BASTON — BATTEMENT
Baston, Josquin, compositeur néerlandais (vers 1556) dont on trouve des chansons et des motets dans plusieurs anthologies imprimées à Anvers, Louvain et Augsbourg, de 1542 à 1561.
Bâtes, Joah, amateur de musique des plus méritants, né à Halifax le 19 mars 1741, m. à Londres, où il était directeur de l'hôpital Greenwich, le 8 juin 1799; possédait lui-même une culture musicale, sérieuse (composa un opéra Pharnaces, des « Singspiele » , des sonates pour piano, etc.). Il fonda en 1776, en compagnie d'autres amateurs, les Concerts ofancient music qu'il faut bien se garder de confondre avec YAcademy of ancient music fondée par Pepusch et dissoute en 1792 déjà, tandis que cette première institution dura jusqu'en 1848. Ce fut lui aussi qui prit l'initiative des grands festivals en mémoire de Haendel (1784, 1785, 1786, 1787 et 1791); il les dirigea en personne, de même que les Ancients Concerts.
Bateson, Thomas, organiste à Ghester en 1599. puis vicaire du chœur (1609) et plus tard organiste et directeur du chœur d'enfants de la cathédrale à Dublin: fut le premier bachelier es musique de l'Université de Dublin. On a de lui deux livres de madrigaux.
Bathyphone (grec, « qui donne des sons graves»), nom d'un instr. à vent en bois construit par Skorra à Berlin, en 1829. Le b. qui occupait dans l'échelle des sons une place analogue à celle de la contrebasse, allait du ré d au sity2; il semble avoir eu une certaine analogie avec le serpent et le basshorn, mais ne fut en usage que très peu de temps, dans certaines musiques militaires.
Batiste, Antoine-Edouard, né à Paris le 28 mars 1820, m. en cette ville le 9 nov. 1876; second prix de Rome en 1840, organiste de renom, accompagnateur puis professeur au Conservatoire de Paris (chant, harmonie et solfège), organiste de St-Nicolas-des-Champs et plus tard de St-Eustache. B. publia des morceaux d'orgue de valeur, un Petit solfège harmonique (Traité d'harmonie élémentaire), ainsi qu'une édition annotée des Solfèges (officiels) du Conservatoire. (12 vol.)
Batistin, v. Struck.
Bâton, L. Trait vertical, épais, dont on se sert pour noter des silences prolongés :
On sait que de nos jours les silences de plus de deux ou trois mesures s'indiquent au moyen de chiffres. Cf. Silence. — 2. B. de mesure, cylindre de bois, de dimensions variables et servant à battre la mesure. Cf. Diriger.
Bâton, Henri, virtuose sur la musette (cornemuse), tandis que son frère, Charles (B. le 'jeune) était un maître sur la vielle; ce dernier a publié quelques compositions pour vielle et musette, ainsi qu'un Mémoire sur la vielle en D la re, paru dans le Mercure de France de l'année 1757.
Batta, 1. Pierre, né à Maastricht le 8 août
1795, m. à Bruxelles le 20 nov. 1876, fut professeur de violoncelle au Conservatoire de Bruxelles. Ses fils — 2. Alexandre, né à Maastricht le le 9 juil. 1816, élève de son père, puis de Platel au Conservatoire de Bruxelles, obtint en 1834 le premier prix ex œquo avec Demunk. Il se créa plus tard un certain renom à l'étranger, surtout à Paris, où il se fixa en dernier lieu; son jeu, calculé tout entier en vue de l'effet, manque de grandeur et d'élévation. B. a publié des romances pour violoncelle, des fantaisies, des variations, etc. — 3. Jean-Laurent, né à Maastricht le 30 déc. 1817, pianiste de talent ; vécut à Paris, puis. (à partir de 1848) s'établit comme professeur de musique à Nancy, où il mourut en déc. 1879. — 4. Joseph, né à Msestricht le 24 avr. 1820, violoniste et compositeur; obtint en 1845 le grand prix de composition (Prix de Rome) à Bruxelles, et fut engagé en 1846 déjà comme violoniste à l'Opéra-Comique, à Paris.
Battaille, Charles-Amarle, chanteur distingué (basse), né à Nantes le 30 sept. 1822, m. à Paris le 2 mai 1872; après avoir été médecin, B. fit partie, de 1848 à 1857;de la troupe de l'Opéra- Comique à Paris, mais dut alors renoncer à la scène à la suite d'une affection du larynx. Il avait été nommé en 1851 professeur de chant au Conservatoire et ne parut plus qu'exceptionnellement, en 1860, au Théâtre lyrique et à l'Opéra- Comique. B. est l'auteur d'une volumineuse méthode : De l'enseignement du chant, dont la première partie, intitulée Nouvelles recherches sur la, phonation (1861), contient d'importantes études physiologiques.
