FONCTIONS
Majo, Francesco di (surnommé Ciccio di M.), compositeur fort bien doué d'opéras et de musique d'église, né à Naples vers 1745, m. à Rome en 1770 ; fut organiste delà Chapelle royale, à Naples, et débuta, en 1762, avec l'opéra Ârtaserse, qui fut rapidement suivi d'une série d'autres ouvrages. En plus de quinze opéras, il a écrit cinq Messes (dont l'une est à double chœur, avec orchestre), plusieurs Psaumes, Graduale, Salve, etc.
Majorano, v. Gaffarelli.
Malagueha, v. fandango.
Malder, Pierre van, compositeur remarquable, né à Bruxelles le 13 mai 1724, m. dans la même ville le 3 nov. 17(38; musicien de la chambre du prince Charles de Lorraine, fut pendant longtemps violon-solo de l'Opéra de la Cour, à Bruxelles. 11 a écrit plusieurs opéras pour Bruxelles et un aussi pour l'Opéra-Comique de Paris (La bagarre, 1762); mais il eut plus de succès avec ses quatuors pour instr. à archet ( 1757), ses dix-huit symphonies (pour instr. à archet, 2 hautbois et 2 cors ; les six premières ont paru en 1759)etsix sonates pour deux violons et basse. M. est l'un des premiers qui ait cultivé le quatuor pour instr. à archet etla symphonie.
Malibran, 1. Maria-Felicita, née à Paris le 24 mars L808, m. â Manchester le 23 sept. 183c»: Bile de Manuel Garcia (v. ce nom, 2), sœur de Mm« Viardot-Garcia, l'une des cantatrices les plus remarquables de notre siècle (contralto d'une immense étendue), lit son éducation musicale sous la direction de son père. Elle se produisit d'abord à Londres, en L825, fut engagée aussitôt à l'Opéra de Londres dont elle devint, au bout de peu de temps, la «prima donna • la plus en vogue. A la fin de la saison, le père Garcia traversa l'Océan avec femme et enfants, une famille composanl à elle seule une troupe d'opéra presque complète. A New- York, Marin épousa un commereanl du nom de ML, dont elle se sépara, du reste, après qu'il eul fait faillite. Rentrée en Europe, Mme M. se produisit, en 1827, à Paris, avec un succès énorme, et fut engagée avec 50.000 fr. de traitemenl : a la fin de la saison parisienne, elle chantai! régulièrement à Londres, où elle disputait la palme â Henriette Sontag. Avec un succès toujours croissant, elle chanta à Xaples, à Milan et dans d'autres villes italiennes (elle
parlait espagnol, français, italien, anglais et allemand). Lorsqu'elle eut, obtenu la séparation d'avec son premier mari, elle épousa le violoniste de Bériot (mars 1836) avec lequel elle était déjà entrée en relations intimes en 1831. Elle mourut cependant quelques mois après, à Manchester, à la suite d'excès de fatigue lors d'un festival de musique de cette ville (12-14 sept.) On sait les stances vibrantes que lui dédia Musset, quelques jours après sa mort. La M. était très musicienne et a composé ellemême de jolies petites chansons, des nocturnes, des romances qui ont en partie paru (Dernières pensées musicales de Marie- Félicité Garcia de Bériot). — 2. Alexandre, né à Paris le 10 nov. 1823 et m. dans cette ville, le 13 mai 1867, dans une situation déchue; élève de Spohr à Gassel, où, déjà marié, il était venu s'établir, a publié : Ludwig Spohr, sein Leben und Wirhen (1860). Il fonda plus tard, à Paris, un journal musical, L'Union instrumentale, qui cessa bientôt de paraître, puis rédigea longtemps le feuilleton d'un journal paraissant en français, à Francfort s/M. Plus tard encore, il publia, à Bruxelles, un journal de musique, intitulé : Le Monde musical. Son essai de fonder au Théâtre de la Gaîté', à Paris, des concerts populaires dans le genre de ceux de Pasdeloup, échoua complètement. Comme compositeur, M. a fourni des œuvres d'orchestre, de la musique de chambre et une Messe pour la Légion d'honneur (pour voix d'hommes).
Malinconico (ital.), mélancolique.
Mallinger, Mathilde, excellente cantatrice dramatique ('soprano), née à Agram le 17 févr. 1847; élève de Gordiniani et de Vogl, au Conservatoire de Prague (1863-1865), puis de Lewv, à Vienne, fut engagée, de 1866 à 1869, au théâtre de la Cour, à Munich, et devint en 1869 l'une des principales artistes du personnel de l'Opéra de la Cour, à Berlin, (elle épousa la même année un baron von Schimmelpfennig). Depuis 1890, M. est professeur de chant au Conservatoire de Prague.
Malten, Thkrese, excellente cantatrice scénique (soprano dramatique), née à Insterburg (Prusse orientale) le 21 juin 1855; élève de Gustave Engel, à Berlin, débuta en 1873 à Dresde, dans les rôles de Pamina et d'Agathe. Elle fut aussitôt engagée comme premier soprano et sut bientôt tout le répertoire de grand opéra (Senta, Elisabeth, Eva, Eisa, Iseult, Fidelio, Armide, etc.). Elle a créé, en 1882, à Bayreuth, le rôle de Kundry, dans «Parsifal », avec un succès extraordinaire.
Manager (angl.), veut dire entrepreneur, chef d'une entreprise, par ex. d'un Opéra.
Mancando (ital.), en diminuant, comme calando.
Mancinelli, Luioi, né à Orvieto le 5 févr. 1848: d'abord violoncelliste à la « Pergola» de Florence, devint, en 1874, violoncelliste au «Liceo filarmonico» qu'il dirigea bientôt (1881), en même temps que l'orchestre du théâtre de Bologne et la chapelle vocale de Ste-Pétrone. De 1886 à 1888, M. fut chef d'orchestre au théâtre