‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 37 sur 542 · BASILE LE GRAND — BASSE · texte numérisé non relu

BASILE LE GRAND — BASSE

mais sans succès, plusieurs opéras (Romilda ed Ezzelino, 1840; Enrico Howard, 1847). Il fonda un journal de musique, Armonia, qui cessa de paraître en 1859; la même année encore, il organisa des Matinées beethoveniennes qui jouirent d'une grande réputation et se transformèrent plus tard en Società del Quartette*. E institua aussi, à partir de ce moment, un prix annuel pour la composition d'un quatuor à cordes. B. était un zélé collaborateur du journal de musique Boccherini et écrivit en outre : Studio suite opère dî G. Verdi (1859), Introduzione ad un nuovo sis tenta a" armonia (1862) et Compendio délia storia délia musica (1866). Il s'occupa encore, vers la fin de sa vie, d'études philosophiques.

Basile le Grand, né à Gésarée (Gappadoce) en 329, m. dans la même ville, dont il était l'évêque, en 379 ; passe pour avoir beaucoup contribué au développement du chant d'église, en introduisant l'usage des antiennes, que son contemporain, St-Ambroise de Milan, n'aurait fait que lui emprunter pour les répandre à son tour dans son diocèse.

Basili, Francesgo, né à Lorette en févr. 1766, ni. à Rome le 25 mars 1850, élève de Jannaconi, maître de la chapelle pontificale, à Rome. Il remplit d'abord les fonctions de maître de chapelle dans diverses petites localités, Foligno, Macerata et Lorette, tandis que toute une série d'opéras (14) de sa composition faisaient le tour des principales scènes d'Italie : Milan, Rome, Florence et Venise. En 1827, il fut nommé directeur des études (censeur) au Conservatoire royal de Milan et, enfin, appelé en 1837, aux fonctions de maître de chapelle de St-Pierre, à Rome. B. a écrit une quantité d'œuvres de musique religieuse (Messes, offerloires, magniticats, motets, etc.), de même un Requiem (pour les funérailles de Jannaconi) et un oratorio, Samson (1824).

Basis, (grec = base, fondement), nom que 'on donnait à la voix de basse pendant l'époque de grécomanie du xvie s.

Basque, Tambour de, (ou, autrefois, bedon de Biscaye; les Allemands l'appellent Tamburin, les gitanos pandero, v. ce mot) instr. à percussion formé d'une membrane tendue sur un ^adre circulaire garni de grelots ou de plaques métalliques accouplées. On s'en sert en Espagne, dans l'Italie méridionale et en Orient, pour iccompagner les tarentelles ou d'autres danses; e danseur lui-même tient le tambour de b. l'une main et le frappe de l'autre ou l'agite implement. Son emploi est fréquent dans l'or- 'hestre moderne.

Bassa (ital. .— grave, inférieur), réuni à 8 ou ■Wa (ottava bassa) signifie l'octave inférieure, f. Abréviations.

Bassanello, instr. à vent en bois, hors d'usage, malogue au basson. L'anche double est recouverte d'une embouchure en forme d'entonnoir, 't le bocal recourbé (s); on le construisait de trois grandeurs différentes, comme basse, taille et lessus. 0 n trouve comme j eux d'anches, dans les meiennes orgues, des Bassanelli de 8' et de 4'.

Bassani, 1. Giovanni, maître de musique au séminaire de l'église St-Marc, à Venise, en 1600 env. ; on a de lui deux livres de Concert), ecclesiastici (1598 et 1599) et un livre de Canzonette à quatre voix (1587). — 2. Giovanni-Battista, né à Padoue vers 1657, m. à Ferrare en 1716; élève de Castrovillari à Venise, fut d'abord organiste d'nn couvent à Modène, maître de chapelle de St-Pétrone à Bologne, et depuis 1685 à Ferrare; excellent violoniste (maître de Gorelli) et compositeur fécond dont les œuvres étaient fort estimées. Il écrivit des sonates (suites) pour violon (op. 1 et op. 5), une quantité de morceaux de chant pour une voix seule, des motets, des psaumes, des Messes, etc., ainsi que six opéras. — 3. Geronimo, né à Venise, élève de Lotti, chanteur et professeur de chant remarquable; a laissé de la musique d'église (Messes, motets, vêpres) et des opéras (Bertoldo, 1718: Amor per forza, 1721 ; tous deux à Venise).

