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MATHÉMATIQUE

Bayreuth. Sa voix a une puissance dramatique extraordinaire ei un timbre d'une beauté et d'une plénitude remarquables. Elle se retira petit à petit de la scène de l'Opéra de Vienne, chanta à Paris,à Londres.. etc.,soit en représentations, soii au concert (1890-1802), fit une tournée en Ain. rique puis prit, en 1895, sa retraite définitive.

Mathématique, Accord m., autrement dit intonation des intervalles d'après les rapports mathématiques des sons (v. rapports), la quinte par ex. étant représentée par 2 : 3. L'accord m. d'un intervalle est aisément réalisable avec l'aide des sons résultants; mais il en résulte des complications telles pour la production mécanique du son, que toute discussion sur la valeur musicale relative de l'accord m. ei du système tempéré (v. tempérament) se résout à l'avantage de ce dernier. Cf. harmonium.

Mathews, William-S -B., né à Londres clans l'Amérique du Nord (New-Hamshire), le 8 mai 1837 ; professeur de musique très apprécié à Chicago, zélé pionnier des idées modernes sur l'enseignement musical (phrasé, dictée musicale), est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques et esthétiques : How to under stand music (2 vol.; Philadelphie, 1888) ; A popular history of mus'tc ; A pronouncing dictionary of musical terms (en collaboration avec E. Liebling) ; Primer of musical forms, ainsi que les ouvrages pédagogiques suivants :How to teack the pianof'orte ; Ticenty tessons to a beginner in the pianof'orte ; First tessons on phrasing and musical interprétation , et une grande méthode de piano : Course of piano Sludy in ten grades. ~Sl. fut un zélé collaborateur du journal musical «The Etude » (Philadelphie) qui a donné régulièrement de lui des suppléments musicaux , avec des indications pour le phrasé ; il rédige actuellement Music, a monthly Magazine. M. a aussi traduit en anglais la « Méthode de piano» et « Die Xatur der Harmonik », de Riemann.

Matthaei, Heinrich-August, né à Dresde le 30 OCt. 1781, ni. à Leipzig le 4 nov. 1835; fut, à partir de 1803, second, puis, de 1817, premier concertmeister (successeur de Campagnoli) à l'orchestre du Gewandhaas, violoniste et professeur apprécié.

Mathias. Georges-Amêdée-Saint-Clair, pianiste remarquable et compositeur très apprécié, né à Paris le 14 oct. 1826 (son père était Allemand, originaire de Dessau) ; élève de Kalkbrenner ei de I Ihopin, puis, pour la composition, de Halévv ei de Barbereau, devint en 1862 professeur de piano au Conservatoire de Paris. mais abandonna ce poste en 1893, pour se vouer exclusivement à la composition. A noter parmi ses œuvres : six trios avec piano; une sonate pour piano et violon ; des ouvertures : Hamlet el Mazeppa : une symphonie ei des Esquisses id'après Gœthe) pour orchestre; des concertos, des sonates, des études (op. *2<s, E. de style et de misme; op. 10, E. de genre) el d'autres œuvres intéressantes pour piano à deux et à

MATTEIS

quatre mains (réunies en partie sous le titre de Œuvres choisies, chez Brandus) ; de la musique vocale : vingt à vingt-cinq mélodies pour chant et piano, un O Salularis (soprano), Jeanne a" Arc (scène lyrique) ; enfin, deux ouvrages importants : Prométhée enchaîné et Olaf.

