PARRY
2° celles de mode différent dont l'une est l'harmonie de change d'un des sons de l'autre, c.-à-d. pour l'accord majeur l'harmonie mineure (inférieure) de la fondamentale, de la quinte et de la tierce, pour l'accord mineur l'harmonie majeure (supérieure) delà fondamentale, de la quinte et de la tierce ou, d'une manière générale : les contre-harmonies (harmonies supérérieure et inférieure d'un même son), les harmonies de change de quinte, et celles de change de tierce auxquelles il faut encore ajouter celles de change de sensible (v. ce mot). Les accords parents au premier degré de l'accord d'ut majeur sont, par conséquent, ceux de : sol ma.)., fa maj., mi maj., la bémol maj., la maj., mi bémol maj., fa min., ut min., la min. et mi min. ; ceux de l'accord de la mineur : ré min., mi min., fa min., ut dièse min., ut min., fa dièse min., mi maj., la maj., ut maj. et fa maj. Tous les autres accords ne peuvent être compris que par un intermédiaire ou une justification ultérieure. La parenté des tons dépendant de la parenté des toniques (harmonies principales), les tons parents d'ut maj., resp. la min., au premier degré, seront ceux dont l'accord de tonique est indiqué plus haut comme parent au premier degré de l'accord d'ut maj., resp. la min. Par contre, les tons de ré maj., si bémol maj., si maj., ré bémol maj., ré min., si min., et tous les autres, plus éloignés encore, sont parents au second degré du ton d'ut majeur; les tons de sol min., si min., si bémol min., sol dièse min., sol maj., si bémol maj., etc., sont parents au second degré du ton de la mineur. On peut remarquer d'une manière générale que la parenté mineure est beaucoup moins exploitée par les compositeurs que la parenté majeure, ce qu'il faut attribuer en partie à l'explication théorique imparfaite que les anciens traités d'harmonie donnent de l'essence du mode mineur. M. Hauptmann nie encore l'existence entre les tons mineurs d'un lien analogue à celui qu'il admet entre les tons majeurs. Quant aux différents caractères des tonalités, résultant de la parenté des échelles fondamentales,
Cf. CARACTÈRE.
Parepa-Rosa, Mme Euphrosyne (de son vrai nom Parepa de Boyesgu, épousa, en 1867, le manager bien connu, de Londres, Carlo Rosa), née à Edimbourg le 7 mai 1836, m. à Londres le 21 janv. 1874 ; fille d'un bojar valaque et de la cantatrice Seguin, elle débuta, à l'âge de seize ans, à Malte, puis chanta, avec un succès croissant, sur les scènes italiennes, à Madrid et à Lisbonne. Elle arriva à Londres en 1857, pour la première fois, et y resta dès lors, sauf quelques tournées en Amérique, en Allemagne, etc. Mme P. était aussi excellente comme cantatrice scénique que comme cantatrice d'oratorios.
Parish-Alvars, Elias, célèbre harpiste, né à West-Teignmouth,en Angleterre, le 28 févr. 1808, m. à Vienne le 25 janv. 1849 ; fut élève de Dizi, Labarre et Bochsa et voyagea non seulement en Europe, mais aussi en Orient (1828 à 1832). En 1847, il s'établit à Vienne, où il avait déjà vécu de 1836 à 1838, et fut enfin nommé virtuose
de la chambre impériale. P. était aussi un pianiste consommé. Ses compositions comptent parmi les meilleures de la littérature de la harpe : deux concertos pour harpe, un concertino pour deux harpes et orchestre, un grand nombre de morceaux de genre, de fantaisies, de romances, etc., parmi lesquels il faut noter spécialement : Voyage d'un harpiste en Orient (mélodies grecques, bulgares, turques et autres).
Parisini, Federico, né à Bologne le 4 déc. 1825, m. dans la même ville le 4 janv. 1891 ; élève du « Liceo Rossini » de cette ville, plus tard maître de contrepoint, etc., au même établissement, dirigeait en oulre un institut de musique d'église. Après la mort de G. Gaspari, il devint bibliothécaire du « Liceo filarmonico » et fut, de 1878 à 1890, président de l'« Accademia filarmonica » ; il fut à la fois musicographe et compositeur de musique d'église de mérite.
Parlando( parlante, ital.) indique une manière de chanter analogue à la simple récitation, avec une très légère émission de son.
Parlow, Alrert, né à Torgelow, près Uckermùnde, le leP janv. 1822, m. à Wiesbaden le 27 juin 1888; fut chef de musique militaire et, en dernier lieu, directeur d'un grand orchestre de concerts, à Hambourg.
Parrat, Walter, né à Huddersfield (Yorkshire) le 10 févr. 1841 ; chanta à l 'église dès l'âge de sept ans et jouait à dix ans le « Clavecin bien tempéré » par cœur; l'année suivante il était déjà organiste d'une église de la banlieue de Londres, poste d'où il s'éleva peu à peu jusqu'à celui d'organiste de la chapelle St- Georges, à Windsor (1882). En 1873, P. devint bachelier en musique à Oxford, et fut nommé, en 1883, professeur d'orgue -au « Royal Collège of Music ». P. est aussi un compositeur de musique d'église notable ; il est l'auteur de musique pour Agamemnon et Oreste, d'Eschyle, et s'occupa en outre de littérature musicale (collaborateur du « Dictionary of music », de Grove).
Parry, 1. John, barde gallois, originaire de Rhuabon, au nord du Pays de Galles, barde de la maison (« domeslic harper ») de Sir Watkin- Williams Wynn, à Wynnstay, m. en 1782; a publié : Ancient British music of the Cimbro- Britons (1742, mélodies galloises) ; A collection of Welsch, English and Scotch airs (1761) et Cambrian harmony (1781, collection des restes traditionnels des chants d'anciens bardes gallois). — 2. John, barde gallois, né à Denbigh (nord du Pays de Galles) en 1776, m. à Londres le 8 avr. 1851 ; fut d'abord clarinettiste, et, plus tard, directeur de la musique militaire de son pays, mais, en 1807, il s'élablit à Londres, comme professeur de flageolet, instrument alors très en vogue (petite flûte à bec). P. a présidé pendant de nombreuses années les assemblées des bardes gallois (Cymmrodorion ou Eisteddvodau) et fut nommé, en 1821, Bardd Alaïc (chef des bardes). Le nombre des compositions qu'il a publiées est fort grand et comprend des morceaux pour harpe, pour piano, des pantomimes, de la musique pour des comédies, des