Basse (ital. basso ;a\\. Bass), l.La plus grave des voix d'homme. On distingue des b.-contre ou profondes (secondes b.) et des b.-taille ou chantantes (premières b.), cf. baryton; l'étendue habituelle de la b. est de fai à fa*. La b. profonde s'étend davantage au grave, parfois jusqu'au si I?1 ou plus bas, la b. chantante ne dépasse guère le la1; à l'aigu, la limite des deux voix est à peu près la même ou ne diffère guère que d'un ton ou un ton et demi (la seconde b. montant jusqu'à mi J73, la première b. jusqu'à fa fl 3. Les b. se divisent en outre, selon leur timbre, en b. sérieuses, dont le ton est à la fois moelleux et puissant, et en b. bouffes dont les sonorités grêles ont quelque chose de moins noble et chez lesquelles la netteté de la diction est la chose essentielle. — 2. Les instruments qui exécutent la partie instrumentale la plus grave portent aussi le nom de b.; on donne parfois ce nom à la contrebasse (en Allemagne surtout) ou encore anciennement, au violoncelle (v. ces mots), tandis que Bassi signifie l'ensemble des violoncelles et des contrebasses. On appelle de même b. d'harmonie l'instrument le plus grave d'une musique d'harmonie (basson, trombone, bass-tuba, etc.). — 3. Nom que l'on donne à la partie la plus grave d'une composition musicale (cf. basis). La b., comme support ou base des harmonies, doit être traitée d'une manière spéciale (v. conduite); dans la grande période du style imitatif(v. Néerlandais) il n'y avait, à l'exception de simples airs de danse, aucune musique instrumentale indépendante, la partie de b., dans le sens que nous lui accordons aujourd'hui, n'existait pas, quoique l'observation de quelques conditions spéciales se fût déjà imposée (sauts de quarte et de quinte clans les cadences). L'inventeur de la partie de b. moderne est Viadana (v. ce nom); son Basso continuo est une véritable base pour l'édifice harmonique.il faut bien se garder de confondre Basso continuo (ail. Generalbass) ou Basse

CHIFFRÉE (V. CHIFFRE) aV6C BASSE FONDAMENTALE

(v. fondamentale). — 4. Adjoint à un nom d'instrument (j). ex.: bass-tuba, trombone-basse, trompette-basse, clarinette-basse, basse de viole,

BASSE-CONTRAINTE — BASTIAANS

basse de ciromorne, etc.). le mot b. indique le fragment de l'échelle tonale que parcourt l'instr. Cf. chacun des noms d'instr. Dans l'orgue, on appelle jeux de b. (Gemshornbass, etc.) les jeux qui appartiennent au pédalier.

Basse-contrainte (Basso osttnato), nom que l'on donne au mode d'ostinato le plus répandu, à Yostinato (v. ce mot) dans la partie de basse. La chaconne et la passacaille reposent toujours sur une b.-C, autrement dit sur une série de quelques notes dont le retour continuel forme la basse.

Basse-contre, terme vieilli, servant à désigner autrefois la partie de seconde basse, de même que haute-contre correspondait à la plus basse des voix élevées (de femmes), c.-à-d. à l'alto (ital. contr'alto).

Basse d'Alberti. L'emploi continu, à la main gauche, d'accords brisés toujours de la même façon, tandis que la main droite joue la mélodie, donne lieu à ce qu'on a appelle b. d'Alberti (v. AlberttS). d'après le nom de celui qui généralisa le premier ce mode d'écriture pour le piano. Les b. d'A. se rencontrent encore fréquemment dans la musique de piano du genre léger. Ex. (Mozart, sonate en fa ma].) :

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Basse double, terme vieilli, autrefois synonyme — comme double bass en anglais — de contrebasse.

Basset, 1. (Basset, Bassettl, ou encore Bassl) Ancien nom allemand du violoncelle (v. Mozart, Yiah'aschule, p. 3). — 2. Combiné avec le nom d'un autre instrument, le mot b. indique cpie ce dernier représente le milieu de l'échelle tonale (ténor), par ex. corde b., (v.Cor. 2), « Bassetpommer » (v. Bomrarde), flûte de basset, etc. — 3. Jeu d'orgue dont on rencontre quelques exemplaires (B. 4', jeu de flûte au pédalier).

