‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 385 sur 542 · RAVINA · texte numérisé non relu

RAVINA

Son

Degi'é de parenté

Longueur des cordes

en décimales

en log.

à base 10

en log.

à base 2

Système tempéré de 12 degrés en log. à base 2

Système de 53 degrés

en log. à base / 2

Nombre relatif de vibrations.

ut?3

si utt?3

Qt3

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ré??3 ut3

Rauchenecker, Georg-Wilhelm, compositeur, né à Munich, le 8 mars 1844, fils d'un musicien de la ville, élève de Théodore Lachner (piano, orgue), de Baumgartner (contrepoint) et de Joseph Walter (violon) ; de 1860 à 1862, il fut violoniste au Grand-Théâtre de Lyon, jusqu'en 1868 chef d'orchestre à Aix et à Carpentras, puis directeur du Conservatoire d'Avignon. En 1873, il devint directeur de musique à Winterthour, dirigea, pendant une saison, la « Philharmonie » de Berlin, puis fut nommé directeur de la « Société instrumentale » d'Elberfeld. R. a écrit une cantate : Niklaus von der Fliie (festival de Zurich, 1874), trois quatuors pour instr. à archet (dont deux avantageusement introduits par le « Quatuor florentin »); un opéra: Le Florentin, une symphonie, etc., sont restés manuscrits.

Rauscher, Max, né à Wettstetten (Bavière) le 20 janv. 1860, fils d'un maître d'école, ordonné prêtre en 1884, fut longtemps employé de la prébende du Dôme, à Ratisbonne, où il se forma comme directeur de chœur, sous la surveillance du Dr Haberl et de J. Mitterer ; il est, depuis 1885, maître de chapelle et inspecteur de la prébende du Dôme de Ratisbonne.

Rauschquinte (ail.), nom que les organiers allemands donnent à un jeu de mutation portant deux tuyaux sur marche et donnant le troisième et le quatrième harmonique.

Rauzzini, Vknanzio, chanteur très en vogue (ténor) et compositeur, né à Rome en 1747, m. à Bath le 8 avr. 1810; débuta d'abord, en 1765, au théâtre « délia Valle », à Rome, dans un rôle de femme. Doué d'une beauté physique

remarquable, il se compromit dans différents démêlés qui l'obligèrent à se rendre à Londres Il chanta encore jusqu'en 1778 et vécut jus qu'en 1787, comme professeur de chant à Lon dres, jouissant d'une grande considération enfin il se retira à Bath. R. a fait exécuter nui opéras à Munich et à Londres ; il a écril aussi trois quatuors pour instr. à archet, ui quatuor avec piano, trois sonates pour violon et deux sonates pour piano à quatre mains.

Ravanastron (serinda), instr. à archet que Ton suppose être d'origine hindoue. Cf. Rùhln marin, Geschichte der Bogeninstrumente, p. 14 et suiv.

Ravenscroft, Thomas, bachelier en musique (Cambridge, 1607), a p ubli é : Pammelia.Musickeè miscellanie, or mixed varietie of pleasant ron délayes and delightful catches of 3-10 parti in one (1609; 2me éd. 1618) ; Deuteromelia, or the second part ofmusicks mélodie, etc. (1609) Melismata. Musical phantasies, fitting tht court, cily and country humours (1611 ; d( 3 à 5 voix) ; A bri efe discourse of the true (bu> neglected) use of charact'ring the degrees by their perfection, imperfection and diminution-, etc. (1611) et finalement llie whole booke of psalmes, with the hymnes evangelicall and spiriluall, etc. (à 4 voix, 1621; 2me éd. 1633).

