‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 371 sur 542 · PROLATIO · texte numérisé non relu

PROLATIO

a musique au xviie s.). Trois romans, signés

'un pseudonyme, sont aussi attribués à P., ce

ont : Musicus vexatus, etc. (1690), par Cotala,

le «Kunstpfeifergeselle»); « Musicus magnani-

mus » odor Pancalus, der grossmiitige Musi-

kant (1691, signé Mimnermus) et «Musicus

uriosus » oder Battalus, der vorwitsige Mu-

ikant (1691, signé Mimnermus). Un grand

nombre de manuscrits ont, toujours d'après

'auteur, disparu dans un incendie. Les écrits

e P. sont ampoulés et forment un mélange

aroque d'érudition et de naïve crédulité, mais

ls ont toutefois leur importance, dans l'ensem-

Dle de la littérature du xvne s.

Proch, Heinrigh, compositeur de lieder aurefois très en vogue, mais aujourd'hui presque ublié. né à Leipa (Bohême) le 22 juil, 1809, i. à Vienne le 18 déc. 1878; fit jusqu'en 1832 les études de droit et travailla à côté de cela le iolon, en sorte que finalement il tourna le dos la jurisprudence. En 1837, P. devint chef 'orchestre au « Josephstâdter Theater » , à tienne, et en 1840 à l'Opéra de la Cour, poste u'il conserva jusqu'à sa retraite, en 1870. Un péra-comique de sa composition, en trois actes: lincj und Maske, fut représenté en 1844 à rienne, ainsi que trois autres opéras en un cte, de 1846 à 1848. Parmi ses lieder, quelues-uns ont été très populaires dans les pays e langue allemande, ainsi Von der Alpe lont as Horn, Etn Wanderbursch mil dera Stab (i der Rand, etc. Une des nombreuses élèves chant de Proch, Mme Peschka-Leutner, fut ne des plus brillantes interprètes des Variaons de P., avec flûte concertante. Gomme chef orchestre, P. a joui d'une grande considéran.

Prochaska, Ludwig, Dr jur., né à Prague rs 1835, m. dans la même ville le 18 juil. 88; était fonctionnaire de l'Etat à Prague, ais lorsque sa femme (cantatrice d'opéra) fut gagée à Hambourg, il alla se fixer dans cette lie où il a vécu de longues années, comme aître de chant très apprécié. Parmi les comsitions de P., il faut noter surtout des lieder des duos tchèques.

Professeur de musique, dénomination usuel-

en pays de langue française, pour toute

rsonne enseignant une branche quelconque

l'art musical. En Allemagne, par contre, le

re de Prof essor est honorifique et conféré par

différents souverains à certains maîtres de

sique, chefs d'orchestre, etc. La plupart des

de m. des universités allemandes ne sont

ofesseurs que de titre ; toutefois, quelques

iversités ont institué des chaires de musique

ntles titulaires émargent au budget de l'Etat:

rlin (Spitta, Bellermann, Krebs), Strasbourg

cobsthal), Heidelberg (Wolfrum) et autrefois

ttingue (Krûger) et Bonn (Breidenstein).

nne (Ambros, Hanslick) et Prague (Hos-

sky, Adler) ont aussi des chaires analogues.

En Angleterre, les principales universités

depuis fort longtemps des chaires ordinai-

de musique : Oxford, depuis 1626 (de 1797 à

Grotch, puis Bishop ; à partir de 1855 :

Ouseley et Stainer) ; Gambridge ( Staggins [1684],ïudway, Greene, Randall,Hague, Glarke- Whitefield, Bennett, Macfarren et, depuis 1887, Villiers Stanford) ; Edimbourg (J. Thomson [1833], Bishop, Pierson, Donaldsonj Oakeley, F. Niecks) ; Dublin (de 1764 à 1774, Mornington, puis, après une interruption de plus de soixantedix ans, Stewart [1845-1894] et enfin Prout). Les professeurs anglais dirigent les examens des candidats aux titres de bachelier et de docteur en musique ; tandis qu'en Allemagne ils ne font que participer au jugement, les grades étant conférés par la faculté de philosophie. — On a fait récemment une tentative, en France, d'introduction de la musique dans les cours de Sorbonne (L. Dauriac, après avoir professé à Montpellier, fait un cours de psychologie musicale).

Progressio harmonica, jeu de mutation, dans l'orgue,qui dispose au grave de moins de tuyaux sur marche qu'à l'aigu ; ainsi, la touche ut * ne fait parler que les harmoniques 3 et 4, la touche sol 2 les harmoniques 2, 3 et 4, tandis qu'à partir de la touche ut 4 la fondamentale parle encore en plus. V. mutation.

Progression, 1. (ail. Sequenz), syn de marche harmonique (v. ce mot). — 2. (ail. Progressionsschweller) , sorte de crescendo à l'orgue, dont le mécanisme, imaginé par l'abbé Vogler, agit par adjonction ou suppression progressive de jeux, de façon à produire la nuance voulue.

Proksch, Josef, pédagogue musical d'une haute valeur, né à Reichenberg, en Bohême, le 4 août 1794, m. à Prague le 20 déc. 1864; complètement aveugle depuis l'âge de treize ans, il n'en devint pas moins un maître de piano considéré (élève de Kozeluch). P. s'appropria le système de Logier, après avoir rendu visite à ce dernier, à Berlin, et fonda, en 1830, une école de piano, à Prague (Musikbildungsanstalt), que continuèrent à diriger, après sa mort, son fils Theodor (né en 1843, m. le 8 mars 1876) et sa fille Marie. P. lui-même a publié un Versuch einer rationellen Lehrmethode im Pianof'ortespiel ; Musikalisches Yademecum (cinquante numéros); Aphorismen ûber katholische Kirchenmusik (1858) et une AUgemeine Musiklehre (1857) ; il a composé des Messes, des cantates, des chants d'église, des sonates, un concerto pour trois pianos, etc., et fait des transcriptions pour quatre à huit pianos (pour son institut) d'oeuvres classiques pour orchestre. Ses frères aussi : — Anton (né le 4 oct. 1804, m. le 17 mai 1866, comme organiste de la ville, à Prague), et Ferdinand (né en 1810, m. le 12 sept. 1866) ont tous deux été des maîtres estimés de la « Musikbildungsanstalt ».

Prolatio (lat.), terme adopté dans la musique proportionnelle (v. ce mot) 1. d'une manière générale, pour désigner la valeur relative des notes (p. de proferre, c.-à-d. mettre en évidence) ; on distinguait quatre sortes principales de p., dont on attribue la détermination à Ph. de Vitry : a) brève et semi brève ternaires (nos mesures à 9/4, 9/8) ; b) brève ternaire, semi-

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