PFEIFFER — PHILIDOR
sikalische Seelenerquickungen (1675); Bicinia variorum inslrumentorum, ut a Yiolinis, Corneltis, Flautis, Clarinis et Fapottis cum appendice a 2 Bombardinis vulgo Schalmey (1674),- Intraden in zwei Teilen (1676); Deliciœ musicales oder Lustmusik, bestehend in Sonetten, Allemanden, Balletten, Gavotten, Couranten, Sarabanden und Giguen von 5 Stimmen, als : 2 Violinen, 2 Violen nebst demB. c. (1678); lntraten a 4 neJcmlich mit einem Kornett und drei Trombonen (1683); Fiinfstim?nige blasende Abendmusik, bestehend in Intraden, Allemanden, etc als 2 Kornetten und drei Trombonen (1684); Musikalische Gemiitsergotzungen, bestehend in Allemanden, etc. (1685); Opus musicum cum sonalarum prœstantissimarum 6 instruments instructum, ui 2 Violonis, 3 Violis et Fagotto, adjuncto B. c, (1686) ; « Musica curiosa Lipsiaca », bestehend in Sonaten, Allemanden, Allabreven, Kapricen, etc., mit 1-5 Stimmen zu spielen (1686). Son unique œuvre vocale est intitulée : Jahrgang ûber die Evangelia von 3-5 Vokalstimmen nebst 2-5 Instrumenten (1678). On cite enfin de lui quelques écrits sur la musique : Observaliones musicœ (1678-1683); Infelix musicus (1678) et Musica politico-practica (1678).
Pfeiffer, Georges-Jean, pianiste et compositeur, l'un des propriétaires de la fabrique de pianos « Pleyel, Wolf & Ge », à Paris, né à Versailles le 12 déc 1835; reçut ses premières leçons de sa mère Clara P. (élève de Kalkbrenner) et fut élève de Maleden et de Damcke pour la composition. Il se produisit avec grand succès, en 1862, aux concerts du Conservatoire et publia une série d'œuvres fort estimables (un oratorio : Hagar; une opérette : Capitaine Roche, 1862 ; un opéra en un acte : L'Enclume, 1884; un poème symphonique : Jeanne a" Arc; une symphonie; l'ouverture du Cid; plusieurs concertos pour piano; un quintette avec piano; des trios; des sonates ; des études).
Pfeil, Heinrigh, né à Leipzig le 18 déc. 1835, vit en cette ville où il publie depuis 1862 la « Sângerhalle » (organe de l'Association des chanteurs allemands, v. Liedertafel) ; il a rédigé, en outre, un Tonkunstlermerkbiichlein, un abrégé d' « Histoire de la musique », le Liedertafel-Kalender (1881), etc., et composé de nombreux chœurs pour voix d'hommes.
Pflughaupt, Robert, pianiste, né à Berlin le 4 août 1833, m. à Aix-la-Chapelle le 12 juin 1871 ; élève de Dehn, à Berlin, et plus tard de Henselt, à St-Pétersbourg, où il s'est marié en 1854, puis en tin de Liszt à Weimar, il a vécu de 1857 à 1862 à Weimar, puis à Aix-la-Chapelle. Il a légué sa fortune à la « Société générale allemande de musique » qui en a fait la base de la Beethoven-Sliftung. P. a composé des morceaux de piano et des lieder. — Sa femme, Sophie Stschepin, née à Dùnaburg le 15 mars 1837, m. à Aix-la-Chapelle le 10 nov. L867; fui une excellente pianiste, élève de Hensell et de Liszt.
Pfhol, Ferdinand, né a Elbogen (Bohême) le 12 oct. 1863, étudia d'abord le droit à Prague,
et plus tard la philosophie et la musique à Leipzig (1885), puis s'occupa bientôt dans cette ville de critique musicale; en 1891, il succédait à Paul Mirsch, comme rédacteur de la partie musicale des « Hamburger Nachrichten ». P. a écrit HÔllenbreughel als Erzieher, Bayreuther Fanfaren,des Guides thématiques pour«Tannhâuser » et « Meistersinger » de Wagner, etc.; il a publié quelques recueils de lieder, ainsi qu'une suite d'orchestre transcrite pour piano à quatre mains.
Pfundt, Ernst-Gotthold-Benjamin, célèbre timbalier, né à Dommitsch, près Torgau, le 17 juin 1806, m. à Leipzig le 7 déc. 1871; étudia la théologie à Leipzig, mais plus tard le piano (après avoir déjà appris à jouer dans son enfance de différents instruments à vent, du tambour et des timbales), sous la direction de Fr. Wieck (son oncle). Il vécut quelque temps comme maître de piano et chef de chœurs au théâtre municipal de Leipzig, puis, en 1835, Mendelssohn l'engagea comme timbalier pour l'orchestre du Gewandhaus, poste qu'il a rempli jusqu'à sa mort. P. est l'inventeur des timbales à mécanique et l'auteur d'une méthode de timbales.
Phalèse, Pierre (Petrus Phalesius, en réalité van der Phaliesen), né à Louvain en 1510, établit en cette ville, en 1545, une maison d'édition musicale qui a été l'une des plus importantes de l'époque, et imprima lui-même, à partir de 1556, les œuvres qu'il éditait. En 1572, P. s'associait avec Jean Bellère (v. ce nom), à Anvers, cependant chacun resta dans sa ville. En 1579 seulement (probablement après la mort de son père), le fils de Phalèse, portant le même nom, transporta le commerce de Louvain à Anvers, et la raison sociale en fut alors « Pierre P. et Jean Bellère ». Bellère mourut en 1598, et P. junior en 1617; sa fille, Magdalbne P., continua les affaires jusqu'à sa mort, en 1650, et l'on trouve encore en 1669 un ouvrage musical imprimé : presso i heredi di Fietro Phalesio.
Philidor, nom, ou bien, selon une légende de famille, surnom (en mémoire du hautboiste italien Filidori) donné par Louis XIII ou Louis XIV à l'un des plus anciens membres de la famille, qui s'était distingué comme musicien. La famille tout entière était hautement estimée à Paris, aux xvne et xvm s., et son nom primitif, joint aussi plus tard à celui de P., était Danican. Le grand-père du membre le plus, remarquable de cette famille (François- André) était —1. Jean Danican-P., m. à Paris le 8 sept. 1679, comme « Phiphre de la grandeécurie», c.-à-d. fifre dans la musique de l'étatmajor royal; jouait du fifre, du cromorne, du hautbois et de la trompette marine. Ses fils sont — 2. André Danican-P., m. le '11 août 1730 (à un âge avancé), succéda en 1659 à son oncle ou parent éloigné, Michel Danican (qui ne portait pas le surnom de P.), comme joueur de cromone dans la grande-écurie; plus tard, il devint aussi exécutant de la musique de chambre et de celle de chapelle pour le hautbois, le cro-