‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 319 sur 542 · NADERMANN · texte numérisé non relu

NADERMANN

hème, né dans un village des environs de Prague le 9 mars 1737, m. à Rome le 4 févr. 1781 ; fils d'un meunier, il étudia à Prague le contrepoint et l'orgue, sous la direction de Habermann et de Segert, et publia en 1760 six symphonies portant les noms des six premiers mois (janvier à juin) de l'année. Dans le but d'étudier à fond la composition scénique, M. se rendit en 1763 à Venise, auprès de Pescetti, et écrivit déjà l'année suivante, pour Parme, un opéra qui plut tellement que l'auteur reçut la commande d'un nouvel ouvrage (Bélier ofonte) pour Naples. Toute une série d'opéras (une trentaine environ) suivirent alors à Naples, Ptome, Milan, Bologne, etc. ; cependant M. dut continuellement lutter contre la misère, car les honoraires qu'il recevait étaient fort minces et il vivait d'une façon très large. Il écrivit en 1773, Eriflle pour Munich ; mais il ne remporta aucun succès, et rentra en Italie, où il est mort. On a encore gravé de M. : douze quatuors pour instr.. à archet (1780 et 1782) et six trios pour deux violons et violoncelle. Il a laissé en manuscrit des oratorios, des Messes et des concertos pour flûte et pour violon.

Mystères (gr.), représentation scénique d'événements bibliques. Au moyen âge déjà, les m. n'étaient point une rareté. Les m. de la

Passion (Passionspiele) remontent jusque dans le courant du vme s., les m. de la Ste Vierge (Marienschauspiele) jusque dans le courant du xne s. Ces m. furent organisés d'abord par. leclergé dans les églises, mais plus tard aussi par des moines sur des tréteaux élevés sur les places publiques. L'usage de la musique pénétra de bonne heure dans ces représentations, d'abord surtout sous la forme de musique vocale empruntée le plus souvent aux antiennes de l'église. Mais la musique instrumentale aussi ne tarda pas à entrer en jeu,, toutes les fois que l'action semblait le réclamer (trombones, orgue, etc.). Un genre spécial de m., dans lequel diverses conceptions abstraites étaient personnifiées et entraient en scène,, apparut dans le courant du xnie s., sous le nom de moralité. C'est du m. qu'est issu l'oratorio, vers l'an 1600. Mentionnons seulement encore le fait que les Grecs organisaient déjà, dans leurs cérémonies religieuses, des représentations dramatiques accompagnées de musique et auxquelles ils donnaient le nom de m. (qui passa plus tard aux drames bibliques du moyen âge) ; ils avaient du reste hérité euxmêmes ce genre de spectacle des plus anciens peuples civilisés (Egyptiens, Indous).

Naaif, Anton-E. August, né à Weitentrebelitzsch (Bohème allemande) le 28 nov. 1850; poète et écrivain musical allemand, étudia le droit, puis rédigea divers journaux à Prague, Teplitz, etc. En 1881, il prit la rédaction de la Musikalische Welt, à Vienne, et dirige depuis lSS-> In publication de la Lyra. Les poésies de N. ont été souvent mises en musique par Abt, Speidel, Tschirch, etc. (Es rauscht ein slolzer Strom zum Meer, Deutsche sind voir und wollen's bleiben).

Nable (Ncbel), instrument à cordes des anciens Hébreux, analogue à l'arpanette (v. harpe) si l'on en croit la tradition ; mais il est i'»rl probable que le n. était identique à l'antique nabla, sorte de luth des Egyptiens, (v. ce nom).

Nachbaur, Franz, chanteur scénique, né au finit. -au de Giessen, près Eriedrichshafen, le 25 mars L835; sui\il Les cours du « Polytechnicum de Stuttgart » où il tut en même temps élève du chanteur Pischek. X. fut d'abord choriste à Baie, puis chanta sur différents théâtres ( Lunéville , Mannheim , Hanovre , Prague , Dannstadt, Vienne) et fut engagé, à partir de 1866, à Munich. Il se retira en 1890, après avoir reçu le titre de chanteur de lu chambre.

