‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 315 sur 542 · MULLER · texte numérisé non relu

MULLER

tiste, né à Reval le 3 cléc. 1786, m. à Bûckebourg le 4 févr. 1854: inventeur de la clarinette à treize clefs et de la clarinette-alto qui a été remplacée par le cor de basset, arriva en 1809 à Paris où, soutenu par un banquier, il organisa une fabrique de clarinettes perfectionnées, laquelle fit faillite parce que l'expertise de l'Académie rejeta les innovations de M. Mais la docte assemblée se montra de la sorte bien peu clairvoyante, car déjà peu d'années après, ces instruments furent adoptés généralement. M. quitta Paris en 1820, vécut ensuite quelque temps en Russie, puis à Cassel, à Berlin, en Suisse, à Londres, à Paris et mourut enfin, comme musicien de la Cour, à Bûckebourg. M. a publié une méthode pour ses instruments perfectionnés, six concertos pour flûte, un « concertante » pour deux clarinettes, divers morceaux pour clarinette et piano et trois quatuors pour clarinette, violon, alto et violoncelle. — 6. Friedrich, né à Orlamûnde (duché d'Altenbourg) le 10 déc. 1786, m. à Rudolstadt le 1*2 déc. 1871 ; musicien excellent et d'une vaste culture, clarinettiste distingué, devint en 1^03 membre de l'orchestre de la Cour de Rudolstadt, succéda en 1831 à Eberwein comme maître de chapelle et obtint sa retraite en 1854. M. a écrit deux symphonies, deux concertos et deux concertinos, ainsi que d'autres morceaux de concert pour clarinette, des variations pour clarinette avec quatuor d'instr. à archet, des études pour clarinette, des morceaux pour quatre cors, des trios pour cors, des variations pour basson et orchestre, ainsi que des morceaux pour musique d'harmonie. — 7. Les frères M., deux célèbres associations de musique de chambre (quatuors d'instr. à archet), dont la plus ancienne se composait de quatre fils d'AEGiDius-GuRisTOPH M. (né à Gôrsbach, près Nordhausen, le 2 juil. 1766, m. comme musicien de la Cour [violoniste], à Brunswick, le 14 août 1841), soit, pour le 1er violon : Karl-Friedrich M., né à Brunswick le 11 nov. 1797, fut nombre d'années concertmeister dans cette ville, où il mourut le 4 avr. 1873; pour l'alto : Theodor-Heixrich-Gustav, né le 3 déc. 1799, directeur des concerts symphoniques de la Cour ducale, m. à Brunswick le 7 sept. 1855; pour le violoncelle : August-Theodor, né le 27 sept. 1802, musicien de la chambre, m. à Brunswick le 22 mai 1875; et pour le deuxième violon : Frax/.-Ferdinand-Georg, né le 29 juil. 1808, maître de chapelle de la Courducale, m. à lirunswick le 20 oct. 1875. L'époque de l'association musicale des quatre frères va de 1831 à 1855; outre l'Allemagne, ils parcoururent 1-' Nord de la France, la Hollande, le Danemark ri la Russie.— L'autre quatuor M,, plus récent, se forma aussitôt après la dissolution de l'aîné à la suite d'un décès (1855), de quatre fils de Karl-l*iicdrichM.,à savoir, pour le 1er violon : Karl (M.-Berghaus), né le 14 avr. 1829, fut pins tard maître de chapelle à Rostock, époque à dater de laquelle Leopold Auer prit la direction du quatuor; pour le 2me violon : Hugo, né à Brunswick !«• 21 sept. 1882, m. dans la même

