QUINTA — QUINTES ET TIERCES
Paris en 1635. m. dans la même ville le 26 nov. 1688: il appartient au petit nombre de ceux qui comprirent qu'un bon texte d'opéra doit aussi être un bon poème. — 2. Jean-Baptiste-Maurice, chanteur, comédien et compositeur dramatique: chanta de 1712 à 1718, puis fut engagé comme acteur au Théâtre Français jusqu'en 1733, et mourut à Gien (Loiret) en 1744. Il a écrit la musique pour plus de vingt pièces (intermèdes, ballets, etc.) et lit représenter en 1729, à l'Opéra, un grand ballet en quatre actes : Les amours des déesses. Sa sœur, Marie-Anne, dé- 3uta en 1709 à l'Opéra, mais elle passa plus tard à la Comédie française.
Quinta (lat.), cf. quinte et quintus.
Quinta décima (lat.), quinzième (ail. Quintdezime.)
Quinte, 1. (lat. quinta ; gr. diapente), le cinquième degré dans l'échelle diatonique, ex. : ut (ré, mi, fa) soi La q. peut être juste, diminuée ou augmentée ; cf. intervalle. La plus importante des trois est la q. juste, car elle est un des intervalles fondamentaux qui participent à la formation de l'accord majeur et de l'accord mineur : la q. diminuée compte un demi-ton de moins, la q. augmentée un demi-ton de plus que la q. juste :
L'homme pour qui la musique est chose innée connaît les q., celui qui est moins bien doué doit les apprendre ; la connaissance absolue de a q. de chacun des sons de l'échelle musicale est l'une des premières conditions de l'étude profitable de l'harmonie. Le système le plus commode de mémorisation des q. consiste à apprendre avant tout par cœur la série des sons de l'échelle fondamentale , disposés en une suite de quintes, et de l'apprendre dans les deux sens (ascendant et descendant):
fa, ut, sol, ré, la, mi, si Duis cette même série haussée d'un demi-ton (diésée) :
fa •£, ut §, sol ;!$, ré jj, la $, mi jj, si $
et, enfin, baissée d'un demi-ton (bémolisée) :
fa {?, ut 7, sol b, ré (?, la J7, mi j?, si j?
uitrement dit, en notation musicale
RJE
>i l'on fait abstraction seulement des quintes
dérivées des sons extrêmes de la première série de q. (fa, ut, sol, ré, la, mi, si) et qui relient les diverses séries :
on constatera que deux sons placés à distance de <[. juste ne portent ni l'un ni l'autre d'altération ou portent tous deux la même altération, autrement dit qu'ils sont tous deux naturels, ou tous deux bémolisés, diésés, doublement bémolisés ou doublement diésés. Après avoir solidement fixé ces q. dans sa mémoire, on fera de même pour les tierces [majeures] (cf. tierce); dans l'accord majeur, la tierce se calcule à partir du son le plus grave, dans l'accord mineur à partir du son le plus aigu. On donne le nom d'ÉCHELLE des q. à la série des douze q. du système tempéré : ut (si %) — sol (fa x la j?j?) — ré (ut X , mi \?\?) — la (sol X, si |?t?) — mi (fa !? ) — si (ut b)—fa\ (sol ?), —ut§ (ré t?) — sol £ {la f? ) — ré § (mi ?) — la§ (si \>)— mi§ (fa) — si $ (ut.) Pour que l'échelle des q. nous ramène au son initial, il faut que nous admettions, un moment ou l'autre, un changement enharmonique. Les modulations à travers les tonalités de tout le cycle des q. ou une partie de ce cycle sont très aisées, mais dénuées de toute valeur artistique. Pour ce qui concerne les parallèles
DE Q., V. le' mot PARALLÈLE. — 2. JEU DE Q.,
dans l'orgue, sorte de jeu de mutation (v. ce mot et pied). — 3. Nom que l'on donnait autrefois à une sorte de viole. La viola da braccio se construisait en trois modèles différents : le plus petit, tendu de cinq cordes seulement, s'appelait quinton ou q., le deuxième haute-contre (alto), le troisième taille (ténor) ; les trois s'accordaient du reste de façon identique. Dans son « Dictionnaire de musique » (art. viole), Rousseau considère les termes de viole, taille et q. comme absolument synonymes ; il est évident qu'il attribue toutes ces dénominations à l'instrument que nous connaissons sous le nom d'alto (viola alla). — 4. Nom que l'on adoptait parfois pour la première corde (mi4) du violon; ce nom aura sans doute passé de la corde la plus aiguë du luth (v. ce mot) à celle du violon. Quinte et sixte. Accord de q. et s., abréviation courante dans le système de la basse chiffrée, pour accord de tierce, quinte et sixte, autrement dit pour la résonnance simultanée d'une fondamentale avec sa tierce, sa quinte et
sa sixte; ex. : J- = si\ ré'1, fa2, sol*. D'après la
si
théorie du renversement des accords, l'accord de q. et s n'est pas autre chose que le premier renversement d'un accord de septième.