Nachez, Tivadar (Théodore Naghitz), violoniste, né à Budapest le 1er mai 1859; élève de Sabatil, dans sa ville natale, puis de Joachim et de Léonard, vit à Londres d'où il entreprend des tournées de concerts. N. a un penchant trop exclusif peut-être pour la virtuosité pure, mais sa technique est absolument parfaite (il a composé lui-même des « Danses hongroises »).

Nachschlag (ail.), terminaison du trille.

Nachspiel (ail.), postlude.

Nachtanz (ail.), v. proportio 2.

Nachtgall, v. Luscinius.

Nachthorn (ail.), jeu d'orgue, syn. de pastorita.

Nadaud, Gustave, né à Roubaix (Nord) le 29 févr. 1820, m. à Paris en avr. 1893 ; poète et/ compositeur de chansons humoristiques qui sont de véritables modèles du genre (a aussi écrit plusieurs opérettes de salon).

Nadermann, I. François-Joseph, remarquable harpiste et compositeur pour son instrument, né à Paris en 1773, m. dans la même ville le 2 avr. 1835 ; élève de Krumpholz, devint en 1816, harpiste de la Chambre royale et, en 1825, professeur de harpe au Conservatoire, en même temps qu'associé de son frère dans la

N^EGELI — NAPOLEON

fabrique de harpes que leur père avait fondée. Il a publié deux concertos pour harpe, deux quatuors pour deux harpes, violon et violoncelle, des trios pour trois harpes ainsi que pour une harpe et d'autres instruments, des duos pour harpe et piano, harpe et violon ou flûte, puis des sonates et des morceaux pour harpe seule et un manuel de l'art de préluder et moduler, sur la harpe et le piano. Son frère — 2. Henri, né en 1780, fabricant de harpes, n'était lui-même qu'un médiocre harpiste, mais n'en fut pas moins adjoint à son frère tant à l'orchestre royal qu'au Conservatoire. Il se retira, en 1835, du Conservatoire. Les harpes qu'il fabriquait étaient construites d'après l'ancien modèle (v. harpe), qu'il chercha en vain à maintenir en honneur, à côté des harpes à double mouvement d'Erard (il a écrit plusieurs brochures dirigées contre ces dernières).

Naegeli, Hans-Georg, né à Wetzikon, près Zurich, le 16 mai 1773, à partir de 1792 propriétaire d'un commerce de musique dans la même ville, m. le 26 déc. 1836; s'est acquis des mérites par la publication de bonnes éditions d'anciennes œuvres instrumentales (Bach, Hœndel), et du Répertoire des clavecinistes qui paraissait par livraisons. Il a composé lui-même des lieder, des chœurs et des morceaux de piano, fondé le « Schweizerbund fur Musikkultur » qu'il présida, et publié une série d'écrits sur la musique : Gesangbiidungslehre nach Pestalozzischen Grundsâtzen (en collaboration avec M.-G. Pfeiffer, 1812) ; Christliches Gesangbuch (1828); Auszug der Gesangbiidungslehre (1818); Vorlesungen ûber Musih mit Beriicksichtigung der Bilettanten (1826) et Musikalisches Tabellenwerk fur Volksschulen zur Bildung des Figuralgesangs (1828). N. publia une critique de « Ueber Reinheit der Tonkunst » de Thibaut, dans le « Tubinger Litteraturblatt » ; une vive discussion s'engagea entre les deux écrivains, à la suite de laquelle N. écrivit encore : Der Streit zwischen der alten und neuen Musih (1827). Plusieurs biographies de N. ont paru : l'une anonyme à Zurich (1837), d'autres par Bierer (1844), Keller (1848 ; pour l'inauguration du monument N., à Zurich) et P. Schnâbeli (1873).

Nagiller, Math.^us, né à Munster (Tyrol) le 24 oct. 1815, m. à Innsbruck le 8 juil. 1874; élève de Preyer à Vienne, vécut à Paris, plus tard à Limbourg, Munich, Bozen, et en dernier lieu (1866) à Innsbruck en qualité de directeur de la « Société de musique ». N. a composé beaucoup d'œuvres orchestrales et chorales, exécutées avec succès, ainsi qu'un opéra Herzog Friedrich von Tirol ; Munich, 1854).

