V. Notation carrée (xir s. au wr s
nés, des alléluias, etc. — 2. Sorte de notation tachygraphique dans laquelle l'antiphonaire grégorien et, d'une manière générale, tous les
chants du rituel furent notés, jusque dans les temps modernes. L'origine des n., très discutée, peut être considérée au fond comme incon-
NEUSIEDLER — NIGGOLINI
nue ; peut-être ce système de notation a-t-il sa source chez les Grecs ou chez les Romains (nota romana). La forme la plus ancienne qui nous soit connue des n. (ixe s.) ressemble étonnamment à une sténographie du langage (v. les ex. I à III). Au cours des siècles, les traits des n. s'épaissirent et perdirent leur délicatesse, en revêtant la forme de languettes, de fers à cheval, etc.; divers essais furent tentés pour remédier au manque de précision que les écrivains du ixe s. reprochaient déjà à ce système de notation : on plaça au-dessus des n. les lettres de la notation alphabétique (v. lettres) ou les signes d'intervalle de Hermann Gontract (v. ce nom). Au xe s. enfin, on commença à fixer le sens des n., au point de vue de l'élévation des sons, au moyen -de lignes transversales. La première ligne dont l'usage s'établit fut celle du /a2, à laquelle vint s'adjoindre, encore avant l'an 1000, celle de Y ut3 ; la première était coloriée en rouge, l'autre en jaune. Le dernier reste d'incertitude au sujet de la hauteur des sons ne disparut qu'à la suite des perfectionnements, apportés par Guy d'Arezzo au système de lignes parallèles, qu'il employa le premier de la même façon que notre portée actuelle (ex. IV). Mais, au même moment, la notation dite carrée (nota quadrata ou quadriquarta) se développa et refoula de plus en plus la notation neumatique (ex. V).
Il n'est probablement pas possible de déchiffrer d'une façon absolument exacte les n. sans lignes, car il s'agissait, d'après le témoignage même des écrivains du début du moven âçe, bien plus d'un moyen mnémotechnique que d'une notation exacte ; c'est pourquoi aussi ces mêmes écrivains donnaient aux n. le nom d'usus — il fallait connaître déjà les chants que l'on voulait lire dans un manuscrit neumatique. Les éléments de la notation neumatique étaient les suivants : 1. les signes représentant une seule note : virga (virgula) et punctus (punctum) ; 2. le signe de l'intervalle ascendant : pes (podatus) , 3. le signe de l'intervalle descendant :' clinis (flexa) ; 4. quelques signes pour des formules spéciales : tremula (balancement), quilisma (trille), plica (doublé), etc. Tous les autres signes sont ou bien des synonymes, ou bien des combinaisons de ceux que nous venons d'indiquer, ex. : gnomo, epipJtonus, cephalicus, oriscus, ancus, tramea, sinuosa, strophicus, bivirga, trivirga, dislropha, semivocalis, etc., etc. (ex. I). — Un grand nombre d'auteurs modernes et contemporains se sont occupés de la question des n. : Fétis, Nisard, Lambillotte, de Coussemaker, A. Schubiger, H. Riemann, Dom Joseph Pothier, Dom Mocquereau, J. Combarieu, O. Fleischer, Georges Houdard (L'art dit grégorien, etc., et Le rythme du chant grégorien d'après La notation neuniatique, 1898), etc. < !f. la plupart de ces noms.
Neusiedler, 1. (Nbwsidler) Hans, fabricant et joueur de luth, né à Pressbourg, m. à Nuremberg en janv. 1563, après y avoir passé, sans doute, la plus grande partie de sa vie (au moins depuis 1586); il a publié: Ein newgeordnet
kûnstlich Lautenbuch, in zwen theyl getheylt (1536; la première partie contient une description du luth et de sa tablature, et la seconde : Fantaseyen, Preambeln, Psalmen und MutetenY mis en tablature) et Ein new kùnstlich Lauttenbuch fur die anfahenden Schiller, etc. (1544), ouvrages qui, comme tous les recueils de musique de luth, sont de la plus grande importance pour l'histoire de l'harmonie, car la tablature du luth n'indique pas des sons, mais des doigtés, en sorte qu'elle ne laisse jamais de doute sur l'emploi des accidents, etc. Cf. les travaux du Dr O. Chilesotti (entre autres dans la «Riv.mus.italiana » 1,1, p. 48). — 2.Melchtor (Neysidler), joueur de luth aussi, originaire d'Augsbourg, vivait en 1566 en Italie, et y publia,, à Venise, deux recueils de morceaux pour luth (1566), qui ont été reproduits, en 1571, par P. Phalèse, à Louvain, et Jobin, à Strasbourg. Il eut ensuite une place chez les Fugger, à Augsburg, et mourut à Nuremberg, en 1590. N. a encore publié : Deutsch Lautenbuch, darinnen kunstreiclie Motetten, etc. (1574, 2e éd. 1596; éd. italienne sous le titre: Il primo libro in tubulatura di liuto, en 1576, selon Fétis, mais en 1566, selon Eitner, dans les « Monatshefte » 1871, p. 154); il a aussi fait paraître six motets de Josquin, en tablature de luth (1587).
Neuvième (ail. None; angl. ninth;\ai. nonay sous-ent. vox), le neuvième degré de l'échelle diatonique, homonyme du deuxième (seconde) t Toutefois, la théorie de l'harmonie établit une dis- ^. ^* tinction entre la n. et la seconde, car la n. apparaît comme partie intégrante d'accords construits au moyen de tiercessuperposées (on sait que ce mode de construction des accords est le commencement et la tin de la sagesse, dans les théories de tout harmoniste allemand du xvme et du xixe s.). Si, par contre,, nous nous plaçons au point de vue que nousavons établi au mot dissonance, la n. devient,, tout comme la seconde, un son qui trouble la consonnance et apparaît comme retard, tantôt devant l'octave (le cas habituel), tantôt devantla dixième. Le même son apparaît comme n. lorsque, malgré le retard devant l'octave, la fondamentale est maintenue, comme seconde,, lorsque la fondamentale est supprimée :
Newsidler, v. Neusedler, 1.
Ney, Joseph-Napoléon, v. Mosskwa.
Neysidler, v. Neusiedler, 2.
Niccolini, Giuseppe, né à Plaisance le 29» janv. 1762, m. dans la même ville le 18 déc 1842 ; compositeur italien, dont le Trajano in Dacia l'emporta, en son temps (1807), sur les « Horaces et les Guriaces » deCimarosa. Il avait été élève d'Insanguine (Monopoli) au Conservatoire «Sant'Onofrio », à Naples, et débuta, en 1793, par un opéra : La f'amiglia stravaganteT à Parme; il a écrit, en tout, quarante- huit