Ravina, Jean-Henri, pianiste, né à Bordeaux le 20 mai 1818 : élève de Laurent et de Zimmer mann, au Conservatoire de Paris, obtint le premier prix de piano en 1834 et fut engagé la même année, comme répétiteur (il avait à peine dix-sept ans). Il étudia encore la composition, sous la direction de Reicha et de Leborne,

RAWAY — REBEL

quitta sa place en 1837 et entreprit des tournées de concerts, comme virtuose; il habite aujourd'hui à Paris. Son nom est connu par un assez grand nombre de morceaux de salon d'une facture soignée. R. a écrit aussi de nombreuses études,- un concerto pour piano, un thème avec variations, des transcriptions pour piano à quatre mains de toutes les variations de Beethoven, etc..

Raway, Erasme, né à Liège le 2 juin 1850; reçut des leçons de musique dès l'âge de six ans (solfège, piano, orgue, harmonie), mais était destiné par ses parents à la carrière ecclésiastique. Il fut. envoyé, en 1864, dans un collège d'humanités, mais n'abandonna point, pour cela ses études d'harmonie et de contrepoint, aussi put-il enfin, après avoir pris son grade de docteur en théologie (1875) et rempli des fonctions de professeur au séminaire de Saint-Trond, devenir maître de chapelle de la cathédrale de Liège. R. avait déjà écrit, en 1876, un mélodrame en trois actes, Néon, représenté au séminaire de Saint-Trond, et il se voua plus tard avec ardeur à la composition; on connaît de lui : des Motets avec orchestre, quatre Ave Maria, des fragments d'un Stabat mater, deux 0 Salutaris, un Tantum ergo, de la musique symphonique : Scènes hindoues (1880), Les Adieux (poème symphonique, 1884), Symphonie libre (1887), un drame lyrique en quatre actes : Freya, etc.

Raymond, Georges-Marie, auteur musical, né à Chambéry en 1769, m. dans la même ville le 24 avr. 1889 ; il fut professeur d'histoire, puis, plus tard, professeur de mathématiques, à Genève. En 1811, comme directeur du collège de Chambéry, il écrivit : Essai sur la détermination des bases physico-mathématiques de l'art musical (1813) ; Des principaux systèmes de notation musicale usités ou proposés chez divers peuples, tant anciens quemodernes (1824); R. y oulève la question de savoir si la réforme de notre système de notation est nécessaire ) ; Lettre à M. Villoteau, touchant ses vues sur a ^possibilité et l'utilité d'une théorie exacte les principes naturels de la musique (1811). f. aussi « Magasin encyclopédique » ( 1809- 810), la « Décade philosophique » (1802) et les omptes rendus de l'Académie royale de Savoie 1828). — 2. Joseph, musicographe, à Paris ; uteur de : Essai de simplification musicographe (1843), Nouveau système de notation muncale (1846).

Ré, nom du quatrième son de l'échelle fondanentale, correspond au d des Allemands, des nglais, etc. Cf. D, solmisation et muange. Rea, William, organiste, pianiste et directeur, îé à Londres le 25 mars 1827; élève de Pittnans, et après avoir été engagé comme orgaiste,en 1843, à l'église du Christ, élève encore de iennett. Il de vint, plus tard, organiste de l'église t-André, à Undershaft, puis de nouveau, en 840, élève de Moscheles et de Richter, à Leipzig, et de Dreyschok, à Prague. Il organisa, ans la salle Beethoven, à Londres, des conerts de musique de chambre, devint en 1853

organiste de l'«Union harmonique », fonda en 1856 le « Polyhymnian Choir » et dirigea en même temps un orchestre d'amateurs. En 1858, R. devint organiste à Stockwell, en 1860, organiste et directeur de musique, à Newcastle sur la Tyne, où il sut notablement rehausser le niveau musical. Depuis la fin de 1880, il est organiste à Schields.