Nanino (Nanini), 1. Giovanni-Maria, compositeur de l'école romaine, né à Tivoli vers 1545, m. à Rome le 11 mars 1607 ; élève de Palestrina, auquel il succéda, en 1571, comme maître de chapelle de Ste-Marie-Majeure, fonda une école de composition dont sont sortis nombre d'excellents musiciens (entre autres Allegri). En 1575, N. échangea son poste de maître de chapelle contre un poste analogue, à l'église St-

Louis des Français, puis il devint en 1577, chantre de la Chapelle pontificale et en 1604, enfin, maître de chapelle de la Chapelle Sixtine. Il était membre de Y « Association des musiciens » reconnue par Grégoire XIII. N. est l'un des meilleurs représentants du style dit « style Palestrina », lequel n'est nullement une création personnelle de Palestrina, mais une transformation du contrepoint des Néerlandais, dégénéré en simples artifices d'imitations, transformation qui s'annonçait déjà chez Josquin, dans le sens d'une plus grande clarté et d'une plus grande force d'expression des harmonies. On a conservé de N. les œuvres suivantes : un livre de motets de trois à cinq voix (1586, en canons avec un « cantus firmus »), quatre livres de madrigaux à cinq voix (liv. i: 2me éd. 1579; livr. n : 1580 ; livr. m et iv: 1581) et un livre de « canzonette » à trois voix (2,ne éd. 1599). Quelques psaumes à huit voix reproduits dans les IScdmi a 8 di diversi, de Constanti (1614), passent pour ses meilleures œuvres; quelques motets et madrigaux ont en outre paru dans des anthologies de l'époque. Cf. la monographie de Haberl sur N., dans le « Kirchenmusikalisches Jahrbuch » (1891; contenant, entre autres, des lamentations à quatre voix imprimées pour la première fois). Un madrigal à huit voix se trouve, manuscrit, à la Bibliothèque de Munich ; un chef-d'œuvre : 150 contrepoints et canons (de deux à onze voix) sur un « cantus firmus » de C. Festa, et un Trattato di contrapunto sont restés manuscrits. Trois motets à trois voix et un à quatre voix, ainsi qu'un Miserere à quatre voix ont été reproduits par Proske, dans la « Musica divina » ; on trouve enfin plusieurs autres œuvres de N. dans les anthologies de Rochlitz, Tucher, Lûck et du prince de la Mosskwa. — 2. Giovanni-Bernardino, neveu du précédent, né à Vallerano vers 1560 (?), m. à Rome en 1624 ; maître à l'Ecole de musique de son oncle, devint en 1677 maître de chapelle de St- Louis des Français et plus tard de San Lorenzo de Damaso. Il a publié : trois recueils de madrigaux à cinq voix (1598, 1599, 1612), quatre recueils de motets de une à cinq voix, avec basse chiffrée pour orgue (il ne dédaignait donc pas les innovations d'un Viadana ; 1608, 1611, 1612. 1618), des psaumes de quatre à huit voix (1620) et un Venite exultemus à trois voix avec orgue (1620). Quelques autres compositions sont restées manuscrites. Quatre psaumes à quatre voix ont été reproduits par Proske, dans la « Musica divina ».

Napoléon, Arthur, pianiste, né à Oporto le 6 mars 1843 ; lils d'un maître de musique d'origine italienne, fit grande sensation comme enfant prodige ( en 1852, à la Cour de Lisbonne et en Angleterre; en 1854 à Berlin). Il travailla encore auprès de Halle, à Manchester, puis parcourut tout le continent, ainsi que les deux Amériques ; mais il abandonna tout à coup la glorieuse carrière de virtuose de concert et fonda, en 1868, un commerce de musique H d'instruments, à Rio-de-Janeiro. Il a cepcn-

NAPOLITAINE — NASARD

dant publié ensuile quelques œuvres pour piano et pour orchestre, et rempli des fonctions de directeur de musique.

