PARENTE
compris comme nous l'indiquons sous à) serait évidemment horrible ; mais bien interprété, dans le sens que Bach lui a certainement donné, il fournit la marche harmonique la plus anodine \b) :
(mauvais)
(bon
On évite tout naturellement les p. fautifs par l'emploi du « mouvement contraire ». Mais il existe nombre de cas dans lesquels le compositeur écrit le p. plutôt que d'appauvrir, en l'évitant, la sonorité de l'accord (en supprimant la quinte, par ex.); ce procédé est surtout admissible quand le mouvement parallèle est « couvert » par un mouvement contraire des autres parties, ou quand une dissonance rachète en quelque sorte pour l'oreille, dans le second accord, le manque d'indépendance des voix qui marchent parallèlement. Ces quintes p. écrites, mais ne froissant pas l'oreille, pourraient avec bien plus de raison que les autres (qui ne sont nullement des p.) porter le nom de « cachées » (a) :
Du reste, les p. de quintes sont moins désagréables lorsque, d'un accord à l'autre, il y a changement de mode (b). Les p. basés sur des degrés placés à distance de quarte ascendante ou descendante l'un de l'autre se rencontrent très fréquemment et ne sonnent pas mal, probablement parce que l'oreille interprète ces enchaînements avec un croisement de voix :
Les quintes p. placées sur des degrés distants d'une tierce ascendante ou descendante font partie, dans la règle, d'accords qui ont deux notes communes ; l'effet est alors analogue à celui que produirait un accord tenu tout entier auquel on ajouterait un seul son par lequel le nouvel accord différerait de l'ancien. On peut donc procéder dans ce cas comme s'il s'agissait d'un simple changement de position dans lequel les p. d'octaves mêmes sont autorisés :
Cf. au sujet des p. : Gottfr. Weber, Tonsetzkunst, iv, p. 52; W. Tappert, Bas Verbot der Quintenparallelen (1889) ; Ambros, Zur Lehre vom Quintenverbote (s. date) ; Rischbieter, Die verdeckten Quinten (1882).
Parallèles, syn. de relatifs. Accords p., accords qui se trouvent dans le rapport des toniques de deux tons p. ou relatifs (ex. ut majeur et la mineur). V. relatif.
Paramèse, Paranète, Parhypate, v. [musique] grecque (p. 299).
Paraphonie (grec). On disait paraphoniques (« résonnant à côté)», dans l'antiquité, les intervalles consonnants de quinte, quarte, douzième et onzième; l'octave et la double octave, par contre, s'appelaient Antiphonie (résonance opposée).
Pareja, v. Ramos.
Parent, Gharlotte-Francès-Hortense, née à Londres le 22 mars 1837 ; élève, de 1853 à 1857, de Mme Farrenc, au Conservatoire de Paris, pianiste estimée et propriétaire d'un Institut de musique avec séminaire (Ecole préparatoire au professorat) à Paris (1882). Elle a publié une Méthode de piano (1872), ainsi qu'une série de cahiers d'études, comme suppléments à la méthode, et des manuels pédagogiques.
Parenté des sons, conception moderne se rapportant à l'affinité des sons avec les harmonies. Les sons qui font partie d'une seule et même harmonie naturelle (v. harmonie et son) sont parents au premier degré ou directement parents. Sont parents de ut au premier degré les sons : sol, fa, mi, la bémol, la et mi bémol ; car ut : sol appartient à l'accord d'ut maj. ou d'ut min., ut : fa à l'accord de fa maj. ou de fa min., ut : mi à l'accord d'ut maj. ou de la min., ut : la bémol à l'accord de la bémol maj. ou de fa min. ; ut : la à l'accord de fa maj. ou de la min., ut : mi bémol à l'accord de la bémol maj. ou d'ut min. Les sons parents au premier degré sont consonnants (v. consonnance). Sont parents au second degré les sons qui, n'appartenant pas aune même harmonie, ne peuvent être rapportés directement l'un à l'autre, mais uniquement par l'intermédiaire de sons parents au premier degré. Il est superflu de distinguer des sons parents au troisième, au quatrième degré, etc., puisque tous les sons qui ne sont pas directement parents sont dissonants les uns par rapport aux autres. La qualité des dissonances dépend bien du genre des intermédiaires qui permettent la compréhension de l'intervalle ; toutefois ces intermédiaires sont non pas des sons, mais des harmonies, en sorte que la parenté des harmonies entre ici enjeu. Le rapport de deux sons, appartenant à des harmonies parentes au premier degré, est plus aisément appréciable que celui de deux sons, appartenant à des harmonies parentes au second degré seulement. Sont parentes au premier degré : 1° les harmonies de même mode (toutes deux majeures ou mineures) dont la fondamentale de l'une est parente au premier degré avec la fondamentale de l'autre ;
PAREPA-ROSA