Mathieu, 1. Adolphe-Charles-Ghtslain, conservateur des manuscrits, à la Bibliothèque de Bruxelles, né à Mons le 22 juin 1804, m. à Paris en août 1883 ; auteur d'une monographie sur Roland deLattre (1838 ; 2e éd., 1840).— 2. Emile- Louis- Victor, compositeur belge de grand talent, né à Lille (France), de parents belges, le 18 oct. 1844 ; élève du Conservatoire de Bruxelles, où il obtint à deux reprises (1869 et 1871) le premier second prix de Rome. En 1867 déjà, M. avait été nommé professeur à l'Ecole de musique de Louvain, dont il devint directeur en 1881 ; il a été en outre professeur à l'Académie de Louvain et vient d'être élu membre correspondant de l'Académie royale de Belgique. Ses œuvres principales sont des cantates : La dernière nuit de Faust (1869), Le Songe de Colomb (1871), Torquato Tasso's do od (1873) Debout, Peuple (1876), Les Bois (voix d'enfants et orchestre, 1894) : des opéras-comiques : L'échange (Liège, 1863), Bathyle (Bruxelles, 1893) ; Georges Dandin (ibid., 1877), la Bernoise (un acte, ibid., 1880); une tragédie lyrique : Richilde (ibid. 1888); un opéra: L'Enfance de Roland (ibid., 1895); un ballet : Fumeurs de Kiff (ibid., 1876); la musique de Cromicell, de V. Séjour (Paris, 1874-1875) ; des poèmes ly riques et symphoniques: Le Hoyoux (1882), Freyhir (1884), Le Sorbier (1890) ; des poèmes symphoniques : Xoces féodales (1873), Le Lac (181k),Sous bois (1875); un concerto pour violon et orchestre (1897); un Te Deum (1872) ;des chœurs pour voix d'hommes ; enfin, une trentaine de mélodies sur des textes français, allemands et flamands. M. a écrit lui-même les paroles de ses grands ouvrages.

Mattei, Stanislao (abbé M.), né à Bologne le 10 févr. 1750, m. dans la même ville le 12 mai 1825 ; élève du P. Martini, auquel il succéda comme maître de chapelle de «San-Francesco». Tl devint plus tard maître de chapelle de l'église St-Pétrone, professeur de contrepoint au «Liceo filarmonico », depuis sa fondation (1804), et, en cet établissement, maître de Rossini, Donizetti, etc. M. a publié : Pratica daccompagnamento sopra bassi numerati (méthode de'basse chiffrée ; 1829-1830, 3 vol.).

Matteis, Nicola, excellent violoniste, s'établit à Londres en 1672 et y fit sensation ; il a publié quatre recueils de soli pour violon (Arie, preludj, alemande, etc. [vol. I et II], et Ayres for the violin, to voit : préludes, fugues, alemands, etc. [vol. III et IV], de plus un traité de réalisation de la basse chiffrée, sur la guitare (The false consonances of musich). — Son fils, Nicola (m. en 1749), était aussi un bon violoniste ; il vécut longtemps à Vienne, puis fut, en dernier lieu, maître de violon et de langues à Shrewsbury. Il compta Burney au nombre de ses élèves.