Napolitaine, 1. Ecole n., nom que Ton donne à l'ensemble des musiciens qui, à Naples, à partir d'Alessandro Scarlatti et se succédant de maître à élève, s'adonnèrent plus particulièrement à la composition scénique ; recherchant avant tout la beauté de la mélodie, ces musiciens imprimèrent à l'opéra un caractère totalement différent du stilo rappresentativo des maîtres florentins. Naples devint ainsi le berceau de l'opéra dit italien, au sens restreint du mot, de l'opéra dans lequel le chant est tout, tandis que l'instrumentation et l'élément dramatique sont restreints au minimum possible. Gluck fut par conséquent obligé de remonter jusqu'aux Florentins, pour trouver une base à ses réformes. Les principaux représentants de l'école n. sont : Al. Scarlatti, Durante, Léo, Feo, Greco, Porpora, Pergolèse, Logroscino, Vinci, Jomelli,Teradellas, Piccini, Sacchini, Traetta, Paesiello, etc. — 2. Sixte n., terme employé depuis longtemps en Angleterre, pour désigner la sixte mineure de la sous-dominante, en mineur; ex., en la min. :

L'interprétation la plus simple de cette sixte, lorsqu'elle est basée sur la sous -dominante

(ré), consiste à la considérer comme retard supérieur de sensible (si b devant la) ; mais la résolution du retard est souvent différée par l'intercalation de la tierce diminuée descendante ou de la note naturelle suivant immédiatement la note altérée. L'introduction de l'accord de la sixte n. dans l'harmonie tonale donne lieu à un grand nombre d'enchaînements harmoniques audacieux, tels que, par ex., la marche de triton (si b+- mi ) :

Naprawiiik, Edouard, compositeur bohème, néà Bejst, près Kœniggrâtz, le 24 août 1839; fréquenta, de 1853 à 1854, l'Ecole d'organistes de Prague, puis enseigna, de 1856 à 1861, à l'Institut de musique Maydl, à Prague. Il devint ensuite directeur de la chapelle privée du prince Youssoupow, à St-Pétersbourg, puis second et, en 1869, premier chef d'orchestre de l'Opéra russe. Il a dirigé en outre, depuis la retraite de Balakirew jusqu'en 1882, les con- , certs symphoniques de la « Société de musique ». N. peut avec raison être compté au nombre des compositeurs russes, du moins les sujets et les textes de ses œuvres sont-ils en partie russes, ainsi l'opéra: Les habitants de Nijny-Nowgorod (1869), le poème symphonie que : Le Démon (d'après le poème de Lermontow, qui sert aussi «le base aux opéras de A. Rùbinstein, du baron v. Vietinghoff-Scheel «•t de G. Blaramberg). En pins des œuvres déjà citées, un connaît de N. : des m trceaux pour

piano, de la musique de chambre (trio, quatuors), des romances bohèmes et russes, une fantaisie pour piano 'et orchestre (op. 39), des ouvertures, deux opéras : La Tempête et Harold (1886).

Nardini, Pietro, célèbre violoniste, né àFibiana, en Toscane, en 1722, m. à Florence le 7 mai 1793 ; élève de Tartini, à Padoue, fut de 1753 à 1767, violon solo de la chapelle de la Cour à Stuttgart, vécut ensuite quelque temps à Padoue, auprès de son vieux maître Tartini, puis en 1770, à la mort de ce dernier, fut nommé maître de chapelle de la Cour, à Florence. Léopold Mozart estimait beaucoup N., dont le jeu se distinguait moins par la perfection de la virtuosité que par la pureté et la beauté du son. Ses œuvres publiées consistent en : six concertos pour violon, six sonates pour violon avec basse, six trios de flûtes, six soli de violon, six quatuors pour instr. à archet, six duos de violons. Alard (Les maîtres classiques, etc.) et David (Hohe Schule des Violinspiels) ont publié de nouveau chacun une sonate de N.

