MANCINI
MANNST^EDT
de «Drury Lane », à Londres, et devint, en 1888, directeur de la chapelle royale de Madrid. M. ■est compositeur remarquable (on connaît de lui, entre autres, des intermezzi pour Messalina et pour Cleopatra de Cossa ; l'opéra Isora di Provenza [Rolando], joué à Bologne en 1884, et à Hambourg, en allemand, en 1892; l'oratorio isaî'a, Norwich, 1887).
Mancini, 1. Francesco, compositeur, né à Naples en 1674, m. dans la même ville en 1739; élève du Conservatoire « di San Loreto», où il fut plus tard appelé à enseigner lui-même; devint en 1709 deuxième et en 1728 premier maître de chapelle de la Cour. Il a écrit vingt opéras, la plupart pour Naples (Idaspe; Londres, 1710), ainsi que des oratorios : Lîamor divino irionfante nella morte di CJiristo, Larca del testamento in Gerico, II laccio pur pur eo die Raab, 11 génère timano in catena, et un Magnificat à huit voix. — 2. Giambattista, excellent maître de chant, né à Ascoli, en 1716, m. à Vienne le 4 janv. 1800 ; élève de Bernacchi et •du Père Martini, fut appelé vers 1760, à Vienne, ■comme maître de chant des princesses impériales. M. a publié un ouvrage de valeur sur le chant figuré : Pensieri e rifîessioni pratiche sopra il canto flgurato (1774, 2e éd. 1777 ; trad. en français sous le titre de : L'art du citant figuré, 1776, et sous celui de : Réflexions pratiques sur le chant figuré, 1796).
Mandoline (ital. Mandolino, diminutif de Mandola [Mandora, Pandura, v. bandola]), instrument à cordes de la famille du luth, avec caisse de résonance voûtée en forme de poire, plus voûtée que le luth, mais de bien moindres dimensions. La m. est encore aujourd'hui d'un usage courant en Italie, et plus spécialement à Naples, comme instrument mélodique ; elle est accompagnée de la guitare. Elle s'est répandue de là dans le reste de l'Europe, comme instrument d'amateur. Les m. napolitaines sont tendues de huit cordes, divisées en quatre groupes de deux cordes chacun à l'unisson et accordées par quintes, comme le violon : sol2, ré3, la3, miA; les m. milanaises ont cinq ou six paires de ■cordes accordées comme suit : sol-, ut3, la3, ré*, mi'4, ou bien soV2, si"2, mi3, la3, ré4, mi4. La m. se joue avec un médiateur d'écaillé, ou parfois de métal. V. les méthodes de m. de Cottin, Pietrapertosa, etc., etc. Cf. guitare.
Mangold, 1. Wilhelm, né à Darmstadt le 19 nov. 1796, m. dans la même ville le 23 mai, 1875; élève de son père (GeorgM., né à Darmstadt le 7 févr. 1767, m. dans la même ville où il était devenu directeur de musique de la Cour le 18 févr. 1835), de Rinck et de l'abbé Vogler, puis, de 1815 à 1818, de Cherubini, au Conservatoire de Paris. Il fut ensuite engagé comme musicien de la chambre, à Darmstadt, devint en 1825 maître de chapelle de la Cour et fut pensionné en 1858. M. a fort relevé le niveau musical de Darmstadt; il a écrit lui-même un opéra, Mer ope (1823), ainsi que d'autres ouvrages de moindres dimensions, la musique pour quelques drames, des ouvertures, beaucoup de musique de chambre, des morceaux de chant
et des romances appréciées pour cor (clarinette) et piano. — 2. Karl- Ludwig- Armand frère du précédent, né à Darmstadt le 8 octobre 1813, m. à Oberstdorf (Algau) le 5 août 1889 : reçut son éducation musicale de son père et de son frère Guillaume, ainsi qu'à Paris, de 1836 à 1839. Déjà auparavant (1831), il avait fait partie, comme violoniste, de la Chapelle de la Cour, à Darmstadt, où il rentra à son retour (1839). Il fut nommé en 1848 directeur de musique de la Cour; il avait pris déjà, en 1839, la direction de la « Société de Musique » et dirigea, de 1869 à 1875, le « Mozart Verein », après avoir pris sa retraite de directeur de musique de la Cour. M. est très connu en Allemagne par des quatuors pour voix d'hommes, qui se distinguent par de l'élan et du naturel (Waldlied, Mein Lebenslauf, etc.) ; il a aussi publié des chœurs pour voix mixtes, des lieder et de plus grandes œuvres vocales, (Hermannsschlacht, « péan » pour chœur mixte, soli et orchestre : Abraham [oratorio]; Die Weisheit des Mirza Schaffg [cantate pour chœur d'hommes, soli et orchestre: a été couronnée]). D'autres œuvres n'ont pas été gravées, mais bien exécutées avec succès, des oratorios : Wittekind et Israël in der Wûste;des opéras : Bas KÔIdermàdchen, lannliduser , Gudrun, et Dornrôschen ; des drames de concert : Frithjof, Hermanns Tod, et Barbarossas Erioachen ; une scène dramatique : Des Madchens Klage ; une cantate symphonique : Elysium; enfin, deux symphonies (mi bémol maj. et fa, min.) et diverses pièces de musique de chambre. — 3. Karl-Georg, pianiste, élève de Hummel, mourut à Londres le 1er nov. 1887.
Mann, Johann-Gottfr.-Hendrik, né à La Haye le 15 juil. 1858; il suivit les cours de l'Ecole de musique de cette ville, et remplit maintenant les fonctions de chef de musique militaire à Leyde. Il a composé de nombreuses œuvres d'orchestre et de la musique vocale.
Manns, August, excellent chef d'orchestre, né à Stolzenburg, près Stettin, le 12 mars 1825, de parents pauvres, apprit d'abord, chez un musicien de village, à jouer divers instruments, puis vint étudier auprès du musicien de la ville d'Elbing, Urban. Il fut d'abord clarinettiste dans une musique militaire, à Danzig, plus tard à Posen, se fît apprécier de plus en plus et devint violon-solo de l'orchestre Kroll, à Berlin. Il fut nommé ensuite chef de musique militaire à Kœnigsberg et, en 1854, deuxième chef de l'orchestre du «Palais de cristal», à Londres, qui n'était alors qu'une musique d'harmonie. Après avoir rempli , dans l'hiver 1854-1855, les fonctions de chef d'orchestre d'opéra à Leamington et à Edimbourg et avoir dirigé les concerts d'été d'Amsterdam, il fut engagé, en automne 1855, comme premier chef d'orchestre des concerts du «Palais de cristal ». L'orchestre fut bientôt augmenté et les concerts parvinrent, sous la direction de M., à la brillante renommée qu'ils ont aujourd'hui.
Mannstaedt, 1. Franz, excellent pianiste et chef d'orchestre estimé, né à Hagen, en West-