Battanchon, Félix, né à Paris le 9 avr. 1814, m. dans la même ville en juil. 1893, violoncelliste distingué et compositeur remarquable pour son instrument, élève de Vaslin et Norblin au Conservatoire de Paris; fit partie depuis 1840 de l'orchestre de l'Opéra. Il avait essayé en 1846-1847 de faire de la propagande pour une sorte de petit violoncelle qu'il nom-, mait baryton, mais il ne parvint à susciter qu'un intérêt très passager pour son invention.
"Battement, 1. (ail. Schwebung, Stoss). Augmentation d'intensité se reproduisant à intervalles réguliers, lorsque deux sons à peu près égaux, mais non identiques, résonnent simultanément. Si, par ex., l'un des sons fait 436, l'autre 438 vibrations à la seconde, la différence sera exactement d'une vibration par demiseconde, ce qui revient à dire que la première de chaque groupe de 218 vibrations d'un son tombera en même temps que la première de chaque groupe de 217 de l'autre, ou encore que les maxima d'intensité (les plus grandes amplitudes) reviennent toutes les 217, resp. 218 vibrations et se font remarquer par un notable renforcement du son. Lorsque leur nombre atteint à la seconde celui des vibrations du son le plus grave que puisse percevoir l'oreille (c.-à-d. environ 30 vibrations à la seconde), les b. passent de l'état de bruit rauque et désagréable à celui de bourdonnement très grave et deviennent ainsi la source de sons résultants (v. ce mot). Les b. moins fréquents, de leur côté, ceux
BAÏÏEN — BAUDIOT
que l'on peut aisément compter (c.-à-d. 2 à 4 par
seconde) sont d'un puissant secours pour tempérer l'accord des instr. à clavier. V. Tempérament et Tempéré. Cf. Scheirler. — 2. Ancien ornement dont l'usage a disparu sans que l'on puisse en indiquer la raison. Il consiste en un trille avec la seconde inférieure (commençant par celle-ci, ce qui le distingue du mordant). Il n'y a pas de signe d'abréviation pour le b., on l'écrit entier, en petites notes :
Les petites valeurs de notes précédées d'un b. sont complètement absorbées par celui-ci. Nous ne voyons aucune raison de laisser tomber en désuétude cet ornement qui, opposé au trille avec la seconde supérieure, n'en est pas moins l'égal.
Batten, Adrian, vicaire du chœur de l'abbaye de Westminster en 1614, puis à la fois vicaire et organiste de l'église St-Paul à Londres en 1024, mourut en 1637. Il a composé d'excellents antbems, cliantés encore de nos jours, de la musique pour un service du soir, un service du matin, une communion, etc. Quelques-unes de ses œuvres se trouvent dans les anthologies musicales anglaises (Barnard, Boyce).
Batterie, 1. Nom que l'on donne à toutes sortes de ligures formées d'accords brisés ou arpégés et confiées en général à des instruments dont la technique permet le développement d'une certaine agilité :
<« La b., dit Rousseau, dans son Dict. de musique, n'est qu'un arpège continu, «mais dont toutes les notes sont détachées au lieu d'être liées comme dans l'arpège.» (?)— 2. Terme dont on se sert parfois pour désigner l'ensemble des instr. à percussion (v. ce mot) dans l'orchestre symphonique.
Battishill, Jonathan, claveciniste à « Goventgarden » de Londres, né à Londres en mai 1738, m. le 10 déc.1801; écrivit plusieurs opéras pour le théâtre où il était engagé, le premier, A Imena (1764), en collaboration avec Arne. 11 se voua plus tard à la musique d'église et employa les dernières années de sa vie à la formation d'une bibliothèque musicale de valeur. On trouve «lis glees, des anthems et des fugues de sa composition dans les anthologies musicales (Warren, Page); (') anthems et 10 cantiones parurent séparément, en 1804.
Battista, Vincenzo, né à Naples le 5 <„l. 1823, m. en cette ville le 14 nov. 1873: élève du Conservatoire de NapleS, a lai! représenter avec
un succès éphémère onze opéras, sur différentes scènes italiennes. Il mourut presque dans
l'oubli.
Battmann, J lcqi es-Loi es, né à Munster (Al- Bace) le 25 aoûl Ikik, m. à Dijon le "i juil. 1886;
organiste à Belfort en 1840, plus tard à Vesoul, a publié un grand nombre d'œuvres pour le piano et pour l'orgue, parmi lesquelles une quantité d'études, une méthode de piano, un traité d'harmonie (pour l'accompagnement du plain-chant), une méthode d'harmonium et beaucoup de morceaux pour harmonium. On connaît en outre, du même auteur, quelques Messes, des motets, diverses œuvres chorales, etc.