Reading, John, nom de trois compositeurs anglais des xvne et xvine s. : 1. organiste à Winchester, m. en 1692 , œuvres vocales de sa composition, dans Harmonia Wiccamica, de Hayes. — 2. organiste à Chichester, de 1674 à 1720 (des œuvres de ces deux compositeurs, qu'il est du reste difficile de séparer, se trouvent dans les anthologies de 1681 à 1688).— 3. né à Londres en 1677, m. le 2 sept. 1764 ; enfant de chœur de « Chapel Royal », sous Blow, devint successivement organiste à Dulwich (1700), vicaire (1702) puis maître de chant (1704) de la cathédrale de Lincoln, et enfin organiste de plusieurs églises de Londres (1707). Auteur de: A book of new songs with symphonies and a thorough-bass f'ttted for the harpsichord, et de A book of new anthems.

Rebec (ital. rebec, ribeca, rubeca, ribeba, rubella; esp. rabê, rabel ; arabe rebab, erbeb), instrument qui passe pour être le plus ancien instr. à archet et qui, d'origine orientale, aurait été importé en Espagne au vine s., par les Arabes; mais il s'agit là d'une simple supposition, qui n'est rien moins que confirmée par les recherches récentes. L'opinion contraire, d'après laquelle les Arabes n'auraient appris à connaître les instr. à archet que le jour de leur entrée en Espagne, est tout aussi plausible que la première. Il est du moins frappant de constater que nous possédons une reproduction graphique, du viir3 au ixe s. (Gerbert, Decantu II), d'un instrument portant déjà les caractères principaux de la gigue future , mais tendu d'une seule corde, tandis que le luth, par ex., notoirement importé par les Arabes, ne se répandit en Europe que dans le courant du xive s. ; le luth, il est vrai, amena une véritable révolution dans la facture des instr. à archet (v. ce mot). Dès le ixe s., nous trouvons des mentions de la fidula (en premier lieu dans Otfried V, 23, 395) ; au xme s., la rubeba et la vielle (fidula) sont des instruments étroitement apparentés, la vielle étant tendue de cinq cordes, la rubeba de deux seulement. Aucun de ces instruments n'était pourvu de tons [divisions du manche] (cf. les indications que donne à ce sujet la « Allgemeine Musikalische Zeitung », 1879, 7). Les rapports que l'on établirait entre le r. et la chrotta (v. ce mot) n'auraient même rien de fantaisiste, et il n'est pas impossible de trouver un lien étymologique entre rebec et crewth, étant donnée la forme bretonne du dernier de ces mots : rebet ou rebed.

Rebel, Jean-Ferry, violoniste, né à Paris en 1669, m. dans la même ville en 1747: devint, en 1699, violoniste, en 1707 chef d'orchestre à l'Opéra. Il fut aussi membre des « Vingt-quatre violons du roi » et fut nommé compositeur de la

REBELLO

chambre royale. R.a publié: un recueil de sonates pour violon (avec basse) et un de trios pour deux violons et basse ; son opéra Ulysse (1703) fit fiasco; seul un numéro du ballet, avec solo de violon, eut un réel succès (la Caprice), ce qui décida l'auteur à écrire d'autres morceaux analogues, comme intermèdes d'opéras. — 2. François, fils du précédent, également violoniste et compositeur, né le 19 juin 1701, m. le 7 nov. 1775; entra, déjà à l'âge de treize ans,dans l'orchestre de l'Opéra, se lia d'amitié avec François Francœur (v. ce nom) et écrivit, en collaboration avec lui, dix opéras. Ils furent tous deux, simultanément, de 1733 à 1744, chefs de pupitre des premiers violons, à l'Opéra, plus tard inspecteurs, puis, de 1753 à 1757, directeurs et finalement entrepreneurs , pour leur propre compte, jusqu'en 1767. Louis XV nomma R. premier intendant de la musique de la Cour, puis, en 1772, inspecteur général de l'Opéra. R. s'était retiré dans la vie privée peu avant sa mort. Il a composé, outre les opéras mentionnés plus haut, plusieurs- cantates et morceaux d'église.