MATTHESON — MATTHISON-HANSEN

Mattheson , Johann, musicographe de grand mérite , né de parents fortunés , à Hambourg le 28 sept. 1681, m. dans la même ville le 17 avr. 1764; il reçut une excellente éducation qui développa ses multiples talents, de telle .sorte que non seulement il apprit à chanter et à jouer de presque tous les instruments d'orchestre, mais étudia encore, à la suite de son instruction secondaire, la jurisprudence et les langues. Il parlait l'anglais, l'italien et le fran- * rais. En 1697, M. se produisit comme chanteur (ténor) à l'Opéra de Hambourg, et en 1699 tout ensemble comme compositeur d'opéra, chanteur et chef d'orchestre, dans ses Plejaden. Lorsque Hamdel vint à Hambourg (1703), M. le prit sous son égide, mais se querella plus tard avec lui (v. Hcendel); il chanta pour la dernière fois dans le «Nero». de Hsendel (1705). La même année encore, il devint précepteur de la maison de l'ambassadeur d'Angleterre avec lequel il fit différents voyages ; en 1706, il fut nommé secrétaire de légation et avança plus tard jusqu'au poste de résident par intérim. En 1715, M. fut nommé directeur de musique et chanoine du Dôme de Hambourg, mais il dut abandonner, en 1728, le poste de directeur de musique, à cause d'une dureté d'oreille qui se transforma ensuite en surdité complète. La puissance de travail qu'a développée cet homme, malgré ses occupations si diverses, est absolument surprenante. M. a composé huit opéras, vingt-quatre oratorios et cantates, une Passion (d'après Brockes), une Messe, des suites pour piano, douze sonates pour flûte (1720), etc., en tout 88 numéros d'oeuvres gravées. Ses écrits, par lesquels il contribua à l'abandon définitif de tout un vieux bagage de théories surannées (solmisation, modes ecclésiastiques) et à hâter enfin l'éclaircissement de notre système actuel, sont : Das neueroffnete Orchester, ode?' grundliche Anleitung, wie ein galant homme eïnen vollkommenen Begriff von der Hoheit und Wûrde der edlen Musik erlangen moge, etc. (1713) ; Das beschùtzte Orchester oder desselben zweite Eroffnung (1717 ; dirigé contre le « Ut re mi fa sol la tota musica», de Buttstett); Das forschende Orchester oder desselben dritte Eroffnung (1721); Verithophili Beweisgriinde von der Musik (1717) ; Exemplarisclie Organistenprobe im Artikel vom Generalbass (1719 ; 2e éd. augmenta sous le titre : Grosse Generalbasschule, etc., 1731); Kleine Generalbasschule (1735); Réflexions sur C éclaircissement d'un problème de musique pratique (1720, les annotations seules sont de M.); Crilica musica, das ist.: grundrichtige Untersuch - und Beurteilung vielerteils vorgefassten, teils einf'àltigen Meinungen, etc. (1722, 2 vol.) ; Der neue gottingiscJie aber viel schlechter als die alten lacedàmbnischen urleilende Ephorus, wegen der Kirchenmusik eines andern belehret (1727, contre le professeur Joachim Meyer, à Gœttingue) ; Der musikalische Patriot (1728); De eruditione musica (1732) ; Kern melodischer Wissenschaft, bestehend in den auserlesensten Haupt-

und Grundlehren der musikalischenSelzkunst (1737) ; Gultige Zeugnisse iiber die jûngste matthesonisch-musikalische Kernschrift (1738); Der vollkommene Kapellmeister,das ist Grundliche Anzeige aller derjenigen Sachen, die einer wissen, konnen und vollkommen inné haben muss, der einer Kapelle mit Ehren und Nutzen vorstehen will ( 1739 ) ; Grundlagen einer Ehrenpfbrte, icorin der tiichtigsten Kapellmeister, Komponisten, Musikgelehrlen, lonkûnstler, etc., Leben, Werke, Verdienste, etc., erscheinen sollen (1740) ; Elwas neues unter der Sonnen! oder das unlerirdische Klippen - Concert in Noricegen (1740) ; Die neueste Untersuchung der Singspiele (1744) ; Das erlâuterte Selah (1745) ; Behauptung der himmlischen Musik aus den Griinden der Yernunf't (1747); « A ristoxeni junior is phthongologia systematica» , Versuch einer systematischen Klanglehre (1748) ; Mithridat toider den Gift einer voelschen Satire genannt « La Musica » (1749; ; Bewàhrte Panacea (1750) ; Wahrer Begriff des harmonischen Lebens ; der Panacea zwote Dosis (1750) ,• Sieben Gesprache der Weisheit und Musik samt zwo Beylagen ; als die dritte Dosis der Panacea (1751) ; Die neu angelegte Freudenakademie (1751) ; Philologisches Tresespiel (115%) ; «Plus ultra», ein Stiickwerk von neuer und mandcherlei Art (1754) • Georg - Friedrich Hœndels Lebens beschreibung (1761, trad. de l'anglais). En outre, M. a écrit un grand nombre d'ouvrages théologiques, historiques et politiques, et a publié une nouvelle édition de la «Handleitung » de Niedt, avec adjonction de soixante dispositions d'orgue. Plusieurs écrits (Der bescheidene musikalische Diktator etc.), bien qu'achevés, sont restés manuscrits. Les écrits de Mattheson sont de la plus haute valeur pour les recherches sur l'histoire de la musique du temps de l'auteur. (Cf. L. Meinardus : M. und seine Verdienste um die deutsche Tonkunst (1870) et Dr H. Schmidt, M., ein Fœrderer deutscher Tonkunst im Lichte seiner Werke (dissert., 1897).

Matthias Hermann, v. Hermann, 1.

Matthias (Mattheus)Lg Maitre, v. Le Mais-

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