ville le 26 juin 1886; pour l'alto : Bernhard, né le 24 févr. 1825, m. à Rostock le 4 sept. 1895; et pour le violoncelle : Wilhelm, né le 1er juin 1834, m. en Amérique à la fin de 1897. Les quatre frères, tous nés à Brunswick, furent engagés comme musiciens de la Cour à Meiningen (Karl avait été auparavant concertmeister à Berlin), mais transférèrent leur domicile en 1866 à Wiesbaden, et, lorsque Karl fut appelé à Rostock, l'y suivirent aussi. Le quatuor fut définitivement désorganisé, par l'engagement de Wilhelm comme premier violoncelliste de la Chapelle royale et professeur à l'Académie royale à Berlin (successeur de de Sweert, 1873). Karl devint dans la suite directeur de la chapelle du casino de Wiesbaden, puis dirigea quelque temps la chapelle privée du baron russe von Dervies, à Nice; en 1880, il s'établit à Stuttgart où sa femme fonda un institut de chant, tandis que lui-même occupait un poste à Hambourg, de 1881 à 1886. M. a composé deux quatuors pour instr. à archet, une symphonie, une ouverture : Fiesco, des morceaux v pour violon et pour violoncelle, des lieder, une cantate : Jephthas Tochter, et plus récemment une opérette; il a orchestré le quator en ut dièse min. de Beethoven, sous le titre de « dixième symphonie », 1' « Album-Sonate » de Wagner, etc. Le nom de Berghaus est le nom de famille de sa femme Elvira, fille du géographe Berghaus, excellente cantatrice de concerts (cantatrice de la chambre royale de Wurtemberg), élève du Conservatoire Stern, puis de Mme v. Milde à Weimar, de Gôtze à Leipzig et d'Ettore à Milan. — 8. Peter, né à Kesselstadt, près Hanau, le 9 juin 1791, m. à Langen (comme pasteur de Staden) le 12 août 1877, suivit les cours de l'Université d'Heidelberg, puis fut institeur à Giessen, à Gladenbach et au séminaire de Friedberg. C'est là qu'il composa ses chœurs d'hommes, ses préludes d'orgue, deux quintettes pour instr. à archet et des lieder pour la jeunesse bien connus. En 1839, M. accepta le poste de pasteur à Staden, écrivit cinq nouveaux quintettes qui furent exécutés plusieurs fois à Darmstadt, puis, à la fin de 1853, fit représenter un opéra: Die letzten Tagevon Pornpeji, dont son fils aîné avait écrit le livret, d'après le roman de Bulwer. On a trouvé, en outre, dans ses papiers, un grand nombre de lieder non gravés, un quatuor pour instr. à archet et un opéra : Claudine von Villabella, d'après l'ouvrage de Goethe. — 9. Adolf (de son vrai nom Schmid), né à Tolna,en Hongrie, le 7 oct. 1801, m. à Vienne le 29 juil. 1886; fut d'abord longtemps acteur dans divers théâtres autrichiens et devint plus tard, lorsque ses compositions de facture très légère eurent remporté quelque succès, chef d'orchestre et compositeur du théâtre « an der Wien », à Vienne. M. a écrit plus de soixante pièces de théâtre d'ordre inférieur (vaudevilles comiques, farces, parodies), ainsi que deux opéras, qui cependant n'eurent point de succès, et une grande quantité d'œuvrettes de pacotille pour piano et chant. Son fils, Adolf aussi, né à