Rebello, Joao-Lourenço (Joao Soakes), un des compositeurs portugais les plus illustres, né à Canunha en 1609, m. à San-Amaro, près de Lisbonne, le 16 nov. 1661 ; fut maître de musique du roi Jean IV (v. ce nom), qui lui dédia sa Defensa de la musica moderna. On n'a publié que très peu de ses nombreuses œuvres de musique sacrée : un livre de psaumes à seize voix, des Magnificat, des lamentations, des Miserere (1757, Rome; dix-sept parties détachées); des Messes, etc., sont restées manuscrites, à Lisbonne.

Reber, Napoléon-Henri, un des compositeurs français les plus importants de la première moitié du siècle, particulièrement dans le domaine de la musique instrumentale, né à Mulhouse le 21 oct. 1807, m. à Paris le 24 nov. 1880 ; élève de Reicha et de Le Sueur, au Conservatoire de Paris, trouva, grâce à ses relations de famille et à sa bonne éducation, accès dans les cercles les plus cultivés, ce qui ne resta pas sans influence sur le choix du genre de musique auquel il se voua. Il a écrit de la musique de chambre et mis en musique les vers des meilleurs poètes français. Il aborda le théâtre avec le Diable amoureux (ballet, 1840), suivi bientôt de plusieurs opéras-comiques: La Nuit de Noël (1848), Le Père Gaillard (1852), Les Papillottes de Mme Benoit et Les Dames capitaines (1857). Un cinquième opéra-comique : Le ménétrier à la cour, et un grand opéra, Naïm, ne furent pas représentés ; mais les ouvertures en furent néanmoins gravées. R. fut nommé professeur d'harmonie au Conservatoire, en 1851, et, deux ans plus tard, l'Académie lui offrit le fauteuil d'Onslow ; en 1862, il succéda à Halévy comme professeur de composition et, en 1871, devint inspecteur des succursales du Conservatoire. Son successeur pour la classe de composition fut, en 1880, G. Saint-Saëns. Les œuvres de musique instrumentale de R., dont les tendances offrent une certaine analogie

RECITAL

avec celles des classiques allemands, sont : quatre symphonies ; une ouverture et une suite pour orchestre ; trois quatuors pour instr. à archet; un quintette pour instr. à archet; un quatuor avec piano ; sept trios avec piano: des morceaux pour violon et piano, de même que des morceaux à deux et quatre mains pourl piano seul. En fait de musique vocale, on con-| naît de R. trente-trois mélodies avec accompa gnement de piano ; un Chœur de pirates, pour trois voix d'hommes et piano ; Le Soir, pour chœur d'hommes à quatre voix et piano ; un Ave Maria et un Agnus Dei pour deux sopranos, ténor, basse, orgue ; enfin, des vocalises pour soprano ou ténor (op. 16). Son Traité d'harmonie (1862, réédité plusieurs fois) est sans contredit l'un des meilleurs ouvrages relativement récents sur le sujet.

Rebicek, Josef, né à Prague le 7 févr. 1844; fut pendant six ans élève des classes de violon du Conservatoire de Prague, puis entra, en 1861, dans l'orchestre de la Cour, à Weimar. H devint ensuite successivement concertmeister au Théâtre national tchèque de Prague (1863), puis au Théâtre royal allemand de la même ville (1865), concertmeister au Théâtre royal de Wies baden (1868; devint «directeur de musique royal » en 1875), directeur d'opéra et premier violon-solo au Théâtre impérial de Varsovie (1882J, chef d'orchestre au Théâtre national de Budapest (1891), chef d'orchestre du Théâtre de la Cour, à Wiesbaden (1893), enfin chef d'orchestre de la « Philharmonie, », à Berlin (1897) R. a donné quelques œuvres de sa composition entre autres, en 1898, une symphonie pour grand orchestre.