Batton, Désiré-Alexandre, né à Paris le 2 janv. 1797, m. le 16 oct. 1855; élève du Conservatoire (Gherubini), prix de Rome en 1817, écrivit 5 opéras qui n'eurent que peu de succès, et collabora en 1831 à la Marquise de Brinvilliers avec Auber, Carafa, Hérold, Berton, etc. Après avoir dirigé pendant nombre d'années la fabrique de fleurs artificielles fondée par son père, B. fut nommé en 1842 inspecteur des succursales du Conservatoire, puis en 1849 professeur d'une classe d'ensemble vocal.
Battu, Pantaléon, né à Paris en 1799, m. le 17 janv. 1870; élève de R. Kreutzer, membre de l'orchestre de l'Opéra et de la chapelle royale (jusqu'en 1830), fut nommé en 1846 second chef d'orchestre de l'Opéra. B. publia deux concertos de violon, quelques romances pour violon, des variations et trois Duos concertants.
Battuta (ital. de battere, battre [la mesure]); a batt. (en mesure), indication fréquente dans les parties d'accompagnement d'un morceau de chant (par opposition à colla parte qui signifie que les instrumentistes doivent régler leur mouvement d'après celui du chanteur), s'emploie de même dans une partie de chant pour faire savoir à l'exécutant qu'il doit chanter le passage en question exactement en mesure. Uarioso ou accor/ipagnato (v. ces mots) qui interrompt parfois un récitatif est désigné pour cette raison par les mots a batt. Au sens étroit du mot, b. signifie le temps frappé, c.-à-d. le commencement de la mesure; c'est pourquoi l'on apelle ritmo ditre ou di 'quattro bat tute, les rythmes formés de 3 ou 4 mesures (ce qui revient à dire que ce nombre de mesures forme une unité d'ordre supérieur; Cf. Métrique). — Dans la théorie du contrepoint, on entend par b. une marche interdite par les anciens maîtres, marche des parties extrêmes de la dixième à l'octave, lorsque celle-ci tombe sur le temps fort, ex. :
Cette marche et d'autres analogues ne fureu déjà plus interdites par J. Fux (vers 1725).
Baudiot, ( 'harles-Nicolas, violoncelliste virtuose, né à Nancy le 29 mars 1773, m. à Paris h 26 sept. 1849; élève de Janson, puis son successeur, en 1802. comme professeur de son instrument au Conservatoire de Paris, de
BAUDOIN — BAZZINI
,'int en outre premier violoncelliste de la chapelle royale (1816) et fut pensionné en 1832. B. a publié une quantité d'oeuvres pour .ïoloncelle, la méthode de violoncelle du Conservatoire en collaboration avec Levasseur et Baillot, puis une autre Méthode comjilète de noloncelle (op. 25) et une Instruction pour les 'ompositeurs, ou notions sur le mécanisme et e doigté du violoncelle et la manière d'écrire tour cet instrument.
Baudoin (Baudoyn), v. Bauldewijn.
Baudoux et Cie, maison d'édition musicale à Daris ; le chef de cette maison, Emile Baudoux, ist né à Paris en 1844. Entré à l'âge de dix-sept ins dans le commerce de musique, comme moleste employé, il se fit bientôt remarquer par ies brillantes aptitudes commerciales et passa [uelques années dans une des principales maiions d'édition. Il quitta cependant le commerce )our faire du journalisme, mais revint à sa jremière carrière en fondant un bureau de cône musicale qui ne tarda pas à être le rendezous de toute la jeune école française. Enfin en 894, à l'aide de J. Bordier (v. ce nom), de J.Belon, ses associés, et de quelques amis, il put éaliser son rêve en créant une importante naison d'édition spécialement destinée à pro- >ager la musique des jeunes auteurs et à leur aciliter le chemin de la gloire.
Bauer, Chrysostomus, facteur d'orgues wurembergeois au début du siècle dernier, inroduisit l'usage des soufflets de grandes limensions, à la place des soufflets petits mais •ombreux dont on se servait jusqu'alors.
Bauldewijn (Baldewin, Balduin, Baulduin.
îaudoin, Baudouyn), Noël (Natalis), maître de hapelle de l'église Notre-Dame, de 1513 à 518. à Anvers, m. en cette ville en 1529. On rouve des motets de sa composition dans dierses anthologies musicales (par ex. dans les \Ioteiti délia corona de Petrucci) et des Messes nanuscrites à Rome et à Munich (Missa« Mijn iefkens bruijn oghen », et un Da pacem connu t passant pour être de Josquin).
