Fasch. — 2. Le Père Sixte, né à Kettershausen (prèsBabenhausen) le 18juil. 1754, m. en 1818; moine de l'ordre des Prémontrés à Mardi thaï, fut un compositeur fécond de musique instrumentale et vocale, mais un petit nombre seulement de ses œuvres furent gravées. A l'âge de neuf ans, B. soutint fort honorablement une sorte de lutte musicale avec le jeune Mozart; il possédait déjà alors une mémoire des plus remarquables. B. collabora à la confection des catalogues de musique dellofmeister.— 3. Georg- Christian, célèbre clarinettiste virtuose, né à Paderborn le 7 janv. 1804, m. à Bruxelles le 18 août 1842; fut pendant nombre d'années clarinette-solo de la chapelle royale de Bruxelles el professeur au Conservatoire, où il forma beaucoup d'élèves excellents. B. était en même temps un fabricanl de clarinettes des plus renommés.
Bachofen, Joh.-Kaspàr, compositeur de musique d'église, né ;ï Zurich en 1697, m. en 1755: devinl en 1718 maître de chant à l'école latine de Zurich, organiste et plus tard directeur de la société des chantres. Ses œuvres autrefois aimées el répandues en Suisse, consistent surtout en musique religieuse : Musihalisches Halleluja, InliscJtrs Vergnûg&n in Gotl (d'aprèsBrockes),.R?aJmen,la /Vvw>i( de Brockes), etc.; on a aussi de lui un ouvrage pédagogique, Musikalisches Notenbiïchlein.
Bachrich, Sigismond, né à Zsambokreth (Hongrie) le 23 janv. 1841; élève du violoniste Bœhm au Conservatoire de Vienne (1N.>1-1857), fut pendant quelque temps chef d'orchestre d'un fpelit théâtre viennois, puis alla à Paris (1801) où il gagna péniblement sa vie comme chef d'orchestre de troupes de troisième ordre, comme journaliste, et même comme pharmacien. Quelques années plus tard, de retour à Vienne, il entra comme altiste dans le quatuor llell-