MAYR
psaumes (avec orchestre), des cantates d'église, des préludes et postludes pour orgue, des chorals variés, des symphonies pour orgue (sonates), des fantaisies, etc. — 2.Gotfred, fils du précédent, né à Rœskilde le 1er nov. 1832, est aussi un excellent organiste et un compositeur de talent ; il étudia d'abord le droit à Copenhague, mais se voua bientôt à la musique et devint, en 1859, organiste de l'église allemande « Friedrichskirche » à Copenhague. Il passa l'hiver 1862-1863 à Leipzig, grâce à une bourse de la fondation Ancker, et fonda, en 1865, à Copenhague, avec E. Grieg, R. Nordraak et E. Horneman, une institution de concerts, Euterpe, qui ne subsista cependant que trois ans. M. fut nommé, en 1867, professeur d'orgue au Conservatoire de Copenhague : il échangea son orgue contre celui de l'église St-Jean et devint, en 1877, le suppléant de son père. Actuellement, M. est organiste de l'église de la Trinité, à Copenhague; il a souvent donné des concerts, soit dans son pays, soit en Allemagne, avec beaucoup de succès («Tonkunstlerversammlung, de 1877, Hanovre). Notons parmi ses compositions qui, presque toutes, ont paru en Allemagne : trio avec piano, op. 5 ; sonate pour violon, op. 11 ; sonate pour violoncelle, op. 16 ; ballade pour piano, op. 14 (Frode-Fredegod) ; fantaisie pour orgue, op. 15; morceaux de concert pour orgue, op. 19, etc., etc.
Maurer, Ludwig-Wilhelm. excellent violoniste, né à Potsdam le 8 févr. 1789, m. à St- Pétersbonrg le 25 octobre 1878; élève de Haak, fut, à l'âge de treize ans, engagé à l'orchestre de la Cour, à Berlin. Lorsqu'en 1806 l'orchestre fut dissous, il fit une tournée de concerts en Russie et reçut, par l'entremise de Baillot, la place de maître de chapelle chez le chancelier Wsowologski. Il reprit cependant ses voyages en 1817 et ne revint à St-Pétersbourg qu'en 1832. A partir de 1845, M. vécut longtemps à Dresde. Parmi ses compositions, son quadruple concerto {Konzertcwle) pour quatre violons et orchestre est encore généralement connu et apprécié ; ses autres concertos, duos pour violon, etc., ne sont pas non plus entièrement oubliés. Par contre, ses six opéras (Aloise, 1828), ses quatuors, symphonies, etc.,sont totalement ignorés de nos jours.
Maurin, Jean-Pierre, né à Avignon le 14 févr. 1822, m. à Paris le 16 mars 1894; élève de Baillot et de Habeneck, au Conservatoire de Paris, succéda en 1875 à Alard, comme professeur de violon dans cet établissement. M. fut â la t'ois quartettiste, virtuose et professeur de grand talent.
Maxime (Maxima, duplex longa, H^ (la plus
grande valeur de note de la musique proportionnelle, équivalenteà deux ou trois longues, suivanl la proportion indiquée au début du morceau. V. proportionnelle.
May, Edward-Collet, maître de chant populaire de grand mérite, née Greenwich le 29 oct. 1806, m. ;', Londres le 2 janv. 1887; élève de Thomas Adams, Ciprian Potier et Grivelli,
et, de 1837 à 1839, organiste de l'hôpital de Greenwich. Les cours de Hullah lui donnèrent le goût de l'enseignement populaire de la musique, auquel il se voua à partir de 1841, en fonctionnant dans beaucoup d'écoles de Londres, ainsi que dans des cours privés, comme maître de chant. Il a fait ainsi l'éducation musicale de plusieurs milliers d'instituteurs (cf. Wilhem). Il occupa pendant les dernières années de sa vie un poste de professeur de chant au « Queen's Collège».