MU LLER-BERGHAUS

Vienne le 15 oct 1839, fut, à partir de 1875, chef d'orchestre de l'Opéra allemand de Rotterdam (auteur d'opéras : Heinricli der Goldschmied,Waldmeisters Brautfarht, Van Dyck; et d'opérettes : Das Gespenst in der Spinnstube, Der kleine Prinz, Der Liebeshof, Des Teufels Weïb). — 10. Johannes, célèbre physiologiste, né à Coblentz le 14 ju.il. 1801, m. à Berlin le 28 avr. 1858; devint en 1824 privat-docent (chargé de cours), en 1826 professeur extraornaire et en 1830 professeur ordinaire de physiologie à l'Université de Bonn, puis fut appelé à Berlin en 1833; en plus d'autres ouvrages nombreux et remarquables, il a écrit : Untersuchungen ilber die menschliche Stirnme(Vè%l) et Ueber die Kompensation der physischen lira fie am menschlichen Stimmorgan (1839). Son grand Handbuch der Physiologie des Menschen (1833-1840, 2 vol.) contient également beaucoup de renseignements nouveaux et importants sur les organes de la voix et de l'ouïe — 11. Franz-Karl-Friedrich, né à Weimar le 30 nov. 1806, m. dans la même ville, comme conseiller au ministère de la guerre, le 2 sept. 1876, auteur d'un certain nombre d'écrits : Tannl (aviser (1853); R. Wagner und das Musihdrama (1861); Der Ring des Nibelungen <1862): Tristan und lsolde (1865); Lohengrin {1867) et Die Meister singer (1869), ainsi que : Im Foyer (1868), esquisses sur le monde du théâtre à Weimar. — 12. August, excellent contrebassiste, né en 1810, m. à Darmstadt, où il était concertmeister grand-ducal, le 25 déc. 1867: a publié des variations, etc., pour contrebasse.— 13. Karl, chef d'orchestre de mérite, né à Weissensee, près Erfurt, le 21 oct. 1818, m. à Francfort s/M. le 19 juil. 1894; élève de J.-N.- K. Gôtze.à Weimar, fut d'abord violoniste dans la Chapelle de la Cour à Weimar, sous la direction de Hummel, s'acquitta en 1837 de son service militaire à Dùsseldorf, où J. Rietz le fit venir plusieurs fois pour le remplacer. Il s'établit enfin dans cette ville, comme maître particulier de musique et directeur d'une société chorale artistique; puis, de 1846 à 1860, il remplit les fontions de directeur de musique à Munster, en Westphalie, et prit enfin en 1860, à Francfort s/M., la direction du « C;ecilienverein » qu'il conserva jusqu'en 1892. Comme compositeur, M. s'est fait connaître très avantageusement dans des cantates (Tasso in Sorrent, Rinaldo), des ouvertures et d'autres œuvres de toutes dimensions. — 14. Bernhard, né à Sonneberg le 25 janv. 1824, m. à Meiningen le 5 déc. 1883: élève du séminaire de Hildburghausen, devint en 1850 cantor à Salzungen, où il fonda un excellent chœur d'église. — 15. Richard, né à Leipzig le 25 févr. 1830; fils du directeur des concerts de 1' « Euterpe », K.-G. M., élève de son père, de K. Zôllner, de Hauptmann et de Rietz, directeur de la société chorale académique « Arion » (jusqu'en 1893) et d'autres sociétés chorales d'hommes (« Hellas » et « Liedertafel >■>), maître de chant au gymnase de St- Nicolas, etc.; a composé des lieder, des chants d'enfants, des chœurs, des motets et une œuvre