Rebling, 1. Gustav, organiste virtuose et compositeur, né à Barby, le 10 juil. 1821 ; fils du cantor de la localité, il devint élève de Fr. Schneider, à Dessau (1836-1839), puis fut nommé organiste de l'église française de Magdebourg. Il succéda ensuite à Mtihling, comme maître de musique au séminaire (1847), devint directeur du chœur du dôme et maître de musique au lycée (1853) reçut le titre de directeur de musique royal (1856) et fut, dès 1858, organiste de l'église St-Jean. Il avait fondé, en 1846, une société de chant sacré. R. a composé de psaumes, des motets, avec ou sans accompagnement, des lieder, des morceaux pour piano et pour orgue, une sonate pour violoncelle, etc. — 2. Friedrich, chanteur scénique et professeur de chant, né à Barby le 14 août 1835 ; élève du Conservatoire de Leipzig et, pour le chant, élève particulier de Gœtz, fut engagé comme ténor à Rostock, Kônigsberg, Breslau et, dm 1865 à 1878, à Leipzig. Il fut nommé, en 1877, professeur de chant au Conservatoire de cette dernière ville.

Récit, 1. employé parfois pour récitatif, par opposition à mélodie. — 2. Nom de l'un des claviers de l'orgue, v. clavier.

Récital (angl), dénomination que Grove (Dictionary of Music) dit avoir été introduite par Liszt, en 1840, pour les concerts dans lesquels un seul virtuose (et plus particulièrement un

RECITATIF — RÉGALE

pianiste) se fait entendre, à l'exclusion de tout autre artiste chanteur ou instrumentiste.

Récitatif (ital. recitativo ; du lat. recitare, raconter), sorte de chant dans lequel l'élément musical est réduit au plus strict minimum, tant au point de vue de la courbe mélodique qu'à celui de la division rythmique, au bénéfice de l'accentuation naturelle et de la cadence même des mots; le r. est, en quelque sorte, à la mélodie, ce que la prose est aux vers. L'invention du r. remonte à l'opéra (v. ce mot) ; le désir de remettre en lumière le texte poétique, qui disparaissait réellement sous l'accumulation des artilices contrapontiques, de donner aux .sentiments une expression toute naturelle, conduisit, par la voie de raisonnements esthétiques, à l'adoption du stile rapprasentativo, dont le r. est l'essence principale. L'accompagnement instrumental qui, dès le début, fut idapté au r. par ses créateurs : Péri, Gaccini, ^avalieri, n'était rien autre qu'une sorte de soutien harmonique destiné à assurer la jusesse de l'intonation, basse chiffrée (v. ce mot) ]ue l'on réalisait au clavecin ou à l'orgue, ou mcore sur le luth, la gambe, etc. Ce ne furent jue les protagonistes du style dramatique, à eur tête Monteverde et, plus tard, Al. Scarlatti, jui donnèrent de la vie à l'accompagnement du et créèrent Y accompacjnato ; celui-ci n'est mtre qu'un r. dont l'accompagnement travaillé i une valeur musicale propre, tandis que le r. )Ourvu d'une simple basse chiffrée s'est conervé, en même temps que le premier, jusqu'à 10s jours, sous le nom der. sec, ou simplement ecco. Enfin, Yarioso servit de transition du r. l'air qui se développa, en premier lieu, dans i musique d'église ou de chambre. Le r. moerne, tel que Wagner, par ex., l'a adopté, ne iffère de l'ancien que par la plus grande part ccordée de nouveau à l'élément musical; la artie instrumentale y est développée d'une içon à la fois riche et variée, pendant qu'auessus d'elle la voix se meut librement, mais troitement unie à la déclamation naturelle evenue chant par suite de l'exagération de la idence).

Recorder (angl.), ancienne flûte à bec, anaise, à huit trous, dont un recouvert d'une ne membrane.

Reckendorf, Alois, né à Trebitsch (Moravie) 10 juin 1841 ; étudia la musique au Conseritoire de Leipzig, de 1865 à 1867, après avoir it des études scientifiques à Vienne et à Heilberg. R. est depuis 1877 professeur de piano de théorie au Gonservatoire de Leipzig ; il a blié plusieurs œuvres pour piano et pour ant.

Recte et rétro (« en avant et en arrière»)

ication (canon) pour l'exécution du canon

rograde (à Técrevisse; v. canon).

