‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 328 sur 542 · OFFERTOIRE · texte numérisé non relu

OFFERTOIRE

bourg, Teplitz, Wûrzbourg, Carlsbad et Vienne {« Karltheater »), et, plus tard, chef de musique militaire à Klagenfurt. Il a écrit des opérettes : Prinz und Maurer (Klagenfurt, 1884) et Der Schelm von Bergen (Vienne, 1888).

Oesten, Theodor, fécond compositeur de musique de salon, né à Berlin le 31 déc. 1813, m. dans la même ville le 16 mars 1870; élève des classes de composition de l'Académie royale de Berlin (Rungenhagen, A.-W. Bach), il se détourna cependant de la composition sérieuse qu'il avait apprise chez ses maîtres et écrivit d'innombrables petits morceaux de piano, destinés avant tout à flatter le goût du public de son temps.

Oettingen, Arthur-Joachim von, né à Dorpat le 28 mars 1836, fils du maréchal et landrath livonien v. 0., fit ses premières études dans l'institut privé Fellin, en Livonie, puis étudia l'astronomie d'abord et la physique ensuite à l'Université de Dorpat (1853 à 1858). Il continua à travailler la physique, la physiologie et les mathématiques, de 1859 à 1862, à Paris et à Berlin, et se présenta en 1863 comme privatdocent (chargé de cours) de physique à l'Université de sa ville natale. En 1865, il y fut nommé professeur extraordinaire et, l'année suivante, professeur ordinaire de physique ; de 1869 à 1874, il fut secrétaire de la Société des sciences naturelles de Dorpat et il est, depuis 1877, membre correspondant de l'Académie des sciences de St-Pétersbourg. Ce savant de mérite qui s'est fait un nom dans sa spécialité, par des travaux de la plus haute valeur (correction des thermomètres, décharges électriques, théorie mécanique de la chaleur, observations météorologiques, etc.), est en même temps un excellent musicien, président de la Société de musique de Dorpat et directeur d'un orchestre d'amateurs fort bien stylé. Ses travaux dans le domaine de la théorie musicale sont très remarquables ; son Harmoniesystem in dualer Entwickelung (1866) est une critique intelligente des systèmes de Hauptmann et de Helmholtz, une heureuse combinaison et, en même temps, une amplification logique des théories de ces deux savants. Cet ouvrage est d'une importance incontestable pour la constitution d'un système tonal moderne en rapports intimes avec l'acoustique. O. Thùrlings, O. Hostinsky et surtout H. Riemann, l'auteur de ce dictionnaire, ont déjà suivi les traces d'O. dans cette nouvelle voie.

Offenbach, Jacques , célèbre compositeur d'opérettes, né à Cologne le 21 juin 1819, m. à Paris le 5 oct. 1880; fils d'un chantre de la paroisse israélite de Cologne, Juda O. (en réalité Juda Eberscht) qui a publié entre autres, en 1830, Y AUgemeines Gebetbuch fiir die israëlitische Jugend. On aurait tort de compter O. parmi les compositeurs allemands, car il est arrivé tout jeune garçon à Paris, où il entra au Conservatoire (classe de violoncelle de Vaslin) et, bien que ses opérettes aient été représentées dans le monde entier, il n'a jamais quitté Paris que momentanément. Après

avoir d'abord joué quelque temps, comme violoncelliste, à l'orchestre de l'Opéra-Comique et s'être fait connaître par quelques compositions agréables sur des fables de La Fontaine, il accepta en 1849, le poste de chef d'orchestre au Théâtre français où il remporta son premier succès avec la Chanson de Fortunio, écrite pour le « Chandelier » d'A. de Musset. En 1855, il devint lui-même directeur de théâtre, en ouvrant les « Bouffes parisiens » d'abord dans la salle Lacazes (Champs-Elysées) mais, déjà quelques mois plus tard au Théâtre Comte, dans le passage Choiseul. Un grand nombre de ses œuvrettes les plus connues ont vu là le feu de la rampe. En 1866, O. abandonna la direction du théâtre et fit exécuter ses ouvrages sur différentes scènes parisiennes (Variétés, Palais-Royal, etc.) ; mais en 1872, il se chargea encore de l'entreprise du Théâtre de la Gaîté, qu'il a remis au bout de quatre ans à Vizentini, lequel l'a continué sous le nom de Théâtre- Lyrique. Après une tournée assez mal réussie en Amérique, tournée décrite dans les Notes d'un Musicien en voyage (1877), O. ne vécut plus que du produit de ses ouvrages. Il souffrit cruellement de la goutte, vers la fin de sa carrière. O. a écrit en tout cent deux ouvrages scéniques, dont un grand nombre, il est vrai, n'ont qu'un acte ; ces œuvres ne sont autre chose que de la « musiquette », mais du moins sont-elles adroitement et soigneusement écrites. Le plus grand nombre de ses opérettes appartiennent au genre qu'avait cultivé auparavant déjà, Hervé, avec une tendance au persiflage ou à la frivolité. Cette corruption regrettable du goût, si particulière à notre siècle, nuit d'autant plus aux vrais intérêts de l'art qu'elle flatte le mauvais goût de la foule et satisfait ses appétits grossiers. Parmi les pièces les plus connues et (malheureusement !) les plus en vogue de l'auteur, citons : Orphée aux Enfers (1858), La Belle Hélène (1864), Barbe-bleue (1866), La Vie parisienne (1866), La Grande duchesse de Gerolstein (1867), Madame Favart (1879). Il avait écrit d'abord : Les Alcôves (Paris, 1847, dans un concert), Marietta (Cologne, 1849) et Fepito (Paris, 1853); quant à ses derniers ouvrages : un opéra-comique : Les contes d'Hoffmann et une opérette : Mademoiselle Moucheron, ils ne furent donnés qu'après la mort de l'auteur, en 1881. Avant le commencement de sa carrière théâtrale, O. a écrit quelques duos pour violoncelles, des morceaux pour violoncelle, et des romances. — Un de ses frères, Jules O., (né en 1815, m. en oct. 1880, fut pendant plusieurs années chef d'orchestre aux Bouffes parisiens,

Offertoire flat. offertorium, offerenda), nom que l'on donne, dans le culte catholique, au chant qu'exécute le chœur pendant la présentation par le prêtre du calice et de l'hostie ( immédiatement après le Credo ). L'antiphonaire grégorien renferme pour la messe de chacun des jours de l'année (à l'exception du vendredi et du samedi de la Semaine sainte) un verset spécial pour l'offertoire ; ce-

OFFIGIUM — ONSLOW

pendant l'usage veut, depuis fort longtemps déjà, que l'on ajoute à la mélodie grégorienne un motet chanté soit sur le même texte que l'o., soit sur un texte différent. C'est à cet effet que sont composés les o. de Palestrina et d'autres ; on écrit même des o. avec accompagnement instrumental (orgue).

Officium (lat.), office, service religieux ; o. defunctorum, office des morts; o. matutinum, matines ; o. vespertinurn, vêpres. Cf. heures

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