Mayer, 1. Charles, excellent pianiste, né à Kœnigsberg le 21 mars 1799, m. à Dresde le 2 juil. 1862; arriva jeune avec son père, un clarinettiste, à St-Pétersbourg, où il fut l'élève de Field. En 1814, il accompagna son père, en virtuose accompli, dans une grande tournée de concerts dont Paris était le but. Puis il vécut, de 1819 à "1850, comme professeur à St-Pétersbourg, parcourut en 1845 la Suède, l'Allemagne et l'Autriche, puis, en 1850, transporta son domicile à Dresde. Les compositions pour piano de M. sont brillantes et bien écrites pour l'instrument (concertos, morceaux de concert, fantaisies/variations, études, etc. ; plus de 200 op.). — 2. Wilhelm, connu sous le nom de W.-A. Pièmy, né à Prague le 10 juin 1831 ; fils d'un avocat, fut élève de C.-F. Pietsch, puis, après avoir déjà fait exécuter en public une ouverture de sa composition, entra à l'Université, pour y étudier le droit, et prit en 1856, son grade de DT jur: Il a même été, de 1856 à 1861, fonctionnaire de l'Etat , tout en étudiant toujours la musique et en composant. Ce ne fut qu'en 1862 qu'il embrassa définitivement la carrière musicale, en prenant la direction de la « Société styrienne de musique », à Graz ; il quitta ce poste en 1870 et se voua depuis lors entièrement à la composition et à l'enseignement, Citons parmi ses œuvres : trois symphonies; une ouverture, Sardanapal ; un poème symphonique, Hélène; une fantaisie pour orchestre ; un StaviscJies Liederspiel (avec deux pianos) ; Œstliche Rosen (id.) ; un morceau de concert, Waldfràulein (1876; opéra de concert); des lieder, des chœurs, etc. Parmi ses élèves les plus renommés, on compte : Busoni, Kienzl, Heuberger et Weingartner.
Mayerhoff, Franz, né à Chemnitz le 17 janv. 1864, élève du Conservatoire de Leipzig (1881) : devint, en 1883, chef d'orchestre du théâtre de Lubeck, remplit plus tard le même poste à Memel, puis à Tilsit, et rentra, de 1884 à 1885, une seconde fois au Conservatoire de Leipzig. Il est depuis lors professeur de musique à Chemnitz, où il a été nommé, en 1888, eantor de l'église St-Pierre et directeur de la « Société de musique ». Comme compositeur, M. a donné des lieder et des chœurs religieux.
Mayerl (Maierl), Anton von né à Bozen, m. à Innsbruck, où il vivait de ses rentes, en 1839 ; élève de Ladurner et d'Ett, compositeur de musique religieuse (un Stabat Maler de sa composition a été gravé).
Mayr, Johann-Simon, compositeur d'opéras qui eut un temps de grande vogue, né à Men-
MAYBERGER — MAZZUCATO
<dorf (Bavière) le 14 juin 1763, m. à Bergame le 2 déc. 1845 : fit son éducation au séminaire 4es Jésuites d'Ingolstadt, puis alla avec un jeune Suisse de la noblesse, de Bessus, dont il était précepteur, à Bergame auprès de Lenzi, puis à Venise auprès de Bertoni. Il s'établit •dans cette dernière ville, y écrivit d'abord de nombreuses compositions d'église ( Messes , Requiem, psaumes, une Passion, etc.) et des •oratorios (Jacob a Labano f'ugiens, Sisara, Tobiœ matrimonium, Davide, 11 sacriflcio di Jette) qu'il fit exécuter, mais en 1794, à la suite du succès de son opéra Saffo, au théâtre « Délia Fenice », concentra toute son énergie vers la scène et "écrivit plus de soixante-dix opéras en vingt années. En 1802, M. fut nommé maître de chapelle de « San Maria Maggiore » à Bergame et, en 1805, maître de composition -dans l'Institut de musique qu'on venait d'y fonder. Parmi ses élèves, on nomme, entre autres, Donizetti. M. s'est aussi occupé de littérature musicale ; il a écrit : Brevi notizie istorische délia vita e délie opère de Giusepjje Haydn ■(1809). Plusieurs ouvrages théoriques sont restés manuscrits.
Mayberger, Karl, théoricien et compositeur, né à Vienne le 9 juin 1828, m. à Presbourg le ■23 sept. 1881 ; élève de Preyer (qui lui-même était élève de S. Sechter), professeur de musique à la « Staatsprâparandie » de Presbourg, a publié des choeurs, des lieder, etc., et écrit un opéra, Melusine (1876), un opéra burlesque Die Entf'fuhrung der Prinzessin Europa {1868), la musique pour Yrsa de Œhlschlâger, un Lehrbuch der musikalischen Harmonih <lrc partie : Die dialonische Harmonih in Dur, 1878) et DieHarmonik R. Wagner s (Ghemnitz, 1883).