chorale: Die Lolsen (avec intermèdes déclamés). — 16. Carl-C, né à Meiningen en 1831; élève de Fr.-W. Pfeifer, de H. Pfeifer (fils) et de A. Zôllner (pour la théorie), partit en 1854 pour New- York, où il est estimé comm.e professeur de théorie. M. a publié un exposé en anglais du système de Sechter, ainsi que trois recueils d'exercices d'harmonie : Virée Séries of Tables for icriting harmonie exercises. M. a écrit aussi des lieder, quatuors pour voix d'hommes, symphonies, etc.; il a paru de lui, en Allemagne, deux sonates pour orgue, op. 47, en fa et en si bémol min., ainsi que quelques chœurs d'hommes. — 17. Joseph, né en 1839, m. à Berlin, où il était secrétaire de l'Académie royale de musique, le 18 juin 1880; fut de 1871 à 1874 rédacteur de la AUgemeine Musikalische Zeitung, et publia un précieux catalogue : Die musikaliscJien Schàtze der Koniglichen- und Univer s itàtsbibliotheh zu Kœnigsberg (1870). — 18. Oustav, v. Brah-Muller. — 19. William, excellent chanteur scénique (ténor), né à Hanovre le 4 févr. 1845, fils d'un cordonnier, fut d'abord couvreur. Après avoir fait ses études, qui avaient été confiées aux soins de H. Dorn, Lindhull et K.-L. Fischer, il débuta en 1868 à Hanovre, dans le rôle de Joseph, et se fit rapidement une réputation excellente dans cette ville. — 20. Hans, fils du poète rhénan Wolfgang Millier von Kœnigswinter, né à Cologne le 18 sept. 1854, m. à Berlin le 12 avr. 1897; suivit les cours du gymnase à Cologne et à Wiesbaden, et fut atteint en 1873 d'une violente affection pulmonaire qui le força pendant trois ans à séjourner dans diverses stations climatériques. en Suisse et en Italie. Complètement rétabli par un séjour d'un an et demi à Davos, il se voua, aux Universités de Leipzig et de Bonn, à des études de philosophie et d'histoire de l'art, prit à Leipzig son grade de Dv pltil. et publia divers travaux d'histoire générale, d'histoire de l'art et de poésie. En 1879, il s'établit à Francfort s/M. et commença à s'occuper de sciences musicales; il choisit surtout le moyen âge, comme champ d'études et. avec une louable conscience, entreprit à diverses reprises de grands voyages de recherches à travers l'Allemagne, l'Italie, la France, la Belgique el, la Suisse. En 1885, M. remplit quelque temps les fonctions de bibliothécaire de la Cour grand'ducale, à Carlsruhe, mais il fut appelé en automne de la même année à la section de musique de la Bibliothèque royale, à Berlin, où il devint, en 1888, professeur d'histoire de la musique à l'Académie royale et reçut l'année suivanle le titre de « professeur royal ». Il succéda plus tard à Ph. Spitta, comme secrétaire de l'Académie des Beaux-Arts, mais mourut peu après. Ses travaux les plus importants, dans le domaine de l'histoire musicale, sont : Die Musik Willielms v. Hirschau (1884), Hucbalds ecîde und unechte Schriften iiber Musik ( 1 884), Fine A bhandlung iiber Mensuralmusih (Leipzig, 1886).

Mùller-Berghaus, v. Muller 7 (Karl, membre du quatuor des jeunes Muller).

MILLER-HARTUNG — MTRSCHHAUSER

Muller-Hartung. KARL.né à Stadtsulza (Thuringe) le 19 mai 1834; fit son gymnase àNordhausen, étudia quelque temps la théologie à [éna, mais se tourna alors vers la musique et devint élève de Kùhmstedt, à Eisenach. Après avoir été, de 1857 à 1859, chef d'orchestre d'opéra, à Dresde, il fut appelé, à la mort de Kùhmstedt, à succéder à ce dernier comme directeur de musique et maître au séminaire d'Eisenach. M. reçut en 1864 le titre de «professeur» , devint, l'année suivante, directeur de musique d'église à Weimar, puis, en 1869, chef d'orchestre d'opéra dans la même ville, où il fonda, en 1872, l'Ecole grand-ducale de musique et d'orchestre, dont il est actuellement encore directeur. En 1889, M. abandonna ses autres fonctions, et reçut le titre de conseiller aulique. Parmi ses compositions, il faut noter surtout ses sonates pour orgue, puis des psaumes, des chœurs pour voix d'hommes et des chœurs liturgiques. M. publie une Théorie der Musiken plusieurs volumes(vol. I: Harmonielehre, 1879).

Mùller-Reuter, Theodor, né à Dresde le 1er sept. 1858; élève de Friedrich, Alwin Wieck (piano), Meinardus et Julius Otto (composition), puis, de 1878 à 1879, du Conservatoire Hoch à Francfort s/M., devint en 1879 maître de piano et de théorie au Conservatoire de Strasbourg. En 1887, M. alla s'établir à Dresde, où il devint, l'année suivante, directeur de la société chorale d'hommes « Orpheus » et en 1889 de la «Dreyssigsche Singakademie » ; enfin, en 1892, il fut nommé professeur au Conservatoire royal. M. a composé des lieder, des chœurs pour voix de femmes avec piano et pour voix d'hommes avec ou sans accompagnement, deux opéras ( Ondolina, Strasbourg, 1883; Der toile Graf, Nuremberg, 1887), Das Vaterunser pour chœur mixte et orchestre, ainsi que des morceaux de piano (études, op. 20, avec « changements de doigts »).

