BALALAÏKA
parcourut la Russie; de nouveaux engagements le conduisirent en France, dans les Pays-Bas, en Angleterre et en Italie. Il fut nommé en 18*21, premier violon à l'Opéra, en 1825 violonsolo de la chapelle royale, et mourut comblé d'honneurs et pleuré par un grand nombre d'élèves remarquables. L'œuvre capitale de B. est son Art du violon (1834) que l'on considère comme excellent et sans égal; il publia, en collaboration avec Rode et Kreutzer une Méthode du violon, méthode officielle du Conservatoire de Paris, plusieurs fois rééditée et traduite en diverses langues. De plus, il rédigea la Méthode de violoncelle du Conservatoire, composée par Levasseur, Catel et Baudiot, et écrivit plusieurs opuscules, parmi lesquels une Notice sur Grétry (1814) et une Notice sur Viotti (1825). Ses compositions, dont la plupart offrent de grandes difficultés d'exécution, sont les suivantes : 10 concertos de violons, 80 thèmes avec variations, une Symphonie concertante pour deux violons et orchestre, 24 préludes dans tous les tons, des caprices, des nocturnes, etc. pour violon, 3 quatuors à cordes, 15 trios pour deux violons et basse, etc. Son fils — 2. René- Paul, né à Paris le 23 oct. 1813, m. en cette ville le 28 mars 1889, était professeur des classes d'ensemble instrumental au Conservatoire de Paris.
Bailly, Henri de, surintendant de la musique de Louis XIII, roi de France, en 1625, m. à Paris le 25 sept. 1639; composa quelques ballets et des motets qui furent publiés et lui créèrent un certain renom.
Baini, Abbé Giuseppe, né à Rome le 21 oct. 1775, m. en cette ville le 21 mai 1844; élève d'abord de son oncle, Lorenzo B. (maître de chapelle de l'église des Douze-Apôtres à Rome), bon musicien de l'école romaine, fermement attaché aux traditions du style palestinien, puis ensuite de Jannaconi, maître de chapelle de St-Pierre, dont il devint l'ami et qui lui procura en 1802 une place de chantre dans la chapelle pontificale. Il succéda à Jannaconi, en 1817, comme maître de chapelle, et conserva ces fonctions jusqu'à sa mort. B. est pour notre siècle un être étrange ; il fut élevé et vécut complètement dans la musique du xvic s., à tel point qu'il fut incapable de comprendre la puissante évolution musicale qui s'était produite depuis cette époque. Selon lui, l'art musical avait continuellement rétrogradé depuis la mort de Palestrina ; aussi ses propres compositions sont-elles entièrement conçues dans l'esprit du xvie s. et doivent-elles être jugées à ce point de vue. On sait qu'un Miserere de B. fut. admis (1821) au nombre des œuvres qu'exécute régulièrement la Chapelle sixtine pendant la semaine sainte (changeant annuellement avec les Miserere d'Allegri et de Baj). L'œuvre capitale de B., œuvre à laquelle il consacra une grande partie de sa vie, est une biographie et une caractéristique de Palestrina : Memorie storico-critiche délia vita et délie opère di Giovanni Pierluigi da Palestrina, etc. (1828). Une traduction allemande de Kandler
parut en 1834, avec des annotations de Kiesewetter. Il écrivit en outre un essai sur le rythme, Sagio sopra Videntità de ritmi musicale e poetico (1820), dont parut la même année une traduction française par le comte de Saint- Leu, et une critique mordante sur un motet à. quatre chœurs de Santucci, dont l'œuvre avait été couronnée.
Baj, Tommaso, né à Crevalcuore près Bologne en 1650, fut chantre (ténor), puis en 1713,. maître de la Chapelle pontificale, mais mourut déjà le 22 déc. 1714. B. est l'auteur du célèbre Miserere qui, dans les chants que la Chapelle exécute pendant la semaine sainte, alterne avec. ceux d'Allegri et de Baini (v. ce nom) ; l'œuvre a été publiée dans les recueils de Burney, Choron, Peters. Un certain nombre d'autres compositions de B. sont conservées en manuscrit, dans les bibliothèques de Rome.
Bajetti, Giovanni, compositeur italien d'opéras et de ballets, né à Brescia vers 1815, m. à Milan le 28 avr. 1876. Opéras: Gonzalvoy L'assedio di Brescia, Uberto da Brescia; ballets : Faust, Gisella, Caterina et Rosa degli Abruzzi.
Baker, George, compositeur an glais renommé,, né à Exeter en 1773, m. le 19 févr. 1847; élève d& W. Cramer et de Dussek à Londres, plus tard organiste à Stafford, obtint en 1801 le grade de Dr mus. de l'Université d'Oxford. Ses œuvres principales sont des anthems, des glees, des préludes pour orgue (Yoluntaries), des sonates, pour piano, etc.
Balakirew, Mily-Alexejewitgh, né à Nijny- Novgorod en 1836, se fit entendre en public, alors qu'il était encore un tout jeune garçon,, mais suivit les cours du Gymnase et de l'Université de Kasan où il étudia les mathématiques et les sciences naturelles. Des relations suivies: avec Oulibischeff l'engagèrent définitivement à. se vouer à la musique. Il remporta de grands! succès comme pianiste, en 1855, à St-Pétersbourg; en 1862, il fonda avec Lomakine j 1' « Ecole de musique gratuite », placée sous le I protectorat du grand-duc héritier. Trois ans I plus tard il se rendit à Prague pour conduire j au théâtre tchèque les répétitions de « Russlan | et Ludmilla » de Glinka ; puis, à partir de 1867^1 il dirigea seul l'Ecole de musique gratuite et I conduisit, de 1867 à 1870, les concerts de lai Société de musique russe. Il se retira en 1872" I déjà dans la vie privée. B. est un partisan I convaincu des tendances de Berlioz et de Liszt. I Ses œuvres principales sont: des ouvertures! sur des thèmes russes, espagnols et tchèques,.! un poème symphonique Tamara, la musique du J Roi Lear, une fantaisie orientale pour piano- 1 (Slamey), des morceaux de piano, des arran-l gements pour piano d'ouvertures de Glinkal et de Berlioz, etc., ainsi qu'un recueil de chants! populaires russes.
Balalaika, instrument primitif répandu dans pi l'Ukraine, où il sert à accompagner les chan- 1 sons populaires ; il offre quelque analogie avec la guitare et on le rencontre aussi parfois entre les mains des Tziganes.