Partie (Partita), v. suite
Partimento (ital.), partie de basse chiffrée, continuo.
Partitino (ital.), petite partition supplémentaire que l'on adjoint à certaines partitions d'orchestre et sur laquelle sont notés les instruments ajoutés après coup à l'orchestration.
Partition (ital. jiartitura ; ail. Partitur; angl. score), notation d'un ensemble vocal ou instrumental, de telle façon que les différentes parties sont séparées, mais superposées; le terme de p. était opposé, au début, à celui de tablature (intavolatura) ou notation sous forme de tableau. La plus ancienne p. vocale qui soit connue date de 1577 (Venise, chez Aug. Gardano), et renferme des madrigaux à quatre voix de Cyprien de Rore. Par contre, on fut obligé plus tôt déjà de noter les morceaux pour orgue et pour clavecin d'après un système dont le principe, analogue à celui qui est en usage de nos jours, consistait à placer les uns au-dessus des autres les sons qui doivent être frappés simultanément (intavolatura da cembalo). On trouve, en 1530 et en 1531 déjà, des exemples de ce système dans les impressions typographiques de Pierre Attaignant. Mais ce système était remplacé alors et le fut longtemps encore en Allemagne, par la tablature dite allemande (v. tablature); quant aux Italiens, reconnaissant la difficulté qu'il y avait, avec les caractères typographiques, à disposer plusieurs voix sur une même portée, ils ne tardèrent pas à graver sur métal les partitions de luth, de clavecin ou de chant, et Simon Verovio surtout perfectionna la gravure sur cuivre (1586; v. impression). C'est de la même époque que date encore l'invention de la basse chiffrée, système qu'ont peut-être bien suggéré, pour une part, des raisons d'économie. Il est absolument certain que les anciens contrapontistes ont esquissé leurs morceaux compliqués, en notant les différentes voix les unes au-dessus des au-