Mayseder, Joseph, violoniste remarquable, professeur et compositeur, né à Vienne le 26 oct. 1789, m. dans la même ville le 21 nov. 1863 ; fit son éducation auprès de Suche et de Wranitzky. Schuppanzigh attira de bonne heure le jeune garçon dans son quatuor et exerça une grande influence sur son développement futur. En 1816, M. entra à l'orchestre de la ■Cour ; il devint violon-solo à l'Opéra de la €our, en 1820, et a irtuose de la chambre, en 1835. M. n'a jamais fait de tournées de concerts et n'a que rarement organisé des concerts à Vienne (son premier concert date de 1800); il n'en était pas moins un maître remarquable de son instrument, auquel Paganini lui-même rendait hommage. Ses œuvres pour violon (concertos, variations avec orchestre; d'autres avec quatuor d'archets ; rondos ; quatuor pour instr. à archet ; trios avec piano ; •sonates pour violon ; études, etc. ; en tout soixante-trois op.) occupent un rang respectable -dans la littérature de cet instrument.
Mazas, Jacques-Féréol, violoniste, né à Béziers le 23 sept, 1782, m. en 1849; élève de Baillot, au Conservatoire de Paris, il remporta -en 1805 le premier prix de violon. Auber a écrit pour lui, en 1808, un concerto de violon. M. a longtemps voyagé à travers toute l'Euro-
pe et remporta de grands succès, dus surtout à la qualité de son, ample et pourtant doux, qu'il tirait de son instrument. Il s'établit finalement à Orléans, comme maître de musique, après avoir rempli pendant quelque temps, en 1831, les fonctions de violoniste au Théâtre du Palais-Royal à Paris ; en 1837, il prit la direction de l'Ecole municipale de musique de Cambrai, pour se soustraire ensuite complètement, dès 1841, aux regards du monde musical (un opéra-comique en un acte, de M., Le Kiosque, a été représenté à Paris, en 1842). Ses nombreuses compositions pour violon sont brillantes et d'un très bon effet (concertos, variations, fantaisies, romances, quatuors pour instr. à archet, trios, duos de violons [appréciés pour l'enseignement], études, etc.). Il a aussi écrit une Méthode de violon, avec un traité du jeu en flageolet, ainsi qu'une Méthode d'alto.
Mazurka (Masurek, Masurisch), danse nationale polonaise, d'un caractère chevaleresque, en mesure à trois temps, la lin du motif se trouvant souvent sur le deuxième temps, après un premier temps divisé ou détaché :
et comme termi- » ~p\
naison
Les anciennes m. sont fréquemment écrites avec des basses tenues. Le mouvement de la m. est notablement plus lent que celui de la valse.
Mazzinghi, Joseph, né à Londres, de parents italiens, en déc. 1765, m. à Bath le 15 janv. 1844; élève de Jean-Chrétien Bach, Bertolini, Sacchini et Anfossi, a écrit avec succès, et généralement en collaboration avec Reeve, dix opéras, quelques ballets et mélodrames, ainsi que beaucoup d'oeuvres pour piano (soixantedix sonates), une Messe, des hymnes et d'autres œuvres vocales.
Mazzochi, Domenico, originaire de Cività- Castellana, docteur des deux droits, à Rome, compositeur de plusieurs recueils de madrigaux et motets, etc., (de 1625 à 1640), le premier qui se soit servi des signes de crescendo et diminuendo ( -<C ^r==- ) ; il donne une explication de leur signification dans la préface de ses Madrigali a 5 voci in partitura (1640).
Mazzucato, Alrerto, directeur du Conservatoire de Milan, compositeur et critique, né à Udine, dans le Frioul, le 28 juil. 1813, m. à Milan le 31 déc. 1877 ; étudia d'abord les mathématiques à Padoue, mais passa bientôt à la musique, travailla peu de temps sous la direction de Bresciani et débuta déjà en 1834, à Padoue, comme compositeur d'opéras avec La fidanzata di Lammermoor. Cependant, malgré de nouveaux essais réitérés (Don Chisciolte, Esmeralda, I corsari, 1 due sergenti, Luigi V di Francia, Ernani ; un huitième ouvrage, Fede, resta inachevé), il ne réussit pas à obtenir de succès de quelque durée : ses autres compositions (romances, une Messe, chants de vêpres, etc.) n'ont pas de valeur non plus. Par contre, il fut un pédagogue fort