Baumann, v. Paumann.
Baumbach, Friedrigh-August, né en 1753, n. à Leipzig le 30 nov. 1813: fut de 1778 à 1789 lirecteur de l'Opéra de Hambourg et vécut nsuile à Leipzig, s'adonnant exclusivement à a composition. Outre un grand nombre d"< eures instrumentales et vocales (pour piano, iolon, guitare, etc.), il écrivit les articles sur a musique dans Kurz gefasstes Handicorterxch ûber die schonen Kiinste, paru en 1794.
Baumfelder, Frtedrigh, compositeur de muique <lc salon, né à Dresde le 28 mai 1836, lève de Joh. Schneider et du Conservatoire de <eipzig (1851). B. est l'auteur, non seulement 'un 1res grand nombre de morceaux brillants, mis encore de plusieurs recueils d'études (;'t iter surtout un Tirocinium musicce, op. 300), 'une sonate pour piano (op. 60) et d'une suite »|). 101).
Baumgart, E.-Friedrigh, né à Grossglogau >axe) le 12janv. 1817, m. à Warmbrunn le 14 t'pt. 1871: était Dr phi]., directeur <!<■ musique
de l'Université et professeur à l'Institut royal de musique religieuse à Breslau. Très expert en matières musicales, B. s'est fait connaître principalement par une édition des sonates pour piano de Phil.-Em. Bach.
Baumgarten, 1. Gotthilf von, né à Berlin le 12 janv. 1741, m. à Grossstrehlitz (Silésie), où il était « Landrat », en 1813; composa quelques opéras qui furent représentés (Zemire und Azor, Andromeda, Das Grab des Mufti; la. réduction de piano de ce dernier fut gravée en 1778). — 2. Karl-Friedrigh, né en Allemagne, arriva tout jeune encore à Londres, où il remplit pendant longtemps (1780-1794) les fonctions de chef d'orchestre à « Coventgarden ». Ses opéras, Robin Hood et Barbe-Bleue y furent plusieurs fois représentés.
Baumgartner, AuGusT,né à Munich le 9 nov. 1814, m. dans la même ville le 29 sept. 1862; maître de chapelle de l'église Ste-Anne, publia, en 1852, dans la Stenographische Zeitschrift des essais de sténographie musicale, puis une Kurz gefasste Anleitung zur Musikalischen Sténographie oder Tonzeichenkunst (1853) et une Kurz gefasste Geschichle der musikalischen Notation (1856). Il était aussi très estimé comme compositeur (Messes, psaumes, etc.)
Bausch, Ludwig-Christian-August , né à Naumbourg le 15 janv. 1805, m. à Leipzig le 26 mai 1871 ; facteur d'instruments à Dresde (1826), Dessau (1828), Leipzig (1839), Wiesbaden (1862) et de nouveau à Leipzig (1863). Il s'était surtout créé une renommée par la fabrication d'archets de violon et les réparations d'anciens instruments. Il travailla pendant les dernières années avec son fils Ludwig, né en 1829; celuici, après un long séjour à New-York, s'établit d'abord pour son propre compte à Leipzig et mourut peu avant son père (le 7 avr. 1871). Le fils cadet, Otto, qui succéda à son père et à son frère, était né en 1841; il mourut déjà le 30 déc. 1874. Le commerce passa aux mains d'A. Paulus, à Markneukirchen.
Baxoncello (espagnol) signifie « principal » (jeu d'orgue). B. de 13 = principal 8', B de 26 = principal 16'. Par contre, principal 32' = fiant o de 52, principal 4' = octava, principal 2' = quincena, principal Y = flauto en 22 (triple octave).
Bazin, Frangois-Emanuel-Joseph, né à Marseille le 4 sept. 1816, m. à Paris le 2 juil. 1878: élève du Conservatoire de Paris, second prix de Rome en 1840, devint, après son retour d'Italie (1844), professeur de solfège, puis d'harmonie, et succéda, en 1871, à A. Thomas (nommé directeur) comme professeur de composition au Conservatoire. L'année suivante, il succédait à Carafa, à l'Académie des beaux-arts. Aucun de ses neuf opéras ne s'est maintenu au répertoire. 11 a publié mi Cours d'harmonie théorique et pratique.
Bazuin (hollandais), trombone.
Bazzini, Antonio, remarquable violoniste virtuose et compositeur, né à Brescia le 11 mars 1818, élève du maître de chapelle de cette
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