NEUKOMM
fonda dans cette ville, en 1878, une école de musique. Il y dirige en outre plusieurs sociétés et devint, en 1880, maître de chant dans un gymnase. Il a reçu du roi de Saxe, en 1892, le titre de « Directeur de musique royal ».
Nesvadba, Joseph, compositeur et chef d'orchestre, né à Vysker (Bohème) le 19 janv. 1824, m. à Darmstadt le 20 mai 1876; étudia la philosophie à Prague, mais débuta en 1844, au théâtre bohème de cette ville, comme compositeur scénique, avec l'opéra Barbe-bleue (1844 et se voua dès lors entièrement à la musique. Il remplit successivement, en peu de temps, les postes de chef d'orchestre à Carlsbad (1848), Olmûtz, Brûnn et Graz, fut, de 1857 à 1858, premier chef d'orchestre au Théâtre bohème de Prague, de 1859 à 1860 à l'Opéra italien de Berlin, de 1861 à 1863 au Théâtre municipal de Hambourg et fut appelé enfin, en 1864, à Darmstadt comme maître de chapelle de la Cour. Les compositions de N. et particulièrement ses lieder et ses chœurs sur des textes bohèmes, sont appréciés en Bohème.
Nesvera, Joseph, né à Proskoles, près Horowitz (Bohême) ; se prépara à la carrière pédagogique, mais étudia aussi avec ardeur la musique, en sorte qu'il obtint bientôt la place de directeur du chœur d'une église de Prague. Il alla, en 1878, à Kôniggrâtz comme directeur de musique de l'église épiscopale et il est actuellement maître de chapelle du dôme d'Olmùtz, depuis la retraite de Krizkowsky. N. est un bon compositeur de musique d'église (Messes ; De profundis pour soli, chœur et orchestre), mais il a aussi écrit des morceaux pour piano (études de concert, bagatelles, danses, marches) et pour violon (dix églogues, suite, etc.), un grand nombre de mélodies bohèmes, des chœurs pour voix mixtes et pour voix d'hommes, une idylle pour trois violons, deux altos, violoncelle et contrebasse, etc.
Nete (synemmenon, diezeugmenon, liyperbohron), v. grecque (musique)
Netzer, Joseph, né â Imst, en Tyrol, le 18 mars 1808, m. â Gratz le 28 mai 1864 • étudia à Innsbruck, puis à Vienne, où il donna, en 1839, son premier opéra: Die Belagerungvon Gothenbwrg, et une symphonie; d'autres opéras suivirent: Mara (Vienne, 1841), Die Eroberung von Granada (Vienne, 1844). N. était alors, en même temps que Lortzing, chef d'orchestre au Théâtre municipal de Leipzig et dirigeait les concerts de 1' « Euterpe » dans cette ville. En 1.845, il se rendit â Vienne comme chef d'orchestre du théâtre « An der Wien ». où il fit représenter, l'année suivante, un nouvel opéra: Die sellene Hochzeït, mais quitta bientôt ce poste pour reprendre celui de Leipzig. Quelques années avant sa mort, il avail accepté un poste de directeur d'une société de chant, à Gratz. N. a écril encore un opéra, non représenté: Die Konigin von Kastilien cl un certain nombre «le Lieder qu'on chan le encore de lemps à autre, en Allemagne.
Neubauer, Franz-Christian, violoniste et compositeur, né dans le village bohème de
Horzin. en 1760, m. à Buckebourg le 11 oct. 1795; vint, dans sa jeunesse, à Vienne, où il fit représenter un opéra: Ferdinand und Yariko. N. était doué d'un esprit très changeant et mena une vie nomade, apparaissant en Allemagne,tantôt ici, tantôt là, pour disparaître de nouveau. En 1789, il fut nommé maître de chapelle du prince de Weilburg, puis, lorsque le prince eut dissous sa chapelle, se retira plus au nord, à Buckebourg, où il remplit, aux côtés de Chr.-Fr. Bach, un poste de compositeur de la Cour princière de Lippe, puis succéda à Bach, comme maître de chapelle de la Cour. Les excès de tout genre ruinèrent de bonne heure sa santé. Le nombre des œuvres de N. qui ont été publiées est assez important (douze symphonies, dix quatuors et des trios pour instr. à archet ; des sonates pour violon ; des concertos pour violoncelle, pour flûte et pour piano, etc.) ; ses compositions dénotent un réel talent, mais sont écrites avec trop peu de soin.
Neukomm, Sigismund, fécond compositeur, né â Salzbourg le 10 juillet 1778, m. à Paris le 3 avr. 1858 ; élève de M. Haydn, à Salzbourg, et de J. Haydn (qui le traitait comme un fils), à Vienne ; eut une vie extraordinairement mouvementée. En 1806, il passa par Stockholm, où il fut élu membre de l'Académie, pour se rendre à St-Pétersbourg et y prendre la place de maître de chapelle au Théâtre allemand; mais il revint à Vienne peu avant la mort de Haydn et se dirigea aussitôt sur Paris. Il entra alors en relations amicales avec les musiciens les plus remarquables de l'époque (Cherubini, Grétry, etc.) et fut pianiste de Talleyrand qu'il suivit au congrès de Vienne. La composition d'un Requiem, dédié à la mémoire de Louis XVI, lui valut de Louis XVIII la croix de chevalier de la Légion d'honneur et les titres de noblesse. Il accompagna le duc de Luxembourg, en 1816, à Rio de Janeiro, où il fut nommé maître de chapelle de la Cour de l'empereur du Brésil ; mais il revint à Lisbonne en 1821, lorsqu'éclata la révolution. Comme on lui refusait une pension, il retourna auprès de Talleyrand et fit encore plusieurs voyages de longue durée, soit avec lui, soit seul (1826 en Italie. 1827 en Belgique et en Hollande, 1830 en Angleterre, 1833 en Italie, 1834 en Algérie, etc.). Privé momentanément de la vue, mais opéré avec succès, il vécut les dernières années de sa vie tantôt â Londres, tantôt à Paris. Si l'on songe aux nombreux voyages de N., il est impossible de lire sans étonnement le catalogue de ses œuvres : cinq oratorios en allemand et deux en anglais, quinze Messes, cinq Te deum, cinq cantates d'église, un service entier pour le matin et le soir (pour Londres), dix-sept psaumes à une voix en allemand, dix en anglais, sept en italien et quatre en latin, dix psaumes à plusieurs voix en latin, en russe et dix-huit en anglais, ainsi que beaucoup d'autres compositions de musique d'église de moindres dimensions, dix opéras allemands, .trois scènes dramatiques italiennes, deux ora? torios, environ deux cents romances en allemand, en français, en anglais et en italien,
NEUMA. — NEUMES
quelques duos, trios et chœurs, sept, fantaisies pour orchestre, une symphonie, cinq ouvertures, plus de vingt œuvres de musique- de •chambre (quintettes, quatuors, etc.), un grand nombre de marches militaires, de danses, etc. ; puis, pour le piano : un concerto, dix sonates •et caprices, neuf thèmes avec variations, des fantaisies, enfin cinquante-sept morceaux d'or- .gue (N. était excellent organiste) et des solfèges. Mais toutes ces œuvres, écrites couramment et souvent intéressantes, n'ont eu qu'une vie très •éphémère.
Neuma (terme du moyen âge, lat, plur. — œ),