Quintes et tierces. La théorie moderne «le la musique (depuis Fogliano et Zarlino), en contradiction avec la théorie antique(cf. I'ytiiagore), considère la tierce comme un intervalle directement compréhensible el d'importance aussi capitale que la quinte; elle exprime La tierce par le rapport 4 : 5 (= 64 : 80), taudis
QUINÏERNE — QUINTOYER
que les Pythagoriciens l'analysaient comme quatrième quinte = 64 : 81. La différence entre ces deux déterminations donne le comma syntonique, 80 : 81. Mais de la sorte, les rapports des sons moins directement parents peuvent être déterminés de diverses manières, suivant qu'ils sont atteints au moyen de marches de quintes, ou de marches de quintes et de tierces, ou encore de marches de tierces exclusivement. Le tableau suivant, susceptible d'être continué dans tous les sens, démontrera ce fait plus clairement; les lignes horizontales y sont toutes établies par marches de quintes, les lignes verticales par marches de tierces. Tous les accords majeurs et mineurs s'y trouvent disposés de la même façon que les suivants, par ex. :
mi
ut sol et fa ut
la J7
c.-à-d. à partir de la fondamentale, l'accord! majeur en angle droit ouvert à droite en haut,! l'accord mineur en angle droit ouvert à gauche! en bas. Chaque trait (trait de comma), accom-j pagnant les noms des notes, indique, lorsqu'il! est placé au-dessous du nom, Y abaissement du! son (comparé à celui qui s'obtiendrait exclusi-! vement par marches de quintes, à partir d!ut)\ de 80:81, lorsqu'il est placé au-dessus du nom,! Y élévation du son de 80: 81. Ainsi, par exemple,! le fa X Ie plus proche parent d'ut, s'obtient au! moyen de trois marches de tierce et d'une marche! de quinte ; il est trois commas plus bas que le! fa X obtenu par marches de quinte à partir d'um (treizième quinte). Cf. à ce sujet le tableau! donné au mot rapports.
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Quinterne, v. guitare et luth.
Quintette (plus rarement quintuor), composition à cinq parties instrumentales ou vocales ; toutefois, dans-la musique vocale accompagnée, les parties vocales seules entrent en ligne de compte pour la dénomination. Cf. quatuor.
Quintolet, figure de cinq notes d'égale valeur et dont la valeur totale est équivalente à quatre ou à six notes de même espèce. On indique en
général le q. au moyen d'un 5 placé au-dessu; ou au-dessous du groupe. Cf. quartolet, trio
LET, DUOLET, SEXTOLET, etc.
Quintoyer, se dit, dans les instr. à vent, di fait de sauter à la douzième supérieure (quintde l'octave) au lieu de l'octave, par simple près sion du souffle. Le quintoiement est une parti cularité exclusive des instr. à vent à anch simple (clarinette, clarinette-basse, cor de bas