QUINTUS
set, bathyphone), tandis que tous les autres instr. à vent octavient (autrement dit donnent d'abord l'octave supérieure du son le plus grave du tuyau en question). Les tuyaux bouchés, dans l'orgue, quintoient aussi lorsque le son saute dans la région aiguë (cf. quintatôn); ils partagent avec les instruments quintoyants la particularité d'être privés de tous les harmoniques pairs.
Quintus ou Quinta (« le » ou « la cinquième»), ■cinquième partie dans les ensembles polyphoniques à cinq voix ou plus, au xvie s., partie attribuée tantôt au soprano, tantôt à l'alto, au ténor ou à la basse. La partie écrite ou imprimée de q. comprenait des morceaux pour les genres de voix les plus divers ; il fallait donc, lorsqu'on exécutait une série de morceaux, la faire passer de main en main, d'où son nom de vagans (au lieu de q.).
Quintviola, nom que les facteurs d'orgues allemands ont adopté pour un jeu de quinte dont la perce est analogue à celle de la gambe (viola).
RADECKE 657
Quinzième ( ail. Quintdezime ; lat. quinta decima),\e q. degré de l'échelle, autrement dit
l'OGTAVE REDOUBLÉE.
Quodlibet (ital messanza, mistichanza), dénomination adoptée, du xvie au xvne s., pour l'accouplement drolatique de mélodies sans lien, de cris primitifs, etc. dans des œuvres vocales telles que La Bataille, la Chasse au liècre, le Caquet des femmes, de Jeannequin ou d'autres pièces analogues de Gombert , Matthias Hermann, etc. Une autre sorte de q. consistait en une succession (en manière de potpourri ), de tendances humoristiques, de fragments de compositions connues, mais très diverses (molets, madrigaux, chorals, chansons, etc.). Les q. les plus précieux pour nous sont ceux que leurs auteurs avaient formés au moyen d'une série d'anciens chants populaires, tels ceux de Schmeltzel (Vienne, 1544) et de beaucoup d'autres encore (v. le vol. I du DeutschesLied, paru comme supplément à la publication mensuelle [« Monatsschrift fur M.-G. »], de R, Eitner).
R. (r), abr. ail. pour redite (Hand), ou angl. pour riffht (hand), main droite ; abr. ital. pour ripieno (v. ce mot) ; abr. lat. pour Responsorium, répons; RG — responsorium graduale. Raaff, Anton, célèbre ténor, né à Holzem, près de Ronn, en 1714, m. à Munich le 27 mai 1797 ; fut élevé au séminaire des Jésuites, à Cologne, et destiné à la prêtrise. Ce n'est qu'à l'âge de vingt ans qu'il apprit les notes. Lorsqu'il eut révélé sa magnifique voix de ténor, le prince-électeur l'envoya d'abord à Munich auprès de Fernandini, puis à Rologne, auprès de Rernacchi ; en 1742, il revint à Ronn, chanteur accompli, et chanta, les années suivantes, dans •différentes cours d'Allemagne (à Vienne, en 1748). Il quitta Ronn en 1752, se dirigea du •côté de l'Italie et ensuite vers Lisbonne, où il chanta à l'Opéra italien (1753). Pendant les l quatre années qui suivirent, R. se fit entendre à Madrid, sous Farinelli, qu'il accompagna à Naples en 1759. Ce n'est qu'en 1770 qu'il revint en Allemagne, à la Cour de Charles-Théodore, laquelle, comme on le sait, fut transférée de Mannheim à Munich, en 1779. Mozart a écrit pour R. la partie d' « Idoménée » (1786), de [même que l'air Se al labro mio. D'une manière générale, Mozart faisait grand cas de R., qui l'accompagna à Paris, en 1778.
Rackett (Ranket), 1. ancien instr. à vent en >ois, de la famille des bombardes ( v. ce îot). La colonne d'air était mise en vibrations )ar l'intermédiaire d'une anche double, fichée
dans une embouchure en forme de bassin ; mais le tuyau n'était pas droit, ni replié sur lui-même comme celui de la grande bombarde (occupant le même registre que le r.), il était au contraire tordu un certain nombre de fois, en sorte que ses dimensions apparentes étaient relativement restreintes. Il va de soi que les nombreux replis du tuyau s'opposaient à la formation d'un son plein et puissant, ce qui fait dire à Pnetorius que le son du r. est « gar stille, fast wie wenn man durch einen Kamm blâst * (bien doux, à peu près comme si l'on soufflait au travers d'un peigne) et que cet instrument ne peut guère s'employer qu'en compagnie d'autres timbres (par ex. des gambes). Comme tous les instruments de son temps, le r. se construisait en modèles de différentes grosseurs (au nombre de cinq). Denner, l'inventeur de la clarinette, perfectionna aussi le r. en rapprochant sa construction de celle du basson, autrement dit en réduisant le nombre des replis ; le nouvel instrument prit, en allemand, le nom de R.-Fagott ou Slockfagott. — 2. Les organiers allemands donnaient le nom de r. à un jeu d'anches presque entièrement bouché et d'intonation très douce (16' et 8').
Radecke, 1. Rudolf, né à Dittmannsdorf, près de Waldbourg (Silésie), où son père était cantor, le 6 sept. 1829, m. à Rerlin le 15 avr. 1893. De 1850 à 1851, il étudia, sous la direction de Raumgart, la musique sacrée à l'Institut académique de Rreslau ; fréquenta, à partir de