Rédowa (rejdovâk), danse tchèque en mesure

naire et d'allure assez rapide ; un dérivé de

r., la rejdovagka, est au contraire à 2/4.

ée, Anton, né à Aarhuus (Jutland) le 5 oct.

0, m. le 20 déc. 1886; élève de Jacques

midt et de K. Krebs, à Hambourg, donna

des concerts comme pianiste, de 1839 à 1849, et professa ensuite son instrument à Gopenhague. R. a écrit diverses œuvres pour piano et collaboré à plusieurs revues musicales.

Reed (angl., tuyau), nom que les Anglais donnent à l'anche des tuyaux à anche de l'orgue ; reed-stops, jeux d'anches.

Reed, Thomas-German, chanteur et directeur, né à Bristol le 27 juin 1817, m. à Ste-Groix (Surrey) le 21 fév. 1888 ; fils du futur maître de chapelle au théâtre de « Haymarket » et, plus tard, premier violon-solo au Théâtre « Garrick» de Londres. Il fit ses premiers débuts à Balh comme pianiste puis chanteur de concert et de théâtre, et se créa peu à peu une situation honorable à Londres, comme professeur, pianiste et compositeur. De 1838 à 1851, il fut chef d'orchestre d'opéra au théâtre de «Haymarket», devint en 1838 directeur de la « chapelle bavaroise » et organisa d'excellents concerts de musique sacrée. En 1855, il donna, au « Martinshall », de petites représentations théâtrales, Mr and Mrs German Reed' s enter tainment, qui furent transférées, en 1856, dans la galerie de 1' «Illustration » et, plus tard, à « St-Georges-Hall ». Les pièces qui furent jouées n'étaient écrites que pour deux ou trois personnages et obtinrent l'approbation des adversaires des grands théâtres. - Safemme, PRisciLLAHoRTON,née le 1er janvier 1818, était une excellente cantatrice ; ses frères, Robert-Hopké et William, sont connus comme violoncellistes.

Réel, ancienne danse anglaise, écossaise, irlandaise et danoise, en mesure binaire, d'un mouvement rapide et exécutée par des groupes de deux ou trois paires.

Reeve, William, né à Londres en 1757, m. dans la même ville le 22 juin 1815; devint, en 1781, organiste à Totnes (Devonshire), mais retourna en 1783 à Londres. Il a composé toute une série de morceaux de chant, de pantomimes, de morceaux pour drames (en partie en collaboration avec Mazzinghi), pour le théâtre de « Govent Garden ». Plus tard, en 1792, il devint organiste de l'église St-Martin et, en 1802, propriétaire du «Well's Théâtre » de Sadler.

Reeves, John-Sims, célèbre ténor, né à Shooters Hill (Kent) le 21 oct. 1822 ; devint organiste à North Cray (Kent) à l'âge de quatorze ans, mais aborda la scène en 1839. Il débuta à Newcastle-s.-Tyne, travailla encore sous la direction de Hobbs et de Cooke, à Londres, et chanta, de 1841 à 1843, à Drurylane. Après avoir continué ses études et remporté des succcès sur la scène, en Italie, il retourna à Londres, en 1847 et fut pendant longtemps le ténor le plus réputé de l'Angleterre , tant dans les concerts que sur la scène. Sa femme, Emma Lucombe, a une excellente voix de soprano, et leur fils débuta, comme ténor, en 1880.

Régale (ail. Régal), 1. petit orgue portatif, composé d'un ou de quelques jeux d'anches, était autrefois un instrument de salon, comme l'harmonium de nos jours. — 2. Dénomination collective vieillie pour les jeux d'anches, employée particulièrement en Allemagne. 1 Vic/iter-

REGAN — REHBAUM

régal, Geigenregal, Singendregal, Jungfernregal, Harfenregal,Gedacktregal,Gedàmpftregal, etc. Les Allemands donnaient le nom de bibelregal à une r. dont les différents jeux pouvaient se plier, comme autant de livres.