Basse-taille, terme vieilli, servant à désigner autrefois la partie de première basse. Cf. Baryton el Basse.

Basse vi. v. Cervetto.

Bassi. Luigi, néà Pesaro en 1706, m. à Dresde en 1825; excellent baryton, fui de 1784 à 1806 à Prague, vécul ensuite à Vienne sans engagement ;ï cause de la guerre, rentra à Prague (sous la direction de Weber) en 1814 et devint plus tard directeur de l'Opéra de Dresde, c'est pour B. que Mozarl avait écrit le rôle de Don Juan.

Bassi (plur. de Basso), nom sous lequel on comprend l'ensemble des violoncelles et des contrebasses, dans un orchestre symphonique.

Bassiron, Philippe, compositeur néerlandais du XVIe s., donl quelques Messes turent imprimées par Petrucci (dans les Missic <lirersorum, 1508).

Basson (ital. fagotto; a\\.FaffOtt; angl. bas-

soon), l'un des instr. à vent, en bois, de l'orchestre symphonique actuel, descendant de la bombarde (v. ce mot) en usage au xvie s.; les dimensions et l'aspect informe de celle-ci donnèrent l'idée à un chanoine de Ferrare, en 1525, Afranio degli Albonesi (v. ce nom), de replier le tube sur soi-même et d'en disposer les replis en faisceau, en fagot (Phagotus). Cependant les dispositions des premiers b. étaient si loin d'être parfaites, que l'usage de la bombarde se per-: pétua, à côté de celui du b., pendant tout un siècle encore. Le b. fut pendant très longtemps appelé aussi dolcian (duïti&n, doulcine), à cause de son intonation très douce. 11 appartient au groupe des instr. à vent à anche double (comme le hautbois et le cor anglais); l'anche est fixée à l'extrémité du bocal en forme d'S. Mais, tandis que dans le chalumeau et la bombarde l'anche n'entrait pas en contact avec les lèvres de l'instrumentiste et était introduite dans une sorte d'embouchure en forme de bassin, celle-ci faii défaut dans le hautbois et le basson ; l'instru mentiste prend l'anche directement entre le; lèvres et se trouve ainsi absolument maitn de l'expression du son. Le b. n'est donc pa* simplement une bombarde à corps replié, à mé canisme de clefs et de trous perfectionné, mai,' présuppose également l'invention qui lit dil chalumeau le hautbois actuel. Almenrâder etThl Bôhm ont apporté, dans notre siècle, d'imporl tants perfectionnements dans le mécanisme dl b. L'étendue normale de celui-ci est la suivantc| si b"1 à ut'1: les instruments les plus récent! vont même à l'aigu jusqu'à mi j?4 et certain! virtuoses donnent encore le m*4 et le /'a4, mai! la limite ordinaire à l'orchestre eststj?3. Uni anche tendre facilite la production des sonl graves, une anche forte au contraire celle de I sons aigus; c'est pourquoi le compositeur dol maintenir dans la mesure du possible la dis! tinction établie de premier et de second bassojl Le rasson-ouinte (ail. Quint fa g ott ou Teno'A fagott), aujourd'hui presque entièrement dit paru, reproduit exactement l'échelle du b. à quinte supérieure, le ton le plus grave est pd conséquent /'«'. Le contre-basson (v. ce mej reproduit l'échelle du b. à l'octave inférieur! — Il manque de bonnes méthodes de b. (0; Nouvelle méthode, etc., 1787 et 1800, et plus ri cemment en allemand: Cugnier, Blasius, Frl lien, Kûffner); on se tire généralement d'affai avec une tablature (Almenrâder). abandonnai le reste à la pratique.

Bastardella, v. Agltari.

Bastiaans J.-G.,né à Wilp (Gueldre) en 181 m. à Harlem le 16févr. 1875, élève de F. Schnt der à Dessau et de Mendelssohn à Leipzi| sï'tablil à Amsterdam où il devint organiste la Zuiderkerk et professeur d'orgue à l'Instill des aveugles. Très renommé comme organnl et pédagogue, il fut nommé en 1868 organi.'l des célèbres .mandes orgues de St-Bavonf Harlem. B. a publié quelques lieder et un.i| cueil de chorals. — Son Jils et succès* Johann ]\. né en 1854. mourut à Harlem 7 déc. 1885.

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