Nares, James, compositeur anglais, né à Stanwell (Middlesex) en avr. 1715, m. à Londres le 10 févr. 1783; enfant de chœur à « Chapel Pioyal », sous la direction de Gates, et plus tard élève de Pepusch, fut d'abord deuxième organiste de la chapelle St-George à Windsor, puis devint, en 1734, organiste de la cathédrale d'York (Yorkminsler), en 1756 organiste et. compositeur de « Chapel Pioyal » (successeur de Greene) et Docteur en musique (Cambridge), en 1757 maître de chant des enfants de « Chapel Royal », et prit enfin sa retraite, en 1780. N. a publié : plusieurs recueils de morceaux instructifs pour piano (Harpsichord tessons), une méthode de piano et d'orgue (Il principio, or a regular introduction to playing on theharpsichord or or g an), deux méthodes de chant (Treatise on singing), six fugues pour orgue, une collection de « catches », de canons et de « glees », vingt anthems, un service du matin et un service du soir, accompagnés de six anthems, et une ode dramatique : The royal pastoral. On trouve d'autres œuvres dans diverses anthologies (« Cathedral music » d'Arnold, « Harmonia sacra » de Page et « Sacred music » de Stevens).

Naret-Koning, Johann- Jos. - David, violoniste, né à Amsterdam, le 25 févr. 1838 ; élève, pour le violon, de F.-B. Bunten (Amsterdam) et de Ferd. David (Leipzig), fut, de 1859 à 1870, concertmeister à Mannheim et dirigea en même temps, et jusqu'en 1878,1a « Société de musique » de cette ville et le « Sângerbund ». Il est devenu depuis lors premier concertmeister au Théâtre municipal de Francfort s/M. (et membre du quatuor Heermann). N. a publié des lieder, etc.

Nasard (ail. Nasat; csp. nasardo), désignation habituelle, dans l'orgue, d'un jeu de rnutT lion simple (quinte, 2 2/3 pieds) s'appliquant à une montre de 8 pieds. Le gros nasard est un jeu de quinte 5 ty3 ou 10 a/3 (ail. Grossnasat ; à Salzwedel et à l'église Ste-Marie de Berlin) : le

NASOLINI — NAUENBURG

PETIT NASARD OU LARIGOT (esp. OCtdVCl de Yia-

sardo), un jeu de quinte 1 x/3.

Nasolini, Sebastiano, compositeur d'opéras, né à Plaisance en 1768. m. probablement pas avant 1816, année pendant laquelle son dernier opéra fut donné pour la première fois (trentetrois opéras, à partir de 1788, pour les scènes de Trieste, Parme, Milan, Venise, Londres, .Florence, etc.).

Natale, Pompeo, compositeur de l'école romaine, chantre de la chapelle de Sainte-Marie- Majeure, à Rome, fut entre autres le maître de Pitoni ; il a publié : Madrigali e canzoni sjnrituali a 2, 3 e 4 voci col basso per ïorgano (1662).

Nathan, Isaac, musicographe et compositeur, né à Gantorbéry en 1792, m. à Sydney le 15 janv. 1864 (écrasé par un tramway) ; a publié : Essay on the history and theory of music, Essay on Uie qualities, cajjabilities and management of the human voice et The life of Madam Malibran de Bêrïot (1836). En outre, N. a composé, pour la comédie Sweet hearts and wives, quelques airs qui sont devenus populaires, un opéra-comique : The Alcaid (1824) et une opérette : The illustrious stranger (1827). Il s'est produit dans sa jeunesse, comme chanteur scénique, à Coventgarden.

Natorp, Bernhard-Christian-Ludwig, pédagogue renommé, né à Werden s/Ruhr le 12 nov. 1774, m. à Munster le 8 févr. 1846; étudia la théologie et la pédagogie à Halle s/S., devint instituteur à Elberfeld, en 1798 pasteur à Essen, en 1808 conseiller consistorial à Potsdam, et en 1819 superintendant général à Munster. En plus d'un grand nombre d'écrits n'ayant pas trait à la musique, N. a publié : Anleïtung zur Unterweisung im Sïngen fur Lehrer an Volkssclmlen (1813 et 1820, deux cours ; tous deux plusieurs fois réédités) et LeJtrbuchlein der Singkunst (pour écoles populaires, 1816 et 1820, deux cours plusieurs fois réédités), deux ouvrages proposant l'adoption de la notation en chiffres (v. chiffre); puis : Ueber den Gesang in der Kir che der Protestanten (1817); Ueber den Ziceck, die Einrichtung und den Gebrauch des Melodienbuchs fur den Gemeindegesang in den evangelischen Kirchen (1822) et peu après le MelodienbucJt, etc. lui même (1822), suivi plus tard d'une édition à quatre parties des mélodies, sous le titre: Choralbuch fur evangelische Kirchen (1829, avec des interludes de K.-H. Rink) ; et enfin Ueber Rinks Prœludien (1834).