Regan, Anna, v. Schimon.

Reger, Max, né à Brand (district de Kemnath, en Bavière) le 19 mars 1873, d'où son père, voué à l'enseignement, fut transféré à Weiden en 1874 ; ce furent son père et l'organiste Lindner, à Weiden, qui lui donnèrent ses premières leçons de musique. Il étudia ensuite (à partir de Pâques 1890) auprès de H. Riemann , à Sondershausen et à Wiesbaden , puis fut nommé professeur de piano au Conservatoire de cette dernière ville. Les œuvres de début de R. dénotent un talent plein de riches promesses pour l'avenir : sonates pour violon, op. 1 et 3; trio (avec alto), op. 2 ; sonates pour violoncelle, op. 5 ; lieder, op. 4 ; chants à quatre voix, avec piano, op. 6 ; valses-caprices à quatre mains, op. 9.

Regino (de Prùm) était, en 892, abbé du couvent de Prùm, près de Trêves, et devint plus tard abbé de St-Maximin, à Trêves, m. en 915 ; il a écrit une chronique qui va de la naissance de J.-C. jusqu'en 907 (imprimée à Mayence en 1521, à Francfort en 1566, et dans le « Rerum Germanicarum scriptores », de Pistorius, en 1583), puis : De disciplina ecclesiastica veterum (publié par Hildebrand, en 1659, et par Baluze, en 1671) et enfin Epistola de harmonica institutione ad RatJtbodum Episcopum Trevïrensem, ac Tonarius sive octo toni cum suis diff'erentiis (l'autographe se trouve à la bibliothèque de Leipzig, en notation neumatique très élégante ; des copies à Ulm et à Bruxelles. Le « Tonarius » est communiqué, en fac-similé, par Coussemaker, Script. II, et 1' « Epistola » par Gerbert, Scriptores 1).

Régis, Johannes, contrapontiste belge, contemporain de Okeghem, de Busnois et de Caron ; Petrucci a imprimé de lui, dans les fragments de Messes de 1508, un Credo et, dans Odhecaton, plusieurs motets, une chanson, etc. La chapelle pontificale conserve plusieurs de ses Messes.

Registre, 1. Dans l'orgue, règle de bois percée d'autant de trous qu'il y a de notes à un jeu et glissant dans des rainures formées au moyen d'autres règles de bois de même épaisseur, mais plus étroites (appelées faux-registres), et que l'on fixe sur la table du sommier. Selon que les trous du r. se rencontrent ou non avec ceux de la table et ceux de la chape dans laquelle les tuyaux sont fixés, l'air fera parler le tuyau ou restera comprimé dans le sommier. L'une des extrémités de chaque r. dépasse la console de l'orgue et vient se ranger à côté des claviers, où l'organiste peut la manier facilement au moyen du bouton de r. On comprend d'après ce qui précède que chaque r. commande un jeu spécial et que la registration, ou l'emploi des r., est un art très délicat, comparable seulement à celui de l'orchestration. —2. Le terme de r. est aussi appliqué à la

voix humaine qui, selon le mode de fonctionnement des cordes vocales, peut produire des sons de timbres très divers. Les deux r. principaux de toute voix humaine sont dits r. de poitrine et r. de tête, dénominations absolument impropres, car ce serait un nonsens de supposer que, dans le r. de poitrine, l'augmentation de volume du son provient de l'air vibrant dans le thorax ou dans la trachée-artère au-dessous du larynx. De même que le pied d'un tuyau à anche ne saurait avoir d'influence sur la formation du son, de même la trachée artère et la cavité thoracique ne participent nullement à sa formation. Seul, après l'anche elle-même, le pavillon détermine la sonorité, autrement dit : seules, après la tension variable des cordes vocales, la cavité buccale et les fos ses nasales ont un rôle à jouer dans la formation du son. Cf. à ce sujet le mot voix 1. Règle de l'octave (régula dell'ottava), v.

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