‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 329 sur 542 · CANONIALES · texte numérisé non relu

CANONIALES

Oginski, nom de deux princes polonais qui se sont distingués comme compositeurs de chants nationaux: 1. Michael-Kasimir, grand général de Lituanie (né à Varsovie en 1731, m. dans la même ville en 1803) qui entretenait un orchestre dans sa résidence de Slonin et paraît avoir perfectionné la harpe. — 2. Mighael-Kleophas, grand trésorier de Lituanie, né à Gutzow, près Varsovie, le 25 sept. 1765, m. à Florence le 31 oct, 1833 ; est connu principalement comme auteur de polonaises.

Okeghem (Ockenheim, Okekem, Okenghem, même Okergan), Jean de, initiateur de la deuxième école néerlandaise dont les Josquin, les Pierre de la Piue, les Brumel, les Compère, etc. furent les principaux représentants, en portant l'art du contrepoint en imitations à son plus haut degré de perfectionnement (cf. Néerlandais), né vers 1430, puisqu'il a été de 1443 à 1444, enfant de chœur à la cathédrale d'Anvers, devint probablement vers 1450, élève de Dufay à Cambray, et entra trois ans plus tard déjà au service de la Cour de Charles VII, à Paris (il est cité, en 1454, comme compositeur et premier chapelain). En 1459, O. occupait la situation hautement honorifique de Trésorier de l'Abbaye St-Martin de Tours, mais vécut cependant à Paris dès 1461. Nommé en 1465, maître de chapelle royal, il se rendit en 1469, aux frais du roi, en Espagne, puis, en 1484, en Flandre (pour la conclusion de la paix?) et mourut en 1495. On a conservé, parmi les compositions d'O., dix-sept Messes, ainsi que sept motets, un Deo gratia à 36 voix (à neuf canons), dix-neuf chansons (entre autres la ravissante : « Se vostre cœur ») et un certain nombre de canons. Cf. M. Brenet, J. de O. (1893). Le poète Crestin, m. en 1525, a écrit une déploration sur la mort d'O., maintes fois réimprimée. En fait de publications plus récentes, on trouve quelques fragments de la Messe Cujusvis toni dans les ouvrages historiques de Forkel, de Kiesewetter et d'Ambros, ainsi que dans la « Sammlung » de Rochlitz; un fragment de la Missa prolationum dans le « Traité de contrepoint » de Bellermann; un canon énigmatique dans la plupart des traités d'histoire de la musique, et dans l'ouvrage d'Ambros (v), en outre, la chanson Se vostre cœur.

Ole (El Ole), danse espagnole exécutée par une seule personne, d'un mouvement modéré à 3/8, avec le rythme de castagnettes suivant :

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Ole Bull, v. Bull.

Olibrio, Flavio-Anigio, pseudonyme de Joh.- Friedr. Agricola (v. ce nom).

Oliphant, Thomas, zélé madrigaliste anglais r né en 1799, m. à Londres le 9 mars 1873; membre et, en dernier lieu, président de la « Madrigal Society », auteur de : A brief account of the Madrigal Society (1834) ; A short account of madrigals (1836) ; La musa madrigalesca (1837, collection des textes de 400 madrigaux) et d'un grand nombre de poèmes anglais adaptés à d'anciens madrigaux italiens. O. a traduit « Fidelio » en anglais et publié les Service and responses, de Tallis.

Olsen, Ole, compositeur norvégien, né à Hammerfest le 4 juil. 1851, a écrit des œuvres pour orchestre et pour piano, dans un style très moderne; mais ce n'est guère que dans sa patrie qu'il est parvenu à quelque notoriété.

Ondriczek, Franz, excellent violoniste, né à Prague le 29 avr. 1859, fils d'un musicien de profession (violoniste au Théâtre national) dont il a reçu les premières leçons de musique. Son père conduisait lui-même, autrefois, un petit orchestre de danse et le jeune garçon, qui se développait étonnamment tôt, dut jouer pour faire danser. Ce ne fut qu'à l'âge de quatorze ans qu'il fut arraché aux dangers de cette vie par son entrée au Conservatoire de Prague. Trois ans plus tard, il en sortait comme virtuose accompli. Un négociant de Prague lui fournit les moyens de continuer ses études auprès de Massart, à Paris, et O. quitta, au bout de deux ans, le Conservatoire de Paris avec le premier prix. Depuis lors, il s'est fait connaître de la façon la plus avantageuse, dans de nombreuses et lointaines tournées de concerts.

Ongarese, all'o., v. hongroise (musique).

Onslow, George, compositeur fécond, surtout dans le domaine de la musique de chambre, né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), le 27 juil. 1784, m. dans la même ville le 3 oct. 1852: petit-fils du premier lord O., il passa une partie de sa jeunesse à Londres, où Hiillmandel, Dussek et Cramer lui donnèrent des leçons de piano. Il revint ensuite en France et passa régulièrement quelques mois d'hiver à Paris, tandis qu'il vivait, dans les intervalles, généralement dans ses domaines, près de Clermont, où il faisait avec ardeur de la musique en compagnie de quelques amateurs, surtout de la musique de chambre dans laquelle il jouait la partie de violoncelle. Il avait déjà lui-même écrit et publié un nombre respectable d'œuvres de musique de chambre, lorsqu'il suivit encore un cours de composition chez Reicha, en vue de pouvoir se mettre avec succès à la composition scénique. Mais ses trois opéras-comiques : L'Alcade de la Véga (1824), Le Colporteur (1827) et Le Duc de Guise (1827) ont passé inaperçus du public parisien. O. jouissait dans le monde musical de Paris, d'une grande considération; il fut élu membre de l'Académie, en 1842, en remplacement de Cherubini. Il a publié: trente-quatre quintettes pour instr. à archet, tous ad. lib. pour deux violons, alto et deux vio-

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