Mûller von der Werra, (Friedrich-Konrad Muller, dit M. v. d. W.), né à Ummerstadt (Meiningen) le 14 nov. 1823, m. à Leipzig le 26 avr. 18K1 ; poète populaire bien connu en Allemagne, a fondé le « Deutscher Sàngerbund » et publié, de 1861 à 1871, la Neue Sdngerhalle. Il a aussi rédigé le Allgemeines Reichshommersbuch fur Studenten.

Munck, v. Demunck.

Muneira, danse galicienne d'un mouvement modéré, ù 8/4 avec un levé d'une noire et un accompagnement de castagnettes accentuant les temps forts :

etc.

Munzinger, Karl, né à Balsthaî (canton de Soleuiv), le -23 sept. 1842; lit des études universitaires, de L859 à 1860, à Bàle, mais suivit en même temps, avec zèle, des leçons de musique (A. Walther). Il fut ensuite, de 1860 à 1863, élève de Hauptmann, Richter e1 Moscheles, au Conservatoire de Leipzig, H remplit, depuis un certain nombre d'années, les fonctions de direc-

teur et professeur de musique à Berne. Sa cantate pour chœur d'hommes et orchestre : Murtenschlacht, a été couronnée.

Mûris, Jean ue, l'un des plus célèbres théoriciens musicaux de la première moitié du xive s., a écrit un vaste ouvrage sur la musique pratique et théorique : Spéculum musicœ (en 7 vol. : I. Généralités [76 chapitres] ; II. Théorie des intervalles [123 chapitres] ; III. Les proportions musicales [56 chapitres] ; IV. Consonnance et dissonance [51 chapitres]; V. Théorie de la musique des anciens, d'après Boèce [52 chapitres] ; VI. Les modes ecclésiastiques, solmisation [113 chapitres] ; VIL Musique proportionnelle, déchant [45 chapitres]); cet ouvrage se trouve en deux manuscrits à la bibliothèque de Paris et a été reproduit par Coussemaker (« Script. », II). Trois autres ouvrages, attribués aussi à M., mais (d'après les dernières recherches du Dr Robert Hirschfeld : Johannes de M., 1884 ; dissertation) écrits probablement avant lui (car M. les cite comme œuvres d'autrui), ont été reproduits par Gerbert dans le vvol. III des « Scriptores, etc. » ; ce sont : De musica practica (datant de 1321), De musica speculativa (de 1323), et Ars discantus (De discantu). Les autres traités reproduits par le môme Gerbert : Summa musicae magislri Joannis de M., Liber proportionum musicalium, Quœstiones super partes musicœ, etc., ne sont par contre que des extraits, pratiqués par de tierces personnes, dans l'œuvre de M. Le théoricien de la musique de M. et le professeur de Sorbonne de même nom ne sont probablement pas identiques, comme on l'a admis jusqu'à présent, car si l'on sait que ce dernier fut mathématicien et astronome, on n'a, d'autre part, aucune indication qu'il se soit jamais occupé de théorie musicale. De plus, l'ouvrage théorique de M., Spéculum musicœf est certainement d'un homme arrivé à un âge avancé ; enfin, le renvoi à 1' « Ars nova », de Philippe de Vitry, nous permet de reculer jusqu'à l'année 1325 environ la date de composition du dit ouvrage, ce qui a pour résultat direct de faire remonter la naissance de M. fort en arrière dans le xme s. Le fait que de M., empreint d'idées très conservatrices, s'appuie encore complètement sur les théories de Francon, vient du reste à l'appui de notre thèse.

Murkys, nom que l'on donne parfois aux octaves brisées, employées comme accompagnement, comme :

De même, des morceaux contenant des basses de ce genre reçoivent le nom de m.

Murschhauser, Franz-Xaver- Anton, né à Zabern, près de Strasbourg, vers 1670, élève de Kerl à Munich, devint maître de chapelle de la « Frauenkirche » à Munich où il mourut, en Yrl\. Les œuvres qu'on a conservées de lui

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