BAILLOT
lion, on a de lui un Veni créât or pour 4 voix et orchestre ainsi qu'un recueil de lieder.
Badia, 1. Carlo-Agostino, né à Venise en 1672, m. à Vienne le 23 sept. 1738: fut déjà nommé le lerjuil. 1696 compositeur de la cour [impériale à Vienne, fonction qui venait du reste | d'être créée et qu'il inaugura. Il écrivit 17 opéras ' et sérénades, 15 oratorios, 12 cantates pour une voix avec ace. de piano (Tributi armonici, im- 1 primé) et 33 autres cantates pour 1 à 3 voix ■(restées manuscrites). B. n'était en somme que 'médiocrement doué et sa manière d'écrire n'a- Ivait rien de nouveau. Une cantatrice Anna- Lisi B. fut engagée, de 1711 à 1725, dans la chapelle impériale de Vienne. — 2. Luigi, né à 1 Tirano (Naples) en 1822, auteur de 4 opéras et de deux romances qui lui valurent certains 'succès.
Baermann, 1. Heinrtch-Joseph, célèbre clarinettiste, né à Potsdam le 17 févr. 1784, m. à Munich le 11 juin 1847; fut clarinettiste d'un régiment de la garde à Berlin jusqu'en 1806, puis musicien de la cour à Munich. B. était en relations d'amitié avec Weber, Meyerbeer et Mendelssohn (qui écrivit pour lui son op. 113) et fut, au cours de ses voyages, plus fêté qu'aucun autre clarinettiste. Ses compositions pour clarinette jouissent encore aujourd'hui d'une grande vogue auprès des instrumentistes. — 2. Karl, ûls du précédent, né à Munich en 1820, m. en cette ville le 24 mai 1885, accompagna son père dans ses dernières tournées et se fit aussi remarquer comme excellent clarinettiste. Après la mort de son père, il lui succéda comme premier clarinettiste de la chapelle royale. Outre quelques compositions pour clarinette, B. a laissé une œuvre durable et de grande valeur, une méthode de clarinette.
Baehr (Baer, Béer), Johann, concertmeister du duc de Weissenfels, né à St-Georges sur l'Ens (Autriche) en 1652, m. des suites d'une blessure reçue dans une fête de tir en 1700; s'est fait un nom par ses libelles musicaux satiriques, dans lesquels il latinisait son nom en Ursus (Baer, ours). Ursus murmurât, U.saltat, ' U. triumphat, etc. (1697 et suiv., dirigés contre le recteur du gymnase de Gotha, Hartnoth), puis Bellum musicum (1701), et Musikalische Diskurse (1719, tous deux posthumes).
Baeumker, Wilhelm, musicographe distingué, né à Elberfeld le 25 oct. 1842, étudia la théologie et la philologie à Munster et à Bonn, fut ordonné prêtre en 1867 et nommé chapelain à Niederkruchten (1869), puis inspecteur scolaire (1880) et enfin curé à Rurich (district d'Aix-la-Chapelle) en 1892, B. est en ses heures de loisir un zélé musicographe ; en récompense de ses travaux d'histoire musicale, l'Université de Breslau lui offrit en 1889 le titre de Dr theol. non. c. Il est collaborateur de YAllgemeine deutsche Biographie, des Monatshefte fur Mus ikgcschichte, etc., et il a écrit les ouvrages suivants : Palestrina, einBeitrag etc. (1877), Orlandus de Lassus, ein historisches Bildniss{181%), Zur Geschichte der Tonkunsi in Deutschland (1881), Der Totentanz, une étude
(1881), Das katholische deutsche Kirchenlied in seinen Singweisen von den fruhesten Zeiten bis gegen Ende des XVII. Jahrhunderts (1883- 1891, continuation [vol. II et III] de l'œuvre commencée par K. Meister [vol. I, en 1862]; B. publia une nouvelle édition, entièrement refondue, du vol. I en 1886), et enfin Niederlàndische geistliche Lieder nebst ihren Singweisen aus Handschriften des XV. Jahrhunderts (1888).
Bagge, Selmar, né à Gobourg le 30 juin 1823, élève de Dionys Weber au Conservatoire de Prague (1837), puis de S. Sechter à Vienne; fut nommé en 1851 professeur de composition au Conservatoire devienne et, en 1854, organiste à Gumpendorf près Vienne. En 1855 il abandonna son poste du Conservatoire et, dans des articles polémiques publiés par la Monatsschrif't fur Theater und Musik et la Deutsche Musikzeitung (1860), critiqua l'organisation de cette institution. Il resta longtemps dès lors critique musical et rédacteur, prenant en 1863 la rédaction de Y Allgemeine Musikalische Zeitung, de Breitkopf et Hsertel, qui avait cessé de paraître en 1848; la maison Rieter-Biedermann ayant acheté cette publication en 1866, il continua à la rédiger pendant deux ans. (cf. Revues). Depuis 1868, B. est directeur de l'Ecole de musique de Bâle. Outre ses nombreux articles de journaliste et quelques essais musicaux, il a publié de la musique de chambre, une symphonie, des lieder et un Lehrbuch der Tonkunst (1873).
Bahn, Martin, v. Trâutwein.
Baïf, Jean- Antoine de, poète et musicien, né à Venise en 1532, m. à Paris le 19 sept. 1589 ; publia deux œuvres en tablature de luth, douze chants religieux et deux livres de chansons à quatre voix.
Baillot. 1. Pierre-Marie-François de Sales, né à Passy près Paris le 1er oct. 1771, m. le 15 sept. 1842; l'un des plus célèbres violonistes français, reçut les premières leçons de violon d'un Florentin, Polidori, à Passy, puis, ses parents s'étant fixés à Paris, il continua avec Sainte-Marie, qui réclamait avant tout l'exactitude parfaite du jeu. Après la mort de son père (1783), il fut envoyé à Rome pour y compléter ses études sous la direction de Pollani, un élève de Nardini, qui, à ce qu'il paraît, insistait surtout sur la beauté et l'intensité du son. En 1791, il revint à Paris et joua devant Viotti qui lui procura une place de premier violon au Théâtre Feydeau. Cependant, quelque avancé que fût son développement artistique, il ne semble pas encore avoir choisi la carrière de musicien, car il accepta peu après une place inférieure dans les bureaux du ministère des finances. Il se fit de plus en plus connaître en jouant dans nombre de concerts, et fut appelé en 1795 aux fonctions de professeur de violon du Conservatoire nouvellement organisé. C'est alors qu'il chercha à combler les lacunes de son éducation musicale, en travaillant la théorie auprès de Catel, Reicha et Cherubini. En 1802 seulement, il entreprit sa première tournée et