‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 351 sur 542 · PERIGOURDINE — PERRIN · texte numérisé non relu

PERIGOURDINE — PERRIN

seule accompagnée). P. a composé, en collaboration avec Gaccini et Corsi, la Dafne de Rinuccini (1594) et, après que cette tentative eut réussi, à lui seul YEuridice du même poète (en même temps que Caccini), le premier des innombrables opéras écrits sur la légende d'Orphée, pour le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV de France (imprimé en 1600). Outre YEuridice, dont on peut trouver des fragments dans presque tous les ouvrages sur l'histoire de la musique, nous possédons de P: Le varie rnusiche del Sig. Jacopo P. a 1,2 e 3 voci con alcuni spirituali (1610 ; en partie pour piano et chitarrone, en partie pour orgue). — 2. Achille, compositeur italien d'opéras, né à Reggio le 20 déc. 1811, m. dans la même ville le 28 mars 1880 ; fut de longues années chef d'orchestre d'opéra, dans sa ville natale, et écrivit une série d'opéras dont le style n'est pas sans analogie avec celui de Verdi : Una visita a Bedlam (1839), llsotitano (1841), Dir ce (1843. son premier succès éclatant), Esther d' Engaddt (1843), Tancreda (1848), 1 fidanzati (1856), Vittore Pisani (1857), Giuditta (1850, drame biblique ; entièrement remanié, Venise, 1856), L'espiazione (1861), Rienzi (1867), Orfano e diavolo (1861).

Périgourdine (Perijourdine), ancienne danse française en mesure ternaire ou binaire composée (3/8, 6/8) d'unmouvement entraînant, tire son nom du pays de Périgord. La p. se distingue de la gigue par l'absence de rythmes pointés.

Période (gr. periodos) , au sens radical « tour », autrement dit une forme parfaite, un développement logiquement exécuté, terme dont on se sert en musique pour désigner une phrase complète, la forme la plus grande qui ne repose que sur des éléments métriques ; la p. comprend, lorsque sa composition est absolument normale, huit mesures (réelles). Cf.

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