Naturel, se dit : 1° d'un son emprunté à l'échelle fondamentale, d'un son non altéré ; 2° d'un son qui, dans les instr. à vent, est produit sans aucune intervention de l'allongement ou du raccourcissement du tube sonore ; 3° d'un cor, d'une trompette non pourvus de pistons.

Nau, Maria-Dolores-Benedicta-Josephina, cantatrice en vogue, née à New- York le 18 mars 1818, de parents espagnols ; élève du Conservatoire de Paris (Mme Damoreau), débuta en 1836 comme page dans les « Huguenots » à l'Opéra de Paris, mais ne fut employée que

dans les petits rôles et, à l'expiration de son contrat, en 1842, ne fut pas réengagée. Elle chanta alors avec un succès toujours croissant sur les scènes de province, à Bruxelles et à Londres et fut enfin réengagée, en 1845, à l'Opéra de Paris, avec un traitement élevé. En 1848, elle alla à Londres et en Amérique, mais rentra encore à l'Opéra, de 1851 à 1853; enfin elle retourna en Amérique et se retira de la scène en 1856.

Naubert, Friedrich- August, né à Schkeuditz (Saxe) le 23 mars 1839, m. à Neubrandenbourg le 26 août 1897; élève du Conservatoire Stern à Berlin, compositeur renommé de lieder (ainsi que de grandes œuvres chorales) fut organiste et maître de chant au gymnase de Neubrandenbourg.

Naudin, Emilio, chanteur scénique (ténor), né à Parme le 23 oct. 1823, mais d'origine française, étudia d'abord la médecine, puis bientôt le chant, à Milan sous la direction de Panizza. Il débuta à Crémone ; chanta ensuite sur un grand nombre de scènes italiennes, se fit entendre, en représentations, dans tous les théâtres d'Europe et fut engagé en 1862, au Théâtre ilalien de Paris. Il créa, à la première représentation de 1' « Africaine » de Meyerbeer (1865), le rôle de Vasco de Gama (selon le vœu exprimé par l'auteur, dans son testament); mais il quitta bientôt après l'Opéra, pour rentrer au Théâtre italien.

Naue, Johann-Friedrich, né à Halle s/S. le 17 nov. 1787, m. dans la même ville le 19 mai 1858; élève de Tùrk, fut nomm:'", en 1813, directeur de musique de l'Université et organiste dans sa ville natale, et prit en 1835 le grade de Dr phil. (Iéna). Fils d'un riche industriel, il sacrifia toute sa fortune à la formation d'une précieuse bibliothèque musicale et à l'organisation de grands festivals de musique à Halle, en 1829 et en 1835, (Spontini dirigea le premier) ; sa situation devenue très précaire ne fut que momentanément améliorée par l'achat que fit la Bibliothèque royale de Berlin d'une partie de sa bibliothèque, et il mourut dans un dénuement complet. Les travaux les plus remarquables de N. sont un nouveau rituel: Yersuch einer musikalischen Agende (1818; rituel agréé et introduit par Frédéric-Guillaume III), ainsi qu'un Allgemeines evangelisches Choralbuch, mit Melodïen, grossenteils aus den Urquellen berichtigt, mit vierstimmigen Harmonien (1829, avec une introduction historique); il a composé, en outre, un certain nombre de motets, d'hymnes, de répons, une marche triomphale pour chœur et musique d'harmonie, des morceaux de piano, etc.

Nauenburg, Gustav, né à Halle s/S. le 20 mai 1803, étudia la théologie, mais devint plus tard chanteur de concerts (baryton) et maître de chant, après avoir travaillé en dernier lieu, sous la direction de Bernhard Klein, après la mort duquel (1832) il rentra à Halle. Lôwe a écrit plusieurs œuvres pour N. Les Tœgliche Gesangstudien et les Tœgliche Kolorclivrstudien de N. sont encore employées avec fruits,

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